BU PÉRICARDE
u»à déterminer d’une manière rigoureuse l’excédant de ca- . , ,
O Caj^acite da
3»ipacité du péricarde sur le volume du cœur. De l’eau ayant péricarde dans
etété iniectée dans le péricarde chez différens sujets, cet ob- rapport* servateur a trouvé que la quantité de liquide contenu entre du cœur, aille cœur et son enveloppe variait de 6 onces à 24 onces. Je me iiHsuis assuré que, dans l’état sain, la capacité du péricarde litmesure exactement le volume du cœur dans sa plus grande ^'dilatation possible. Dans certains cas d’hydro-péricarde, cette Lepenc.irde
r J i. 1 est susceptible
a,membrane acquiert un développement prodigieux ; d’un d’un déveloptérautre côté, son inextensibilité explique la syncope qui survient immédiatement après la rupture du cœur (i), par l’efiwfet de l’accumulation d’une petite quantité de sang dans le anipéricarde. Les syncopes qui accompagnent les épanchemens ijsuite de péricardite aiguë, tiennent probablement à la même cï cause.
rai, Le péricarde présente la forme d’un cône , dont la Forme du
base est tournée en bas et le sommet en haut. On lui consi- P«>r‘earde. rot ière une surface externe et une surface Interne.
Surface externe. Situé dans le médiastin, le péricarde pré- Rapports: sente les rapports suivans :
1*. En avant, il répond au sternum etaux cartilages des ci n- l’.r.navani; juième, sixième et septième côtes gauches, dont il est sé-
ISaré par les plèvres et par les poumons, excepté à la partie noyenne, où il n’est séparé du sternum que par du tissu cel- I ulaire.
^ Les rapports du péricarde avec le sternum sont plus ou noins immédiats , suivant le volume du cœur ou la quan- Ité de liquide contenue dans le péricarde f 2®. En arrière, le péricarde répond à la colonne verté- 4». Ea arrière j lorale , dont il est séparé par le médiastin postérieur et par les
(i) La mort qui a lieu dans les cas de rupture du cœur, n’est pas ,
[1 suite de l’hémorrhagie , car on ne trouve le plus souvent que à 8 onces de sang, mais de la compression du coçur, qui est serré «rclf'ar une membrane inextensible.
ANGÉlOtOGIE.
organes qui y sont contenus, œsophage, aorte, canal tho-, racique, etc. i
3». De cha- 3°. De chaque^ côté, il est en rapport immédiat avec les e plèvres, et en rapport médiat avec les poumons.
Les nerfs phréniques et les artères diaphragmatiques su-, périeures sont accolés aux côtés du péricarde.
Rapports de ]• base.
Dn sommet.
4°. La base du péricarde répond au centre aponévrotique du diaphragme et à gauche aux Kbres charnues de ce muscleii L adhérence du péricarde au diaphragme n’est intime qu’au niveau de la moitié antérieure de la circonférence de cett<| base; partout ailleurs la séparation est très-facile, |
5“. Le sommet du péricarde présente des prolongemensi autour des gros vaisseaux qui partent de la base du cœur ef qui s’y rendent.
Le péiicarde, recouvert par les plèvres dans la plus grande Etat grais- partie de son étendue, leur est uni à l’aide d’un tissu cellu-
seux dn tissu assez serré sur les côtés, très-abondant en avant et en
cellulaire extérieur an pé- arrière. Le tissu cellulaire du médiastin antérieur est souricarde. vent graisseux, ainsi que celui qui entoure la base du péri carde , où il forme quelquefois des prolongemens analogues aux apfiendices graisseux du gros intestin.
La surface interne du péricarde est libre, et lubrifiée pa® de la sérosité, comme la surface interne de toutes les cavités séreuses.
Structure. Le péricarde est une membrane fibro-séreuse ,1 analogue à la dure-mère , et composée comme elle de deux feuillets bien distincts, l’un extérieur, fibreux , l’autre intérieur, séreux.
Surface in terne.
Structure.
Adhérences Le feuillet fibreux est constitué par des faisceaux entre-
du péricarde croisés SOUS toutes sortes de directions. Il est extrêmement an centre apo- . ■
névrotique, mince : ses adhérences au centre aponévrotique du diaphragme ont fait penser qu’il en était un prolongement; mais tes adhérences n’ont lieu d’une manière très-intime qu’en avant; elle est beaucoup moindre chez le fœtus et chez l’en-
DU PÉRICABDE. 3g
nouveau-né. Il résulte d’ailleurs de cette adhérence que !e péricarde obéit à tous les mouvemens du dia[ihragme.
Le feuillet fibreux se prolongesur la surface des gros vaisseaux qui s’ouvrent dans les cavités du cœur, et Fournit à "■isliacun d’eux une gaine peu distincte qui ne tarde pas à dis- >araitre.
W Feuillet séreux. Le feuillet séreux du péricarde représente, l^lomme toutes les membranes séreuses, un sac sans ouverinjure 5 adhérent par sa surface extérieure , libre et lisse par ilf-a surface intérieure , et qui, après avoir tapissé le feuillet ibi'eux, se réfléchit sur les gros vaisseaux à la base du cœur, jnsiour recouvrir le cœur lui- même, dont il forme la niein-
el rane externe. Nous lui considérerons une portion pariétale |t une portion viscérale ou réfléchie. , i(1j| Portioû pariétale. L’adhérence entre le feuillet fibreux et yj feuillet séreux du péricarde est tellement intime, qu’il est emien difficile de les séparer. Nous retrouverons les mêmes aa- dhérences â la dure-mère.
Portion réfléchie ou viscérale. C’est au moment où la aiembrane séreuse se réfléchit du péricarde sur les gros vais- ;aux, qu’on peut aisément reconnaître la présence de cette lembrane.
La séreuse réfléchie forme, i° une gaîne commune, mais jmplète, à l’aorte et à l’artère pulmonaire à la fois ; on ouve souvent du tissu adipeux dans le sillon de séparation e ces deux vaisseaux;
a®. Des demi-gaînes aux veines-caves et aux quatre veines jlmonaires, lesquelles sont lisses seulement par la moitié itérieure de leur circonférence.
‘ 3® Le cœur est revêtu en totalité par la membrane séuse. Elle y est d’une extrême ténuité. Dans les cœurs pouris de graisse, elle est soulevée par des flocons adipeux lalogues aux apperidlces épiploïques du gros intestin.
F aisseaux et nerfs. Les artères du péricarde sont extrêement déliées , elles proviennent des branches environ-
Le fenillet fibreux du péricarde foui oit des gaines fibreuses à l’origine des gros troncs vasculaires.
Feuillet séreux.
I". Portion pariétale du feuillet séreux.
2”. Portion réfléchie viscérale.
on
Gaîne qu’elle fournit aux vaisseaux.
Ténuité de la séreuse sur le cœur.
40 A^'GÉI0L0G1£. I
nantes, telles que les diaphragmatiques supérieures, les thjj miques et les bronchiques : les veines péricardiques accom pagnent les artères et vont aboutir dans la veine azygos. Oi dit que plusieurs se rendent aussi dans les veines coro naires.' ^ J
Les vaisseaux lymphatiques vont se rendre dans les gan glions qui entourent la veine-cave supérieure. ,
Existe-t-il des nerfs dans le péricarde ? Cela est possible ' mais on ne les y a pas encore démontrés.
Artères.
Veines.
Vaisseanx
lymphatiques.
Nerfs.
DES ARTERES.
CONSIDERATIONS GENERALES
O.v donne le nom d! artères (i) aux vaisseaux qui naissent Définition, (les ventricules et à leurs divisions.
Il y a deux systèmes d’artères : l’un qui a son origine au i) y a deux
ventricule droit , l’autre qui naît du ventricule gauche. Le arte-
' ■ . . . , , ° = 1 ntl pnl'
premier a pour tronc primitif Yartere pulmonaire , le second monaire , l’aa-
artère aorte. aortique.
Ces deux systèmes artériels , qui sont tout-à-fait distincts
r J ? T. Ils coinma-
fchez l’adulte , communiquent entre eux largement ^ et ne niquent entre forment qu’un système unique chez le fœtus.
Les généralités dans lesquelles je vais entrer s’appliquent plus particulièrement à l’artère aorte et à ses divisions.
Idée générale du système artériel-
Les artères représentent une succession non interrompue
, , , . . . ,, On peut
! de canaux decroissans qui naissent tous d un tronc commun, comparer le On peut , sous ce rapport, comparer l’ensemhle du système système artéartériel à un arbre, dont le tronc est l’aorte , dont les bran- jg tronc ches, les rameaux, les rainuscules, etc., sont représentés par se divise et se
, J. . . . . . , , , subdivise.
les divisions qui naissent successivement de 1 aorte , c est-ajdire de l’origine commune.
I Comme, d’une autre part, l’ensemble des divisions artérielles l’emporte de beaucoup en capacité sur l’aorte, on peut
(i) Artères, de air ; Tiipstv, garder. La composition de ce . mot atteste l’erreur dans laquelle étalent tombés les anciens , qui I trouvant ces vaisseaux habituellement vides et béants sur le cada- , vre, s’étalent imaginé qu’ils contenaient de l’air pendant la vie.
ANClSlOLOCIB.
On peut aussi l’envisager comme un cône.
Bases de la nomenclature des artères.
Limites naturelles.
Limites artificielles.
avec autant de raison envisager le système artériel commJ un cône, dont la base serait dans toutes les parties du corps, et le sommet tronqué à l’aorte (i).
L’étude des artères présente à considérer leur nomen-| clature, leur origine, leur trajet, leur direction, leurs rapports, leurs anastomoses, leur terminaison et leur texture. I
^ Nomenclature.
La nomenclature des artères laisse peu de chose à désirer sous le rapport de l’exactitude; les dénominations sont déduites , 1° du nom des parties auxquelles se distribuent les artères; ex., artères thyroïdiennes, linguales, pharyngiennes, etc.; 2° de leur situation : ex., artères fémorale , radiale j 3“ de leur direction: artères circonflexe, coronaire.
La distinction des artères repose tantôt sur des limites na-l turelles, tantôt sur des limites artificielles.
On peut considérer comme limites naturelles ^ d’une part,' le point d'origine; d’une autre part, le point de division d’une artère: ex., artère iliaque primitive, artère carotide primitive.
Les limites artificielles ont pour objet d'établir , dans un même tronc artériel, des sections qui permettent d’en exposer les rapports avec plus d’exactitude. C’est ainsique nous verrons l’artère du membre supérieur porter successivement les noms de sous-clavière, axillaire et brachiale.
Origine des artères,
I/origine (a) commune du système artériel est l’aorte qui naît du ventricule gauche de la manière indiquée (voyez
(i) Haller a réuni toutes les évaluations comparatives qui ont été faites entre les troncs principaux et l’ensemble de leurs divisions respectives. (Elem. phys., 1. 1, p. ï5; à i63 )
(ï) Le mot origine ne doit pas être pris ici dans le sens propre et rigoureux ; car il n’est nullement démontré que les artères sç
Mais les origines des autres artères se font d’après eriaines lois très-gènérales. Ainsi, i° deux artères d’un vo- ’iume égal naissent de lextrémité d’une artère plus volumilieuse, et sei'tiblent être le résultat de la bifurcation de cette
irtère; les artères qui offrent ce mode d’origine, peuvent
^|tre désignées sous le nom à'artcres terminales. %° D’autres re. ; ^ .
jrlères naissent de l’un des points de la circonférence d’un * aisseau plus volumineux; on peut appeler les
j^^^^rtères qui présentent ce mode d’origine.
Les artères terminales naissent presque toujours de mayiière à constituer une bifurcation à angle aigu. La division ,(,jilicbotomique ou par bifurcation est la plus fréquente. Quant jqi l’ouverture delà bifurcation sous un angle aigu, elle est tvidemment favorable au cours du sang, qui, d'une part, jj jonserve, à peu de chose près, la direction primitive de son mpulsion, et qui, d’une autre part, est facilement divisé ans la colonne qu’il forme par l’arête ou angle saillant qui 'ccupe l’embranchement des deux divisions.
Les artères collatérales se séparent très - souvent à angle igu , mais quelquefois aussi à angle droit et même à angle btus. Les deux dernières dispositions, et surtout la derière, sont défavorables au cours dû sang. Il faut bien relarquer que parmi les artères qui suivent un trajet réîrograde par rapport au tronc qui les fournit, il en est un rand nombre qui naissent néanmoins à angle aigu. Le alibre des artèées terminales est assez exactement proporionné au calibre de l’artère qui les fournit, les artères collaérales ne sont nullement proportionnées au calibre des roncs qui les fournissent, l^fous en verrons un exemple rejnarquable dans les spermatiques, comparées à l’aorte dont lies naissent.
éveloppent du cœur vers les extrémités. Une théorie fort ingé-
ieuse tend, au contraire, à établir que le développement se fait
.{Fes extrémités vers le cœur, e
Lois géné»
rates d’après lesqnelles se fait l’origine des artères.
Mode d’ofigine des artères terminales.
Mode d’ori* gine desartères collatérales.
ANGÉIOLOGIE,
Le calibre d'un tronc principal ne dimiuue pas en raison des branches qui fournit.
Il est à remarquer que le calibre d’un tronc principal B diminue pas en proportion des' branches qu’il fournit. Voy€ l’aorte au moment où elle pénètre dans l’abdomen/ et au mc ment où elle va se diviser en iliaques primitives.
Variétés anatomiques des artères.
Les variétés portent surl’o.
rigine et sur
le trajet.
Aucun système d’organe n’est plus sujet aux variétés anaj tomi'ques que les artères.
Ces variétés portent tantôt sur l’origine seulement, tantâ sur le trajet, presque jamais sur la terminaison. L’étude d ces variétés est d’une haute importance en chirurgie, sous 1 rapport de la ligature des, artères, aussi bien que sous le rap port des opérations qu’on pratique dans leur voisinage.
Trajet des artères.
Direction des artères.
Les artères principales sont rectilignes avec des inflexions légè-
Les artères principales suivent, en général, \& direction dJ l’axe des membres. Les artères secondaires, tertiaires, etc. affectent des directions extrêmement variées, et qui ne son soumises à aucune loi déterminée.
Les artères principales sont généralement rectilignes; mai elles offrent de légères inflexions. Celles-ci, en donnant i l’artère une longueur plus considérable que celle du mem bre auquel elles appartiennent, préviennent la déchirure dï l’artère dans l’état d’alongement des membres, alongemenli qui se borne à effacer les courbures des artères, et ne peut
par conséquent, faire subir à celles-ci un tiraillement nuisi-
Utllité de CCS inflexion*.
ble. On peut constater l’utilité des courbures artérielles en examinant comparativement l’état des artères pendant l’ex tension ou pendant la flexion des membres thoraciques eti abdominaux.
Un grand nombre d’artères présentent des flexuosités très^ prononcées, maintenues, suivant la remarque deHaller, par Id tissu cellulaire ambiant, et qui sont en rapport avec certaineslj Leurs usages, conditions particulières des organes auxquels se distribuent'
l^exuosités
artérielles.
ces artères. Ainsi, «on rencontre des artères très-flexueuses.
dans les parties qui sont soumises à des alternatives de oyejilatation et de resserrement considérables. Telles sont les unolexuosités des artères coronaires du cœur, coronaires des livres.
2®. Les flexuosités , en augmentant la longueur d’une arjre dans un espace donné, augmentent l’étendue de la suranaiice sur laquelle peuvent naître des branches collatérales. Les ourbures de la maxillaire interne, de l’ophthalmique, ont inlôjvidemment cet avantage; c’est très-probablement au même edienre d’utilité que se rattache la courbure de l’aorte, uslj 3”. Les flexuosités existent encore dans des parties où elles raptîmblent avoir pour avantage d’atténuer la force et la rapidité du cours du sang ; on ne peut méconnaître cette desti- (ation dans les courbures des artères carotides internes et iertébrales. Bichat, il est vrai, a objecté que dans un système d^e canaux communiquans et remplis, la courbure des canaux ’influait en rien sur la vitesse des liquides. Mais je réponds à iOB'ela que ce principe, qui est vrai quation l’applique à un jrstème de tubes inextensibles, ne s’s^^nue pas de même à aaïn système de canaux dilatables, ct^^e les artères. Dans itife cas, en effet, une partie de la quantité de mouvement exerce contre la courbure même, y détermine un certain ré de redressement : d’où une déperdition dans la quan- Dlf.té totale de mouvement.
4®. Il est des flexuosités qui sont acquises. Il en est d’autres ui sont le résultat du progrès de l’âge. Elles proviennent de alongeraent des artères, qui s’établit lui-même par le mécaeij.isme suivant : A chaque contraction des ventricules , les e^rtères tendent à s’alonger aussi bien qu’à se dilater. Or, hez les vieillards, chez ceux surtout dont le cœur est vièsl'oureusement constitué, cette tendance à l’alongement se lejonvertit en un alongement réel et permanent, ainsi qu’on lajî voit dans l’aorte abdominale , les iliaques primitives, l’hunilaérale, la radiale, qui présentent, chez presque tous les s,| ieillards , des inflexions alternes tout-à-fait étrangères à
1*. Elles se prêtent aux alternatives de dilatation et de resserrement des parties.
2°. Elles augmentent la surface d’origine des al tères collatérales.
3°. Elles atténuent la vivacité d'impulsion du sang.
4°. Elles sont un simple résultat du progrès de l'âge.
ÀNGélOLOCIE.
Anastomoses
. Diverses espèces d’anastumoses :
I". Parinoscnlation ;
2°. Par communication transversale.
3“. Par convergence.
Rôle supplémentaire des anastomoses.
Utilité des anastomoses pour répartir sur une grande étendue la distribution du sang.
l’enfant et à l’adulte. On peut rattacher aux flexuosités ac quises celles qu’on volt survenir dans les artères collatéral après l’oblitération du tronc principal.
Anastomoses.
Dans le cours de leur trajet, les artères communiquen entre elles par des branches qui tantôt unissent l’un à l’autr' deux troncs différens, tantôt font communiquer deux par ties d’un même tronc. Ce mode de communication porte 1 nom à' anastomose pas; a-TOfi»^ bouche). Il y a des ana
stomoses de plusieurs genres :
i“. V anastomose par inosculation ou par arcade^ dan laquelle deux vaisseaux qui viennent en sens opposé s’abou chent par leur extrémité et forment une arcade.
ss’. Id anastomose par communication transversale : cell qui a lieu entre deux troncs parallèles, au moyen d’unt branche perpendiculaire à leur direction. Exemple : artèn communiquante antérieure, etc,
\] anastomosé^
branches artérielles ^li .se réunissent à angle aigu poui constituer une artère plus considérable. Exemple : réuniol des artères vertébrales, pour constituer le tronc basilaire.
Les anastomoses par inosculation ou par arcade qui cons tltuent la voie de communication la plus habituelle, établis sent le long des gros troncs artériels une vole collatérale non interrompue, qui peut suppléer le tronc principal C’est l’e.xistence de ces anastomoses , et la faculté qu’ont le£ artères de se développer d’une manière en quelque sorte
qm
a lieu entre deul
indéfinie
, qui a inspire aux
chirurgiens
l’heureuse au-
dace de tenter la ligature des troncs artériels les plus volu< milieux.
Les anastomoses par inosculation ont quelquetois qiour usage de régulariser la distribution du sang, et de répartir l’origine des artères sur une étendue plus considérable. Ainsi, à l’aide de quelques arcades successives, on voit l’ar-
OBf'
^re mésentérique supérieure fournir à toute la longueur I l’intestin grêle des rameaux qui s’y portent perpendicujrement.
Formes et rapports. ’
çj^Les artères représentent des cylindres réguliers lorsqu’elles ^mettent aucune branche, et des cônes, ou mieux , une ,jlj,j:cession de cylindres décroissans, lorsqu’elles s’épuisent çj|aluellement par l’émission d’un certain nombre de ra- Jiaux. Cette forme arrondie, jointe à la îaxité du tissu celaire ambiant, leur permet d échapper à une foule de léyns. Ainsi, les artères humérale, fémorale , glissent sur la e de l’humérus et du fémur quand ces os se déplacent : si , les artères carotides échappent quelquefois, contre ^l^ite probabilité j à l’instrument tranchant dirigé sur la ré- J|»n du cou.
^^^^Les artères ont des rapports , i® af^ec les os, qui leur ser- |Ude support, et qu’elles avoisinent plus ou moins immé- ^ijjjtement. Voyez l’aorte appliquée sur la colonne vertébrale; ^^jl^ez encore les artères des membres qui , à leur sortie du j^j|nc, s’appuient sur les os correspondans, y impriment en jïlque sorte leur passage par une dépression , et peuvent j^jjitre comprimés facilement, [l^oy. Ostéologie. ) ij^jLes rapports des artères avec les articulations sont la source aductions pratiques importantes. Les artères occupent jours le sens de la flexion ; et comme dans un membre, le is dans lequel les grandes articulations se fléchissent est îrnativement en avant et en arrière, les artères se dévient ar aller chercher en quelque sorte le sens de la flexion, yez l’artère fémorale devenir poplitée; voyez encore la ichiale, placée d’abord dons le creux de l aisselle, se dévier avant au pli du bras. En vertu de cette disposition, les ères sont protégées par la situation habituelle, et en quel- 3 sorte instinctive de nos membres.
j.^i^jO’une autre part, la situation des artères au voisinage
Forme des artères.
Conséqnence de leur forme cylindiique.
Rapports des artères .•
i“. Avec les
Et leurs articulations ;
Les artères occupent toujours iesens de la flexion des membres.
/,8 ANGÉIOLOGIE. !
des ai'ticulatlons , le défaut de flexuosité des artères à lel niveau, expliquent la décliirure des vaisseaux par l’effet d’u: luxation , et souvent aussi par les efforts immodérés de i duction.
, a® Avec les muscles. Les muscles sont les organes essenti
Avec les , . , °
muscles; lement protecteurs des artères, qu’ils séparent de la peau.
existe au centre de nos membres de grands espaces cellulei
destinés aux artères principales , et au milieu desquels eli|
trouvent un abçi contre les lésions extérieures.
Il existe pour la plupart des artères un muscle qui leur e tcU^es**^des a*r- particulièrement destiné et qu’on pourrait appeler lé teres. muscle Satellite. Ainsi, le couturier est le muscle satellite
l’artère fémorale; le sterno-cléido-mastoïdien , celui de carotide primitive; le biceps huméral, celui de l’artère h mérale, etc. '
3* Avec la peau. Il est des artères qui sont sous-cutanéi
peau; OU mieux sous-aponévrotiques dans une certaine partie
leur étendue, et cela presque toujours à leur sortie du tro pour les artères volumineuses : exemple , artère fémoraj Les artères du crâne sont intermédiaires à la peau et à l’ap névrose épicranienne dans toute leur étendue. On conç( l’importance de ces rapports pour l’emploi des moye' compressifs. t
. , 4®. Avec les veines. Les artères sont toujours en rappc
4». Avec les *
veines; avec des veines qui leur sont accolées. Lorsqu’il existe de?
veines satellites pour une artère, l’artère est toujours int(| médiaire aux deux veines.
5° Ave -les Les artères servent de support aux plex
nerfs; nerveux des organes de la vie nutritive. On peut même con
dérer ces plexus coimne une tunique accessoire de cet ord de vaisseaux. D’autres nerfs , sans être aussi immédiateme liés aux artères, ont avec les vaisseaux un rapport constau qu’il importe de connaître, soit pour les éviter, soit pour c riger l’opérateur dans la ligature des vaisseaux. On pourri! admettre pour chaque artère un nerf satellite.
DES ARTÈRES EN GÉNÉRAL. [^g
6". Àvec les gaines aponévrotiques. Les artères principales g,
“^les membres sont pourvues d’une gaine fibreuse , qui leur gaines aponé- ‘ 'Appartient en commun avec leurs veines, et souvent avec ies nerfs satellites. Lorsqu’une artère traverse un muscle,
“'•file est protégée dans son passage par une gaine ou par '‘■Ime arcade aponévrotlque, qui prévient, ou du moins modère les effets de la compression pendant la contraction de ^
^^e muscle.
^ Enfin, les artères sontentourées d’unegaîne celluleuse, Oaînecellu-
Sîche, qui leur permet et leur dilatation et leur locomotion. ®*''
.a laxité de ce tissu cellulaire, tout en favorisant le déplaement des artères sous l’action des instrumens vulnérans,per-
dfi ' • •
let d’isoler ces vaisseaux àl’aide d’instrumens mousses et inof-
Isnsifs. Comme c’est à .travei’S cette gaine celluleuse qu’ar-
jivent aux parois artérielles les vaisseaux nourriciers, on
"**onçoit l’inconvénient d’un isolement trop étendu du vals-
^Heau dans la ligature des artères, iro^ ^
oral Terminaison des artères.
Les divisions des artères ne sont pasaussl multipliées qu’on
)DC(É . . . ^ nombre
pourrait le croire au premier abord. Le nombre des divisions des divisions
Successives, à partir de l’aorte, ne s’élève pas au-delà de
' ^ ' L tres-hmite.
Les terminaisons des artères ont lieu dans l’épaisseur des j jrganes. Le nombre des artères qui se distribuent dans fhaque organe est en rapport avec l’activité de ses fonc- I ,ons; les organes qui sont chargés d’une sécrétion, sont lien plus riches en vaisseaux que les organes qui sont bornés lux fonctions nutritives. Quant à la terminaison proprement
ite des artères, Sœmmerin g, Prochaska et autres ont observé del*™èrel*°" u’elle diffère dansles divers organes. Renvoyant pour cet objet l’anatomie de texture , je me contenterai de dire ici que les rtères aboutissent au système capillaire, où elles se continent avec les veines.
A.VGEIOLOGIX.
Texture des artères.
eellulense.
Destroistuni- Ti'ois tuiliques superposées constituent les parois des arques artenelles tères, savoir : une externe, une moyenne et üne interne.
^ . i". Tunique externe. Généralement nommée tunique cellu-
I’. Tunique '
leuse, se continuant en quelque sorte avec le tissu cellulaire ambiant, et que Scarpa considère, mais à tort, comme n« faisant point partie intégrante des artères.
Elle est constituée par un tissu filamenteux , aréolairé comme feutré, qui ne s’infiltre jamais ni de gi’aisse, ni d<
Elle est com- , . . . , , , , ,
posée dé tissu serosite , et qui rn a pai-u présenter tous les caractères di|
dartoide.
tissu dartoïde. C’est à cette tunique que je crois devoir rap porter tous les phénomènes de contractilité qu’on a at
Ses usages.
tribiiés à la tunique moyenne. Elle seule résiste à la cons
nioyecne
propre.
triction des ligatures, qui divisent plus ou moins complète ment les autres tuniques.
Tunique propre ou tunique moyenne. C’est à elle sur 2*. Tunique tout que les artères doivent leurs propriétés caractéristl ques. Elle est composée de fibres circulaires, qui s’entre croisent, à angles très-aigus, mais qui ne présentent pas li disposition spiroïde, admise par quelques auteurs. Sa cou leur jaune et son élasticité lui ont fait donner les noms di Son exten- tunique jaune, tunique élastique. Elle est extensible dans b sibilite. longueur et dans le sens de son diamètre ; elle es
Sa fraoiliié. sé déchire avt!C la plus grande facilité par les traction
exercées suivant sa longueur, et se coupe sous la ligature. Soij épaisseur est proportionnellement moins considérable dan les grosses artères que dans les petites. Cette tunique est d( même nature que le tissu des ligamens jaunes : elle n’es Elle n’est point musculeuse par conséquent. D’ailleurs, la chimie n’j point musen- défj^jontre pas de fibrine; les irritans immédiats n’y dévelop pent pas de contractilité; et quant aux prétendus pbénoj mènes d’irritabilité indiqués par Haller, ils s’expliquent pari faitement par 'élasticité.
3". Tunique interne. GqsI une pellicule transparente, d’urn
DES ARXiiBES SIf GÉNÉRAL.
Si
:îxces.sive ténuité, qu’il faut bien distinguer delà couche subjacente, qu’on enlève presqtie toujours avec la membrane qjropre. Elle est d’une couleur légèrement rosée, et lubréfiée ,jpar delà sérosité. Cette membrane paraît de nature séreuse: ^^'•^îlle en offre les principaux caractères , la ténuité et la non “'^tascularité.
Vaisseaux et nerjs. Les vaisseaux artériels et veineux qui ’ e distribuent dans l’épaisseur des parois artérielles, portent ™|e nom de vasa vasorum.
Les artères reçoivent-elles des nerfs, ou bien les plexus ‘^'nerveux qui les accompagnent, vont-ils se distribuer intégralement à l’organe auquel se porte le vaisseau ? Cette dernière atnpinion me paraît la plus probable.
Préparation.
el6f
Préparer une artère, c’est l’isoler des parties voisines, en îonservant ses rapports. On pourrait à la rigueur étudier le dus gland nombre des artères sans autre préparation qu’une lissection attentive 5 mais pour étudier les divisions arté- I ielles un peu fines , il faut le secours des injections.
La matière de l’injection que je crois la plus convenable ïSt composée ainsi qu’il suit :
1°. Suif 9 parties.
2°. Térébenthine. ....... i partie.
3°. Noir d ivoire délayé avec de l’essence
de térébenthine ou du vernis . . 2 parties.
Ijj I Pour les injections à conserver :
Cire I partie.
Suif 3 parties.
Vermillon, indigo, ou bleu de Prusse. . quant. suffis, préalablement délayé dansl’essence de térébenthine. Il convient de faire précéder l injecdon générale par une i]j njection de térébenthine ou de vernis à l’alcool , coloré ivec les matières ci-dessus.
ijj Pour faire une injection très-pénétrante, on peut employer
3'. Tnniqce interne.
Vasa vasorom.
Les artères reçoivent- elles des nerls i*
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Préparation des artères.
Diverses matières k injection.
ARGKIOLOGIE.
Administra tion anatomique.
la gélatine, qu'on a soin de colorer, soit avec du noir di fumée, soit avec du vermillon.
Pour placer le tube dans l’aorte, scier le sternum à st partie moyenne dans toute sa longueur ; en tenir les deu? fragmens à distance, au moyen d’une petite pièce de boi en cbevalet; ouvrir le péricarde,' prendre garde de coni fondre l’artère pulmonaire avec l’aorte ; soulever l’aorte i l’aide d’une ligature; inciser la paroi antérieure; introduis le tube.
Pour injecter les artères coronaires, il faut introduire b tube à injecter par la carotide.