‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 70 sur 238 · aa · texte numérisé non relu

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ANGlKIOtOGIE.

Les troncs de la face postérieare du corps des vertèbresdonnent passage à des rameaux, artériels, "

Plexus longitudinaux antérieurs.

Plexus

transverses.

Ce ne sont point des veines.

blée la face postérieure clu corps tlè la vertèbre. Ces bra j ches cernent en quelque sorte cette portion cribleuse ij l’os, et de tous les points du polygone artériel quelles i présentent, partent des rameaux qui pénètrent dans l’épa seur de la vertèbre, et qui vont s’anastomoser avec les.i[ meaux artériels qui ont pénétré le corps des vertèbres par face antérieure. i

La disposition des artères que je viens de rappeler, doni une idée parfaite de celle des veines connues sous le nom i veines ou plexus longitudinaux antérieurs^ et des plex^ transoerses qui vont de l’une à l’autre.

Veines ou plexus longitudinaux antérieurs, plexus transversé et veines propres du corps des vertèbres.

Préparation. Enlever les arcs postérieurs des vertèbres, j moelle et ses enveloppes. On peut encore voir le plexus par la pa tie antérieure, en enlevant avec précaution le corps des verlèbr( par une section faite sur leur pédicule.

Les plexus longitudinaux antréieurs, décrits par Chaussif mieux décrits encore par M. Brescbet, se présentent so l’aspect de deux veines , grandes veines longitudinales am rieures, étendues du trou occipital à la base du coccyx, s tuées sur les côtés du ligament vertébral commun antérie^ et par conséquent sur les côtés de la face postérieure i corps des vertèbres, en dedans de leur pédicule. Ces vein^ improprement nommées sinus vertébraux , communique! entre elles au niveau de chaque vertèbre par un plexus Iran verse, situé entre le corps des vertèbres et le ligament ve. tébral postérieur. La partie la moins développée de ces plexi longitudinaux correspond à la région cervicale et à la rj; gion sacrée. Il est probable qu’à la région cervicale ils so;; remplacés par les veines vertébrales.

Vainement voudrait-on considérer ces plexus comme dj veines ayant une origine, un trajet et une terminaison \ la dit position des artères précédemment exposée , leur est appl! cable de tous points, c’est-à-dire que ces plexus sont conslî

' VEINES BÜ RACHIS. SSg

les par une succession d’arcades plexiformes, embrassant spédicules de chaque vertèbre, arcades dont la concavité it en dehors, la convexité en dedans, les extrémités anasimotiques au niveau des trous de conjugaison, où elles immuniquent avec les branches de l’extérieur du rachis, et int concourir à la formation des veines vertébro-lombaires, jrtébro-dorsales, et par conséquent des veines azygos. De convexité de chàque arcade part un plexus transverse ii va de l’arcade droite à larcade gauche, et de même que 3US avons vu les artères transversçs étendues d’une arcade térielle à l’autre, fournir des vaisseaux au corps des verbres, de même les plexus transverses reçoivent les veines qui nanent du corps de chaque vertèbre.

On comprend , d’après cette disposition, pourquoi les vei~ ;s ou plexus longitudinaux antérieurs présentent ici des nflemens , là des rétrécissemens. Quant aux interruptions res, indiquées par M. Breschet, je pense qu’elles étaient 1 fait de l’injection, dont les résultats sont si variables suiint les sujets.

Les veines ou plexus longitudinaux antérieurs ne méritent is le nom de5i/2M.y, car elles nesontpoint contenues dans une lîne fibreuse, comme les veines de la dure-mère: en outre, ;s veines ne sont pas réduites à la membrane interne. Mal- ,'é leur extrême ténuité , on peut y reconnaître une mem- ^ane externe, et le ligament vertébral commun postérieur 3 les recouvre pas en arrière. La dénomination de sinus ne lit pas mieux s’appliquer aux plexus tr'ansverses, bien qu’ils lient situés entre le corps des vertèbres et le ligament verbrai commun postérieur, car ce ligament ne fait que les îcouvrir sans leur fournir de eaîne.

Des veines propres du corps des vertehres. Les trous qui dstent à la face postérieure du corps de cliaque vertèbre , : dont le calibre est généralement en rapport avec le volume 3 la vertèbre , sont en grande partie destinés aux veines ropres du corps de ces ps: les artères beaucoup plus ténues.

C’est une succession d’arcades plexiformes.

Rapports entre la distribution des artères et celle des veines du rachis.

Les plexus longitudinaux ne sont pas des sinus.

Les plexus transverses ne sont pas des sinus.

Veines propres du corps (les vertèbres.

ANGlêlOLOCIE.

Descr' tion Pénètrent par les mêmes trous , n’occupent qu’une tn des canaux petite partie (le la circonférence de ces trous. Ces veh veineux pro- appaî-tienuetit au système des canaux veineux des os cfc

près du corps ri j

des vertèbres, nous avons déjà parlé à l’occasion des os du crâne. Elles c été parfaitement figurées et décrites dans leurs principa variétés par M. Breschet. Les canauxveineux, plus dévelopj chez les vieillards que chez les jeunes sujets, occupent partie moyenne du corps de la vertèbre; ils marchent te jours parallèlement aux faces supérieure et inférieure l’os; ils naissent de tous les points de la circonférence de vertèbre, communiquent avec les veines qui ont pénétré p les trous de la face antérieure de l’os, et convergent,. v([ le trou principal , ou vers les trous delà face postérieu ■Variétés dans Souvent, CCS canaux se rendent à un canal demi-circulair(l

la disposition convcxité antérieure, de la concavité duquel part un cai!

des cai

veineux, qui s’ouvre directement dans le plexus transver C’est à l’extrémité du canal demi-circulaire que viennent abc tir les veines latérales de la vertèbre. Les veines content dans les canaux veineux des vertèbres, sont réduites à membrane interne, comme les canaux veineux du crâne.

L’office des plexus transvei'ses est donc de recueillir le sa ' qui émane des corps des vertèbres, et de le transmettre a plexus longitudinaux antérieurs.

Des 'veines ou plexus raphldiens postérieurs , et des plexus transverses postérieurs et latéraux^

Situation Beaucoup moins considérables que les antérieurs, I des ].lexu3 ra- plexus rachidieiis postérieurs sont placés de chaque côté en1

tériems hnies des Vertèbres et les ligamens jaunes d’une part

la dure-mèrespinale d’autre part. Il est rare que les injectio Plexus trans- pénètrent dans toute la longueur du rachis; et c;’estp9 verses qui font Cela qu’ils paraissent quelquefois limités à la région dorsa ces^^pl^xus en Communiquent entre eux au niveau de chaque vi

tr’eux et avec tèbre à l’aide de plexus transverses postérieurs ou desimp!

gitudinanxan- transverses. Ils communiquent avec les plexus lonjj

térienrs, tudinaux antérieurs, par de petits plexus trans'eerses latéral

VEIWES DC RACHIS.

digés d’arrière en avant. Il suit de là que les veines de

l'Æerieur du rachis, qui sont extérieures aux enveloppes de

kmoeîle, sont constitués par quatre plexus longitudinaux,

cjpés au niveau dechaque vertèbre par un plexus circulaire.

On pourrait à la rigueur admettre quelqu’analogie entre Analogie

Il sinus du crâne et les plexus rachidiens: analogie qui®"'*'®]®®

Bvait point échappé à l’esprit investigateur des anciens , plexus rachî-

a:si que semble l’indiquer la dénomination de sinus, qu’ils .

aiient appliquée à la fois aux veines du crâne ét à celles du ra-

eis. Ainsi, au crâne nous trouvons des sinus longitudinaux^

cst-à-dire dirigés, d’avant en arrière. Ce sont d’une part,

iisinus longitudinal supérieur, le sinus droit, les sinus

Ceipltaüx; d’une autre part, les sinus pétreux supérieurs

e inférieurs , les sinus caverneux et les sinus latéraux. Les

p^miers représentent les . plexus rachidiens poste^rieurs ;

Il derniers représentent les plexus rachidiens antérieurs.

Aù crâne, nous trouvons encore des savoir

I sinus et canaux occipitaux transverses , les sinus coro-

lires, lesquels représentent parfaitement les plexus trans-

Trses étendus d’un plexus rachidien antérieur à l’autre.

(i trouve quelquefois dans la gouttière basilaire de l’occi-

{ aldeux ou trois plexus veineux transverses.

Enfin, ne pourrait-on pas comparer aux veines extérieures

t. rachis les veines occipitales, frontales, temporales: le trou

cchiré postérieur, et la fente sphénoïdale que nous avons

I nsidérés ( Voyez Ostéologie ) comme les représentans des

t)us de conjugaison, n’établissent-ils pas entre les veines

itérieures et les veines extérieures du crâne une commun!'

ition analogue à celle qu’établissent les trous de conjugai-

tn rachidiens entre les veines extérieures et les veines inté-

’-Ures du rachis. ^ ^Commnnî-

Les veines rachidiennes profondes antérieures et posté- catTon entre • • les veines in*

lîures communiquent au niveau des trous de conjugaison par jra- raebidienes voies si larges avec les veines extérieures du rachis que la "®® ®^ 'es veirculation ne saurait y être troublée par suite d’un obstacle chidicnne®.

angéiologie.

sillon médian postérieur,

Trajet ces veines.

même conside'rable. J’ai dit ailleurs {Voyez Ostéologij Vertèbres) que le diamètre des trous de conjugaison était ( rapport, non avec le volume des ganglioiis,mais bien avec développement des veines qui établissent une communicatic entre l’extérieur et l’intérieur du rachis.

B. Des veines propres à la moelle, ou des veines médullaires.

Si l’on étudie la pie-mère rachidienne, même en l’aj Veines me- (Je toute injection, chez un individu qui a péri \

dnllaires. '* i

mort violente, par exemple, chez un entant nouveau-i frappé d’asphyxie ou d’apoplexie, on voit toute la surface i gent de la pie-meie recouverte de veines extrêmement nexueuse moelle par le lesquelles sortent de la moelle par le sillon médian-post rieur. De ce réseau veineux, qui est disséminé sur toute surface de la moelle, partent, au niveau dé chaque paire < nerfs , de petites veines qui marchent directement entre c nerfs, gagnent avec eux les trous de conjugaison, sont reçu dans le canal fibreux que leur fournit la dure-mère, et i sortir de ce canal vont se jeter dans les veines considérabl qui occupent les trous de conjugaison.

Il y a donc entre les veines et les artères propres de moelle cette dilférence que les veines sont aussi multiplié Différence» g jgg paJ^es de iierfs rachidiens , tandis que les artèrei

entre les vex- ^ ^ ^ ^ ,

nés et les ar- moins nombreuses ^ pénètrent seulement de distance en dj tères *“edul- ^^j^gg jg^ canaux fibreux de cette moelle, au fur et

laires. . , (

mesure que s’épuisent les artères précédentes. Du reste, | même que les artères, les veines connues sous le notn de sp nales antérieures et postérieures peuvent être considéré] comme les. veines de la partie supérieure de la moelle, i non point comme les vaisseaux destinés à fournir à toute] longueur de l’organe.

Considérations générales sur les veines du rachis. y Telles sont les veines du rachis, qu’on peut considé»^

par rapport à la ch’culation générale , comme établissal une communication non interrompue entre les veines d

VEINES Dü RACHIS.

■utes les parties du tronc: en sorte qu’on peut supposer !ine des veines-caves oblitérée, sans que pour cela la cirulation veineuse soit interrompue. La grande veine azygos rile-même , qui est généralement considérée comme la prinpale voie de communication entre les deux veines-caves, est pas nécessaire , vu la présence des plexus rachidiens anrieurs et postérieurs. C’èst ainsi que j’ai vu tantôt la veinei^e inférieure , tantôt la veine-cave supérieure oblitérées ns augmentation visible de calibre de la veine azygos , et, > qui surprendra peut-être, sans œdème , soit des membres . ipérieurs, soit des membfes inférieurs.

Supposons un obstacle dans la veine-cave descendante îpuis l insertion des veines hépatiques, jusqu’aux veines réiles. Le sang reflue par les veines vertébro-lombalres dans s plexus contenus dans lè canal rachidien; par ces plexus, ''remonte dans les veines vertébro-cosîales ; par ces veines ms les veines azygos, et par ces dernières dans la veine ive-supérieure.

Si toutes les veines jugulaires étaient oblitérées, la circulaon veineuse de la tête n’en persisterait pas moins, et cela ar l’entremise de la colonne rachidienne. Chez un chien, li lié les deux veines, jugulaires externes. L’animal n’a onné aucun signe de congestion cérébrale ; à l’ouverture, i r n’ai pas trouvé que les veinules qui accompagnent les ar- ;res carotides, et qui sont, chez ces animaux, à l’état rudilentaire, eussent augmenté de volume. Evidemment, dans e cas, la circulation s’était maintenue à l’aide des veines du achis.

Les veines «lu rachis étahlissent une communication entre les veines de toutes les parties du tronc.

Ce qui se passe dans l’oblitération de la veine -cave ascendante.

Des veines jugulaires.

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