SPtANCflNOLÔCÎt
Situation. ^^^^^ derrière les cartilages arytënoïdes , remplit la concavité
Fignie. *^*^^ ^^^^^ postérieures de ces cartilages,^et l'intervalle qui les sé-
pare.Il s'insère à toute la longueur du bord externe du cartilage
arytënoïde droit , et se termine à toute la longfueur du bord
Insertion. . . , "
externe du cartilage aryténoïde gauche. Un certain nombre de fibres naît du bord supérieur du cartilage cricoïde. Ces fibres présentent une triple direction , et forment trois couches qui ont été considérées comme autant de muscles particuliers.
Les deux coitches les plus superficielles sont obliques , et
se croisent en sautoir : l'une va de la base de l'aryténoïde
Couches en tiroir ^u sommet de l'aryténoïde oauclie: l'autre présente une
sautoir. ' "^ o J r
direction opposée : c'est V arvténoïdien oblique d'Albinus. Ces deux couches sont minces.
La couche la plus profonde est très-épaisse; elle est formée Couclie trans- de fibres transverses : c'est Yaryténoïdien transperse d'Al- "^''"^*' binas.
Aucune de ces fibres ne va jusqu'au cartilage corniculé
On a décrit , sous le nojn de muscle ary -épiglottlque^ des fibres
musculeuses qu'on dit avoir vu s'étendre du muscle aryté-
II n\ a as "o^dicn jusqu'aux bords de l'épiglotte. On dit aussi que le
«le mnscie ary- muscle aryténoïdicn se continue par quelques fibres avec
cpiglottique. i 1 ,..-,.
^ le thyro-arytenoidien.
Fiappojis. En arrière avec la membrane muqueuse et quel- Rapports, ques grains glanduleux, qui adhèrent au muscle par un tissu cellulaire lâche ; en avant , il répond à la face postérieure des cartilages aryténoïdes ; et, dans l'intervalle, à une membrane fibreuse, mince, étendue du bord supérieur du cartilage cricoïde à toute l'étendue des bords internçs des cartilages aryténoïdes.
Action, il semble , au premier abord , que ce muscle doive [ i^ction. rapprocher énergiquement les deux cartilages aryténoïdes i'un de l'autre, et qu'il est le constricteur de la glotte; mais si l'on considère qu'il s'insère aux bords externes des cartilages , on comprendra que , tout en les rapprochant
ORÔAÎfES iJE LA RESPIRATION. DU LARYNX EN GÉNÉRAL. 67^
cartilages, il leur fait exécuter un mouvement de bascule, en vertu duquel le sommet de l'apophyse pyramidale de la base est porté en dehors, et la corde vocale tendue , mais écartée de l'axe. Si on se rappelle que le thyro-aryténoïdien fait exécuter un mouvement de bascule en sens opposé, on comprendra que l'action simultanée de ces muscles doit avoir pour résultat la tension de la corde avec immobilité de l'apophyse.
Maintenant que nous connaissons les cartilages du larynx, les articulations qui les unissent et les muscles qui les meuvent, nous allons décrire cet organe d'une manière générale.
Du larynx en général.
Le larynx , dont nous avons déjà exposé la situation géné- 1 ' 1 ?• • I i-ff 1 1 pimensionî,
raie, présente dans ses dunensions des ditierences, dont les
unes sont individuelles, d'autres sexuelles, d'autres relatives à l'âge. Ces diftérences portent à la fois sur l'ensemble du la- Différences rynx et sur ses diverses parties. Ainsi, le larynx d'une femme pourra toujours être distingué du larynx d'un homme : i° par l'exiguité de ses dimensions : en représentant le larynx de riionirae par l'unité , le larynx de la femme sera représenté par deux tiers ; 2° par la moindre saillie des angles, des apophyses et des dépressions des cartilages. Ces différences, qu sont en harmonie avec les caractères de la voix, ont principalement trait aux dimensions de la glotte.
Les différences individuelles des dimensions du larynx individuelles. Ii'ont pas été bien appréciées.
Les différences relatives à l'âge seront exposées à l'occasion du développement.
On considère au larynx une surface extérieure et une surface intérieure.
Surface extérieure du larynx.
A. Réeion antérieure. Sur la lisne médiane^ saillie verticale, t, - • formée par l'angle thyroïdien; au-dessous, membrane crico- térieme. thyroïdienne; plus bas, convexité de l'anneau cricoïdien, 2. 43
^^ 6n/^ SPI.ANCHNOLOGIE. i
Su?' les côtés, lames obliques du cartilage thyroïde; portion de l'anneau ciicoïdien, recouverte parle muscle crico-tliy-j roïdien; articulation thyro-cricoïdienne.
Souscutanée sur la ligne médiane, où elle n'est séparée de Rapports lie la peau que par la ligne blanche cervicale, cette face est a legion aute- recouverte de chaque côté par les muscles de la région sotishyoïdienne et latéralement par le constricteur inférieur et la glande thyroïde. La position superficielle de cette face permet de l'explorera travers les tégumens, et l'expose à l'action des corps vulnérans. Sa position , plus superficielle encore sur la ligne médiane, a suggéré l'opération de la laryngo lomie.
B. Région posiérieure. Sur la ligne médiane^ saillie en forme de petit baril, que déborde de chaque côté le cartilage thyroïde. Ce baril est formé par l'anneau postérieur du cartilage
Région pos- . . ' i t • n
îérîeure, cncoide, et par les cartilages arytenoides. La partie renflée
répond à la base de ces derniers cartilages. Une membrane muqueuse, pâle et plissée les recouvre. Sous cette membrane, se voient de haut en bas le muscle aryténoïdien, la ligne saillante verticale du cartilage cricoïde, les muscles crico-aryténoïdienspostérieurs et les articulations crico-aryténoïdiennes. De chaque côté de la saillie en forme de baril est une gouttière profonde, anguleuse, qui résulte de la rencontre de deux plans 5 écartés en haut, rapprochés en bas, dans lesquelles on suppt)se que coulent les liquides lors de la déglutition. La paroi externe de cette gouttière, est formée, par la facepos- Gouuière (In térieure du cartilage thyroïde, l'os hyoïde, et la membrane
laiynx. hyo-thyroïdiennc. La paroi interne est formée par la partie
latérale supérieure du baril. Cette gouttière est revêtue par une membrane muqueuse qui y adhère lâchement. Il est à remarquer que les gouttières n'existent qu'au niveau des cartilages aryténoïdiens; que conséquemment c'est seulement dans cette région que le larynx est protégé en arrière par le cartilage thyroïde 5 qui appuie sur la colonne vertébrale à la manière d'un chevalet. La face postérieure du cartilage
ORGANES DE LA BESPIRATÏON. DU LARYNX KK GlÉNÉRAt. 6'j5
cricoïde est de niveau avec les bords postérieurs du cartilage thyroïde, et porte comme eux contre la colonne vertébrale.
Surface intérieure dn larynx.
La surface intérieure du larynx n'est nullement en rapport avec les formes et les dimensions extérieures de ce conduit, et cette sorte d'indépendance de forme tient à ce que le cartilage thyroïde ne concourt à la cavité du larynx que par son angle rentrant, et qu'il lui est complètement étranger par ses lames.
Cylindrique en bas , où elle est formée par l'anneau cri- Portion
coïdien, la cavité du larynx est prismatique et triangulaire inférieure ou
1 » ' Il t .-.- ' .. • V ' • \ ^^ sous-glottique.
en haut, ou elle est constituée en avant par 1 epiglotte, en ai'- " rièreparles cartilages aryténoïdes et par le muscle aryténoïdien, sur les côtés par deux replis muqueux, étendus des bords de l'épiglotte aux cartilages aryténoïdes. De ces deux portions de la cavité laryngienne, l'inférieure présente des dimensions fixes comme l'anneau cricoïdien; la supérieure au portion contraire, dont la plus grande largeur est en devant, a supérieure ou des dimensions variables, vu la mobilité de l'épiglotte et des '\ cartilages aryténoïdes. Entre ces deux portions, vers le milieu du larynx , existe une fente plus étroite que le . reste de la cavité, oblongue d'avant en arrière, c'est la t^lotte^ ou appareil vocal proprement dit , que l'on aper- p., soit très-bien sans préparation, en plongeant la vue dans e larynx , et qui mérite une description toute particulière. Glotte ou appareil vocal.
ha glotte [yMlliç^ languette ^àe yXoa-a-a^ langue), que l'on ^
onfond souvent à tort avec l'ouverture supérieure du laynx ( I ), est une ouverture ou fente (77V??.(7) triangulaire, obi DU-
(i) Cette erreur est peut-être due au mot epiglotte, tant les mots )nt quelquefois d'influence sur nos idées. Elle était également comnise du temps de Haller, qui dit à ce sujet : Etiam hoc [larjngis] istium non hene pro gloUide sumitur.
Dimensions.
676 SPLANCHNOLOGIE.
gue d'avant en arrière, comprise entre les cordes vocales droi-
La oiottere- t^setles cordes vocales gauches. Elle se présente sous la forme
présente deux de dcux triangles isocèles, superposés, à bords parfaitement
îiîaugles iso- <• i 1 1 .r 1
égaux, dont la base est en arrière et le sommet en avant. Le triangle isocèle inférieur est formé par les cordes vocales inférieures (^rubans de Ferrein?). Y^e triangle isocèle supé- „ j rieur est formé par les cordes vocales supérieures. Les cordes
Cordes vo- . ^ ^
cales , vocales inférieures débordent en dedans les cordes vocales
inférienres, supérieures; en sorte que si on tire un plan vertical le long Supeneares. j^^^ cordcs vocalcs supérieures , 11 laissera au dedans de lui les cordes vocales inférieures.
Plusieurs auteurs réservent le nom de glotte au triangle inférieur.Gette manière devoir se trouvejustifiée par l'absence des cordes vocales supérieures chez un grand nombre d'animaux , chez le bœuf en particulier.
Dimensions de la glotte. La glotte est la partie la plus étroite du larynx , et cette étroitesse explique le danger de l'introduction d'un corps étranger ou de la formation des fausses membranes à son niveau. Les muscles intrinsèques du larynx , n'ont d'autre but que de dilater ou de rétrécir l'ouverture de la glotte. Nous avons vu que tous, à l'exception des crlco-thyroïdiens , sont en quelque sorte . ramassés autour de l'articulation crico - aryténoïdienne , dont les mouvemens mesurent les dimensions de la flotte. C'est aux différences que présentent les dimensions de la Différences giQ^jg^ ^[x'û faut rapporterles différences vocales individuelles mensions delà qui constituent le caractère du chant dans les voix de ténor, de glotte. bariton ou de basse ; c'est à la même cause que se rattachent
les différences qu'on observe dans la voix de femme et la voix d'homme, et les changemens qui s'opèrent dans le ton de la voix à l'époque de la puberté. La voix grave est en rapport avec de grandes dimensions dans la glotte , et la voix aiguë ^, ,,, en rapport avec son étroitesse. Chez l'homme adulte, le dia-
Chez 1 homme. * a ^ '
mètre antéro-postérieur de la glotte est de lo à n lignes;
Chez la femrae chez la femme ,11 n'est que de 8 lignes; chez l'homme ,