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VESSIE

La vessie est une cavité nmsculo-membraneuse qui sert de^ réservoir à l'urine.

Situation. ^'^e est située dans l'excavation du bassin, sur la ligne mé-

'imne, derrière le pubis, et maintenue dans sa positicm par le peritome, qui ne l'enveloppe qu'en partie, et par Xoitraque, espèce de ligament qui i'assujétit à l'ombilic. Ces moyens de fixité, ™^''^' ^"^ se concilient avec le grand développement dont

. cet organe est susceptible, ne peuvent s'opposer à ces déplacemens partiels connus sous le nom de hernies de vessie. Efficacement protégée contre faction des corps extérieurs dans 1 état de vacuité, elle déborde , dans l'état de plénitude, Fenceinte osseuse dans laquelle elle est contenue , et vient ainsi réclamer une place dans une cavité éminemment dilatable, ou elle peut sans inconvénient acquérir toute la capacité dont elle est susceptible.

Nombre. La vessie est toujours unique; les exemples de vessie double, d'ailleurs assez fréquens, rapportés par les au- -

ORGANES GÉNITO-XïRINAIRES. VESSIE. 707

teurs, sont des exemples de hernies de la membrane muqueuse, à travers un éraillement des fibres musculaires. Mais quelle

^ Ce qu'on

que soit jîa capacité de ces vessies accidentelles (et je l'ai doit eiueiuirs vue double de celle de la vessie aux dépens de laquelle la pa^' ^«^ssie uouvessie surnuméraire avait été formée), elles se distingueront toujours de la véritable vessie par l'absence de membrane musculeuse. Les cas d'absence de la vessie sont pour Cas d'ahla plupart des cas de vice de conformation dans lesquels la "^"'^f ^ ® "'

A *^ -^ vessie,

vessie, ouverte en devant , est renversée de manière à figurer une masse fongueuse.

Dimensions. La vessie est de tous les réservoirs de sécrétion , celui qui offre la plus grande capacité. Cette Capailté. capacité varie d'ailleurs suivant une foule de circonstances qui peuvent se rapporter : i° Aux habitudes : ainsi les per- '' ' "'

sonnes qui ont l'habitude de conserver long- temps leurs urines, ont la vessie plus volumineuse que celles qui les rendent au premier besoin. a° Au sexe : si la vessie de la femme présente généralement plus de capacité que celle de l'homme cela tient exclusivement à ce qu'elle est plus esclave que lui des bienséances sociales. 3" A l'âge : la vessie paraît être proportionnellement plus grande avant qu'après la naissance. 4° Aux maladies : que de variétés depuis ce racornissement morbide de la vessie dans lequel les parois contiguës de cet organe permettent à peine l'accumulation d'une cuillerée de liquide , jusqu'à ces dilatations excessives dans lesquelles elle a pu admettre plusieurs litres de liquide.

Direction. La direction de la vessie est déterminée par celle t,. ..

r Direction.

de la paroi antérieure du bassin , c'est-à-dire que son axé est

oblique de haut en bas et d'avant en arrière. Il suit de cette

obliquité qu'une légère inclinaison du tronc en avant fait du

col de la vessie la partie la plus déclive de l'organe. Cette obli- Axe de la

quité devient encore plus prononcée lorsque, distendue par

l'urine, la vessie a franchi le détroit supérieur, et plonge dans

la cavité abdominale. Son axe est alors exactement celui du

détroit supérieur, c'est-à-dire, dirigé de l'ombilic à la partie

yessie.

7o8 SPtANCHNOIOGIE. ^

moyenne de !a courbure du sacrum. On a dit depuis Ceise que la partie supérieure de la vessie est un peu inclinée à gauche j mais je n'ai point observé cette inclinaison. Figure de la Figure. La figure de la vessie est celle d'un ovoïde dont la vessiej grosse extrémité serait dirigée en bas et le sommet en haut.

Cette figure présente d'ailleurs des différences relatives à l'âge, au sexe et aux individus. Les différences sexuelles ne sont pas primitives , et paraissent le résultat de la compression à laquelle la vessie de la femme est soumise pendant la grossesse; mais l'alongement transversal et le raccourcissement vertical de la vessie de la femme qui a eu des enfans, ne sont pas aussi prononcés qu'on le dit généralement.

Rapports. Pour les déterminer, on divise la vessie en fond: c'est la partie la plus élevée et la plus étroite; en corps ou partie moyenne; en bas-fond; c'est la partie la plus inférieure et la plus large. On la divise encore comme tous les organes creux en surface externe et surface interne.

Siirjace extérieure de la vessie.

La surface externe de la vessie, convexe, présente à considérer six régions dont nous allons étudier les rapports, et dans l'état de vacuité et dans l'état de plénitude de la vessie. ,1° Région antérieure. Dépourvue de péritoine, elle répond

Rapports de *-" . " ' x

îa région anté- à la sy mphyse , aux corps despubis et aux muscles obturateurs nenre : internes : un tissu cellulaire séreux, très-lâche, et, chez les su-

jets pourvus d'embonpoint, un tissu adipeux plus ou moins Dans l'état î^boudaut l'unisseut à ces diverses parties.De la partie inférieure de vacuité; de cette région partent des trousseaux fibreux, qui vont, d'une autre part , s'implanter sur les côtés de la symphyse. Ces trousseaux fibreux , appelés ligamens antérieurs de la 'Vessie j que traversent des veines nombreuses, sont une dépendance de l'aponévrose pelvienne» ( Voyez Aponéwologie.)

Chez la femme, il résulte de l'absence de la prostate que la région antérieure delà vessie dépasse en bas la symphyse

ORGAWKS GÉNlTO-UElNAIREi. VESSIE. 7O9

disposition qui pourrait être utilisée pour rextraction des calculs de la vessie.

Dans l'état de plénitude, la région antérieure de la vessie, ^^^^ j,^^^^ répond immédiatement aux parois abdominales, et s'élève de plénitude. quelquefois jusqu'au niveau de l'ombilic.

Les conséquences pratiques des rapports de la région Conséquenantérieure de la vessie sont relatives, i° à l'exploration de la *i^^ pratique^

' i des rapports

vessie par l'hypogastre ; 2° à la ponction hypogastrique ; àe la région 3° à la taille hypogastrique; 4^ à la symphyséotomie ; 5** aux solutions de continuité de la vessie , à la suite de la fracture du pubis, etc. (i)

2° Région postérieure. Recouverte par le péritoine dans j^^ ^^.^^ ^^ toute son étendue , elle répond chez l'homme au rectum et la région posche/: la femme à l'utérus. Presque toujours des circonvolutions intestinales s'interposent entre la vessie et ces organes.

3*^ Piéffions latérales. Egalement recouvertes par le péri- „ . ,

" o ri i)es régions

toi ne , elles sont côtoyées par les artères ombilicales ou par Luérales. les ligamens qui les remplacent après la naissance , et chez l'homme, par les canaux déférens. Lorsque la vessie estrevenue sur elle-même, elle se trouve à distance de ces vaisseaux et de ces canaux.

Région inférieure ou base de la vessie. Ses rapports, qui Rapports de sont tous très-importans, diffèrent chez Ihomme et chez la .

^ ' ne

femme.

A. Chez ('homme, elle répond au rectum, dont elle est séparée en avant par les vésicules séminales et par les canaux déférens. Son rapport direct avec le rectum est donc limité à lespace triangulaire conipris entre la vésicule et le canal déférent du côté droit et les mêmes parties du côté gauche.

11 importe de remarquer que le péritoine, en se réfléchii»sant du rectum sur la région postérieure de la vessie, forme

(1) On a même proposé de pratiquer !a ponction de la vessie à travers la symphyse avec un troicart aplati; mais la difficulté de tombe» juste sur cette symphyse s'opposera probablement à ce que ce projet soit jamais mis à exécution.

1j ré;rion irifc

7iO ' SPLANCHNOLOGIE.

entre ces deux organes un cul-de-sacplusou moins profond, formé par le ^^ ^^^ ^^^ ^^'^^ ^^^^ petits repUs qu On a mai à propos désipérifoine «u- gnés SOUS le titre de ligamens postérieurs de la vessie.

ire la vessie et .

le reciuni. Lorsque la vessie est fortement revenue sur elle-même, le

péritoine revêt toute la portion de la base de cet organe in-

DisposltioH termédiaire aux vésicules séminales et aux canaux déférens

ïh.jVe^suitrat ^" s°^'^^ ^^'^ proprement parler la vessie n'a aucun rap-

Yèiàt de dila- port direct avec le rectum. Dans l'état de plénitude , la

fation ou (le • j ' i • v » i ,

lesseï remeut vcssie , se développant en arrière, repond au rectum dans de la vessie, une plus grande étendue (i).

Il importe d'ailleurs de remarquer que le péritoine est très-lâchement uni à la base de la vessie, en sorte qu'il serait facile de le décoller , si on voulait attaquer la vessie par le rectum.

Sur les côtés du rectum, la base de la vessie répond au tissu cellulaire du bassin. L'aponévrose pelvienne supérieure et les muscles releveurs de l'anus se fixent sur les côtés de cette base qu'ils embrassent.

B. Chez la femme , la base de la vessie répond non-seuleni'pai oue ^-^^^^ ^^ Vagin, mais encore à la moitié inférieure du col de

la usse (l« la » '

vessie chez la lulérus. L'adhérence de la vessie au vagin est serrée; l'adhé-

.amrap. rence au col de l'utérus est lâche.

Comme conséquences pratiques de ces rapports, je signalerai : chez riiomme^ \° Texploration de la vessie parle rec-

tes pratiques, tum ; 1^ les fistuîes Tccto-vésicales ; 3" la possibilité d'arriver à la vessie par le rectum. Chez la femme : i*^ l'exploration de la vessie par le vagin 5 2° la possibilité de la ponction vési-, cale par le vagin; 3" les fistules vésico-vaginales; 4" ^a taille

(i)Les variétés dans la profondeur du cul-de-sac de réflexion du péritoine, indiquées par les chirurgiens modernes, me paraissent en général devoir être interprétées par les variétés de ca{)aclté dans la vessie des individus cliez lesquels ces observations ont été faites. La dispositiou du péritoine m'a paru identiquement la même chez tous les individus.

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