‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 153 sur 185 · ORGANES GÉNITO-URINAIRES, CAPSULES SURRÉNALES 72I · texte numérisé non relu

ORGANES GÉNITO-URINAIRES, CAPSULES SURRÉNALES 72I

La dénomination de capsules atrabilaires , qui leur a été donnée par Bartholin , vient sans doute de cette coloration bi'un foncé de îeui surface interne. Cet anatomiste, qui les regardait comme des petites poches ou capsules , pensait qu'elles étaient le réservoir de ce'^liquide noirâtre, sanguis «/^er (Bartholin), succiis atrahilarius ^ atramentuvi glandulosiiin (Lecat), auquel les anciens donnaient le nom d'atrabiîe.

Texture. Les capsules surrénales sont constituées par deux substances : l'une externe , corticale , jaupâtre , striée , Texture. qui forme la presque totalité de l'épaisseur de la capsule ;

1, . , . , ,, T, Deux sub-

1 autre, interne , centrale, qui se présente sous 1 aspect dune ^.^^^^^ „„g couche molle d'un brun marron foncé , traversée par un corticale , une grand nombre de vaisseaux. La disposition striée de la cou- *^~^ che corticale, qui est si facile à observer chez les grands animaux, s'efface assez souvent chez l'homme, où la capsule semble convertie en une lamelle jaunâtre, mince, repliée sur ellemême. L'aspect lobuleux de sa surface n'est qu'une apparence et tient aux sillons vasculaires qui la parcourent. La disposition granuleuse admise par la plupart des auteurs, qui ont donné aux capsules surrénales le nom de glandes, n'est pas parfaitement démontré.

Une membrane fibreuse ,^ analogue à la membrane propre -^ , „ ^ du rein, revêt les capsules surrénales. (ïLiensé.

Les artères capsulaires sont très-nombreuses et très-volumineuses, eu égard à la petitesse de l'organe. Elles se divisent Anères. en supérieures^ branches de la phrénique, en moyennes ^ qui viennent directement de l'aorte, et en inféiieures^ qui sont fournies par les rénales.

Les veines sont très-volumineuses , et se rendent immé- Veiucs. diatementdans la veine-cave; c'est pour elles qu'existe surtout le sillon antérieur. On a cru qu'elles s'ouvraient directement dans la cavité de la capsule, vu la facilité avec laquelle les injections d'air ou d'un liquide quelconque poussées par ces vaisseauxdistendentlacapsLile.il est probable que dans ce cas il y a déchirure. Les veines de la capsule droite vont direc-

•;a2 SPL/VNCHNOLOGIE.

tement dans la veine-cave inférieure. Les veines de la capsule gauche vont dans la veine rénale , du même côté. Vaisseaux Les uaîsseaux lymphatiques sont peu connus.

IvEupbatiques. , ^ ^ i • i- / ti •

Les nerjs sont extrêmement multiplies, ils viennent : Nerfs 1° directement des gangtîons semi-lunaires et du plexus so-

laire; 1^ des plexus rénaux.

Il u'y a pas On cherche vainement dans les capsules surrénales le canal excréteur admis par plusieurs anatomlstes, et que les uns conduisaient dans lehassinet, les autres au testicule chez l'homme et à l'ovaire chez la femme.

Développement.

Les capsules surrénales sont proportionellement bien plus Développe- développées chez le fœtus que chez l'adulte, et leur dévelop ''P* pement présente cela de remarquable , c'est qu'il est en rai

cretear.

ment des sales

surren

les. son inverse de celui des reins. Elles sont déjà distinctes vers

le deuxième mois de la vie intra-utérine, et surpassent alors le rein en poids et en volume. Cette prédominance persiste pendant tout le troisième mois. A quatre mois, les reins et les capsules surrénales sont égaux en volume. A six mois, le volume des capsules n'est plus que moitié de celui des reins, A la naissance, il n'est plus que le tiers.

L'existence d'une cavité n'est pas mieux démontrée chez le fœtus que chez l'adulte

Chez les vieillards, les capsules surrénales sont quelquefois très-volumineuses : leur couleur est constamment jaunâtre à cet âge de la vie.

Usages,

Les usages des capsules surrénales sont inconnus ; nous ignorons même si nous devons les classer parmi les organes glanduleux. Le grand nombre de vaisseaux qu'elles reçoivent et qu'elles émettent, le grand nombre de nerfs qui s'y distribuent prouvent assez qu'il se passe dans ces organes autre chose que des phénomènes nutritifs. Leur anatomie pathologique, qui est encore à faire, pourra peut-être jeter quelque jour sur ce point obscur de physiologie.

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