RÉGION POSTER. DU TRONC. GRAND BT PETIT OBLIQUES
cule de l'arc postérieur de l'atlas , le grand droit du tubercule supérieur de l'apophyse épineuse de l'axis; tous deux Djjgcti se portent, en s'élargissant, obliquement de bas en haut et de dedans en dehors. L'axoïdo-occipital (grand droit), Insertions, beaucoup plus considérable , beaucoup plus oblique , vient s insérer en dehors des inégalités qu'on observe au-dessous de la ligne occipitale inférieure; l'atloïdo - occipital ( petit droit) s'insère en dedans. Le nom de droits convient donc bien peu à ces muscles, car ils sont obliques, surtout le pre- obliquité de mier; mais ils le sont moins que les muscles qui les avoisi- ^^s™"^''^^. nent, et qu'on a appelés par opposition obliques. L'obliquité
de ces muscles , en augmentant leur Ion «jucur , permet des ^^^nt^'S^sde , ^ ^ ° , ^ cette obliquité
mouvemens plus étendus, en même temps qu'elle leur permet de concourir aux mouvemens de rotation de la tête.
Du grand oblique, ou oblique inférieur; du petit oblique, ou oblique supérieur de la tête.
Le srand oblique ou oblique inférieur pourrait être ap- ^® %vsxiA.
- ° , , , . } r . . ^ oblique est un
pelé, eu égard a ses insertions, epmeux transversaire axoï- épineux transdoatloïdien : il représente en effet un gros faisceau du long ^ersaire. dorsal. Le petit oblique ou oblique supérieur pourrait être , ,. ^® P^*'*
' ■' ^ . . oblique un
appelé pour la même raison transversaire épineux atloïdo- trausversaire occipital; il représente un gros faisceau du transversaire ^l""^"^épineux. Le premier ou grand oblique naît du sommet de insertions l'apophyse épineuse de l'axis, en dehors du grand droit , ^° S^'^"^ °^^'" au-dessus du transversaire épineux, forme un gros faisceau cylindrique qui se dirige presque horizontalement en de- Sa direction, hors, pour venir s'insérer en arrière et en bas de l'apophyse transverse de l'atlas , laquelle est excavée pour cette ifisertion {^axoido-atloldien ^ Chauss.). Le second ou petit insertionsda oblique naît par des fibres aponévrotiques très-longues, de P®'^*°*^''*î"^' la partie supérieure de l'apophyse transverse de l'atlas, se dirige sous un angle de 45° environ vers l'occipital, auquel sa direction. il s'insère , non loin de l'apophyse mastoïde , par des fibres a. 4
5(9 ïâYÔiOGlÊ.
tendineuses moins prononcées que celles d'origine ( atloî-
dien sous-JimstoïdierijChsiUss,).
Le grand H résulte de celte différence de direction que le grand et 'le' gfan'd ^^^o'it postérieur , le petit oblique et le grand oblique forobliqne cons- nient de chaque côté un triangle équilatéral , dans l'inter-
titiient de cha- n i i • % • i i
que côté un valle desquels se voit une bonne partie des muscles petits
triangle éqni- droitS.
latéral.
Connexions. Recouverts en arrière par le grand comjRàpfoits, plexus, dont ils sont séparés par une lame aponévrotique très-forte et par du tissu cellulaire abondant , les quatre muscles droits et obliques recouvrent l'arc postérieur de l'atlas et les ligamens postérieurs des articulations atloïdo-occipitale et atloïdo-axoïdienne.
Résumé des .muscles spinaux postérieurs.
D'après ce qui vient d'être dit, il sera facile de comprendre la loi qui préside à la disposition des faisceaux innombrables, et au premier abord inextricables , dont l'ensemble constitue la masse musculaire qui a été désignée sous le nom générique de muscles spinaux postérieurs.
Nous rappellerons d'abord que les leviers , à l'extrémité
Il existe 11- 1 • ^ 1 r 1 '
trois séries desquels Viennent en dernière analyse se nxer tous les mus-
âe leviers, ou clés spinaux, sont : i" la rangée des apophyses épineuses;
tion pourXs ^^ ^^^^^ "^^s apophyses articulaires; 3° celle enfin des apophy-
nanx rieurs
muscles spi- ses transverscs et des côtes , que tant de motifs autorisent à regarder comme des prolougemens de ces apophyses.
Nous supposerons que ces trois séries de leviers, et par conséquent de points d'insertion , sont représentés par trois
lignes verticales.
Nous rappellerons aussi que les apophyses transverses
Ligne des dorsales sont sur la même ligne que les apophyses articulai-
neuses. re§ lombaires et cervicales, et que ce sont les côtes qui sont
BÉGION POST. DU TRONC. ACTION DES MUSCLES SPIN. POST. 5l
sur îa même ligne que les apophyses transverses ou costifor- Ligne des mes lombaires, et sur la même li^ne que les racines antérieures "pop^^^s '^r-
' . . ticulaires.
des apophyses cervicales. {Voy. ce qui a été dit dans l'Ostéo- j^j , logie, pag. 71.) Ces données étant admises , nous pouvons apophyses
,,,. , 1 . ,. r ^ ' transverses.
établir que tous les muscles spmaux postérieurs se réduisent
f. . . Tous les mus-
aux faisceau x suivans : ^l^^ ,pj„^„^ ^^
•1°. Muscles verticaux internes ou épineux, comprenant rédaisem ; le long épineux du dos de Winslow (portion interne et su- 1°. Emnasperficielie du long dorsal), les interépineux du cou, auxquels ?^^ verticaux
^ " y?x •'1 internes oa
se joignent les grand et petit droits postérieurs de la tête. épineux ;
2". Muscles verticaux externes ^ latéraux ou transversaires, destmes aux apophyses transverses ou costiiormes : ils com- ^j^^ verticaux prennent les sacro-lombaire et intertransversaires , au nom- externes ou
î 1 T , '111 transversairest
bre desquels on peut ranger le carre des lombes. '
3°. Muscles obliques épineux transversaires et articulaires •* 30 e i" le long dorsal , ayant pour appendice le transversaire du clés obliques cou et le petit complexus ; 1° le splénius; 3° le grand obli- vLsaires et arque ou oblique inférieur, ticulaires ;
4°. Muscles obliques transversaires et articulaires épineux :
^ . , . ' , 4°. En mus-
1" le transversaire épineux; a** le grand complexus; 3" le petit des obliques oblique , ou oblique supérieur de la tête. transversaires
^ ' a r épineux.
Action des muscles spinaux postérieurs.
La loi qui préside à la disposition générale des muscles spinaux postérieurs étant une fois établie, il devient très-facile de déterminer le mode d'action de tous ces muscles , et de réduire à la plus simple expression leur mécanisme en apparence si compliqvié.
1° Les faisceaux épineux longs et courts , étant verticaux, redressent directement la colonne vertébrale : telle est l'ac- ^^^ ^-^j^ '^^^^ tion des faisceaux qui constituent le long épineux du dos et épineux ou les interépineux du cou ; les petit et grand droits postérieurs !^^j,jj^^*^^"^ ^ de la tête, en même temps qu'ils étendent la tête, lui impriment, à cause de leur obliquité, un mouvemeat de rotation
52 MYOLOGIE.
en vertu duquel la face est dirigée de leur côté; lorsque les muscles droits des deux côtés se contractent, la tête est renversée directement en arrière.
i". Les faisceaux du sacro-lombaire étant verticaux et . . j latéraux , redressent la colonne vertébrale en l'inclinant de
Action des , . .
faîsceauxtrans- leur côté, lorsqu'ils agissent d'un seul côté seulement, et la versaires ou j-g^jj-eggent directement lorsqu'ils agissent des deux côtés à la
verticaux la- , t. o
téraax. fois.
3°. Les faisceaux du long dorsal ( épineux transversaire et
faisceanx obli- articulaire) , prenant leur point d'appui sur l'épine, et leur
qnes épineux point mobile sc partageant entre les apophyses articulaires
transversaires. ^ i -, ^ i "^ • ^
et les apophyses transverses ou les cotes, agissent pour redresser la colonne vertébrale et la maintenir redressée; mais leur obliquité a pour résultat un mouvement léger de rotation , moindre pour les faisceaux qui vont aux apophyses articulaires, plus considérable pour ceux qui vont aux apophyses transverses ; mouvement par lequel la par- , tie antérieure du tronc est dirigée du même côté. Quand les muscles des deux côtés agissent ensemble, l épine est Le splénîns ^^^'"'^^s*^^ directement. Le splénius, qui est pour la tête
est l'épineux et pour les premières vertèbres cervicales le représentant
transversaire , , i i •■ i i a • i'
des premières du long dorsal, agit dans le même sens , mais d une ma-
vertèbres de la nière en quelque sorte exagérée. Ainsi , par la contraction
du splénius gauche, la face est tournée à gauche , et la tête
renversée en arrière et à droite ; même action de la part du, Action da i i i- i i- . n' • i i a r\ i i
grand oblique, grand oblique ou oblique inrerieur de la tête. Quand les
deux splénius et les deux obliques inférieurs agissent ensemble , la tête est renversée directement en arrière. Action des 4°' Les faisceaux des transversaires épineux ayant leur. faisceaux obli- point fixe aux apophyscs articulaires ou transverses, et leur
qnes transver- . , ., , , . i' rr
saires ou aiti- pomt mobile aux apopliyscs épineuses, ont, outre 1 eiietcom^
culaires épi- niun de redresser la colonne vertébrale, celui de lui imprimer neux. , . I 1 1 ' • '
un mouvement de rotation en vertu duquel la région antérieure du tronc est dirigée du côté opposé: ce muscle est, à raison de son obliquité, le rotateur par excellence de la
REGION POST. Dtr TRONC. ACT. DES MUSCLES SPIN. POST. 53
colonne vertébrale. Le grand complexus, qui est le trans-
,. 11A 1- «ATA I-c grand
versaire épineux de la tête produit sur la tête le même comniexus est effet, mais d'une manière beaucoup plus marquée. Ainsi , '^ transversai-
. / * 1 ^ r ^^ épineux de
par la contraction du grand complexus gauche, la race est la tête.
dirige'e du côté droit, et la tête est renversée en arrière sur
le côté gauche. Sous le rapport de la rotation, son action est
diamétralement opposée à celle du splénius. Vous concevez , . , rr r Action da
que lorsque tous ces muscles se contractent simultanément , petit oblique les effets opposés se détruisent , et le tronc est directement *"? ? ''1"^ ®'^"
rr - ' perieur.
redressé. L'oblique supérieur de la tête est le congénère du grand complexus sous le point de vue des mouvemens de la tête. „
Succession
Du reste, on comprend la succession d'action qui a lieu d'action de ces dans toute la longueur des muscles spinaux postérieurs. Le ^'^^.^^°^
o ri partir du sa-
sacrum et l'os des îles fournissent un point d appui aux fais- crum jusqu'à ceaux qui meuvent la régiofi lombaire 5 la région lombaire maintenue, devient le point d'appui des faisceaux qui meuvent la région dorsale; celle-ci, des faisceaux qui meuvent la région cervicale; celle-ci, des faisceaux qui meuvent la tête, laquelle a seule des muscles indépendans. Il est impossible de redresser la région dorsale et la partie • inférieure de la région cervicale, sans redresser en même temps la région lombaire; mais on peut mouvoir la tête à volonté, indépendamment de la colonne vertébrale. '^'^^ muscles
T 1 • , . « , .,., . 1 spinaux posté-
JLes muscles spinaux postérieurs font équilibre au poids rieurs font
de tout le tronc; d'où la lassitude causée dans toute la région équilibre au ji^ ,,,.,,. , ., poids de tout
dorsale, et surtout dans la région lombaire, par la station long- i^ temps continuée, la marche, et même la position assise, le dos n'étant pas appuyé; d'où le repos produit par un décubitus horizontal. On voit que la rotation existe à peine aux lombes , au dos, et à la partie inférieure de la région cervicale. Mais à la partie supérieure du cou , la rotation devient un mouvement très-énergique, et qui est en rapport avec la force et l'obliquité des muscles rotateurs.
tronc.
5a myologie.