SPLANCHNOLOGIE
femmes qui ont eu des enfaîis j je l'ai trouvé d'un à deux gros chez de vieilles femmes dont l'utérus était atrophié. Au terme de la grossesse , le poids de l'utérus est d'une livre et demie à trois livres.
Forme de For'Tïie. L'utérus a la forme d'unc petite gourde OU d'une l'utérus. poire aplatie d'avgint en arrière. On le divise en corps et en
co/,- un rétrécissement plus ou moins prononcé établit la limite respective de ces deux parties de l'utérus. Rapports. Rapports. Ils doivent être étudiés en avant, en arrière, sur les côtés, au bordsupérieur ou fond de l'utérus et à l'extrémité inférieure ou vaginale.
^^, 1° Face antérieure. i° Recouverte par le péritoine dans rieure SCS troîs quarts supérieurs , elle est en rapport médiat avec la
face postérieure de la vessie dont elle est souvent séparée par des circonvolutions de l'intestin grêle; 2" dans le quart inférieur de sa hauteur, elle est en contact immédiat avec le bas-fond de la vessie, et lui est unie par un tissu cellulaire assez lâche. Ce dernier rapport explique la fréquence avec laquelle les affections cancéreuses de l'utérus se propagent au bas-fond de la vessie.
Face posté- ^° Face postérieure. Recouverte par le péritoine dans toute rieure. son étendue, elle est en rapport médiat avec la face anté-
rieure du rectum dont la séparent souvent les circonvolutions de l'intestin grêle. Cette face , beaucoup plus convexe que l'antérieure, peut être explorée à travers le rectum. Bords laté- ^° ^^^ borcls latéraux^ légèrement concaves, donnent attaraux. clie aux ligamens larges.
Lit^ameus Ligamens larges. Ce sont deux replis quadrilatères formés larges. pgj. \q péritoine, et transversalement étendus des bords de l'utérus aux parties latérales de l'excavation du bassin. Leur bord supérieur se divise en trois replis ou reliefs, formés , l'im en arrière par les ovaires et leurs ligamens , l'autre en avant par le ligament rond et le troisième ou Leurs trois jjjQygjrj p^j. jgg trompes. C'est cette disposition qui a fait
ailerons. . . .
considérer au ligament large trois ailerons (ailes de chauvesouris , vespertilionis alœ.)
ORGANES GENITO-URINAIRES, UTERUS. 775
Les ligaraens larges peuvent être considérés comme for- LesHgamens
, ,, •11- 1 • 1 larges divisent
mant dans 1 excavation du bassin une cloison transversale , l'excavation dans l'épaisseur de laquelle se trouve contenu l'utérus avec ^^ tassin en
,. .,..,, . -, .., deux moitiés.
ses annexes; cloison qui divise 1 excavation en deux moitiés: une antérieure, qui contient la vessie; une postérieure, dans laquelle est contenu le rectum et presque toujours avec lui des anses intestinales.
Indépendamment des ligamens larges, on voit encore partir des bords de l'utérus, les ligamens de l'ovaire et les ligamens ronds.
Les ligamens ronds , cordons sus-pubiens , sont des liga- Li<ramens mens d'apparence fibreuse, mais qui se continuent manifes ronds. tement avec le tissu de l'utérus. Naissant du bord latéral de l'utérus au-dessous et en avant de la trompe, ils se portent en hauteten dehors en soulevant le feuillet antérieur du ligament large, viennent gagner l'orifice abdominal du trajet inguinal, dans lequel ils s'engagent, et où ils sont accon,pagnés par un prolongement péritonéal qui leur forme une gaîne cjlindroïde^dési^née sous le nom de canal de IS'uck. Onpeutsuivre Du canal de cette gaîne jusqu'à l'oiifice externe diî canal inguinal même, ^^ ' chez les femmes les plus avancées en âge.
Indépendamment des fibres utérines qui entrent dans sa struotare composition, le ligament rond contient un grand nombre de ^^^ ligamens veines qui peuvent devenir variqueuses surtout au niveau de l'orifice externe du canal inguinal où elles ont quelquefois ^"^ reines. simulé une hernie. ^ .
Bord snpe-
é^ ViQoord supérieur Qw fond de T utérus convexe, regarde en rieur ou fond, haut et en avant; il est recouvert par les circonvolutions de l'intestin grêle; il n'atteint jamais dans l'état de vacuité le niveau du détroit supérieur du bassin : aussi n'est-llpas possible de le sentir avec les doigts dans la région hypogastrique. Extrémité
5° \1 extrémité inférieure ou vaginale de l'utérus, nommée "^^g^^^^aussi museau de tanche^ à raison de sa forme, re'jarde en bas et en arrière ; elle est embrassée par le vagin dans lequel elle fait une saillie divisée par une fente transversale en deux livres ; l'une antérieurej l'autre postérieure.
Museau de Le îîîuseau de tanche [os tincœ) est petit, percé d'un oritanche. £^g presque circulaire chez les femmes qui n'ont point eu
Son orifice. (J'enfans ^ chez les femmes qui ont été mères, au contraire,
Ses saillies, ilfaitunesaiîlie plu S Considérable ; sa fente cstplus prononcée et plus alongée dans le sens transversal (i). Chez quelques femmes, le museau ciS tanche offre une longueur assez considérable et une espèce d'hypertrophie qui se concilie avec l'état sain de l'utérus.
Ses lèvres. La lèvre antérieure est plus épaisse que la postérieure qui est un peu plus alongée. Il arrive fréquemment que chez les vieilles femmes toute trace de lèvre disparaît dans le museau de tanche ; l'orifice subsiste seul j dans quelques cas, cet orifice est même oblitéré. Le vagin se termine alors par un culde-sac, au fond duquel on sent au tact un point arrondi dépressible. Cette disparition des lèvres est bien plus fréquente que l'alongement an col utérin , signalé par mon vénérable collègue M. Lalleraand, chirurgien en chef de la Salpétrière.
Cavité de Futértis,
L'utérus est creusé d'une cavité extrêmement petite, proportionnellement au volume de l'organe; cette cavité, dont les parois sontcontiguës, lisses et enduites d'une couche de mucus , forme un triangle curviligne. Nous l'examinerons dans le corps et dans le col.
La cavité du A. Canté clu corps. Elle présente la forme d'un triangle à
corps delute- ^hacun des angles duquel se voit un orifice : i° un inférus est tnan- ...
gUlaire. rieur qui établit une large communication entre la cavité du
corps et celle du col : il n'est pas irare de trouver cet orifice
oblitéré chez les vieilles femmes (2).
(i) J'ai vu des orifices utérins déchirés et comme fendillés en divers sens à la suite de l'accouchement.
(2) Celte obUtératîon qui détermine la rétention du mucus et du sangj et par suite la distension et le ramollissement du corps de ru«3 térus est tellement fréquente que M. Mayer la regarde comme normale chez les vieilles femmes.
ORGANES GiNITO-UEIN AIRES. TJTJ^RtTS. 775
2** Les deux autres orifices sont ceux des trompes. A Orifices tupeine visibles à l'œil nu , ils occupent le fond des cavités in- ^^^^ fundibuliformes que présentent les angles supérieurs de l'utérus, cavités infundibuliformes oui sont le vestige de la di- Cavités in-
.., ii>/ 1* ••' n fandibulifor-
vision du corps de 1 utérus en deux moitiés ou cornes. Cette j^^g division, qui est normale chez les animaux, s'observe quelquefois chez la femme.
L'absence congéniale de la cavité du corps de l'utérus est Absence
.A ^ M' • ^ '^ J ^ 1 t' congénitale de
extrêmement rare ; il n en existait pas de trace dans un ute- ^^ cavité du rus qui m'a été obligeamment adressé par mon collègue le corps. professeur Rostan, bien que la cavité du col persistât, La femme à laquelle il appartenait n'avait jamais été réglée. Il n'est pas besoin de dire qu'elle avait été stérile.
B. La cavité du col est cylindroïde, aplatie d'avant en arrière ^ . . , et présente sur ses parois antérieure et postérieure, des ru- coL gosités qui forment un ensemble assez régulier et constituent pour chacune de ces parois une colonne verticale médiane, s©s colonnes. occupant toute la longueur du col et de laquelle partent, sous des angles plus ou moins aigus, un certain nombre de colonnes (i) plus petites , qui font un relief plus ou moins prononcé , et représentent par leur ensemble une feuille de fougère. Ce sont ces rugosités qui ont reçu le nom d'ai^bre . , , .
" ° '■ =" Arbie de vie
de vie. Elles disparaissent le plus souvent après un premier du col. accouchement, ou du moins il n'en reste que quelques débris. Toutefois il n'est pas très -rare de les trouver dans leur état d'intégrité , même après plusieurs accouchemens ; circonstance qui n'est pas à dédaigner pour la médecine légale.
Du reste, la surface interne de l'utérus est beaucoup plus Différence vasculaire dans le corps que dans le col ; cette différence dans la vascus'observe surtout chez les femmes qui ont succombé dans la fa"e internedn période menstruelle. Chez elles, en effet, on trouve un dé- corps etducoL
(i) Ces ramures variables dans leur disposition ont été décrites |ayeç les plus grands détails , par Haller, Boyer , etc.
77^ SPLANCHNÔLOGIE.
veîoppement vasculaire très-marqué danis le corps, qui est un peu gonflé et ramolli, tandis que le col conserve sa blancheur et sa consistance accoutumées.
Des préten- Un autre caractèi'e de la cavité utérine, c'est de présen-
dus œufs de . j / . I •• ,
Naboth. "^^ vésicules transparentes en nombre plus ou moms
considérable, qui ont été prises pour des ovules par Naboth
(œufs de Nahoth). Ces vésicules ne sont autre chose que des Les follicn- ^ ,,. , . . , " • ' i
les de la cavité lol lieu les muciparcs qui se rencontrent dans la cavité du
ntérine ont corps aussi bien que dans celle du col, mais qui abondent
1 apparence ve- ^ ,, ,, .^ .,
sicoleusc. surtout dans le col au voisinage de l'orifice vaginal , et ne
deviennent apparens que dans les cas où le mucus s'y
^, , , accumule par suite de l'oblitération de leur orifice. Leur
Ilsabondent , , ,
dans le col. développement qui est parfois considérable , a fait croire, dans certains cas, à des maladies plus graves.
On chercha vainement au fond de l'utérus les orifices
Les orifices ^ . , . , . . .
des sinus uté- "Cs smus utenns admis par les anciens anatomistes. Geuxrins n'existent ^i ne se voicnt qu'après l'accouchement et seulement dans le
qu'après lac-.. , ■ •"•
conchement. ^i^u qu occupait le placenta.
Les parois de la cavité utérine , examinées hors l'état de Epaisseur grossessc ont de quatre à six lignes d'épaisseur. La partie la es parois ute- jj^qJj^j. épaisse Correspond à l'insertion des trompes utérines; L'utérus n'a guère dans ce point que deux lignes d'épaisseur. Les parois du col sont moins épaisses que celles du corps.
Structure de l'utérus. #
Un tissu propre, une membrane externe péritonéale, une membrane interne muqueuse, des vaisseaux et des nerfs, telles sont les parties constituantes de l'utérus. Tissu pro- K, Tissu propre. Il est grisâtre , très -dense, très-résistant pre de l'utérus, g^ criaut SOUS le scalpel à la manière d'un cartilage. Si la consistance du corps paraît moindre que celle du col, cela provient uniquement de ce que le premier est plus fréquemment que l'autre le siège d'une fluxion sanguine.
î^e tissu propre de l'utérus est composé de fibres j c'est-^-^
ORÛANES GÉWIÏO-tJRlNAlÈ'ES, UTERUS. 777
dire de parties disposées linéairement. Ces fibres sont-elles
de même nature que le tissu fibreux, sont-elles musculaires. , ^ c e e
T. ' 'du tissu pro-
ou bien encore doivent-elles être rapprochées du tissu jaune prederutérus. des artères? Les considérations suivantes répondront à ces diverses questions.
Hors l'état de orossesse 5 les parois de l'utérus paraissent Hors l'état
, ^ P 1 1 '^^ grossesse.
composées d'un tissu fibreux que traverse un grand nombre de vaisseaux. Pendant la grossesse , ou par suite du déve- Pendant la loppement de tumeurs , d'accumulation de liquide dans sa grossesse. cavité, le tissu propre revêt tous les attributs du tissu musculaire , tel qu'on le trouve dans les appareils de la vie organique, et possède comme lui la contractilité.
La présence d'un fœtus ou d'un corps étranger au sein de La grossesse l'utérus, aurait-elle donc pour effet d'opérer une transforma- met en lumière tion dans le tissu de cet organe (i). Non, sans doute; mais la nmsculairevoifluxion si considérable dont l'utérus devient le siège, et qui 1 cependant l'é-
X 1 T . 1 1 ' 1 j ri ^ > tat de vacuité
amené la distension et le développement ae sesnbres, met a jei'mérus. ' nu une structure qui était voilée par l'état de condensation et d'atrophie, entretenu par l'inertie ou le défaut d'action.
Cette manière de voir se trouve d'ailleurs pleinement ,
A Preuves de
confirmée par les obsei'vations microscopiques de Rœderer, cette structure.
et parles expériences chimiques de Schwilgué; ajoutez à cela les résultats fournis par l'anatomie comparée, qui même dans l'état de vacuité , démontre dans la matrice des animaux l'existence de fibres musculaires , les unes circulaires, les autres longitudinales.
La nature des fibres de l'utérus étant une fois constatée, il s'agit d'en déterminer la direction. Or, parmi les anatomistes, Direction des
•I' • 1 -Bfl- 1 :•! 5 • filtres' de l'u-
il en est qui admettent avec Malpighi etMonro, qu il n y a rien jérus. de régulier dans la disposition de ces fibres, et que leur entre-
(i) Je crois avoir démontré par des faits ( Voy. Essai sur l'anatomie -pathologique, 1816) que trois tissus seulement, le musculaire, le nerveux et I9 glanduleux n'étaient jamais le produit des transformations organiques.
lacement est inextricable. On doit avouer que dans l'état de vacuité de l'utérus, il paraît en être ainsi ; mais dans l'état de gestation , l'intricalion du tissu devient assez facile à débrouiller pour le plus grand nombre des fibres (1). Direction, 1° 1° DttJis h corps. Gouche extérieure mince composée, ae la couche jO (j'yjj faisceau médian, vertical, qui occupe l'une et l'autre
extérieare des tu'oi' r •
fibres Utérines. laces de i uterusj 2" d un autre taisceau qui en occupe le fond ; 3" de fibres obliques, ascendantes et descendantes, qui convergent vers les trompes utérines, les ligamens ronds et les ligamens des ovaires , lesquels sont constitués par un prolongement de ces fibres. Cette première coucbe ou couche superficielle, appartient exclusivement au corps de l'utérus. 2° De la cou- 4° La coucbe profonde du corps est formée de fibres circu-
che profonde. Jair^g^ disposées suivant deux séries concentriques. Chacune
de ces séries forme un cône dont le sommet répond à la
trompe , et dont la base qui regarde la ligne médiane vient
se confondre avec celle du cône opposé.
Directiondes 2° Le coL est exclusivement composé de fibres circulaires
fibres du col. q^j s'entrecroisent, à angles très-aigus.
Les données fournies par l'anatomie comparée sont par- Concordance „ . 11».- • ' \ 1 des faits four- îaitement en rapport avec la description qui précède,
nis par l'anato- Ainsi l'utérus d'une truie qui venait de mettre bas , m'a démie comparée. ' ^ ^ i^ 1'. ' ^ montre , i* que le col est exclusivement compose de
fibres circulaires ; 2° que les cornes {^aduterum de M. Geoffroy St-Hilaire ) , qui remplacent le corps de l'utérus de la femme, tient constituées par deux couches de fibres : l'une extérieure longitudinale, l'autre profonde circulaire. En voyant cette disposition, on est nécessairement conduit à réconnaître que le corps de l'utérus, chez la femme, résulte évidemment de deux aduterum adossés, qui communiquent
(i) Hunter, Anatomia uteri ; Rosemberger dans Schlegel, 1^/log. oper. minor. ad nrtem obstetic. Lipsise, tome a, page 296.
Mémoire présenté à l'Académie de médecine par Mme Boivin , octobre 1821.
ORGANES GIÉNITO-URINAIRES. DTERUS. 779
entre eux, au lieu de s'ouvrir isolément dans la cavité du col.
Etudié dans l'état de grossesse, le tissu de l'utérus est tra- Sinns uté-
, -, . . ^ . A rins.
verse par des canaux veineux, smus utérins^ extrêmement considérables , surtout au niveau de l'insertion du placenta. Ce «;«îerus est
' : ^ un tisïu erec-
grand nombre de vaisseaux donne à la texture de Tutérlis l'as- tiie à parois pect d'un tissu érectile ou caverneux àparoismusculeuses(i). ™,^scnlease?-
B. Membrane externe ou péritoriéale. Le péritoine qui a re- Membrane vêtu la face postérieure de la vessie , se réfléchit sur la face pentoneale, antérieure de l'utérus dont il recouvre les trois quarts supérieurs seulement, le quart inférieur répondant immédiatement à la vessie. Arrivé sur le fond de l'utérus , il gagne
la paroi postérieure, qu'il revêt en entier, se prolonge un peu sur le vagin , et se réfléchit sur le rectum. C'est le prolonge- larges. ment transversal de cette même tunique péritonéalequi cons- ^igamens vétitue les ligamens larges. Deux replis falciformes que pré- sico-ntérins. sente cette membrane dans l'intervalle qui sépare la vessie Recto-ntede i utérus, portent le nom de ligamens "vesico-utermsj deux autres placés dans l'intervalle du rectum et de la vessie, s'appellent recto-utérms.
Très-làche vers les bords de l'utérus , l'adhérence du péri- AdliéreTice toine devient d'autant plus intime, qu'on se rapproche davan- «^e la tunique tage de la ligne médiane. Dans l'état de développement qu'il acquiert pendant la grossesse, l'utérus s'approprie le péritoine des ligamens larges, espèces de mésentères qui se dédoublent pour prêter à l'ampliation de cet organe.
C. Membrane interne ou muqueuse. Les anatouiistes qui ont , ,
J- '- Membrane
étudié la surface interne de l'utérus après l'accouchement . muqueuse utéet en particulier Morgagni et Chaussier, en ont contesté "°^' l'existence , aussi bien que ceux qui n'admettent une muqueuse que là où on peut la montrer séparée dans une certaine étendue. Mais la présence d'une membrane muqueuse
(i) Cette association du tissu érectile et du tissu musculaire se retrouve aussi dans la verge du cheval , et peut-être dans celle de l'homme.
780 SPIiANCHNOLOGÏE.
à la surface interne de i'utérus me paraît incontestable d'a-
près les considérations suivantes :
Existence de o nn ^ •^' • • .. t ^ ' •
la membr n loute cavite Organique communiquant avec 1 extérieur
muquense nté- est tapissée par une membrane muqueuse : pourquoi la cavité utérin* ferait-elle seule exception à cette règle ? Preuves ana- ^*' L'anatomie démontre que la muqueuse du vagin se tomiques. continue dans la cavité du col, puis dans celle du corps de l'utérus. Seulement en pénétrant dans la cavité utérine , elle s'y dépouille de son épitlielium. Malgré les difficultés que font naître , pour la dissection , la ténuité de la muqueuse , et son adhérence extrêm^e au tissu de l'utérus, la présence de cette membrane est démontrée par les observations suivantes, 1° vue à la loupe, la surface interne de i'utérus offre une disposition papillaire, mais à papilles très-peu développées ; 2° cette surface interne est parsemée de follicules ou cryptes dont on peut exprimer le mucus par une foule de points, et qui forment de petites vésicules, quand ils sont distendus par le mucus que retient leur orifice obstrué ou oblitéré; 3" elle présente une grande vascularité et un réseau capillaire dont l'aspect est le même que celui des autres muqueuses]; 4*^ enfin elle est continuellement lubréfiée par des mucosités. p Quant aux inductions déduites de l'observation pathologique,
tbologîques. on voit que la sui^face interne de l'utérus est sujette, comme toutes les autres muqueuses, aux hémorragies spontanées par exhalation et sans déchirure, aux sécrétions catarrhales et aux végétations nommées polypes muqueux , vésiculeux et fibreux. Or, on admet généralement que là où il y a identité d'affections, il y a aussi identité de nature. Dissociation Pendant la grossesse, les élémens de la muqueuse se disses élémens de socient ; ses vaisseaux deviennent pénicillés, et prennent un
la muqueuse . . , 11 / • ^
pendant la grand accroissement ; mais a mesure que 1 utérus revient a
grossesse. ggg premières dimensions, la muqueuse se rétablit dans
sa forme primitive et les élémens dissociés se rapprochent. 11
semble que cette membrane ait été détruite par une véri-!-
table exfoliation et qu'elle se reconstitue de toutes pièces,
ORGAKES GÉÎÎITO-URINAÏRES. UTERUS. 78 1
Les artères de l'utérus proviennent de deux sources: Artères ntéi° les principales naissent de rhypogastriqrie , et prennent le nom d'artères utérines ; 2° d'autres viennent des spermatiques ou ovariques, gagnent les bords de l'utérus, et se distribuent dans cet organe : les unes et les autres décrivent de nombreuses flexuosités.
Les p-emcy sont remarquables par leur volume énorme pen- y. dant la grossesse, et après l'accouchement; on a donné le nom de sinus utérins aux grosses veines que l'on rencontre à cette Sinus utéépoque dans le tissu de l organe, et cette dénomination nest ""^' pas tout-à-fait dénuée de fondement, car ces canaux veineux sont constitués par la tunique interne des veines qui adhère au tissu propre de l'utérus de la même manière que dans les sinus dé la dure-mère, un prolongement de la tunique veineuse interne , adhère au tissu fibreux de cette membrane.
. Ties vaisseaux lymphatiques ^ que je n'ai bien étudiés que Vaisseaux pendantla grossesse et après l'accouchement, époque à laquelle ^™P ^ iques. je les ai souvent trouvé? pleins de pus, offrent comme les veines un volume extrêmement considérable (i) , ils forment divers plans dans l'épaisseur de l'utérusries superficiels, senties plus développés; ils vont se rendre dans les ganglions pelviens et lombaires; quelques-uns accompagnent les veines ovariques.
Nerfs. Très-bien décrits et représentés par Tiedemann , Nerfs. tels qu'ofi les voit dans i'élatde grossesse, ils proviennent les uns dés plexus rénaux, et arrivent à l'utérus accolés aux artères ovariques; les autres, tlu plexus hjpogasîrique : ceux-ci sont formés par quelques branches antérieures des nerfs sacrés, et par des branches provenant des ganglions lombaires.
DéveioppemeuL
On s'accorde généralement à dire que le corps de l'utérus est toujours bifide ou bicorne , chez, l'embryon, jus-
(t) Voy. Anatoinie pathologique SiMQC-^\wid\Qi,\ïsx3X&Qn xiv.
782 SPLANCHNOLOOïE.
Développe. ^.^'^ ^^ fiî» du troisième mois ; et que vers la fin du quament de l'nté- trième, les deux moitiés sont réunies pour constituer une ca- Vite unique. Je n ai point observé cette bifidité dans les premiers temps de la vie intra-utérine.
Pendant la vie fœtale, l'utérus au lieu de présenter la forme qu'il doit offrir dans la suite, offre une prédominance marquée du col sur le corps. A cette époque la partie la plus large de l'utérus correspond à son extrémité vaginale.
Après la naissance et jusqu'à la puberté , îe développe- Il est stfl- ment de l'utérus est pour ainsi dire stationnaire , en sorte qu'àlapnberté. ^"^5 d'après les observations de Rœderer, confirmées par M. le professeur Dugès, il est long de douze à quatorze lignes chez Fenfant naissant , et n'a qu'un pouce et demi chez l'enfant de dix ans.
A l'époque de la puberté, l'utérus acquiert en peu de temps les dimensions qu'il devra conserver par la suite : à la même
Il se deve- époque , il devient le siège d'une exhalation sanguine périoloppe a la pa- , . . . . a r
berté. dique, qui constitue la menstruation.
Dans la vieillesse, l'utérus s'atrophie, se déforme; un réjj , , . trécissement plus marqué sépare le col et îe corps. Ces deux dans la vieil- parties de l'utérus semblent devenir plus indépendantes l'une ^^^^' de l'autre ; les lèvres du museau de tanche s'effacent le plus
souvent chez les vieilles femmes. Le tissu du corps conserve de la mollesse^, le tissu du col devient d'une extrême densité, La situation de l'utérus présente des différences ftotables dans les divers âges. Chez le fœtus, il déborde le détroit'supérieur , et plonge dans la cavité abdominale j après la naissance , et par suite du développement du bassin , il paraît s'enfoncer peu à peu dans l'excavation. A l'âge de dix ans, le fond de l'utérus répond au niveau du détroit supérieur; plus tard, il répond au-dessous» Chez les vieilles femmes, on le trouve ordinairement incliné à droite ou à gauche , ou renversé en arrière sur le rectum.
Usages.
L'utérus est i'organe de la gestation , c'est dans sa ca
ORGANES GÉNITO-ÎTRINAlRES. VAGInI 788
vite que le germe fécondé est mis en dépôt , et trouve des conditions les plus favorables à son développement. L'utérus est encore l'agent principal de l'expulsion du fœtus.
VAGIK.
La 'vagin est un conduit membraneux qui s'étend de la \\i[ye2iY\iléT\ï& [conduit 'vulifo-utérin)jel (^m est tout à la fois et l'organe de copulation delà femme, et le coçduit destiné au passage du sang menstruel et du produit de la conception.
Situé dans l'excavation du bassin entre la vessie et le rec- Situation, tum, maintenu dans sa position par des adhérences assez intimes avec les parties environnantes , le vagin n'est pas tellement fixe qu'il ne puisse subir un renversement sur luimême, à la manière d'un doigt de gant.
Direction. Sa direction est oblique d'arrière en avant et Direction de haut en bas, c'est-à-dire, qu'elle se confond avec l'axe du °^ ^^^• détroit inférieur. L'utérus ayant d'une autre part le même axe que le détroit supérieur, il en résulte que l'utérus et le vagin forment un angle ou coude à concavité tournée erj avant.
Forme et dimensions. Le vagin a la forme d'un cylindre Forme etdiaplati d'avant en arrière, à parois cdntiguës, comme on le ™^"^'o°^voit lors de l'application du spéculum. Sa longueur est de quatre à cinq pouces; quelquefois il est beaucoup plus court: je l'ai vu réduit à un pouce et demi de longueur. Cette briè- Brièveté
veté congéniale doit être distinguée de la brièveté apparente congéniale. due à l'abaissement de l'utérus.
Le vagin n'a pas les mêmes diamètres dans les divers points de sa longueur. Son orifice inférieur est la partie la plus Diamètres.; étroite ; son extrémité supérieure offre au contraire le diamètre le pluvS considérable. Chez les femmes qui ont eu des enfans, le fond du vagin forme une vaste ampoule, dans laquelle le spéculum peut décrire les mouvemens les plus étendus , et dans laquelle aussi une quantité considérable de sang peut s'accumuler dans les hémorragies.
^84 SPLANCHNOLOGIE.
Dilatabilité Du restc, ce conduit est dilatable, comme le prouve la ° , . parturition ; il est en même temps élastique et revient sur
Son elasti- -» , ^ ^15 i • i
cité. ^ lui-même après 1 accouchement , au pomt de recouvrer à
ilestsuscep- peu pi'ès SCS dimensions premières. Il est susceptible aussi,
ti e une j^j^ toutc apparence, d'un mouvement de contraction ver-
contraclion 1 r '
vermiculaire. miculaire.
Ra ports du Ri^pports. Enavant^ où il présente une concavité légère, il vagin. répond axi bas-fond de la vessie, auquel il est uni par un tissu
l' En avant. Cellulaire filamenteux très-serré, analogue au tissu du dartos j le vagin ne saurait être isolé du canal de l'urètre, qui paraît comme creusé dans son épaisseur. L'adhérence intime du vagin à la vessie et au canal de l'urèthre explique pourquoi ces derniers organes sont constamment entraînés dans les déplacemens de l'utérus.
„„ .. Rapports en arrière. En arrière, le vagin répond au rec'
2° En arrière. li 'or
tum d'une manière médiate et par riniermède du péritoine
Laxité des dans son quart supérieur , immédiatement dans ses trois
adhérences dn quarts inférieurs. Le vagin adhère au rectum pai*un tissu
vagin avec le 1 •• 1 1 < . . ,.
rectum. filamenteux dartoide, analogue a celui que nous avons dit
exister entre la vessie et le vagin, mais beaucoup plus îàchej en sorte que, le rectum n'est pas entraîné dans les déplacemens du vagin.
Les bords latéraux du vagin donnent attache en haut aux
3' Sur les , ^ ,. '
côtés. ligameiis larges; en bas , a 1 aponévrose pelvienne, au muscle
releveur, et répondent au tissu cellulaire pelvien et à des plexus veineux.
terne. ' Surface interne. La surface interne du vagin est recou-
verte par un épithélium très-facile à démontrer, et qui se prolonge jusque dans l'orifice utérin, où il se termine par une sorte de bord dentelé à la manière de l'épiderme œsophagien par rapport à l'estomac. Cette surface offresur deux parois, et plus particulièrement sur la paroi antérieure, et près de l'orifice vulvaire , des rides ou plutôt des saillies transversales qui représentent assez bien les rugosités peu régulières de la voûte palatine; ces rugosités partent toutes d'une ligne médiane ou crête saillante, qui se prolonge sou-
ORGANES G:BNTTO-UBINAtRF,S. VAGIN. 78$
la forme d'un raphé médian tout !e long de la paroi anté- Raphés oa
1 •! l'ji • ^ ' • '.. • colonnes du
rieuredu vagm : leraphedela paroi postérieure n est pas aussi ^^ j^^ prononcé que celui de la paroi antérieure. Ces deux raphés médians sont appelés colonnes du vagin. Ils sont le vestige de la cloison vaginale médiane qui coïncide le plus souvent avec la bifidité de l'utérus et qui en est quelquefois indépendante.
Les rides transversales du vagin, très-multipliées chez l'enlantnouveau-neet chez les vierges, s eiracent en partie après transversales l'accouchement à la partie supérieure du vagin j mais elles '*" vagm. persistent toujours à la partie inférieure. Ces rides ne sont pas des plis, etne paraissent pas servir à l'ampliation du vagin.
Uextrémité supérieure du vagin embrasse le col de l'uté- Extréinité rus j sur lequel il se prolonge sans ligne de démarcation, for- supérieure. xnant autour du museau de tanche une rigole circulaire plus profonde en arrière qu'en avant.
\1 extrémité inférieure ou orifice vulvaire présente en Orifice vuiavant une saillie transversale très-rugueuse. Cette saillie qui ^^""^ s'aperçoit aussitôt qu'on écarte les grandes et les petites lèvres, rétrécit et semble même obturer l'entrée du vagin.
Chez les vierges, l'orifice vulvaire est pourvu d'une membrane, sur la forme et sur l'existence de laquelle se sont élevées de nombreuses contestations : c'est la membrane hymen , espece dediaphragme interpose entre les parties génitales inter- bymen. nés, d'une part, et d'une autre part les parties génitales externes etles voies urinaires. Cette membrane a la forme d'un croissant à concavité antérieure qui obture les parties postérieure et latérales du vagin: elle représente quelquefois un cercle complet perforé à sa partie moyenne. Son bord libre est frangéj sa largeur qui estplus ou moins considérable, suivant les sujets, établit des différences dans les dimensions de l'orifice du vagin. Il n'est pas très-rare de voir l'hymen former «ne membrane complète et déterminer ainsi le vice de conformation connu sous le nom d'imperforation du vagin.
L'hymen est constitué par un repli niuqueux plus ou moins résistant, contenant dans son épaisseur du tissu cellu-
■^86 SPLAXCHÎfOLOGlE.
laire et quelques vaisseaux. Les débiis qu'il laisse après sa Caioncules aéchirure constituent les caroncules myrtiformes en nora-
œTrtiformes. , -iii-i • ...
bre yanable depuis deux jusqu a Cinq.
Structuse. Structure du i>agin. Les parois du vagin sont constituées par un tissu spongieux érectile interposé à deux lames fibreu- ^**^^ *■ ses très-résistantes dont l'externe est plus épaisse que l'interne. Autour de ce tissu érectile se voit une couche assez épaisse analogue au tissu du dartos condensé. Je ne saurais admettre avec quelques anatomistes une identité de structure entre llestentotué les parois du vagin et celles de l'utérus; car dans aucune cirpar aue cou- constance le vagin ne prend le caractère musculaire de
che de tissa , . ^ ^ ^ , , . i -. i , •
daitoïde, ce dernier organe. La présence du tissu dartoide lui permet un mouvement verraiculaire obscur qui s'ajoute à son élasticité.
Mince dans sa paroi postérieure et dans la partie la plus
Epaisseur de élevée de Sa paroi antérieure, le vagin s'épaissit beaucoup ses parois. . i i i i- < i • a , i
au niveau du canal de 1 urethre, qui paraît comme creuse dans son épaisseur, et se termine par un renflement rugueux trèsconsidérable , qui forme à l'enti'ée du vagin la saillie déjà mentionné , et qui n'est autre chose qu'un tissu spongieux très-dense.
Caractères La muqueuse du vagin est remarquable par 1 épaisseur de de la maqueu- gQj^ épithéUum, par SOU adhérence intime avec la membrane
se ragmaie. i ' i
propre, par ses papilles extrêmement développées, surtout à l'entréedu vagin, où les rides et les rugosités ne sont qu'une exagération des papilles. Les follicules muqueux sont faciles à démontrer. BalLe du Bulbe du pagi'ji. Indépendamment du renflement sponvagia. gieux que présente l'orifice du vagin , il existe en avant et
de chaque côté de cet orifice un renflement ou corps caverneux remplissant l'intervalle qui sépare l'entrée du vagin des racines du clitoris. Peu épais à sa partie moyenne où il est placé entre le méat urinaire et la réunion des racines du clitoris, ii se renfle progressivement à partir de cette portion moyenne, et se termine en ba s^r les côtés du
OTlGAlîJÎS GiNITO-tTRISAIRES. VAGIN. 787
vagin parune extrémité renflée. La paroi postérieure du vagin en est seule dépourvue. Par sa position , aussi bien que par sa forme, il représente le bulbe uréthral de l'homme (i).
Muscle constricteur du 'vagîn. Muscle pair, qui occupe les MnsclecG parties latérales de l'orifice du vagin, et dont la disposition re- trictear du vaprésente assez bien celle du bulbo-caverneux de l'homme. Il
glD.
naît au-devant du rectum
par
espèce
d'entrelacement
Ses rapports.
musculeux commun aux deux constricteurs et au sphincter, se porte d'arrière en avant sous la forme d'une bandelette aplatie, et vient se terminer sur les côtés du clitoris, en se continuant en partie au-dessus de lui, et se confondant avec le ligament suspenseur de ce corps.
Rapports. Recouvert en dehors par la peau et le tissu cellulaire graisseux des grandes lèvres, il répond en dedans au bulbe du vagin sur lequel il doit exercer une forte compression.
Artères. Elles viennent de l'hypogastrique sous le nom de Artères vaginales. Les artères utérines y envoient aussi denombreu- S'"^*^' ses ramifications.
Les veines très-multipliées et plexiformes vont se rendre Telnes, aux veines hypogastriques.
Les vaisseaux lymphatiques se portent aux ganglions lym phatiques du bassin.
Les nerjs viennent du plexus hypogastrique. Nerf»,
Développement du vagin.
Les rides et rugosités du vagin ne commencent à être bien manifestes que vers le cinquième mois de la vie intra-utérine j
(i) J'ai rencontré clie7 un sujet , en dehors du bulbe du vagin , une poche fibro-séreuse, lisse, contenant un liquide muqneux transparent. Un canal étroit, parti de -cette poche, se portait directement à l'enti-ée du vagin. Je n'ai pas vu voir l'orifice de ce canal , qui était probablement oblitéré. La même disposition existait des deux oAtés.
Vaisseaux lymphatiqut#T
')S8 SPI.ANCHNOIOGIE.
du sixième au huitième, elles deviennent beaucoup plus développées qu'elles ne le seront par la suite. Les rides transversales se voient dans toute la longueur du vagin, et sont pressées les unes contre les autres.
L'hymen n'apparaît que vers le milieu de la vie foetale ; il est dirigé d'arrière en avant, rugueux et dentelé. Son existence est constante.
Canal de l'urèthre de la femme.
^.™, Ce canal, creusé pour ainsi dire dans l'épaisseur de la paroi
Diiferences ' '^ ' "^
entre le canal antérieure du vagin, diffère considérablement du canal de e nret re e i'm.^t}jj.g jg l'hommc, dont il ne représente que la portion
Ja femme et ce- ' r t r
luiderhomme. membraneuse.
LoDguenr et Sa longueur est d'environ un pouce. Ses diamètres qui sont
diamètre. très-difficilcs à déterminer, à raison delà dilatabilité de ce canal,
sont de trois à quatre lignes, en l'absence de toute dilatation.
Son extrémité inférieure est un peu rétrécie.
Sa direction est oblique de haut en bas et d'arrière en Direction. , \ > \ i ^ • » , -
avant, et présente une légère courbure a concavité tournée en avant.
Rapports, Rapports. En avant ^ i^ derrière la symphyse , il répond au tissu cellulaire de l'excavation du bassin j 2° au niveau de la symphyse , il répond à l'angle de réunion des deux racines du clitoris. L'aponévrose pelvienne ou plutôt les ligamens pubio-vésicaux lui forment supérieurement une demi-gaîne , dont il est séparé par des veines nombreuses et plexiformes. En arrière^ le canal est tellement uni au | vagin, qu'il est impossible de l'en séparer.
L'orifice vésical du canal de l'urèthre présente la même disposition que chez l'homme, sauf la prostate qui manque complètement chez la femme.
Snrface in- Surface interne. Foncée en couleur , remarquable par des terne. pUs longitudinaux ou saillies parallèles, dont la plupart ne
s'effacent nullement par la distension j une de ces saillies occupe la ligne médiane de la paroi inférieure du canal,
ORGAKÎÎS GÉNlTO-URlNAIRESs. VULVE. 789
On remarque en outre, i" l'orifice de lacunes ou cryptes muqueux; 2" des veines parallèles qui suivent la longueur du canal.
Strucliue. Elle est musculeuse eterectile comme la portion Stractare. membraneuse du canal del'urèthre de l'homme. Elle offre une couche épaisse de fibres musculeuses circulaires qui semblent faire suite aux fibres de la vessie, en dehors desquelles se prolongent quelques-unes des fibres longitudinales. Une couche peu épaisse de tissu spongieux ou érectile est subjacent à la muqueuse qui est très -mince.
On comprend sous le nom de vidve^ l'ensemble des parties génitales externes de la femme, savoir :1e pénil ou mont de Vénus, les grandes, les petites lèvres, le clitoris, le méat urinaire auquel on pourrait ajouter l'orifice du vagin déjà décrit.
Pénil ou mont de frémis. On appelle ainsi une éminence arrondie, plus ou moins saillante suivant les sujets, située au devant du pubis , et qui surmonte la vulve; la saillie de cette éminence est due en partie à celle des os , en partie au tissu adipeux qui soulève la peau ; elle se couvre de poils à l'époque de la puberté.
Grandes lettres. Ce sont deux replis cutanés, saillans, qui ^ . ,, . ^ ' ^ T^ Grandes le-
limitent une ouverture antéro-postérieure , à laquelle la plu- vres. part des anatomistes donnent le nom de vulve.
Aplaties transversalement, plus épaisses en avant qu'en arrière, les grandes lèvres présentent une face externe rs^ couverte de poils : une face interne humide et lisse, contiguë à celle du coté opposé; un bord libre, convexe, et garni de poils; une extrémité antérieure qui se continue avec le mont de Vénus; une extrémité postérieure se réunissant à celle du côté opposé pour constituer une commissure ou bride appelée >«rc/ie«e , laquelle se déchire presque toujours dans Fourchette.
Pénil.
79*^ SPLANCHNOLOGIE.
l'accouchement. L intervalle placé entre la fourchette et Périnée. lanus Constitue le périnée qui a huit à dix lignes de longueur
chez le plus grand nombre des sujets. L'intervalle qui sépare Fosse navi- la fourchette de l'entrée du vagin porte le nom àe fosse na-
culaire. ,.• 7 •
vicidaire.
Ssructme Un feuillet cutanë, un feuillet muqueuXjjl'un et l'autre lèvres^"" *'* pourvus de follicules sébacés très-nombreux(i); une grande quantité de tissu cellulaire adipeux, chez les sujets qui ont de l'embonpoint; une couche de tissu dartoïde appliquée contre le feuillet muqucux; des vaisseaux artériels, veineux et lymphatiques; des nerfs; telles sont les parties constituantes des grandes lèvres qui ont beaucoup d'analogie avec le scrotum de l'homme, et s'infiltrent comme lui dans l'anasarque. Petites lèvres. Petites lèvres. Elles apparaissent lorsqu'on écarte les grandes lèvres , sous la forme de deux feuillets muqueux : étroites en arrière , où elles naissent sur la face interne des grandes lèvres, elles s'élargissent en avant d'une manière progressive en convergeant l'une vers l'autre. Par- , ^ venues au niveau du clitoris, elles se rétrécissent un peu.
Leur bimr- ^ * '
©atiou anté- et se bifurquent avant de se terminer. La branche infé-
rieaie. rieure de la bifurcation va s'attacher au clitoris avec leqnel
elle se continue ; la branche supérieure , s'unissant à [celle
du côté opposé forme au-dessus de ce corps un repli en
forme de capuchon qu'on nomme prépuce du cliloris.
Les petites lèvres sont pourvues d'un appareil crypteux
très-développé , visible à l'œil nu, et qui est le siège d'une
Leurs diuieu- sécrétion sébacée très-abondante. Les dimensions des petites
sions sont va- ,, ce \ 1 • '. ' - r- • i'* ^i
riafeies. levres ottrent de nombreuses vanetes. i* Suivant 1 âge. Chez
les enfans nouveau -nés , elles débordent les grandes lèvres , ce qui tient surtout au défaut de développement de ces dernières, o? Suivant les individus. Chez quelques
i^ i} II n'est pas rare de voir de petits poils très-courts naître des foliicules sébacées de la face interne de la graude lèvre , ces poil* sont analogues à ceux des caroncules lacrymales.
ORGANES GÉNITO-tTRINAIRES. ^ULVE. 79 ï
femmes elles sont extrêmement petites ; chez d'autres elles dépasseni. constamment les grandes lèvres. 3° Suivant les climats. Chi;z certaines peuplades de l'Afrique, chez les femmes jémcsufeWes Hottentores, par exemple, elles ont une longueur démesurée petites lèvres. et constit jent ce qu'on a désigné chez elles sous le nom de tablier.
Clitoris. On connaît sous ce nom un appareil érectile qui Clitoris, représente assez exactement, aux dimensions près, le corps caverneux de la verge. Son extrémité libre apparaît à la partie antérieure de la vulve à six lignes en arrière de ia commissure antérieure des grandes lèvres, sous la forme d'un tubercule médian, que coiffe le prépuce des petites lèvres, et qui se continue avec leur branche inférieure de bifurcation. Ce tubercule qu'on a comparé avi gland , gland du clitoris, ^n^Jj.,^^ bien qu'il soit imperforé, est généralement très-peu développé.
Quelquefois cependant) il a beaucoup de longueur, disposition qui a fait croire à l'existence de l'hermaphrodisme. Chez une femme que j'ai eu occasion d'observer, la partie libre du clitoris avait deux pouces de long; elle était extrêmementgrêle.
A la manière du corps caverneux de l'homme , le clitoris naît des branches ascendantes de l'ischion par deux racines qui vont naît à la maense renflant et en convergeant iusqu'à ce qu'elles soient ar- ^'^^^^ du corps
''''■'■ ■"• . . cavernetix de
rivées au niveau de la symphyse ; là elles se réunissent, consti- ihommeo tuent un corps caverneux unique, aplati d'un côté à l'autre, et qui après un trajet de quelques lignes au-devant de la symphyse, s'en détache en se recourbant de manière à offrir une convexité en avant et en haut , une concavité en bas et en arrière , et devient de plus en plus grêle jusqu'à son extrémité libre.
Du reste, nous trouvons pour le clitoris un ligament suspenseur tout-à-fait semblable à celui de la verge et un museleischiocaverneux semblable , au volume près , à celui de l'homme. Quant au constricteur du vagin qui représente le bulbocaverneux de la verge, nous avons vu qu'il offrait la même
iiairc.
*7g2 SPtANCHNOLOGIE.
disposition que ce muscle, c'est-à-dire, qu'il se portait sur les côtes du clitoris, et allait se conrinuer avec son ligament suspenseur.
Analogie du Une dernière circonstance vient compléter l'analogie, c itons et a gj^f^j.^ \q clitoris et le corps caverneux de la verge : c'est la re-
corps caver- a o
ncuxde la ver- ccption du canal deî'urèthre dans 1 espèce d'Y que forment en ^^' se réunissant les deux racines du corps caverneux du clitoris.
Le corps caverneux du clitoris fait entre les deux grandes lèvres une saillie longitudinale étendue depuis la commissure antérieure jusqu'au gland du clitoris. Méat uri" Méat uriiiaire. A un pouce environ du clitoris et toujours d'avant en arrière, se voit sur la ligne médiane, immédiatement au-dessus du bourrelet saillant de la partie antérieure du vagin, le méat urinaire^ ou orifice du canal de l'urèthre qui se présente sous l'aspect d'une ouverture habituellement fermée.
Membrane Membrane muqueuse de la vulve. La membrane muîa"^!^"^' ^ queuse qui revêt la vulve, se continue d'une part avec la peau à la face interne des grandes lèvres , d'une autre part avec la muqueuse du vagin; elle présente, i" sur les grandes Follicules g^ les petites lèvres des follicules sébacés très-multipliés vi-
sébacés. ., • . .. -i • r • •« "c
sibles a 1 œil nu, et qui fournissent une matière caseirorme, Follicules odorante ; 2" des follicules muqueux qui abondent surtout muqueax. au voisinage du méat urinaire, et qui s'ouvrent dans des espèces de cul-de-sac dont les orifices visibles à l'œil nu sont quelquefois assez considérables pour admettre l'extrémité mousse d'un stylet.
Développement. Chez, le fœtus, les grandes lèvres, peu développées, sont écartées l'une de l'autre , i* par les petites lèvres qui sont proportionnellement plus considérables," 2" surtout par le clitoris qui déborde les grandes lèvres dans une étendue d'autant plus considérable que l'embryon est plus jeune. Celte prédominance du clitoris est encore telle à l'époque de la naissance qu'elle a pu induire en erreur sur le véritable sexe de l'enfant.
ORGANES GÉNlTO-îmiNAlRES. MAMEtLES» 79,3 '