RÉGION POSTÉRIEURE
On lui considère deux couches, l'une superficielle, consti- -q^^ix coutuée par le triceps sural (jumeaux et soleaire) et le plantaire cbes, l'nne sugrêle; l'autre profonde, que forment le poplité, le jambier ["r^J profonde, postérieur, le long fléchisseur commun des orteils, le long fléchisseur du gros orteil.
Jumeaux et soîéaire , ou triceps sural. — Plantaire grêle.
Préparation. Faites une incision verticale qui, partant de la partie supérieure du creux poplité, vienne se terminer au calcanéum; faites en haut une autre incision horizontale et demi-circulaire qui
embrasse la partie postérieure de la cuisse ; divisez et disséquez l'aponévrose jambière, et vous aurez à découvert les muscles jumeaux, dont vous devrez isoler avec beaucoup de soin les insertions supérieures. Pour bien étudier la structure et les insertions de ces muscles, il faut les couper transversalement à leur partie moyenne, et renverser leur moitié supérieure de bas en haut.
Prenez garde, en divisant le jumeau externe, de couper en même temps le plantaire grêle qui semble un petit faisceau détaché de ce dernier muscle. Le soléaire est tout préparé lorsqu'on a enlevé les jumeaux. Pour bien étudier sa structure et ses insertions, il faut le diviser verticalement et d'avant en arrière, à côté d'un raphé ou épaississement aponévrotique médian, et racler les fibres charnues qui cachent la lame aponévrotique moyenne de ce muscle. Vous aurez ainsi une moitié péronlère et une moitié tibiale du muscle soléaire.
Les jumeaux et le soléaire réunis constituent un muscle
Les jumeaux . '' ^ • / 7 r. \ •
et le soléaire triccps extrêmement puissant [musculus surœ, bœmm.j, qui
forment un forme à lul seul la partie charnue de la jambe (vulgairement
muscle triceps. 1, \ r i f \ i i T
mollet). Le développement de ces muscles est un des carac-
Leor deve- ' ^ ^
loppement est tères les plus iranchés de l'appareil musculaire de l'homme, propre a l'es- ^^ ^^ rapport avcc sa destination à l'attitude bipède. Unies in-
pece humaine. , . , , . .
férieurement, dans une insertion commune qui constitue le tendon appelé tendon d Achille^ les trois portions du triceps
Le triceps 1 ,. • / • i i i • t •
est formé par suraisc diviscut Supérieurement en deux plans bien distincts: deux plans de j'^jj antérieur ou profond, c'est le muscle soléaire: l'autre
muscles. , . p • i • i t • 1 . . /
postérieur ou supernciel, qui se subdivise en deux moitiés
latérales les jumeaux. Nous décrirons successivement les uns
et les autres.
situation. '** Les Jumeaux ou gastrocnémiens ( de atii^ti, jambe, et de
'yctTTyip, ventre), constituent un seul et même corps charnu
[gemellus, Alb.), le plus superficiel des muscles postérieurs
de la jambe [prinius pedem m.oventium. cum secundo , Yés. } ,
bifide ou à deux têtes supérieurement, épais, aplati d'avant
en arrière.
Insertions ^^ muscle bigéminé s insère^ aux condyles du fémur
€ondyîiennes. par deux têtesj bien distinctes et semblables : l'une ex- |
terne, moins forte, qui appartient dca jumeau e:f terne \ l'autre
MUSCLES DE LA JAMBE. JUMEAUX ET SOLKAIRE. a6l
interne, plus forte, qui appartient 2i\x Jumeau interne^ toutes
deux s'implantent par un tendon très-fort et aplati, en dehors
., , 111/" ^ T • T . Tendond'o-
et en arrière des condyles du remur, a deux empreintes digi- ri<rine.
taies très-prononcées: celle du jumeau externe au-dessus
d'une empreinte plus profonde, destinée au muscle poplité;
celle du jumeau interne , immédiatement en arrière du tu- L'insertion
hercule d'insertion du troisième adducteur; en sorte que du jnmeaa in-
,,. . 1 ï . 1 ^ 1 terne se fait
Imsertion de ce dernier muscle est sur un plan un peu pos- plus postérientérieur à celle du premier. Ces muscles naissent encore par rement que
, , . 1, -, . , . celle du jn-
des trousseaux aponevrotiqu es, d une surface triangulaire, ru- m^au externe. gueuse, qui surmonte l'empreinte digitale, et qui termine la bifurcation inférieure de la ligne âpre. Le tendon d'origine, beaucoup plus volumineux pour le jumeau interne que pour Epanouisse-
, . , , . , , „ ment du ten-
le jumeau externe, s épanouit en aponévrose sur la race«pos- ^^^ térieure du muscle auquel il appartient. L'aponévrose du ^,
'^ , *■ L aponévrose
jumeau interne, qui est plus épaisse et plus prolongée, em- du jumeau inbrasse le bord interne de ce muscle, à la manière d'un demi- t^^ne embrasse
' Je bord interna
cône aponévrotique. Implantées à la face antérieure de ces du muscle. aponévroses, les fibres charnues se comportent delà manière suivante, i°les unes médianes, peu nombreuses, fortifiées par Direction, les fibres charnues qui proviennent des rugosités de la bifurcation de la ligne âpre, se portent en dedans et en bas, et se réu- jj. .. nissentà la manière d'un V ouvert supérieurement sur un ra- en Y des libres phé médian qui consiste tantôt dans un simple épaississement j° ""^^°'^"''^"
4^ T^ r r dianes.
de l'aponévrose de terminaison, tantôt dans une petite cloison
aponévrotiquej 2°les autres, qui constituent la presquetotalité
du muscle , naissent de la face antérieure du tendon d'origine
et de l'aponévrose qui le termine, et se portent verticalement
en bas à la face postérieure d'une aponévrose très-épaisse qui
règne sur toute l'étendue de la face antérieure du muscle : Aponévro-
cette aponévrose de terminaison commence supérieurement
* r naison.
par deux portions bien distinctes; elle est d'abord aussi large Les fibres que le muscle, puis va se concentrant et s'épaississant, et «î^arnues ces-
II'- ^ 1. ' 1 1 ' • T ri ^^°' brusque-
s unit enim intimement a 1 aponévrose du soleaire. Les hbres meut au défaut charnues cessent brusquement et au défaut du mollet, sur ^" mollet.
aSî MYOLOGIE.
la face postérieure de l'aponévrose de terminaison, en formant un V ouvert en bas. Bien que réunis intimement peu de temps après leur origine, les muscles jumeaux ne sont pas confondus, elle jumeau interne, beaucoup plus épais que l'externe, forme en dedans du tibia la plus grande partie de cette masse charnue, connue sous le nom de mollet. Rapports : Rapports. Recouverts par l'aponévrose jambière , les jumeaux recouvrent, en y adhérant intimement, les ligamens Superficiels, capgulalres qui enveloppent îa partie postérieure des conp, - j dyles du fémur. Ils répondent encore au poplité et au soléaire. Le tendon du jumeau interne répond à la face postérieure du condyle interne; le tendon du jumeau externe répond en dehors du condyle externe. On rencontre assez fréquemment dans la partie supérieure des tendons jumeaux, plus souvent dans l'épaisseur du tendon du jumeau externe, Os sesamoide. ^^ ^^ sésamoïde qui glisse sur la partie postérieure des condyles, et appartient aux espèces de coques membraneuses qui revêtent ces condyles en arrière. {F^oyez articulation du genou, Syndesmologie.)
Le plantaire 2° 'Dw plantaire grêle. Nous devons regarder le plantaire gre e est un p^j,^|g comme un petit muscle accessoire du jumeau externe,
muscle rudi- " '^ J - '
mentaire. OU plutôt comme un muscle rudimentaire chez l'homme. On Son inser- trouve son petit corps charnu fusiforme, très- variable pour tion à la cap- \q volume, au-dessous du jumeau externe; il naît de la capsule fibreuse qui revêt le condyle externe , quelquefois de la partie inférieure de la bifurcation externe de la ligne âpre j Sa direction, de là il se porte obliquement en bas et en dedans , et après . . deux pouces et demi à trois pouces de trajet, il se termine sonparnnten- par un tcndou aplati, long et grêle, qui d'abord situé entre on ong et jgg muscles iumcaux et soléaire, vient ensuite s'accoler le
grêle. J '
„ , . long' du bord interne du tendon d'Achille, pour se fixer au
lise termine o ' l
en s'accolant calcanévim, tantôt à côté, tantôt au-devant de ce tendon
chiUe' °^ ' {petit fémoro - calcanien ^ Chauss.); d'autres fois enfin, le
petit tendon du plantaire grêle se perd dans le tissu adipeux
MUSCLES OîE LA JAMBE. JUMEAUX ET SOLIÉAISE, a63
sous-cutané : ce muscle, qui manque souvent, est quelquefois double (i).
3° Soléaire. Ainsi nommé à cause de sa forme qui l'a Forme, fait comparer à une sole ou à une semelle de soulier ( soleuSj Alb. ).
Insertions. Il s'insère supérieurement, d'une part , au péroné et au tibia ; d'une autre part, au calcanéum {^tibiocfl/ca«/e/2 , Cliauss. ).
A. Les insertions péronières ont lieu, i° en arrière et en
1 1 1 î A 1 . , 1 * Insertions
dedans de la tête du perone par un tendon extrêmement péronières.
fort, surtout en dedans où le péroné présente pour cette
insertion une espèce d'apophyse: ce tendon se prolonge dans
l'épaisseur et le long de la face antérieure du muscle ; a** à
la moitié supérieure du bord externe du péroné et au tiers
supérieur de la face postérieure du même os par des fibres
aponévrotiques.
B. Les insertions tihiales se font, i** à la ligne oblique insertion» de la face postérieure du tibia , au-dessous du muscle po- tibiales. plité et à la partie attenante de l'aponévrose de ce muscle;
2* à une aponévrose qui naît du tiers moyen du bord interne du tibia, et qui se prolonge le long de la face antérieure et dans l'épaisseur du muscle ; 3° enfin , quelques
n^ 1 • T » 1' 1 ' Arcade apo-
nbres charnues proviennent dune espèce d arcade apone- jj^^j.jjj- ^^^j^
vrotique étendue de la tête du péroné à la ligne oblique soléaire.
postérieure du tibia. Nées de ces diverses insertions, les
fibres charnues vont se terminer en suivant diverses direc- ^.
Direction,
tions à la face antérieure et ^ux bords d'une aponévrose
qui règne sur la face postérieure du muscle, va se rétré- de termînais°on
cissant et s'épaississant de haut en bas , s'unit au nivean
(i) Fourcroy, dans son sixième mémoire sur les bourses muqueuses, établit que le plantaire grêle, dont le tendon, d'après Alblnus, est reçu dans une gouttière creusée le long du côté extérieur du tendon d'Achille , est le muscle tenseur de la capsule synoviale de ce tendon. C'est une erreur.
l64 MYOLOGIE.
du tiers moyen de la jambe à l'aponévrose de terminaison des muscles jumeaux , et se confond bientôt avec elle pour constituer le tendon d'Achille.
Section Ion- Mais pour bien étudier la structure du soléaire , divisez
gîtndinalè de çg musclc lonffitudinalement à côté d'un raplié ou épaiscç mnscle. . , . ,,. . , ..,:.,,
sissement aponevrotique médian qui occupe la moitié inférieure de sa longueur; alors vous verrez, en raclant quelques fibres charnues, que de la face antérieure de l'aponévrose de terminaison naît une lame fibreuse antéro-posté- Dcnx demi- ricure, espèce de cloison épaisse qui sépare le muscle en cônes apone- ^q^^ moitiés égales, et forme avec cette aponévrose deux
Vrotiques re- ^ ^ *^ , . ,,. . .
çoivcnt toutes demi-concs aponevrotiques dans 1 intérieur desquels sont
les fibres cliar- yg^ygg ]gg fibres chamues. Vous comprendrez pourquoi nues. 0 ^ , ^ ^ ri
Douglas, qui avait appelé les jumeaux les deux têtes externes et superficielles du grand extenseur du tarse, a appelé le soléaire les deux têtes internes et profondes de ce même muscle. Il existe en effet deux aponévroses principales d'origine et deux étuis de terminaison ; les deux aponévroses d'origine régnent sur la presque totalité de la face antérieure de leur moitié respective.
, Rapports. Recouvert par les jumeaux, qui le débordent
en dehors et surtout en dedans , et dont il est séparé par
Superficiels, , , , ai i i ^ • / ,1
le plantaire erele, le soléaire présente sa plus grande Profonds. , f . ^,,. ' . 1 , • , ,
épaisseur immédiatement au-dessous de la partie la plus
volumineuse ou du ventre du jumeau interne, et conséquemment prolonge en bas le mollet, il recouvre les muscles de la couche profonde, savoir : le fléchisseur commun des orteils, le fléchisseur propre du gros orteil et le jambier postérieur, les vaisseaux et nerfs tibiaux postérieurs et péroniers.
Tendon (T Achille. Le tendon d'Achille résulte de la réu-
d'AcljiJje, mon des tendons des jumeaux , du plantaire grêle et du
soléaire. Il est formé de la manière suivante : l'aponévrose
des jumeaux, peu de temps après qu'elle a été abandonnée
par le$ fibres charnues, s'unit intimement à l'aponévrose