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DES APONEVROSES EN PARTICULIER

APOHÉVROSE SUPERFICIELLE, OU FASCIA SUPERFICIÂUS.

doit t^^iT" ^^ *^^* ^^^ points de la face profonde de la peau naissent par fascîa su- des lamelles fibreuses qui, s' entrecroisant en divers sens, pcrticiei. constituent des mailles ou aréoles, dans lesquelles sont déposées , la graisse dans l'embonpoint , la sérosité dans l'infiltration. C'est dans l'épaisseur de ces lames qu'est développé le peaucier des animaux, et que rampent les vaisseaux, nerfs et ganglions lymphatiques sous-cutanés : c'est l'ensemble de toutes ces lamelles qu'on est convenu d'appeler dans ces derniers ternes Jascia superficialis.

Signalée de la manière la plus explicite par Glisson , qui la désignait sous le nom d'enveloppe musculaire générale, et qui la faisait partir de l'épine pour recouvrir toute la surface du corps, cette couche sous-cutanée a été d'abord décrite sur l'abdomen, à l'occasion des hernies, par Camper, Cowper , Scarpa , Hesselbach , Lawrence , J. Cloquet , etc. M. Godman l'a étendue à toute la surface du corps. M. Paillard, dans sa dissertation inaugurale, l'a suivie avec plus d'exactitude encore. MM. Velpeau et Blandin , dans leurs

fASCIA SUPERFICIEL. So3

Traités d'anatomie chirurgicale^ considèrent dans presque toutes les régions un fascia superficialis.

Mais en donnant au mot aponévrose l'acception gêné- i^ç^ '^^^, ralement usitée, il n'existe de fascia superficialis, c'est-à- perficieln'exisdire de toile aponévrotique susceptible de démonstration J^ \^^^^ *°°' anatomique, que dans deux ordres de régions : i* dans celles où la peau jouit d'une grande mobilité ; â° dans celles où existe une couche de vaisseaux et de nerfs souseutanés : dans l'un et l'autre cas , ces prolongemens fibreux s'épanouissent en lame mince qui constitue l'enveloppe superficielle de ces vaisseaux et de ces nerfs, et qui

^)âDS OQ6I16S

est séparée de l'aponévrose d'enveloppe musculaire par une régions on le couche plus ou moins épaisse de tissu cellulaire séreux et rencontre, adipeux. Dans tous les autres points , ces prolongemens fibreux de la peau vont se continuer, soit avec les aponévroses d'enveloppe, soit avec les gaines fibro-celiuleuses propres des muscles, ou [se perdre dans le tissu cellulaire sous-cutané. Cela est si vrai , que cette espèce de couche fibreuse aréolaire , que l'on sépare à grand'peine de la peau chez les personnes amaigries, disparaît chez celles dont les mailles fibreuses sont distendues par de la graisse ou de la sérosité. Cela posé, je vais décrire le fascia superficiel dans les régions seulement où son existence est bien démontrée, c'est-à-dire à la partie inférieure de l'abdomen et aux extrémités.

De Vaponévrose sous-cutanée abdominale.

Cette aponévrose, en formant la première enveloppe fibreuse sous-cutanée des hernies, a dû fixer l'attention des gous . cutanée auteurs qui se sont occupés ex professa de l'anatomie patho- abdominale, logique de ce genre de maladies.

Elle devient manifeste au voisinage de la région ombilicale, d'autant plus évidente qu'on s'approche davantage du pli de l'aine , et là se divise en deux lames, dont l'une se fixe g^ division à l'arcade fémorale, et dont l'autre se prolonge sur le en deux lames.

3o/f APONÉVEOtOGIE.

c ,. . membre abdominal. Ses limites sont en dedans la ligne mé-

Sa disposi- o

tion snr l'an- diane ; en dehors une perpendiculaire élevée de l'épine neau inguina . jjjgqyg antérieure et supérieure. Elle se prolonge sur l'anneau inguinal et le cordon des vaisseaux spermatiques chez l'homme.

On a dit que chez le fœtus , avant la descente du testicule , ce fascia s'enfonce dans le canal inguinal pour former un prolongement intundibuliforme, lequel atteint l'extrémité inférieure de cet organe, et on suppose que le dartos est le résultat de l'épanouissement du fascia superficialis j mais une pareille description ne peut être considérée que comme une vue iiîgénieuse de l'esprit , et n'a pas été faite lé scalpel à la main.

Du reste, la face superficielle de l'aponévrose sous-cutanée abdominale répond à la peau , dont elle est séparée par une couche plus ou moins épaisse de tissu adipeux; c'est dans ce tissu cellulaire adipeux que rampent les vaisseaux et les nerfs sous-cutanés de l'abdomen. Sa face profonde répond à l'aponévrose du grand oblique, et en partie au corps charnu de ce muscle, dont elle est séparée par une couche de tissu cellulaire séreux qui lui permet de glisser aisément sur ce muscle et sur les vaisseaux et nerfs sous-cutanés.

Aponévrose sous-cutanée des membres thoraciques et abdominaux.

C'est ime gaine fibreuse, mince, séparée de la peau Aponévrose par une couche plus ou moins épaisse de tissu adipeux,

sous - cutanée > > ^ ^, , ni i

des muscles Séparée de 1 aponévrose d enveloppe par les vaisseaux et thoraciques et nerfs sous-cutanés. On la cherche inutilement, i" autour des

abdominaux. ... ii- xii j

arliculations ; 2' a la paume de la mam et a la plante des

pieds , où la peau devient adhérente aux aponévroses,

Al'OîTKTROSES DU CRANK.

1". Aponévrose occipito-frontale^ ou aponévrose épicranienne. Calotte apo- > 1 t / • » • •

nèvrotiq«e. C cst «06 espcce de calottcaponevrotique ,^«/eûr capitiSy ou

APONF.VROSES ^.PICRANIFSNf. ET TEMPORALE. 3o5

cutanée, étendue des deux muscles frontaux aux deux muscles

occipitaux. Par sdiface superficielle ^ elle adhère intimement

. , , n . 1 1 T ri » ^ ^ Face cutanée.

a la peau a i aide de protongemens nbreux très-courts et tres-

résistans, dans les intervalles desquels s'amasse du tissu adipeux : les vaisseaux et nerfs frontaux, occipitaux, temporaux et auriculaires rampent dans l'épaisseur de ce tissu adipeux. Par sa face profonde^ elle glisse sur le périoste du crâne Facepérios- {jiéricrâné)^ à l'aide d'un tissu cellulaire séreux très-délié, dans lequel il ne s'amasse jamais de graisse. Son bord antérieur reçoit les fibres des muscles frontaux et remplit l'intervalle qui sépare ces deux muscles , entre lesquels elle forme ime pointe triangulaire. Son bord postérieur reçoit les fibres des Les muscles

muscles occipitaux, et remplit l'intervalle de ces muscles : occipital et

^ ^ ., , frontal sont les

ces deux muscles font l'office de tenseurs de l'aponévrose, tenseurs de l'a-

Son bord externe donne insertion aux muscles auriculaires ponevrose epi-

, . crânienne.

supérieur et antérieur.

Composée en arrière de fibres resplendissantes qui semblent faire suite aux fibres de l'occipital , elle perd bientôt son aspect nacré, et devient plus adhérente aux tépumens. Saresistanc»

i. > i- o n eut pas la

Epaisse et résistante au niveau de l'ovale supérieur de la même dans les tête, elle s'amincit et devient presque celluleuse latérale- ,*^"* t^ndu* ment.

On pourrait regarder l'aponévrose épicranienne comme une dépendance du fascia superficialis. C'est à sa présence qu'est dû l'étranglement qui est si fréquent et si grave dans Conseqaen-

1 • n -1 > • T' n ' 11) ' ces pratiques.

les inflammations de cette région. L adhérence de 1 aponévrose à la peau explique la forme aplatie des loupes et des petits abcès qui se forment slans cette région.

,3°. ^ponéi'wse temporale.

Indépendamment de laponévrose d'insertion du temporal, décrite à l'occasion de ce muscle, il existe encore une aponévrose d'enveloppe extrêmement forte, qui, née du bord supérieur de l'arcade zygomatique, va s'insérer à la

Etendue.

3o6 APONiVROLOGIE.

ligne courbe qui borne en haut la fosse temporale. Cette Elle encaisse aponévrose Complète l'espèce de boîte dans laquelle est enle muscle tem- caisse le muscle temporal 5 l'intervalle qui la sépare de la fosse temporale mesure l'épaisseur dé ce muscle.

Bien différente de l'aponévrose épicranienne, qui la re-

Défaut d'ad- ^ouvre Supérieurement , et qui est située sur un plan plus su-

Lérenoe de sa perficiel, cette aponevrose n'a aucune adhérence avec la

la peaa *^ P?^"j ^^i gîissc facilement sur elle : sa face profonde, adhé-

^ rente à la partie supérieure du muscle auquel elle fournit de

oa face pro- . ,. . , .

fonde. nombi»eux points d insertion , devient libre en bas , séparée

qu'elle est des fibres cTiarnues par une grande quantité de

Tissu adi- tissu adipeux j d'fiù la dépression que présente la région

peux qui la se- i i i • •

paredumascle temporale chcz les personnes amaigries.

Epiisseur Son épaisseur va en augmentant de la partie supérieure à pus conside- j^ partie inférieure. Là, elle se divise en deux lames : l'une

rable en bas. ^ ...

.... superficielle, plus mince, qui s'insère à la lèvre externe du

^a division ■*• '■ '■

en deux lames, bord supérieur de l'arcade; l'autre, profonde, qui se perd à la face interne de cette arcade. Chez les sujets pourvus d'empeux inte/ '- ^onpointjUne assez grande quantité de graisse s'amasse entre diaire. ces deux feuillets : une branche remarquable de l'artère

temporale est reçue dans leur intervalle. Il faut bien distinguer cette graisse de la masse adipeuse, bien plus considérable, qui est située sous l'aponévrose eHe-même. La résis- CoBséquen- taucc de cette aponévrose explique pourquoi les abcès qui pratiques. ^^^^ y[qxi dans la fosse temporale ne tendent nullement à se porter au-dehors, mais bien à fuser dans la fosse zygomatomaxillaire.

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