‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 121 sur 185 · RECTUM · texte numérisé non relu

RECTUM

Ainsi nommé à cause de sa direction , généralement moins

ORGANES DE LA DIGESTION, RECTUM. 5a3

fiexueiise que cejle des autres parties du canal intestinal, le rectum est la dernière portion du gros intestin , et par conséquent du tube digestif. Limites.

Il commence au niveau de la base du sacrum , et finit à l'anus.

Il est situé dans le petit bassin , au-devant de la colonne sacro-coccygienne.

t;; Le canal ali-

On voit donc que le canal alimentaire, après avoir aban- mentaire est donné la colonne vertébrale pour décrire ses nombreuses «^^ss^ "^^ '^-

^ ^ cnis a son on-

circonvolutions , vient, à sa terminaison, se placer au-de- gine comme à vant de la partie inférieure de cette colonne, de la même ^a terminaison. manière qu'à son origine il en occupait la partie supérieure. Situation, ;

Maintenu dans une position fixe, surtout inférieurement, où il est, d'une part, environné de tous côtés par du tissu cellulaire, et, d'une autre part, assujéti par l'aponévrose pelvienne supérieure, le rectum n'est susceptible d'aucun déplacement analogue aux cbangemens de position qui constituent les hernies ; mais ses fonctions d'organe d'expulsion des matières fécales concentrent sur lui seul tout l'effort des muscles abdominaux, l'exposent à des déplacemens d'un autre ordre , à des invaginations ou renversemens. Fixité.

Sa situation, en quelque sorte invariable, dans une cavité osseuse, à parois inextensibles, et ses rapports avec l'aponévrose pelvienne , le mettent dans des conditions toutes Conséquenparticulières; et tandis que la vessie et l'utérus, placés comme lui dans le bassin , viennent, dans l'état de distension, réclamer une place dans la cavité abdominale, le rectum , dans lequel s'accumulent les matières fécales , se dilate dans le bassin, sans éprouver le moindre changement de position.

Il suit encore de cette fixité du rectum au centre de la 'Javité pelvienne, que, dans le cas de dénudation de cet intestin par suite de la fonte du tissu cellulaire ambiant , il reste écarté des parois pelviennes : d'où le mécanisme des fistules à l'anus * d'où la nécessité de l'incision du

ces.

524 SPtAS^CH?ÏOLOGIEJ

rectum, pour qu'il puisse venir au contact avec les parois pelviennes.

Direction. Direction. La direction du rectum mérite de fixer spécialement l'attention, comme un fait anatomique d'où découlent des inductions pratiques d'un haut intérêt. Cette direction n'est nullement rectilignCj mais curviligne, dans le sens antéro-postérieur et dans le sens latéral. Courbures ^^* D^ns le sens antéro-postérieur , le rectum suit la courdans le sens bure sacro-coccvgienne, sur laquelle il se moule : il est donc

antéro - posté- . , ^

rieur. concavc en avant et convexe en arrière. Parvenu au sommet

du coccyx , il s'infléchit légèrement en arrière pour se terminer à un pouce au-devant de cet os. Par cette inflexion très-remarquable, il s'éloigne du vagin chez la femme, et du canal de l'urètre chez l'homme.

Inclinaison 2". Inclinaison latérale. Sur la partie latérale gauche de la

atera-e. \y2i&Q du sacrum , au niveau de la symphyse sacro -iliaque, le

rectum se porte en bas et à droite, jusqu'à ce qu'il ait atteint la ligne médiane du sacrum , ce qui a lieu au niveau de la troisième pièce du sacrum. Là il se dirige d'arrière en avant, toujours dans le sens du plan médian , en formant une légère courbure avec la partie supérieure. On a dit et répété que la partie inférieure du rectum n'occupait pas rigoureusement la ligne médiane, mais se déviait un peu à droite. Le fait est qu'il n'est pas rare de voir le rectum dépasser à droite la ligne médiane, au niveau de la partie inférieure du sacrum; mais il s'y replace toujours avant sa terminaison. Anomalies Au reste , quelques variétés importantes existent dans la

de direction, courbure que décrit le rectum. Ainsi il n'est par rare de voir la partie supérieure de cet intestin s'infléchir en manière d**^ italique avant d'atteindre la ligne médiane; et, dans ce cas, il est incortain de savoir si la partie infléchie appartient au , rectum ou à l'S iliaque. Dans plusieurs des cas de déviation de l'S iliaque que j'ai signalés plus haut, le rectum commençait à droite de la base du sacrum , et se portait en bas et à gauche. Dans un cas où l'S iliaque était dans sa position normale, le rectum se portait presque transversalement à

fiîf»

Volume

Amponle

rectale.

OPvGANES DE LA DIGESTION. KECTUM,

droite, jusqu'à la symphyse sacro-iliaque droite, pour se diriger ensuite très-obliquement de droite à gauche. La situation à gauche de la partie supérieure du rectum a servi de texte à plusieurs explications relatives à la fréquence de l'inclinaison de l'utérus à droite et à la plus ou moins grande difficulté de l'accouchement, suivant que les positions occipitales sont droites ou gauches.

Volume. Cylindroïde , non bosselé, dépourvu des bandelettes que nous, avons remarquées dans les autres parties du gros intestin, il offre à sa surface extérieureune couche uniforme de fibres longitudinales très-apparentes, fascicalées,qui lui donnent quelque ressemblance avec l'œsophage. Son calibre, un peu moins considérable supérieurement que celui de Y S iliaque , va en augmentant à mesure qu'on approche de son extrémité inférieure. Là il présente , avant de se terminer par Torifice rétréci qu'on appelle anus , une dilatation considérable, espèce d'ampoule susceptible d'acquérir un volume énorme, à tel point que, dans certains cas de rétention des matières fécales, on a vu le rectum remplir la to» talité de l'excavation pelvienne.

Rapports. En arrièrej le rectum répond à la symphyse sa» cro-iliaque droite, à la courbure du sacrum et du coccyx; il est fixé supérieurement au sacrum à l'aide d'un repli du péritoine , connu sous le nom de mésorecium , et séparé du sacrum et de la symphyse sacro-iliaque par le muscle pyramidal , le plexus sacré et les vaisseaux hypogastriqueso Dans toute la partie qui déborde Se coccyx, le rectum répond aux releveurs de l'anus qui lui forment une espèce de plancher.

En açant f le rectum, libre dans sa partie supérieure 5 s-^é En avant, est adhérent dans sa partie inférieure. Les rapports varient dans l'un et l'autre sexes. Ils sont de la plus haute importance sous le point de vue chirurgical,

A. Chez r homme ^ il répond, par sa partie supérieure ou libre , à la face postérieure de la vessie, dont il est séparé, ex« ^,j cepté dans k ça§ de rétentioix d'urine ou de dilatation congi-

Ftapports s 1°. En ar'»

riere.i

Mésorectum.

A. Qxtz

Rapports dérabledu rectum, par les circonvolutions de l'intestin grêle; av«e la vessie. ^^^ ^^ partie inférieure ou adhérente , il est en rapport avec le bas=fond de la vessie , auquel il répond immédiatement sur la ligne médiane , dans l'espace triangulaire , intercepté par les vésicules séminales , et dont il est séparé de chaque côté par ces mêmes vésicules. Ses rapports immédiats avec le bas-fond de ia vessie sont plus ou moins étendus suivant les sujets, et suivant l'état de vacuité ou de plénitude de la vessie et du rectum. Nous verrons ailleurs que le péritoine forme entre eux un cul-de-sac plus ou moins profond. Chez quelques sujets, ce cul-de-sac s'étend jusqu'à la prostate, en sorte que la totalité du bas-fond de la vessie en est recouverte.

Rapports ^o^ Au-dcvant du bas-fond de la vessie , le rectum répond av^ee a pms ^^^^^^ ^ j^ prostaîc, à laquelle il est assez intimement uni. Or, dans certains cas, la prostate déborde le rectum de chaque côté ou d'un seul côté; dans d'autres cas, c'est le rectum qui déborde , soit d'un côté , soit de l'autre , soit des deux côtés à la fois, et qui reçoit la glande comme dans une gouttière.

Avec la poi- 3^. Le rectum affecte encore des rapports avec la portion neu8e°^d^ iC membraneuse du canal du l'urètre. Mais, à raison de son inrètre. flexion en arrière, il est séparé de la portion membra-

neuse qui se porte en haut, par un espace triangulaire dont la base est en avant et en bas, le sommet en arrière et en haut.

é »cn- Comme conséquences pratiques de ces rapports, nous sioea pratiques gnalcrons, 1° la saillie que fait la vessie dans le rectum, dans '^orts^^'' ^^^' ^^ ^^^ ^^ rétention d'urine ; i"" la possibilité d explorer la vessie à travers le rectum, et d'arriver à la vessie par la ponction et par la taille recto-vésicale; ^ le secours que fournit l'introduction du doigt dans le rectum pour le cathétérisme de l'urètre et pour l'exploration de la prostate ; 4" la nécessitéde vider le rectum et de provoquer son resserrement dans l'opération de la taille par la méthode latéralisée ; 5* la pos-

sibilité d'inciser la portion membraneuse de i urètre sans intéresser le rectum.

B. Chez la femme^ le rectum, dans sa portion libre, répond B. Rapports au ligament large, à l'ovaire et à la trompe utérine du côté ''^^^^^^^^'^'^''■ gauche , à Futérus et au vagin.

La péritoine forme entre le vagin et le rectum un cul-de- Cui-de-sac sac analogue à celui que nous avons observé entre la vessie ^" péritoine et le rectum chez l'homme , et présente les mêmes varié- ^^Xl^l^x^T^ tés. Toujours dans l'état de vacuité de l'utérus et du rectum, un certain nombre de circonvolutions intestinales sont interposées entre le rectum et le vagin. Aussi les déchiremens de la paroi postérieure du vagin sont-elles accompagnées de l'issu e des intestins au-dehors.

Il n'est pas rare de voir le vagin et l'utérus déviés à gauche pendant que le rectum est dévié à droite, et alors celui-ci correspond dans sa partie libre au ligament large et à l'ovaire droits. Enfin, dans la rétroversion de l'utérus qui est si fréquente , le fond de cet organe répond au rectum sur lequel il appuie.

Dans sa portion inférieure ou adhérente, le rectum répond Rapports au vagin, auquel il adhère d'une manière intime : d'où la fré- *^^^^®"*^?^^ quente extension du cancer vaginal au rectum : inférieurement, à raison de son inflexion antéro-postérieure, le rectum s'éloigne du vagin de la même manière qu'il s'éloigne du canal de l'urètre chez l'homme, et c'est cet espace triangulaire dont la base est dirigée en bas qui constitue le périnée de la femme.

Sur les côtés ^ le rectum répond, dans sa portion libre ^ Rapports du aux circonvolutions intestinales; dans sa partie adhérente, il côtél"" '""^ ^^* plonge au milieu d'un tissu cellulaire graisseux , qui nulle part ne remplit plus manifestement l'usage de combler les vides, et dont l'affaissement par l'amaigrissement ou la destruction par la suppuration jouent un si grand rôle dans les maladies de l'anus.

Surface interne du rectum. Remarquable par des plis Ion-

SaS SMANCHKOLOGIB.

Surface in- gitudinaux quî s'effacent par la distension de l'intestin, et

terne du re - , , n-i ti-t jt

tam. qui représentent assez bien les plis longitudinaux de 1 œso-

phage. Ces plis , qu'on appelle improprement colonnes du

gitudinaus. rectum , sont coupés par d'autres plis demi=circulaires , qui s'effacent également par la distension. Cette surface interne présente d'ailleurs une dilatation correspondant au renflement extérieur qui surmonte l'anus.

Structure du gros intestin.

Nous trouvons dans le gros intestin le même nombre de tuniques que dans l'intestin grêle; mais ces tuniques présentent des dispositions particulières dont les unes sont communes à tout le gros intestin, et dont les autres sont particulières à quelques-unes de ses parties.

^ , , i^. Tunique pérUojiéale, Le péritoine ne forme pas en pé-

Turijqnepe» . , . ,

rîtoncak. néral au gros intestin une enveloppe aussi complète qu'à 'intestin grêle; en outre, il offre au pourtour du gros intestin une foule de replis presque toujours chargés de graisse qu'on appelle appendices graisseuses. QxÇ,^ i^plis, dontlenom- Appendices jjj,^^ ^ le volume et la longueur ne sont assujettis à aucune

graisseuses. fi- ' • , i S . ;,

règle, sont quelquefois disposes suivant des séries regu-. lières. Il en est de si longs qu'ils ont pu entrer dans la formation des hernies , ou même devenir cause d'étrangle- DimensiûDs. ment, en formant un anneau autour de l'intestin : il est rare de les voir manquer complètement. Ils diminuent lors de la distension de l'intestin et s'alongent lors de son resserre-r ment; ils se chargent quelquefois d'une quantité énorme de graisse, dont on peut les considérer comme les réservoirs. On les observe dans toute la longueur du «fros intestin , y compris toute la partie libre du rectum.

Tuniquepé- Le péritoine enveloppe souvent le cœcum en entier; d'au-

ritouéale du . r • •! i a. • ^ tî r i i

ccecum. '^^^^ \o\%^ il ne le revêt pas en arrière. Il forme le plus sou-

vent à l'appendice vermiculaire un repli ou mésentère, et ne fait que passer au-devanî des colons lombaires droit et

gauche, dont la partie postérieure se trouve habituellement Tamquepédépourvue de péritoine. Il enveloppe la totalité de l'arc du clloT^ et du colon, excepté en arrière, dans un espace triangulaire, qui rectum répond au mésocolon transverse, et en avant, dans un autre espace triangulaire, qui répond au grand épiploon. 11 se comporte à l'égard de l'S iliaque comme à l'égard de l'intestin grêle, c'est-à-dire qu'il l'enveloppe en entier, excepté dans un petit espace triangulaire au niveau de son mésentère. Enfin, au rectum, il se comporte d'abord comm« pour l'S iliaque j puis il ne fait que passer au-devant de cet intestin : enfin , la partie inférieure du rectum, complètement dépourvue de péritoine , plonge au milieu d'un tissu adipeux trèsabondant.

11 suit de la disposition du péritoine relativement au gros intestin, que celui-ci est plus favorablement disposé que l'intestin grêle pour acquérir un volume considérable, et qu'il est possible de pénétrer dans sa cavité en plusieurs points de sa longueur sans ouvrir le péritoine. Tanlqne

2"*. Tunique musculeuse. Elle présente comme celle de ™°sculease. l'intestin grêle deux ordres de fibres: les unes longitudinales , les autres circulaires. ^- .

Fibres cir-

IjQS fibres circulaires^ qui forment la couche profonde, se cuiaires. comportent comme à l'intestin grêlej les fibres longitudinales , qui forment la couche superficielle , au lieu d'être régulièrement disposées tout autour de la circonférence de FH.res lonl'intestin , sont réunies en trois bandes ou brides, sur les- gîtudînales

11 1 /•^ r ' n • ^ «11 réunies en

quelles nous avons deja nxe i attention. Ces trois bandes trois bandes. qui j à travers le péritoine, ont l'aspect nacré des ligamens, font suite aux fibres longitudinales de l'appendice verniiculaire. L'antérieure est la plus considérable ; elle devient inférieure au niveau de l'arc du colon, pour redevenir antérieure sur le colon descendant et l'S iliaque, où elle s'épanouit. Des postérieures, qui sont plus étroites, l'une est externe, l'autre interne ; elles deviennent supérieures au ïiiveau de l'arc du colon, pour redevenir postérieures au

53o SPLANCHNOLOGIE.

colon descendant et à TS iliaque, sur lesquels ^Ues se confondent souvent en une seule bandelette. J'ai déjà dit que ces trois bandelettes n'ayant qu'un tiers ou tout au plus une moitié de la longueur du gros intestin, déterminaient le froncement de l'intestin et sa disposition en cellules que séparent des rétrécissemens.

Au rectum, La tunîque musculeuse est remarquablement modifiée dans les fibres Ion- j^ rcctum. Déjà, dans rS iliaque, les fibres longitudinales

gitudinales ,. , . , j i' • •

sont dissémi- se sont disséminées. A la fin de l'S iliaque, elles occupent

nées par fais- ^(^y|-g j^^ circonférence de l'intestin : mais cette disposition

est surtout propre au rectum, dont les fibres musculaires

longitudinales se présentent soiis l'aspect de faisceaux épais,

qui forment une couche non interrompue tout autour de

cet intestin.

Epaisseur ^'^ couche musculairc profonde ou annulaire du rectum

considérable est beaucoup plus épaissc que celle du reste du canal ali-

de la coucbe -ni ^ ' ' • ^ j i

circulaire du mcntairc , 1 œsophage excepte ; son épaisseur permet de la rectum, séparer en anneaux distincts. Le dernier anneau a paru si remarquable , qu'on l'a décrit comme un muscle particuher, sous le titre de sphincter interne. Sous le rapport de sa disposition, la tunique musculeuse du rectum ressemble exac- Ce que c'est tcmcnt à la tuuiquc de l'œsophage : la différence d'épaisseur, que le spbiuc- q^jj gg^ \ l'avantage de l'œsophage , dépend de la différence

ter interne. \ , ^ i • v "i ' i

d usage des deux conduits; i œsophage étant tout pour la progression desalimens, qui doit être rapide , et le rectum ayant pour auxiliaires les muscles abdominaux : de même que l'œ- ^ sophage, lorsque le rectum est vide, il est contracté sur luimême, et ses parois sont contiguës.

Tunique fi- 3**. La t unique Jibreuse du gros intestin ne présente rien de

breuse, . , .

particulier.

4". La tunique muqueuse du gros intestin ne présente point

de valvules : les saillies ou crêtes semi-lunaires qui séparent

Absence de les cellules sont formées aux dépens de toute l'épaisseur de

valvules. l'intestln. Les plis irréguliers, ou rides qui s'y remarquent,

s'effacent complètement par la distension. Il n'est pas rare

de voir la muqueuse faire hernie à travers la membrane mus-

ORGANES DE LA DiGÉSïTON. GROS I]N''3rÈSti:p/^ 53 1

ciileuse, €t constituer des petites cavités à goulot étroit, remplies d'une boulette de matière fécale rlurcie: on dirait au premier abord une varice. Cette disposition, très- fréquente chez les vieillards, est peut-être le ré militât d'une constipation habituelle.

Examinée à la loupe et sous l'eauj avec les mêmes précautions que la membrane muquettse de l'intestin grêle j la surface interne du gros intestin ne présente plus de villosités ; mais on y retrouve exacte nient la raême apparence qu'à la membrane moqueuse de F estomac, c'est-à-dire une disposition qui retrace celle à^i .me ruche à miel. Les ouvertures oy pores de cette muqueT jge sont innombrables ; et dajis l'hypothèse où ils seraien' t à la fois exhalans et absorbant ;, on conçoit avec quelle rrapidité devrait se faire et l'exhalation et l'absorption dans] le gros intestin. Cette menjbrane est parsemée d'une multitucf e de follicules {^tanquam stellœfirmamenti^ Peyer), déprimé? . et perforés à leur centre, qui, chez un grand nombre de si ijets , et principalement chez le vieillard, présentent une co uleur noire. Jamais ces follicules ne se groupent par plaques comme dans l'intestin grêle ; toujours ils sont solita;ires» Il b' est pas rare de les trouver enflammés, les autres élémeBS de ; la membrane muqueuse étant intacts.

D'après ce qui prf ;cède, il serait donc facile de distinguer lé gros intestin del 'intestin grêle, d'après le seul caractère de sa membraïi^ ^ mqueuse. La limite est le bord libre de la Talvuîe iléo «cœcàh ^ : tout ce qui est en deçà présePxte les caractères c le la m uqueuse de l'intestin grêle • tout ce qui est au-delà \ )résente les caractères de la muqueuse du gros intestin.

Dans l'a' p^toendicè vermiforme on trouve des plaques agminéesj* que jquefois même la totalité de cette appendice est tapissée [ ^g^- une couciie continue de follicules.

La nu mueuse qui r0i?êt le rectum est plus lâchement unie à la tun' ^çjr^Q fibreuse qiti dans le reste du gros intestin. Cette laxité a nrTmente surtoulà la partie inférieure, d'où la possi-^

Aspect aréoîaire de la surface intérieure da gros intestin.

ï"oUWe5.

Le gros in-

ïm

tin pourrait

êit<

e distingué

de

Vintestin

pi

■le par sa

me

inbrane mu-

qa

euse.

Muqueuse I ; Vappendicej iriuiculaire.

Laxité de| adhérences d| la muquças du rectum.

S32 SPLAÏÎCHNOLÔOIE.

pjiîité d'un déplacement de la muqueuse , analogue a celuï

dont nous avons indiqué la possibilité pour l'œsophage,

et qu'il faut bien distinguer du renversement du rectum. Je

ferai également remarquer le développement du système ca-

ment^du°s^^r P^^^^i^e veincux, dans la partie inférieure de cette muqueuse,

tème capillaire développement qu î s'exagère d'une manière considérable chex

muqueuse ^du ^^^'^^"^^^ individus,pourconst.ituerles tumeurshémorroïdaleSr

reclum.

Vaisseaux v^ nerfs.

Artères. Arterâs. Les artères dn gros int^ ^stin viennent, pour le cœ*

cum, l'appendice vermiculaire, le 4 "olon ascendant et la moitié droite de l'arc du colon, de la n lésentérique supérieure; pour le reste du colon et le rectum, de la mésentérique inférieure. Le rectum reçoit en outre , , sous le nom d'hémorrhoïdale mo5'^enne , une branche de l'h ypogastrique , et sous celui d'hémorrhoïdale inférieure, unt î branche de l'artère honteuse interne.

Quelques artérioles sont encore four nies au gros intestin

par les artères gastro - épiploïque , spli mique , capsulaire ,

spermatique , etc,

Le recin m Sous le rapport du nombre et du vok ime de ses artères^

f « partie la |g lectum surpasse toutes les autres partie s du £:ros intestin.

'msvasculai re / . } i - - c

'J gros inte s- Aussi les opérations que 1 on pratique si ir la partie intérieure du rectum sont-elles souvent suivies irhémorrhagie, Ygj^j^g Les veines qui portent le même nom et sixis't înt la même

direction que les artères, concourent à la fo rmation des grandes et petites veines mésentériques ou mésa raïques, qui vont elles-mêmes se jeter dans la veine-poi /te. Vaisseaux' J^es vaissQaux lymphatiques ^ XTès-iiomk,re\iX \ 'ont se jeter

. P ''ïîKjues^ dans les ganglions lymphatiques qui longent le bord adhérent de l'intestin. On admet pour ce gj.os intestii ^ ^^^ vais- , seaux lactés, mais moins évidens que ceux de l'intestin { ?rêle.

^'err«« Les nerfs sont une émanation du plexus solaire, ^^ consr

est 1

tin

rectum

titueiit des plexus qui arrivent à l'intestin avec les artères. Tous ces nerfé appartiennent au système des ganglions.

Le rectum seul reçoit à la fois et des nerfs ganglionnaires, ^g ,, et des nerfs provenant du système cérébro-spinal. Ces der- lecoit des nerfs

. r • 1 \ 1 ^ • ^11 ganglionnaires

mers sont tournis par le plexus hypogasînque et par le plexus ^^ j^, ^^^1.,, sacré. La présence de ces deux ordres de nerfs est en rapport céiébro-rachl-

1 n • 11'* • • • • ^ 1 diens.

avec les lonctions de 1 mtestm, qui est en partie soumis a la * volonté , et en partie soustrait à son influencCo

DE l'anus.

Le mot anus ^ emprunté du latin, désigne l'orifice infé- ^ rieur du canal alimentaire (^orifice anal) , filière étroite, plus ou moins dilatable, à travers laquelle se moulent et sont comme exprimées les matières fécales.

Il est situé sur la ligne médiane , à un pouce au-devant du coccyx, derrière le périnée, entre les tubérosités de Fis- Snaation. chion , au fond de la cavité qui sépare les fesses.

Le pourtour de cet orifice, habituellement fermé, est revêtu par une peau abondamment pourvue de follicules sébacés, Peau de l'anus, et garnie de poils chez l'homme : cette peau s'enfonce dans l'ouverture anale pour se continuer avec la membrane mu- Ses follicnles queuse , et présente une foule de plis radiés qui s'effacent pendant la dilatation de cet orifice. Ses plis.

Le lieu de la continuité de la peau avec la membrane muqueuse est remarquable. Cette continuité s'effectue en de- lîgne de

11 N 1 T 1 T T confinuité en-

dans du rectum, a quelques lignes de 1 anus proprement dit. ^^.g j^^ ^^ ^^ Une ligne sinueuse, offrant une série d'arcades ou de fes- la taqueuse de

/ . . T 11» 11' l'anus,

tons a concavité supérieure, indique la ligne de démarcation. Quelquefois , au niveau de ces arcades répondent des petites poches terminées en cul-de-sac , et ouvertes en haut. Des angles de réunion des arcades partent des replis muqueux; et dans les culs-de-sac s'engagent souvent de petits corps étrangers, détachés des matières fécales, qui deviennent la cause de fistules stercorales.

534 SPLANCHNOLOGIE.

Simcture de Vanus. Destiné à nous affranchir de l'horribie iwr"' ' incommodité qu'entraînerait la sortie continuelle et involontaire des matières fécales, l'anus a pour base, et en quelque Sa charpente sorte pour charpente, un muscle volontaire , le sphincter, est un muscle j^^uscle constricteur qui a pour antagoniste, non-seulement lotnctl"' '' un muscledilaiateor propre, le 7W...^r^W^/2.^., auquel je •ralUe Xischw^coccjgien, mais encore le diaphragme et les muscles abdominaux. Le défaut de sphincter est l'écueil de tous les anos dits artificiels ou contre nature. Un quatrième muscle, le ^m«5c^^7'5^, doit encore être rapporté aux

muscles de l'anus.

La peau et la membrane muqueuse qui revêtent cette charpente contractile sont remarquables par le grand développement de la trame érectile, qui constitue la base de toulç membrane tégumentaire.

^Axtères-.ple- A cette portion de peau et de muqueuse qui revêt l'a- :^usyeineuxet jj^js^se rendent les dernières ramifications des artères heérectile de iV ^^^,^,|^^-^j^|g5^ I3e sa trame érectile, et par conséquent toute veineuse , naissent des veinules muhipUées, flexueuses, contournées, plexiformes , qui constituent les racines les plus j^,,f, déclives de la veine-porte. Des nerfs cérébraux et ganghon-

naires, émanation du centre nerveux hypogastrique et du plexus sacré, se distribuent en nombre considérable à cet orifice; enfin on trouve des cryptes muqueux ou plutôt des . aTptean.u-^kndules, vestige d'un organe glanduleux très-développe ■ :\^ t^vitxxsi. çli€z certains animaux.

Muscles de Ici se rapporte la description des muscles de l'anus, qui sont

^''""'' au nombre de six, savoir : deux impairs; le sphincter et le

transi>erse', deux pairs, le relei>eur, et Yischio-coccfgien, qui,

à la rigueur, ne font qu'un seul et même muscle. Le .9/7/««c-

ter interne àes^Mi^MTS n'est autre chose quele dernier anneau

des fibres circulaires de l'intestin rectum.

Du sphincter de l'anus.

Préparation, Enlever avec précautîoa la peau rayonnée qui re-

ORGANES DK lA DIGESTION. ANUS. SPHINCTER. 535

"vét la région anale. Prolonger la dissection, en arrière, jusqu'au coccyx ; en avant , jusqu'au scrotum chez l'hoinme , et jusqu'à la vulve chez la femme. Ne point se contenter de mettre à découvert l'anneau inférieur du sphincter; enlever de chaque côté le tissu adipeux qui entoure la partie inférieure du rectum. Il est bon pour la préparation de ce muscle , comme d'ailleurs pour celle des muscles du périnée, de remplir de filasse la partie inférieure de l'intestin.

Le sphincter de Tamis est un muscle orbiculaire situé au- sitnatîon. tour de l'extrémité inférieure du rectnm. Ce n'est point un simple anneau , mais une zone musculaire ayant près d'im Figure. pouce de hauteur. Sa forme est celle d'une ellipse très-alonsée d'avant en arrière , terminée en pointe dans ces deux ^^' Y"®

" ' ■•- ^ zone musculai-

sens. Ses fibres naissent: i*^ celles de l'anneau le plus infé- re elliptique, rieur, du tissu cellulaire sous-cutané placé au-devant du coccyx, à la manière des peauciers; i^ celles des anneaux insertions» supérieurs, d'une espèce de tissu fibreux qui se détache du sommet du coccyx. De là, les fibres charnues se portent d'arrière en avant, et décrivent de chaque côté une demi-ellipse composée d'anneaux musculaires parallèles et superposés , et qui , arrivés au-devant de l'anus , se terminent de la manière suivante : i^ l'anneau le plus inférieur, dans le tissu cellulaire sous-cutané; i^ les anneaux supérieurs, à une espèce de raphé fibreux qui sert d'origine aux bulbo-caverneUx.

Rapports, La face interne de l'espèce de zone elliptique Rapports: que représente le sphincter, embrasse la partie inférieure du rectum , dont le dernier anneau musculaire apparaît en «i^- .^^^^^^^ . dans de lui et s'en distingue par sa blancheur. C'est cet anneau musculaire qu'on a appelé sphincter interne.

Sa face externe est en rapport avec la ojraisse du bassin. i>e la face

, . , 1 /•! externe.

Sa circonférence supérieure est continuée par les fibres antéro-postérieures du releveur de l'anus ; de telle sorte que la ce supérieure, limite est extrêmement difficile à établir.

S^ circonférence (njérieure^ qui déborde un peu inférieure-

SPLANCHIVOLOCIE.

Action.

Sitnation.

Circonféren- ment l'anneau circulaire du rectum , n'adhère à la peau que ce in erieuie. ^^^ ^^ ^j^^^ ccllulaire lâchc quî fait suite au dartos/

Action, Constricteur de l'anus. La constriction du corps du muscle porte sur la partie inférieure du rectum j celle du dernier anneau porte au dessous de cet intestin.

Transverse du périnée.

Préparation. Enlever avec précaution le tissu cellulaire souscutané situé au-devant et sur les côtés de l'anus.

Le transçerse du périnée est situé presque transversalement au-devant de l'anus. Il naît de la lèvre interne de la tubérosité de l'ischion , immédiatement au-dessus de l'ischiocaverneux , par une aponévrose large et mince , à laquelle - succèdent bientôt les fibres charnues. Celles-ci se portent

de dehors en dedans et un peu d'arrière en avant, pour gagner la face antérieure du rectum, et pour se confondre , suivant les auteurs , avec celles du côté opposé, dans un raphé fibreux, commun à la fois à ces musclés , au sphincter et aux bulbo-cavernenx.

Telle ne m'a pas paru être la terminaison de ce muscle ,

que j'ai vu manifestement se continuer avec celui du côté

opposé, après avoir traversé l'extrémité antérieure du

sphincter.

Les deux D'après cette manière de voir, les deux transverses du

tiansverses u y^^Ymée. ne Constitueraient qu'un seul muscle demi-annu-

penneenecon- r ^ T.

stiinent qu'un lairc, dout laconcavité postérieure embrasserait la partie anté- «cnl muscle, rigm-g (J^ rcctum, disposition éminemm.ent propre à favori-

Rapports.

Action.

ser l'expulsion des matières fécales.

Rapports, Ce muscle est placé sur la limite qui sépare la région anale de la région périnéal^. Il forme le bord postérieur d'im triangle dont le muscle ischio-caverneux constitue le bord externe, et le bulbo-caverneux le bord interne.

Sous-cutané , excepté au niveau de la ligne médiane, il répond en haut au releveur de l'anus.

Action. Il tepd à aplatir et à presser la paroi antérieure

du rectum contre la paroi postérieure, que nous verrons re- ischîo-coccypoussée en avant par le releveur de l'anus. Il concourt donc ^*^"* puissamment à la défécation.

Des muscles ischio-coccygien et releveur de l'anas.

Prêj)aration. Il faut étudier ces muscles et par le périnée et par l'intérieur du bassin :

1°, Par le périnée, enlever le tissu adipeux qui remplit l'intervalle qui sépare le rectum de Tobturateur interne. Pour découvrir la totalité du muscle iscliio-coccygien , couper le bord inférieur du muscle grand fessier, et diviser avec précaution les grand et petit ligamens sacro-sciatiques.

2*^. Par le bassin , détacher le péritoine qui en tapisse les parois latérales ; enlever l'aponévrose pelvienne supérieure qui recouvre ces muscles; les suivre avec beaucoup de soin en arrière et sur les côtés du rectum , de la vessie et de la prostate.

Les muscles ischio-coccygien et releveur de Vanus consti- ituduon. tuent le plancher inférieur du bassin. Ils forment un plan musculaire non interrompu depuis le bord inférieur du pyramidal jusqu'à l'arcade du pubis.

L'ischio-coccygien comprend toute la portion du plancher Délimitation qui s'insère aux bords du coccyx. Le releveur de l'anus com- ^^^^^ iischio-

^ •' coccygien et le

prend le reste du plancher. releveur de la-

nas.

Ischio-coccygien.

Muscle aplati, triangulaire, ou plutôt rayonné: situé situation. à la partie inférieure du bassin, au-devant des ligamens Fignre. sacro-sciatiques. Il naît : i® des bords et du sommet de l'épine insertions, sciatique; 2° de la face antérieure du petit ligament sacrosciatique; 3° souvent de la partie la plus postérieure de l'aponévrose pelvienne, et se porte en rayonnant aux bords du coccyx et à la partie inférieure des bords du sacrum.

Toutes ses insertions ont lieu par des faisceaux aponévro- Mode d'intiques , auxquels succèdent des fibres charnues. Sous ce *^**^^"point de vue, sa structure a beaucoup d'analogie avec celle

Rapports.

Action.

538 SPLANCHNOLOGIE.

des muscles intercostaux. La partie apouévrotique domine la partie charnue.

Ses rapports sont les suivans : i° sa face supérieure, qui est légèrement concave , répond au rectum; o.^ sa face inférieure, qui est légèrement convexe, aux petit et grand ligamens sacro-sciatiques et au grand fessier; 3° son bord postérieur longe le bord inférieur du muscle pyramidal ; ê^ son bord antérieur se continue sans ligne de démarcation avec le bord postérieur du reîeveur de Tanus. Sa structure aponëvrotique peut seule le faire distinguer de ce dernier muscle.

Action, Il concourt à former le plancher du bassin. Il tend à porter le coccyx de son côté ; quand les deux muscles ischio-coccygiens se contractent simultanément, le coccyx est maintenu avec solidité, et ne saurait être renversé en arrière.

Ce muscle agit donc dans la défécation. Le nom de lei^ator çùccygis^ qui lui avait été donné par Morgagni , ne lui est nullement applicable.

Du reîeveur de Vanus.

Ce muscle constitue en presque totalité le plancher mnsculeux du bassin.

Insertions fixes.

Insertions IDobiles.

Le reîeveur de Vanus ^ ainsi nommé à cause d'un de ses principaux usages , est situé dans l'excavation du bassin , et forme avec son semblable une espèce de plancher musculeux qui représente, à beaucoup d'égards, le plancher musculeux supérieur formé par le diaphragme. Il est mince, curviligne, quadrilatère, étroit en avant, large en arrière.

Ses attaches fixes ou supérieures ont lieu: i* en avant, sur les côtés, et même quelquefois au niveau de la symphyse ; 2^ en arrière, au bord antérieur de l'épine sciatique; 3® dans tout Tintervalle qui mesure ces points extrêmes , à la partie supérieure du trou souS'pubien , et au détroit supérieur du bassin.

Ses attaches mobiles ont lieu : i" sur les côtés de la prostate ; 2"* s\îr les côtés de la vessie ; 3® sur les côtes du rec-

ORGANES DE LA DIGESTION. ANUS. RTiLEVEUR. 539

tum ; ù^ au sommet du coccyx et à un raphé fibreux étendu de ce sommet au sphincter.

Les insertions antérieures ou symphysaires sont cachées par j le ligament pubio-prostatique. Elles sont peu nombreuses, symphysaires. courtes, dirig-ées en dedans, en arrière et en bas. et consti-

,^ , . -, Elles consti-

tuent un faisceau [faisceau prostatique) décrit par Santorini tuent le faîs-

sousle ûiTQ àe leçator pj ostatœ^el que Winslowappelle/^ro*- ^^'^^ prostatitatique supérieur.

Les insertions à l'épine sciatique se confondent avec celles

^ ^ lasertions à

de i'ischio-coccygien, et se portent transversalement en de- l'épine sciatidans, ail sommet du coccyx. *î"^*

Les insertions à la partie supérieure du trou sous-pu-

, . ^ , . , . T ,,. , ,. . , Insertions à

Dien et au détroit supérieur ont lieu par 1 intermédiaire de l'aponévrose l'aponévrose pelvienne, qui se dédouble pour recevoir ce pelvienne, muscle dans Fintervalle de ses deux lames. Ces fibres, d'autant plus longues qu'elles sont plus postérieures, se portent toutes en dedanSjCn décrivant une courbe à concavité supérieure, et se divisent en vésicales, anales el précoccygiennes. lies fibres vésicales se portent sur les côtés du bas-fond de ^.,

'^ ^ Fibres resi-

la vessie. Je ne les ai jamais vues se rendre aux vésicules se- cales. minales.

hes fibres anales^ parvenues sur les côtés àw rectum , au- Fibres anales dessus du sphincter, se portent d'avant en arrière , et viennent se réunir derrière le rectum. Elles constituent de cha- Fibres vaginales, que côté un demi-anneau qui prolonge en haut îé sphincter

sans ligne de démarcation tranchée.

Les fibres précoccygiennes se dirigent d'avant en arrière , forment un plan charnu, épais, qui remplit l'intervalle qui s'é- coccy «tiennes, tend du coccyx au sphincter, et complètent la paroi inférieure ou plancher du bassin. Chez la femme , il existe en outre des fibres vaginales.

Rapports. Sa face supérieure ou interne est recouverte Rapport», par l'aponévrose pelvienne, qui la sépare du péritoine et des organes contenus dans le bassin. Sa face inférieure ou externe répond, par l'intermédiaire d'une autre aponévrose,

54o SPLANCHNOLOGIE.

au muscie obturateur interne, dont il est séparé inférieurement par un vaste espace triangulaire, étroit en haut, large en bas , que remplit du tissu cellulaire adipeux. Sa partie postérieure est en rapport avec le muscle fessier. Action. Action. 11 sert de plancher musculeux au bassin ; il re-

lève la prostate, le bas-fond de la vessie, l'anus, et fait équilibre dans le mécanisme de l'effort au diaphragme et aux muscles abdominaux. Il concourt puissamment à l'expulsion des urines, du sperme et des matières fécales.

La portion la plus considérable de ce muscle occupant les côtés et la partie postérieure du rectum, c'est surtout relativement àTexpulsion des matières fécales, que ses usages doivent être examinés. Or, par ses fibres précoccygiennes, il soulève le rectum; par ses fibres anales, il porte en avant et en haut le rectum, et le comprime latéralement.

Usages du gros intestin.

Dans le gros intestin, i° les substances alimentaires prennent l'odeur et tous les caractères des matières fécales; Il convertit 2° cllcs sc dépouillent des restes de substance nutritive et en matieres^^- ^^ ^hyle qu cllcs pcuvcut contenir; 3*» elles durcissent, et se des substances moulcnt daus îcs ccllules du colon.

L'absorption est assez active dans le g^ros intestin , pour

Il est le siège ^ ^ i • i

d'une absorp- qu'on ait pu soutcuir pendant long-temps, avec de snnples tion assez ?c- 1^^^^^^^^^^ uourrissaus , des individus qui étaient dans l'impossibihté de recevoir des alimens par les voies supérieures.

Le gros intestin fait encore l'office de réservoir; son lonty trajet, ses courbures, sa dilatation facile, lui permettent de contenir une grande quantité de matières ; et par Fait l'office \^\ nous sommes affranchis de l'incommodité de rendre in-

de réservoir. . . , r ' 1

cessamment les matières lecales.

Les usages de l'appendice vermiforme sont nuls chez

tive.

ORGANES DE LA DIGESTION. DÉVELOPPEMENT DU CANAL INTESTINAL 54 î

l'homme. Elle est le vestige d'un intestin très-développé, et même multiple chez les herbivores.

Le rectum est le réservoir définitif et Vun des agens ^e Usa "es du lect expulsion des matières fécales, qui, par leur présence dans *"™' cet intestin , déterminent une sensation qui nous avertit du besoin de les rendre. Le sphincter s'oppose, en général, à cette expulsion jusqu'à ce que la volonté ait prononcé. Cette expulsion se fait par l'action du rectum, aidée de celle du diaphragme et des muscles abdominaux,

DéTcIoppement du canal intestinal,

Le développement du canal intestinal doit être envisa^yé SOUS deux points de vue : i° sous celui des rapports qui existent entre ce canal et la dépendance de l'enveloppe fœtale connue sous le nom de vésicule ombilicale j 2° sous celui du développement considéré en lui-même, indépendamment de ses connexions avec la vésicule.

1°. Sous le premier point de vue, l'anatomie du fœtus hu- ï-« ^^'^^ ^"^ mam est encore plongée dans la plus grande obscurité: les mnnique-t-ii anatomistes sont partagés à cet égard; et, sans entrer ici avec la vésicule dans le fond d'une discussion qui appartient à l'anatomie transcendante, je dirai que les principaux argumens de ceux qui admettent la communication du canal intestinal avec la vésicule ombilicale, sont tirés de l'analogie, et en particulier de ce qui se passe chez les ovipares, dont la membrane vitelline est regardée comme l'analogue de la vésicule ombilicale, et chez lesq'ïeis la communication existe de la manière la plus manifeste à toutes les époques de la vie fœtale.

Je dirai, en outre, que ces mêmes anatomistes ne s'entendent nullement sur le lieu de cette communication. Suivant Oken, ce serait le point de jonction de I intestin grêie

54» SPLANCHNOLOGIE.

Dissidence avec le gTos intestin (i); suivant Meckel, ce serait la partie indes partisans f^j.{Qyj^j.Q de l'intestin ffrêle, et les diverticules que l'on observe

de la commu- . , . . ,

nicatîon. si fréquemment à cette partie inférieure , seraient le vestige du canal de communication. Ce dernier anatomiste, après ^voir discuté tous les argumens pour et contre, conclut ainsi (2) : « Je crois donc jusqu'à présent devoir admettre une » continuité de substance entre la vésicule ombilicale et le ca- » nal intestinal, sans avoir la prétention de décider si les cavi- » tés de ces deux organes s'ouvrent l'une dans l'autre. » Mais, évidemment cette communication des deux cavités est toute la question.

11 est pro- Les argumens de ceux qui rejettent cette communication

baLle que cette , ip -, • i -i^ ^ r i '

communica- ^hez le lœtus humam et les mammireres , sont tondes sur tion n'existe fiRspection directe. Je dois dire avec Emmert, Cuvier et ^ *' autres, que jamais je n'ai observé cette communication. Je

suis loin cependant de la nier absolument ; mais il est besoin de nouveaux faits pour la constater.

2°. Le développement du canal intestinal, considéré en lui-même, présente, à côté de questions encore indéterminées, des faits positifs sur lesquels il ne saurait y avoir aucune discussion.

Hypothèses Les questions indéterminées sont relatives; î° au mode

sur la forcua- ^^ formation de l'intestin. Le tube digestif ne serait-il d'a-

tioii de i intes- ^ ^ *=>

tin. bord qu'une vésicule oblongue qui s'alongerait en même

temps par ses àeux extrémités, lune céplialique, l'autre coccygienne, extrémités imperforées qui s'ouvriraient ensuite pour constituer la bouche et l'anus ? A-t-il, dans le principe, la forme d'une gouttière ouverte en devant, ainsi que Ta démontré Wolf chez les oiseaux; ou bien se forme-t-il par deux moitiés latérales , qui se réuniront ensuite, comme le pense M. Serres ? Le canal intestinal se forme-t-il d'une

(i) L'appendice vermlforine et le cœcuai seraient , suivant Oken , les débris de cette communication.

(2) Manuel d'Anatomie, t. III, p. 4i6, trad. par MM. Jourdan et Breschet.

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