‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 164 sur 185 · VULVE · texte numérisé non relu

VULVE

Pénil.

On comprend sous le nom de uuli^ey l'ensemble des parties génitales externes de la femme, savoir: le pénil ou mont de Vénus, les grandes, les petites lèvres, le clitoris, le méat lirinaire auquel on pourrait ajouter l'orifice du vagin déjà décrit.

Pénil ou moût de F'énus, On appelle ainsi une éminence arrondie, plus ou moins saillante suivant les sujets, située au devant du pubis , et qui surmonte la vulve; la saillie de cette éminence est due en partie à celle des os , en partie au tissu adipeux qui soulève la peau; elle se couvre de poils à répoque de la puberté.

Grandes lèvres. Ce sont deux replis cutanés, saillans, qui limitent une ouverture antéro-postérieure , à laquelle la plupart des anatomistes donnent le nom de vulve.

Aplaties transversalement, plus épaisses en avant qu'en arrière, les grandes lèvres présentent une face externe recouverte de poils : une face interne humide et lisse, contigué à celle du côté opposé; un bord libre, convexe, et garni de poils; une extrémité antérieure qui se continue avec le mont de Vénus; une extrémité postérieure se réunissant à celle du côté opposé pour constituer une commissure ou bride i^ppelée fourchette , laquelle se déchire presque toujours dans Fourchette.

Grande» lèvres.

79^ SPLANCHNOIOGÎE.

l'accouchement. L'intervalie placé entre la fourchette et

Périnée. l'anus Constitue le périnée qui a huit à dix lignes de longueur

chez le plus grand nombre des sujets. L'intervalle qui sépare

Fo5se nari- la fourcliettô de l'entrée du vagin porte le nom défisse na-

^''^^^^""- vicidaire.

Structure Un feuillôt cutaué, un feuillet muqueuXjjl'un et l'autre

^llxtT^"^ ^' pourvus de follicules sébacés très-nombreux(i); une grande quantité de tissu cellulaire adipeux, chez les sujets qui ont de Fembonpoint; une couche de tissu dartoïde appliquée contre le feuillet muqueux; des vaisseaux artériels, veineux et lymphatiques^ des nerfs j telles sont les parties constituantes des grandes lèvres qui ont beaucoup d'analogie avec le scrotum de l'homme, et s'infiltrent comme lui dans lanasarque.

Petites lèvres. Petites lèvrcs. Elles apparaissent lorsqu'on écarte les grandes lèvres , sous la forme de deux feuillets muqueux : étroites en arrièi'e , où elles naissent sur la face interne des grandes lèvres, elles s'élargissent en avant d'une ma= Tiière progressive en convergeant l'une vers l'autre. Parvenues au niveau du clitoris, elles se i*étrécissent un peu,

Lear bifur- . , * /

cation anté- et Se biturquent avant de se terminer. La branche infé-

rïeare. lieure de la bifurcation va s'attacher au clitoris avec lequel

elle se continue ; la branche supérieure , s'unissant à |celle

an côté opposé forme au-dessus de ce corps un repli en

forme de capuchon qu'on nomme prépuce du clitoris.

Les petites lèvres sont pourvues d'un appareil cry pieux très-développé , visible à l'œil nu, et qui est le siège d'une Leurs diœen- sécrétioH sébacée très-abondante. Les dimension§ des petites iiafeles. ^ lèvres offrent de nombreuses variétés, i* Suivant l'âge. Chez les enfans nouveau -nés , elles débordent les grandes lèvres , ce qui tient surtout au défaut de développement de ces dernières. 2^ Suivant les individus. Chez quelques

[\) Il n'est pas rare de voir de petits poils très-courts naître des follicules sébacées de la face interne de la graude lèvre, ces poils sont analogues à ceux des caroncules lacrymales.

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