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MUSCLES DE LA FACE

Ils peuvent tous <ie rédalre à des dilatalenrs oa m des constricteurs.

Les muscles des paupières et des narines s^insèrent à des lames cattila* gineases.

Les muscles de la face sont tous groupés autour des ouvertures qu'elle présente , et peuvent se réduire à des dilatateurs et à des constricteurs ; l'orifice des fosses nasales est seul dépourvu de constricteurs.

Les paupières devant s'ouvrir et se fermer en masse sans plissement, les narines devant rester habituellement ouvertes, la peau qui forme ces ouvertures est doublée d'une lame cartilagineuse, qui lui donne la tension, la résistance

REGION PALPEBRAI.E. ORBICULAIRE. 117

et lelasticité dont elle avait besoin ; et c'est à cette lame car- ^^" muscles tilagineuse que s'insèrent les muscles. A l'orifice de la bou- aèrent à d'anche , nous ne trouvons rien de semblable ; les muscles s'in- *^®* muscle». sèrent à d'autres muscles.

Les trois ouvertures autour desquelles sont groupe's les muscles de la face permettent de classer ces muscles en trois régions distinctes : région palpébrale, région nasale et région buccale.

RÉGION PALPÉBRALE.

Les muscles des paupières se divisent en constricteurs et le» muscles en dilatateurs. Ilv a un muscle constricteur: c'est Torbicu- *^* P|»"P'«^®*

'' se divisent en

laire des paupières , qui a pour accessoire le sourciller ; il y constHctenrs a un muscle élévateur : c'est l'élévateur de la paupière su- *' ^^ dilata»

* i leurs.

périeurCé

Orbiculaire des paupières.

Préparation. Faire à la peau une incision elliptique qui entoure îa base de l'orbite ; disséquer successivement du bord adhérent vers le bord libre de chaque paupière îa moitié supérieure et îa moitié inférieure du muscle. Ici plus que partout ailleurs , il importe de disséquer la peau parallèlement aux fibres charnues. Lorsqu'on aura étudié ce muscle par sa face externe , on le détachera avec précaution des parties subjacentes pour le renverser de de- *

hors en dedans.

Uorhiculaire des paupières forme autour des paupières SituaiîoH. une zone elliptique plus ou moins large , et sur les paupiè- Figure. res elles-mêmes une couche extrêmement mince.

Le muscle orbiculaire est un sphincter; et, comme tous Lc muscle les muscles de cette espèce, il est composé de fibres circu- o'^l'îculairc est

. , . . . ^^ sphincter.

laires; mais, par une exception toute spéciale, il existe pour

ce muscle un tendon d'origine extrêmement remarquable , son tendon

tendon direct du muscle orbiculaire. de deux lignes de long ^'"'^Js^^® . **" 1» 1 • 1- 11 • » \ „ , tçndpo direct,

et cl une demi-ugne do large, qui naît de i apophyse ^lon*

fléchi.

Il8 MYOLOGIE*

tante de l'os maxillaire, au-dev«nt de la gouttière lacrymale, Kipj>Qrts passe au-devant du sac lacrymal, qu'il divise en deux par-

de ce tendon . . , , ,, , . , • i» . ^, .

arec le sac la- *^^^ inégales : 1 une supérieure plus petite, 1 autre intérieure

crymal. plus grande. , et quelquefois même re'pond à la partie supé-

rieure du- sac. D'abord aplati d'avantfen arrière, ce tendon se contourne sur lui-même de manière à offrir l'une de ses faces en haut et l'autre en bas. Parvenu àlano-leinterne des paupières ^ ce tendon, appelé aussi ligament pal-

Sa bifurcation, pébral^ se bifurque; et chaque bifurcation va se fixer à l'extrémité interne du cartilage tarse correspondant; de la face postérieure de ce tendon , se détache une lame aponévrotique très-forte qui forme la paroi externe du sac lacrymal, Tendon ré- c'est le tendon réfléchi du muscle orbiculaire. Les fibres charnues viennent des faces antérieure et postérieure et des bords du tendon direct; elles viennent aussi du bord anté- Inseitions ricur du tcudon réfléchi : le plus grand nombre naît de l'a-

dcs libres pophyse orbiîaire interne du frontal, de l'apophyse mon-

chamues aux i i» • . . . . , .

tenions, à l'a- ta" te de 1 OS maxillaire et du tiers interne et inférieur de

pophyse orbi- ]^ hvxSQ de l'orbite , par des lano^uettes aponévrotiques trèstau e du fron- , , ,! ^ PI 111 1

tai, à l'os ma- prouoncees; de la, ces nbres se portent de dedans en de-

xillaire. hors et se divisent en deux moitiés : une moitié supé-

jrectton ^iéure qui décrit des courbes concentriques à concavité in-

des hbies. ^ ^

Cemnsclese Prieure, une moitié inférieure qui décrit des courbes concorupose de centriques à concavité supérieure {^duo palpehraram. mus-

deux lueitlés. ;• tt' \ /~<i i • • / i t • i

cuii^ V es. j, Chacune de ces moitiés se subdivise en deux ordres de fibres : les unes, plus extérieures, qui entourent la base de l'orbite; les autres, plus centrales ou palpébrales, qui sont destinées à l'une et à l'autre paupière ; d'où la braies ciistinctiou entre le muscle oroicuUure et les muscles ciliaires consiÉiuenUes qu valpé/jrauj: î\dmhe par Riolan. Les fibres les plus exté-

ninscles ciliai- . . , , . .,.

res ou palpé- rieures , OU portion orbiculaire , décrivent une elnpsecoml)iaux. plète. Je n'ai jamais vu l'intersection fibreuse admise à la par-

tie externe de l'œil par quelques anatomistes. Les fibres palpébrales où ciliaires, ou portion palpébrale proprement dite, paissent de la bifurcation du tendon, Jet décrivent des avçi

Les

palpé

RÉGION PALPÉBRALE. ORBICULAIRE. H9

de cercle concentriques qui viennent se réunir en dehors, à angle aigu , à un raphë celluleux.

Rapports. Intimement uni à la peau dans sa portion orbi- Rapports : culaire, à l'aide d'un tissu fibreux et adipeux, très serré dans De sa face

../ ,• 1-vT 1 ../.p/. •^ cutanée.

sa moitié supérieure, lâche dans sa moitié intérieure; uni a la peau des paupières par un tissu cellulaire séreux très-susceptible d'infiltration , le muscle orbiculaire recouvre le sac ^^ j^ ^^^^

* ' ^ proionde.

lacrymal, le muscle sourciller, l'arcade orbitaire, l'os malaire , le muscle temporal , les attaches supérieures des muscles grand zygomalique, élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure , élévateur propre. Il est séparé de la conjonctive par une membrane fibreuse et par les cartilages tarses. Sa circonférence est confondue en de- l^e sa cirdans avec le pyramidal , en haut avec le frontal et le sourcilier; en bas elle est libre; quelquefois il s'en détache en dehors quelques fibres , dont les unes vont former le petit zygomatique , et les autres plus pâles se terminer à la peau.

diction. Le muscle orbiculaire se contracte à la manière Action. de tous les sphincters: c'est-à-dire que les fibres concen- , ^^ogae

L j T. a celle des

triques qui le constituent tendent, dans leur contraction, sphincters. à se rapprocher du centre ; mais comme les fibres charnues trouvent un point d'appui dans le tendon de ce muscle, et plus encore dans les insertions internes, il en ré- Monyement

, , ^ JM 1 ' ^e projection

suite qu en même temps qu il se resserre, ce muscle éprouve ^^^ umscles de une sorte de projection de dehors en dedans ; par lui les té- dehors en degumens du front, delà tempe et de la joue sont ramenés du côté de l'angle interne de" Fceil. L'adhérence intime de la peau à la moitié supérieure du muscle explique pourquoi, dans sa contraction , cette moitié supérieure se dessine bien davantage à travers la peau que la moitié inférieure. Quant j^^ portion à la portion palpébrale, elle se contracte indépendamment palpébrale est de la portion orbiculaire; et cette indépendance de contrac- ^" ^a^^Jrti'o tion confirme la distinction de Riolan. Ce n'est pas tout : la orbiculaiiej contraction de cette portion palpébrale, ou muscle palpéhral

Ï20 MYOLOGIE»

La conirac- proprement dit, est habituellement involontaire ; la contraction nalpébraie ^^'^^ ^^ ^^ portion orbiculaire est soumise à la volonté'. Les est involontai- fibres palpëbiales sont pales et représentent les fibres mus- ^^* culaires des organes de la vie nutritive,* les fibres orbiculai-

La contrac- res Sont rouffes comme les muscles de la vie de relation.

lion e cette LQrgqug jgg fibres palpébrales se contractent , elles ne proportion palpe- ^ r r ' r

Lrale déterrai- duisent pas Tocclnsion de l'œil par le rapprochement conche-'' T^^des ^^^^^^^^^ ^^^ fibres, mais bien par le rapprochement des bords libres bords libres des paupières , seul mode d'occlusion que pères paupières, j^g^j-g ]^ présence des cartilages tarses. La courbe que déori- L'occlnsion ^ent les fibres musculaires de la paupière inférieure étant

des paupières . -i' ii ii i n i i

dépendsaitout moms considérable que celle des nbres de la paupière supede la paupière i-ieure ^ il suit que l'occlusion des paupières dépend prin-

supérieure. ., ,, ., ,.

cipalement de la paupière supérieure.

Sourcilîer»

Préparation. Faites une incision verticale sur la ligne médiane , entre les muscles frontaux; renversez avec précaution le muscle frontal et le muscle orbiculaire de dedans en dehors.

Situation. Le muscle sourciller est constitué par une languette char- Figure, nue, étroite, assez épaisse, d'une couleur rouge, généralement plus foncée que celle du muscle orbiculaire, située ^ le long de l'arcade sourcilière dont il suit la direction. Ce

Insertion à , ^ , , . .

la partie in- ninscle naît par une, plus souvent par deux ou trois portions

terne de Tar- de la partie interne de cette arcade; delà, il se porte en

haut et en dehors, en décrivant mue légère courbure à con-

ilseconfond cavité inférieure, et va se confondre avec Forbiculaire des

en dehors avec paupières , au niveau de la partie moyenne de l'arcade or-

le muscle orbi- *■ ^ \ ^ , ^ , ^\ , . i i '

culaire. bitaire. C'est à raison de cette disposition qu'Albinus le dé-

crit comme une racine de l'orbiculaire. Suivant quelques Une va pas auteurs , ce muscle va se terminer à la peau du sourcil (cmse terminer à tanéo-souvcHiev . Dumas) ; mais ie l'ai toujours vu ,se termi»

la peau da ' ^/ ** i • i •

sourcil. ner dans la couche profonde du muscle orbiculaire.

Rapports.

iREG. PALPEBRALE. ELEVATEUR DE LA PAUPIERE SUPER» I2Ï

Rapports, Recouvert par le pyramidal, l'orbiculaire des paupières et l'occipito-frontal , ce muscle recouvre le coronal , les artères sus-orbitaire et frontale et la branche frontale du nerf ophthalmique.

Action, Ce muscle fronce le sourcil et l'entraîne en bas et en dedans [corrugator surcilii). Aussi est-il regardé comme l'agent principal de l'expression des passions tristes. La con- *<»'»^ciltraction répétée des muscles sourciliers , qui a lieu chez les }^ ^^^} * *^'

. . . . . pnmer les pas*

individus irascibles, imprime à leur physionomie, par le sion» tristes, rapprochement habituel des sourcils et la permanence des plis verticaux qui se forment dans leur intervalle , une expression de dureté.

Action.

Il fronce I«

Élévateur de îa paupière supérieure.

Préparation, i". Enlever la voûte orbitaire par deux traits de scie se réunissant à angle aigu sur le trou optique; détacher celte voûte osseuse avec précaution de manière à laisser intact le péïioste. 2°. Inciser le périoste d'avant en arrière, puis écarter le nerf frontal qui passe au-dessus du muscle et parallèlement à sa longueur ; on séparera avec soin ce muscle du droit supérieur de l'œil.

L'élévateur de la paupière supérieure est un muscle alongé, aplati, triangulaire, très-mince, placé dans la cavité orbi- Fignrc. taire , horizontalement dirigé d'arrière en avant , recourbé vers son extrémité antérieure, de manière à offrir une concavité qui regarde en bas. Il s'insère, d^une part^ en arrière Insertiona. à la face inférieure de la petite aile du sphénoïde, immédiatement au-dessus du trou optique; il s'insère aussi à la gaine du nerf optique; d^uue autre part , en avant, au bord supérieur du cartilage tarse {orbito-palpébral^ Chauss.).

L'insertion postérieure se fait, au sphénoïde, par un petit Mode d'în. tendon, et à la gaine du nerf optique par un anneau fibreux *^^*'*^" V^^^^' ;qui lui est commun avec les muscles de l'œil; de là les fibres charnues s« dirigent en d^jvant j en formant iin faisceau

m MYOLOGIIIU

Insertion large et mince qui va s'élargissant et s amincissant jusqu'à tariiennc. l'insertion tarsieane , qui se fait par une large aponévrose. Rapports. Rapports. Recouvert par le périoste de l'orbite, dont il est

séparé par le rameau frontal de l'ophthalmique, recouvert encore par du tissu adipeux, et par la membrane fibreuse delapaupièresupérieure,lereleveur de la paupière supérieure recouvre le droit supérieur de l'œil d'abord, puis la conjonctive.

Action. Action, il relève la paupière supérieure. L'espèce de ré-

Sa réflexion flexion qu'il éprouve sur le globe de l'œil, explique le mousur le globe de i i i i • ^ i 'i ' •

l'œil, vement de bascule de cette paupière dans son élévation,

mouvement par lequel son bord supérieur est enfoncé sous l'arcade orbitaire. Le relâchement de l'élévateur suffit pour l'abaissement de la paupière supérieure dans l'occlusion passive, tandis que la contraction de l'orbiculaire a lieu dans l'occlusion active.

Il n'existe H n'existe aucun muscle analogue pour la paupière infé-

pas de muscle • . r • % i» i

anaWne pour ^*^^^^ ^"^ ^^^ concourt presque en aucune taçon ni a 1 occlula paupière in- sion de l'ouverturc palpébrale , ni à l'écartement des pau-

féricDre. • \

pieres.

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