‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 74 sur 185 · RÉGION JAMBIÈRE EXTERNE · texte numérisé non relu

RÉGION JAMBIÈRE EXTERNE

Elle est formée par les muscles long et court péroniers latéraux.

Long péronier latéraî.

Préparation. Commune aux deux muscles, 1° enlever la peau qui recouvre la partie externe de la jarnbe; i'^ diviser verticalement l'aponévrose jambière dans la région externe; 3^' renverser les deux lambeaux d'aponévrose , pour arriver aux cloisons aponévrotiques qui séparent les péroniers latéraux , tant des muscles de la région antérieure que des muscles de la région postérieure de la

Figure.

Situation.

Insertions.

Direction.

Le tendon paraît au-dessus delà partie moyenne du muscle.

Déviation du tendon.

Première réflexion derrière ]a maliéole externe.

ft56 MYOLOGIT?»

jambe; 4" pour découvrir ces muscles dans leur portion pédîeuse, enlever l'aponévrose dorsale du pied à la partie externe; diviser obliquement de dehors en dedans, et d'arrière en avant, tous les muscles de la région plantaire , depuis la gouttière du cuboïde jusqu'à Textrémité postérieure du premier métatarsien.

Superficiel (^peronœus primiis , Spigel ) , long [peronœus longus^ Albinus), épais, prismatique et quadrangulaire, dans sa moitié supérieure, le long peronier latéral est situé à la partie externe de la jambe.

Insertions. Il s'insère, d'une part, i"* en dehors, à la partie externe et antérieure de la tête du péroné; 2** un peu à la portion attenante de la lubérosité externe du tibia; 3° au tiers supérieur de la face externe du péroné , ainsi que des bords antérieur et postérieur de cet os, au moyen de cloisons aponévrotiques très-fortes , qui séparent îe long peronier latéral des nmscles antérieurs et des muscles postérieurs de la jambe; 4° supérieurement, le long peronier s'insère aussi à l'aponévrose jambière.

D'une autre part, il s'insère à l'extrémité postérieure du premier métatarsien , qui présente en dehors une apophyse pour cette insertion [péronéo-sous-tarsien ^ Ghauss.).

Nées supérieurement par des insertions trè^- multipliées, les fibres charnues verticalement dirigées constituent un faisceau , épais dans sa moitié supérieure , mince et aplati dans sa moitié inférieure, qui se termine par un tendon, d'abord caché dans l'épaisseur des fibres charnues , dont il se dégage au-dessus de la partie moyenne du péroné, et paraît sur le côté externe du muscle , sous la forme d'une bandelette qui va se rétrécissant et s'épaississant. Bientôt abandonné par les fibres charnues, ce tendon devient postérieur avec la face externe du péroné dont il suit la déviation [peronœus posticus , Riol.), se place derrière la malléole externe, dans une coulisse qui lui est commune avec le court peronier latéral, se réfléchit d'arrière en avant et de haut en bas, pour gagner le côté externe du calca-

MITâCl-ES DE LA JAMBE. I.OîïG l'ÉROTîIER lATKRAT,. a57

néum , sur lequel il est maintenu par une gaine propre.

Arrivé au côté externe du cuboïde, il se réfléchit de nou- .„ ^®"^'*'"*'

' reflexion soaa

veau , pénètre dans la gouttière oblique en dedans et en le caboïde. avant de la face inférieure de cet os , y est maintenu par une gaîne très-torte et très-serrée, continue son trajet obli- t • t biique sans déviation, le long du plan inférieur des os du tarse, qaeda tendon jusqu'à l'extrémité postérieure du premier métatarsien. Il ^°"^ ^ ^^^^^' suit de là que le tendon du long péronier latéral présente [jaississeune double réflexion, savoir, une première réflexion derrière don au niveau la malléole externe (un épaississement ou nœud se voit sou- rëflexio^™"^'^'^ vent à ce niveau); une seconde réflexion au niveau du eu- ossésamoïboïde : un os sésamoïde existe presque constamment au ni- *^® ^^ niveau

^ 1 'H • m • A r-, de la seconde.

veau de cette seconde reriexion. irois oaiiîes hbreuses et ^ .

^ Trois gaines

trois synoviales existent pour ce tendon : une première der- fibreuses et rière la malléole externe : une seconde sur le côté externe î^®'* «ynovia-

j , , . .y 1 T .. 1 les pour celen-

du calcaneum , une troisième sous le cuboide. don.

Rapports, A la jambe , le long péronier latéral est recou- ^ ,

vert par la peau et par l'aponévrose jambière; il recouvre le la jambe, péroné et le court péronier latéral. En avant, il est séparé par une cloison aponévrotique de l'extenseur commun des orteils; en arrière, il est séparé par une autre cloison aponévrotique du soléaire en haut, et du fléchisseur propre du

Ji,VL côté ex-

gros orteil en bas. Sur le côté externe du pied , son tendon terne du pied, répond en dehors à la peau, en dedans au calcaneum. A la a la régîoa région plantaire , ce tendon est recouvert en bas par toute p'^ntaire. l'épaisseur des parties molles de cette région , et répond en haut aux ligamens tarsiens inférieurs.

Action. Un muscle réfléchi agit comme si la puissance était Action, appliquée au point même de réflexion du muscle. Ainsi, transportons la puissance à l'extrémité externe de la gouttière cuboïdienne, nous aurons pour effet un renversement, ou Abducteur,

, . , on mieux , ro-

mieux encore une rotation en dehors du pied; transportons tateur du tarse maintenant la puissance au niveau de l'autre point de ré- *" dehors, flexion, c'est-à-dire derrière la malléole externe, nous aurons une extension du pied sur la jambe, avec renversement

Situation.

Fignre.

Insertions

a58 MTfOLOGIE

, du bord externe en haut. Dans ce mouvement, l'extrémité

Extenseur du . , . , • i • j t

pied, inférieure de la facette articulaire externe de 1 astragale, tend

Effets de la ^ porter en dehors la malléole externe, à augmenter la courcontraction de bure du péroné qui se fracture quelquefois : on conçoit

ce muscle dans ., , , , , i. •• ../,

la fracture du ^^^ ^^ ^^ perone a éprouve une solution de continuité, la péroné. contraction de ce muscle n'étant plus contrebalancée, aura

pour effet le renversement de la plante du pied en dehors, et la luxation de l'astragale en dedans. Voilà le mécanisme de la luxation du pied, consécutive à la fracture du péroné, la seule espèce de luxation latérale du pied qu'on ait observée (i).

Court péronier latéral.

Subjacent au précédent {peronœus secundus^ Spigel), moins volumineux, plus court [peronœus hrevis^ h\h.'^ petit péronier ^ Winslow^), aplati, penniforme, réfléchi.

Insertions, Ce muscle s'insère, d^une part^ i° à la face externe du péroné, dans la moitié inférieure, quelquefois

Péronières , ,,1 . , p, . -, ^ • i

dans les deux tiers intérieurs de cette race, qui est plus Ado ' r ti- °^ moins profondément excavée pour cette insertion; 2^ aux ques, bords antérieur et postérieur du péroné et aux cloisons apo-

névrotiques qui séparent le court péronier latéral des muscles de la région antérieure et de ceux de la région postérieure de la jambe.

Insertion mé- , * • i ^ i .. / >

tatarsienne. D une autj^e port^ le court péronier latéral va s insérer a

l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien, et même quelquefois, par une expansion fibreuse, au quatrième métatarsien; souvent même il envoie un prolongement au ten don extenseur du petit orteil [grand péronéo-sus -métatarsien ^ Chauss. ).

Nées des diverses insertions péronières, les fibres charnues

se rendent successivement à la face interne et aux bords d'un

tendon aponévrotique qui règne sur la face externe du

Direction, muscle , constituent un faisceau charnu qui va grossissant ,

(i) Voyez l'excellent mémoire de M. Dupuytren sur la fracture du péroné.

MUSCLES DE LA JAMBE. COURT PÉRONIER LATÉRAL. aSo

puis s'effilant , pennifornie d'abord , plus bas demi-pe»ini-

forme, que les fibres charnues inférieures accompap-nentius- 'J^f"^^» ^^

qu'à la gaine tendineuse située derrière la malléole externe : en sortant de la gaine malléolaire , le tendon est reçu dans léolaire.^ ™* ' une gaine propre pratiquée sur le côté externe du calca- Gaine calcagaîne située au-dessus de celle du tendon du long péronier "i^»"^* latéral, et se porte un peu obliquement en bas et en avant pour s'insérer en s'éiargissant au cinquième métatarsien. Rapports. Recouvert par le long péronier latéral, le court

' • 1 ' 1 i ' / 1 A , Rapports.

peromer latéral recouvre le perone et le côté externe du calcanéum. Ce n'est donc que par opposition avec le long péronier latéral, que Riolan et autres ont pu l'appeler /?eVonier antérieur.

Action, La même que celle du long péronier latéral, si

r . 1 • 1 Ti . ' Action,

vous laites abstraction de la portion sous-tarsienne de ce

dernier muscle. Ainsi, appliquez la puissance à la malléole

externcy et vous aurez une extension du cinquième meta- ,,

, ^ Extension^

tarsien sur le cuboide, une extension et une rotation de

dehors en dedans de l'articulation de la rangée métatarsienne

du tarse sur la région jambière, une rotation du calcanéum Rotation du

sur l'astragale, une extension avec tendance à l'abduction du P^^'^ ^° ^^^^'^^

pied , et conséquemment un renversement considérable du

pied en dehors , lorsque le péroné est fracturé.

KEGION POSTERIEURE.

On lui considère deux couches, l'une superficielle, consti- jj^^^ tuée par le triceps sura! (jumeaux et soléaire) et le plantaire ches, l'une sugrêle ,• l'autre profonde, que forment le popiité, le jambier f/Jp^foir postérieur, le long fléchisseur commun des orteils, le long fléchisseur du gros orteil.

Jumeaux et soléaire , ou triceps sural. — Plantaire grêle.

Préparation. Faites une incision verticale qui, partant de la partie supérieure du creux popllté, vienne se terminer au calcanéum; faites en haut une autre incision, horizontale et demi-circulaire qui

aSo MYOLOGIE.

embrase la partie postérieure de la cuisse; divisez et disséquez l'aponévrose jambière, et vous aurez à découvert les muscles jumeaux, dont vous devrez isoler avec beaucoup de soin les insertions supérieures. Pour bien étudier la structure et les insertions de ces muscles, il faut les couper transversalement à leur partie moyenne, et renverser leur moitié supérieure de bas en haut.

Prenez garde, en divisant le jumeau externe, de couper en même temps le plantaire grêle qui semble un petit faisceau détaché de ce dernier muscle. Le soléaire est tout préparé lorsqu'on a enlevé les jumeaux. Pour bien étudier sa structure et ses insertions , il faut le diviser verticalement et d'avant en arrière, à côté d'un raphé ou épaississement aponévrotique médian, et racler les fibres charnues qui cachent la lame aponévrotique moyenne de ce muscle. Vous aurez ainsi une moitié péronière et une moitié tibiale du muscle soléaire.

Les jumeaux et le soléaire réunis constituent un muscle et le ^soléaire trîceps extrêmement puissant [musculus surœ^ Sœmm.), qui forment un forme à lui seul la partie charnue de la jambe (vulgairement musce ne p . ^^^^^^^^ j^^ développement de ces muscles est un des caracloppement est tères Ics plus tranchés de l'appareil musculaire de l'homme, propre à l'es- ^^ ^^ rapport avcc sa destination à l'attitude bipède. Unies in-

pèce humaine. i • • • • i

féneurement, dans une insertion commune qui constitue le

tendon appelé tendon d Achille^ les trois portions du triceps

est formé par suralsc diviscut Supérieurement en deux plans bien distincts:

deax plans de j^^jn antérieur ou profond, c'est le muscle soléaire^ l'autre

muscles. , . r • i • i t • i • • '

postérieur ou supernciel, qui se subdivise en deux moitiés latérales les jumeaux. Nous décrirons successivement les uns et les autres.

Situation ^"* hesjumeaux ou gastrocnémiens (de xjr»)^)j, jambe, et de

yu(rT*ifi ventre), constituent un seul et même corps charnu [gemellus, Alb.), le plus superficiel des muscles postérieurs de la jambe Çprimus pedem mos>entiwn cum secundo^ Vés. ), bifide ou à deux têtes supérieurement, épais, aplati d'avant en arrière.

Insertions ^^ muscle bigéminé s insère, aux condyles du fémur «on<iyii«nnes. par deux lêtes; bien distinctes et semblables : l'une externe^ moins forte, qui appartient Siix jumeau externe; l'autre

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