‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 77 sur 185 · MUSCLES DE LA JAMBE. JUMEAUX ET SOLEAIEE · texte numérisé non relu

MUSCLES DE LA JAMBE. JUMEAUX ET SOLEAIEE

sous-cutané : ce muscle, qui manque souvent, est quelquefois double (i).

3° Soléaire, Ainsi nommé à cause de sa forme qui l'a Forme. fait comparer à une sole ou à une semelle de soulier ( soleus^ Alb. ).

Insertions. Il s'insère supérieurement, d^une part^ au péroné et au tibia ; dhine autre part^ au calcanéum ( tibiocalcanien , Ghauss, ).

ji. Les insertions péronières ont lieu, i'* en arrière et en

1 1 1 î A 1 ' / 1 A Insertions

dedans de la tête du perone par un tendon extrêmement péronières. fort, surtout en dedans où le péroné présente pour cette insertion une espèce d'apophyse: ce tendon se prolonge dans l'épaisseur et le long de la face antérieure du muscle ; 2° à la moitié supérieure du bord externe du péroné et au ti<^rs supérieur de la face postérieure du même os par des fibres aponévrotiques.

B» Les insertions tibiales se font , i** à la ligne oblique insertione de la face postérieure du tibia , au-dessous du muscle po- tibiales. plité et à la partie attenante de l'aponévrose de ce muscle; 2" à une aponévrose qui naît du tiers moyen du bord interne du tibia, et qui se prolonge le long de la face antérieure et dans l'épaisseur du muscle ; 3° enfin , quelques

p, , • . 1» » i-- 1 ' Arcade apo-

nbres charnues proviennent cl une espèce d arcade apone- névrotique da vrotique étendue de la tête àvL péroné à la ligne obHque soléaire, postérieure du tibia. Nées de ces diverses insertions, les fibres charnues vont se terminer en suivant diverses direc- ^.

Direction.

tions à la face antérieure et aux bords d'une aponévrose

% 1 r ' • 1 1 '. ' Aponévrose

qui règne sur la tace postérieure du muscle, va se retre- ^eterminaison cissant et s'épaississant de haut en bas , s'unit au niveau

(i) Fourcroy, dans son sixième mémoire sur les bourses muqueuses, établit que le plantaire grêle, dont le tendon, d'après Albinus, est reçu dans une gouttière creusée le long du côté extérieur du tendon d'Achille , est le muscle tenseur de la capsule synoviale de ce tendon. C'est une erreur.

264 âlYOtOGlE.

du tiers moyen de la jambe à l'aponévrose de terminaison des muscles jumeaux , et se confond bientôt avec elle pour constituer le tendon d'Achille.

Section Ion- Mais pour bien étudier la structure du soléaire, divisez

gitudinale de qq muscle longitudinalement à côté d'un raplié ou épaisce mnscle. . , . , ,. . , . . , . ^, sissement aponevrotique médian qui occupe la moitié intérieure de sa longueur; alors vous verrez, en raclant quelques fibres charnues, que de la face antérieure de l'aponévrose de terminaison naît une lame fibreuse antéro-posté- Deux demi- rieure, espèce de cloison épaisse qui sépare le muscle en cônes aponé- ^q^^ moitiés égales, et forme avec cette aponévrose deux

vrotiques re- . ^ ° , . ,...., ,

çcivent toutes demi-concs aponevrotiques dans 1 intérieur desquels sont

les fibres char- j.gçygg j^g fibres cliarnues. Vous comprendrez pourquoi Dues. " . . , ,

Douglas, qui avait appelé les jumeaux les deux têtes externes et superficielles du grand extenseur du tarse , a appelé le soléaire les deux têtes internes et profondes de ce même muscle. Il existe en effet deux aponévroses principales d'origine et deux étuis de terminaison ; les deux aponévroses d'origine régnent sur la presque totalité de la face antérieure de leur moitié respective.

Rapports, Recouvert par les jumeaux, qui le débordent en dehors et surtout en dedans , et dont il est séparé par ' le plantaire grêle , le soléaire présente sa plus grande épaisseur immédiatement au-dessous de la partie la plus volumineuse ou du ventre du jumeau interne, et conséquemment prolonge en bas le mollet. Il recouvre les muscles de la couche profonde, savoir : le fléchisseur commun des orteils, le fléchisseur propre du gros orteil et le jambier postérieur, les vaisseaux et nerfs tibiaux postérieurs et péroniers.

Tendon d Achille. Le tendon d'Achille résulte de la réu-

d'AchiUe. nion des tendons des jumeaux , du plantaire grêle et du

soléaire. Il est formé de la manière suivante : l'aponévrose

des jumeaux, peu de temps après qu'elle a été abandonnée

par les fibres charnues, s'unit intimement à l'aponévrose

MUSCLES DE LA JAMBE. JUMEAUX ET SOLlÎAIRE. a65

de terminaison du muscle soléaire qui continue encore à son mode recevoir les fibres charnues par sa face antérieure et par ^^ continniié

j. , ^ PI 11* avec les apo-

ses bords , et qui concentre [peu a près ses tibres : la cloi- „évroses du son antëro-postérieure du solëaire vient bientôt s'y joindre; triceps suraJ. toutes ces fibres aponévrotiques réunies se ramassent pour ^^ tendon former le tendon le plus fort et le plus volumineux du d'AchiUeestle corps humain , connu sous le nom de tendon d'Achille, qui, fo""^ ^u^c^rps après un pouce et demi à deux pouces de trajet, glisse, humain. à l'aide d'une synoviale, sur les deux tiers supérieurs très- son mode lisses de la facette postérieure du calcanéum , et s'élargit «^'insertion. un peu pour se fixer à la partie inférieure rugueuse de cette Sa synoviale, facette postérieure.

Action des muscles jumeaux et soléaire. Ces muscles éten- Action. dent le pied sur la jambe. Nous ne trouvons nulle part des conditions aussi favorables pour un grand développement de forces, i*^ Ces muscles sont extrêmement considérables , et Multiplicité remarquables par la multiplicité de leurs fibres charnues, à ^les fibres chartel point qu'ils l'emportent sur tous les autres muscles de l'économie; 2** d'un autre côté, nous ne rencontrerons nulle insertion part ailleurs un mode d'insertion aussi favorable pour la perpendicu-

. . . . laire.

puissance; elle est tout-à-fait perpendiculaire; 3° nous trouvons ici le levier du deuxième genre, dont le point d'appui Levier du est à la pointe du pied, la résistance au milieu et représentée ^"^^<^^^ g®'^' par le poids du corps qui repose sur l'articulation tibio-tarsienne ; la puissance à l'extrémité calcanienne. La portion Variétés dans

,,. ,. •!/ •^^^•l• • la longueur du

du levier calcanien qui dépasse en arrière l articulation, varie i^yi^^ calca-

beaucoup suivant les sujets; elle existe à peine dans le vice ^^ien.

de conformation connu sous le nom de pieds plats. Le tri- i^e triceps

1^1» ••111 '..1 .. sural est Ta-

ceps sural est l agent principal de la progression et du saut ; ^ principal c'est lui qui soulève avec tant d'efficacité le poids de tout le de la progres-

, f 1 r -x 1 i'«*i' -rv» ^ sion et du saut

corps charge de lardeaux quelqueiois si volumineux. 1) après cela, ne soyez pas étonnés que l'action de ce muscle soit ^"^^"^j>a" assez énergique, soit pour rompre le tendon d'Achille, soit chille. pour fracturer le calcanéum. Une contraction souvent répétée est en quelque sorte nécessaire à ce muscle ; car lorsqu'il

L'action du soléaire est bornée à l'extension dupied

Les jumeaux peavent en outre fléchir la jambe sur la caisse.

Action de ces muscles lorsque la jambe est dans un état de Hxité.

Action du plantaiiegrêle.

Situation.

Figure.

Insertions.

Insertion fémorale.

Sa longueur

^66 MYOLOGIE,

reste dans l'inaction, il s'atrophie et passe avec la plus grande facilité à l'état graisseux. L'action du soléaire, qui s'étend seulement de la jambe au calcanéum, est bornée à l'extension du pied; mais les jumeaux qui s'insèrent au fémur, après avoir produit l'extension du pied , peuvent encore fléchir la jambe sur la cuisse; leur voisinage du point d'appui rend ce dernier effet peu énergique.

Lorsque le pied est fixe, par exemple, dans la station, le soléaire agit sur la jambe en s'opposant à son renversement en avant que tend sans cesse à opérer la force de gravité du corps; les jumeaux tendent, au contraire, à fléchir la cuisse ; et leur action sous ce rapport est tout-à-fait indépendante de celle du soléaire.

Quant au plantaire grêle , nous devons le considérer comme un muscle à l'état de vestige dans l'espèce humaine; chez les animaux, c'est le tenseur de l'aponévrose plantaire : il a été comme coupé chez l'homme , à raison de sa destination à la station bipède. On le voit quelquefois, ainsi que je l'ai déjà dit, se perdre en s'épanouissant dans le tissu cellulaire adipeux qui recouvre le calcanéum. *

§. IV. Du Muscle poplité.

Petit muscle triangulaire, très-mince, placé dans le creux du jarret {^iniisculiis m poplite occuhatus, Y ésale y jarretier, Winslow).

Insertions. Il s'insère, d^wie part, dans une fossette profonde, en forme de gouttière antéro-postérieure, située à la partie postérieure de la tubérosité externe du fémur ^ audessous de la fossette d'insertion du muscle jumeau externe.

D'une autre part, à toute l'étendue de la surface triangulaire que présente en haut la face postérieure du tibia.

Son insertion fémorale a lieu par un tendon très-fort, qui n'est nullement en rapport avec la petitesse du muscle.

Ce tendon , caclié d'abord par le ligament latéral externe, et contenu, pour ainsi dire, dans l'intérieur de l'articulation,

MUSCLES DE LA JAMBE. POPLITÉ. JAMBIER POSTERIEUR. ^67

dont la synoviale l'enveloppe de toutes parts, se porte obli- Sa force.

quement derrière l'articulation ; après un trajet d'un pouce , Sa division.

il se divise, à la manière de l'obturateur interne, en quatre

ou cinq petits faisceaux divergens qu'entourent bientôt de

toutes parts les fibres charnues , lesquelles vont se rendre Direction

successivement, d'autant plus longues et plus obliques qu'elles

nues.

sont plus inférieures, à la surface triangulaire du tibia. Les

fibres les plus superficielles s'insèrent à une [lame aponëvro-

tique, expansion du demi-membraneux qui revêt la f^ce ^^ Pp^^T""®^®

postérieure du muscle, et lui forme une gaine très-résistante.

Rapports. Recouvert par les muscles jumeaux et plan- Rai^ports. taire grêle, dont il est séparé par les vaisseaux popîités et le nerf sciatique popliîé interne, le popîité recouvre l'articulation péronéo-tibiale et le tibia.

Action, Il fléchit la jambe sur la cuisse, en lui imprimant Action, un mouvement de rotation de dehors en dedans ( oblique moyens tibiam, Spigel ). Sous ce dernier rapport, il est antagoniste du biceps.

Jambier ou tibial postérieur.

Préparation, i^ Enlever les muscles jumeaux et soléaire; 2*^ séparer le muscle jambier postérieur du long fléchisseur commun des orteils qui le recouvre en partie; 3° enlever avec précaution une aponévrose très-large qm revêt le jambier postérieur, 4** enlever la portion du fléchisseur commun , qui naît de la face postérieure de cette aponévrose; 5^ séparer complètement le jambier postérieur du ligament interosseux, et des portions adjacentes du tibia et du péroné ; 6^ conserver avec soin les expansions aponévrotiques que le jambier postérieur envoie constamment aux quatrième et cinquième métatarsiens.

\je jambier on tibial postérieur^ le plus profond des mus- . . clés postérieurs de la jambe, très-épais, occupe toute la profondeur de l'excavation qu'interceptent le tibia, le péroné et le ligament interosseux.

2^68 aiYOLOGIK.

Insertions, Insertions. 11 s*insère , d'une part , au tibia et au péroné, et au ligament interosseux.

Uune autre part y au scaphoïde du tarse {tihio-sous -tarsien^ Chauss. ).

Les insertions tihiales et péronieres ont lieu par une extré-

InsertioDS • ^i -r ' i i v * -i • i ' •

tibiales et pé- mite Diturquee, pour le passage de 1 artère tibiale postérieure;

ronières. l'insertion tibiale se fait à la ligne oblique du tibia, au-des'

sous du poplité, du soléaire et du flécbisseur commun des

orteils ; l'insertion péronière, i° au bord interne du péroné,

au-dessous du soléaire; 2® à toute la partie de la face interne

' du péroné qui est en arrière du ligament interosseux.

Les insertions interosseuses ont lieu à toute l'étendue de

Insertions

înterosseuses. la face postérieure du ligament interosseux ; enfin , d'autres fibres naissent : i*^ de la face profonde d'une aponé- Aponpvroti- vrose , qui sépare la couche superficielle des muscles posté-

ques. rieurs de la jambe, d'avec la couche profonde; 2° des cloisons

aponévrotiques qui séparent ce muscle du long fléchisseur commun qui est en dedans, et du long fléchisseur propre du gros orteil, qui est en dehors. Nées par ces nombreuses insertions, les fibres charnues se portent d'abord verticalement en bas , tout autour d'un tendon qu'on aperçoit déjà près de

se voit près de l'extrémité supérieure du muscle, sous la forme d'une gerbe

1 extrémité sn- ^^j^j^^gygg qui apparaît ensuite le long^ de son bord pos-

perienre da , , .

muscle. térieur , reçoit par %on côté antérieur les fibres charnues ,

comme les barbes d'une plume sur leur tige commune. Mais est ^le "bord ^^ tendon n'est autre chose que le bord postérieur épaissi postérieur d'u- d'une apouévrosc qui règne d'avant en arrière dans toute Te pEcér^dë l'épaisseur du muscle et qui reçoit par ses deux faces latérales ^ champ dans les fibrcs charnucs, lesquelles Taccompagnent jusqu'au niveau mTsxlT"^ " ^6 la malléole interne. Le tendon épais qui résulte du tasse- Le tendo "1^"^ ^^ toutes les fibres aponévrotiques, devenu libre, pédevient libre, nètre dans une gaine propre , située en dehors de celle du tendon du muscle Ions fléchisseur commun des orteils.

Directiont Le tendon

' isseur

11 se place Bientôt il se place au devant du tendon du long fléchi

derrière la mal- *^ , . , ., .

léoïc interne, commun, derrière la malléole interne, ou il est maintenu par

MUSCLES DE LA JA.MBE. JAMBIER POSTERIEUR. 369

une gaine particulière: une nouvelle gaine le reçoit en dedans c » ♦ du ligament latéral interne de l'articulation tibio-tarsienne, dinense. et sous le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur; enfin il vient se fixer au tubercule de l'os scaphoïde , en présentant ^^ * sesamoiun os sésamoïde très-épais au niveau de cette insertion. Chez quelques sujets, cet os sésamoïde se voit dans le lieu même insertion au de l'insertion ; chez d'autres, il existe au niveau du ligament scaphoïde. calcanéo-scaphoïdien. Du reste, le tendon du jambier postérieur envoie une expansion très-forte au premier cunéi- , ^^ envoie

^ ^ ^ ■*■ des expansions

forme, et en dehors, une expansion oblique au deuxième et aux cnnéiforau troisième cunéiforme, et même au troisième ou au qua- "™®^ ^* ^^^^ ™e-

. y , . ^ tatarsiens.

trieme métatarsien. ^

Rapports. 1° Le jambier postérieur est recouvert par le long Rapports, fléchisseur commun des orteils , un peu par le long fléchisseur propre du gros orteil et par le soléaire ; a° il recouvre le ligament interosseux et la partie voisine du tibia et du péroné.

action. Le jambier ou tibial postérieur étend le pied sur la jambe. Comme c'est un muscle réfléchi, il faut supposer muscle réflétoutes ses fibres appliquées au point de réflexion du tendon, ^^^' c'est-à-dire derrière la malléole interne. Or, il est clair que „ ^^ ^P^""®

1 rr" 1 ' • 1 . T , ^1 extension du

ce muscle a pour eitet 1 extension du pied , qu il opère cette pied, extension doublement, et par son action sur l'articulation astragalo-scaphoïdienne , et par son action sur l'articulation tibio-tarsienne. Il tend également à renverser la plante du , ^^/^"^«"e

. 1 j 1 , ^* plante du.

pied en dedans; et, par conséquent, congénère en ce sens pied en dedans

du jambier antérieur, il est antagoniste des péroniers latéraux. Vous concevez maintenant pourquoi quelques indi- j^ uelleTara"vidus, dont le tendon d'Achille avait été coupé ou rupture, ture du tenont pu marcher, et pourquoi chez tous l'extension du pied n'^em 'ê^e^'^s est encore possible après cette rupture; mais dans ce mou- l'extension du vement d'extension , le levier que représente le pied est ^'^^' changé; la puissance représentée par le jambier postérieur chanaemeat se trouve transportée entre le point d'appui et la résistance : de levier que cest un levier du troisième genre, et non plus un levier du 'or^sque^ ^''etl

270 MYOLOGIE.

tension est sccond genre , comme dans le cas où l'extension est proopérée par le j^^^ j^ ^^j^^ g^^^^j

•lamhiftr nostfi- -T l

jambier posté rieur.

Long fléchisseur commun des orteils.

Situé le long de la face postérieure du tibia et à la plante

Situatîon. *iu pied, le plus interne des muscles de la couche profonde,

Figure. le long fléchisseur co/w/tim/z, est penniforme, alongé, apiati

d'avant en arrière , réfléchi , terminé par quatre tendons

inférieurement.

Insertions, Il s'insère, dune part y au tibia. Insertions D^une autî^e part^ aux dernières phalanges des quatre derniers orteils (^tihio-phalangettieji commun ^ Chauss.).

Ses insertions tihiales ont lieu, 1° à la ligne oblique du ti- Tibiales. \yi2^^ au-dessous du poplité et du soléaire; 2" aux trois cinquièmes moyens de la face postérieure du même os ; d'autres fibres viennent de la cloison aponévrotique qui le sépare du jambier postérieur.

Direction j)g ^.gg diverses insertions, les fibres charnues se portent

des fibres char- . ,

nues. obliquement en arrière et en bas à la face antérieure, et

rj, 1 1 aux bords d'un tendon qui commence près de l'extrémité

terminaison, supérieure du muscle, et se dégage peu à peu des fibres

II se place charnues qui l'accompagnent en avant jusqu'à la malléole

derrière la mal- interne. Là, il est situé derrière cette malléole interne, dans

leole interne. '

la même gaîne que le tendon du jambier postérieur, dont il

Ses rapports , , . . n ^ • a -i i i

avecle tendon ^st separc par une cloison nbreuse; Dientot \\ abandonne ce du jambier tendon, se place en dehors de lui, se réfléchit à angle

obtus sur la malléole interne; devient horizontal et s'en- , ^V^ L^ *^^ fonce sous l'astragale et sous la petite tubérosité antérieure

du calcanéum, où il est maintenu par une gaîne propre : de- Son croise- ygJ^^ plantaire , ce tendon se porte obliquement en dehors

ment avec le *^ ' ^ *■

tentiondalong et en avant, croise à angle très-aigu le tendon du long flé-

echisseur du ^hisseur du gros orteil, qui passe au-dessus de lui et lui engros orteil. o ^ T. r

voie un fort tendon de communication , s'élargit au moment

MUSCLES DE &A JAMBE. FLléCHISSEUR COMMUN DES ORTEILS. 27 I

du croisement , reçoit son muscle accessoire et se divise en Sa division guatre tendons destine's aux quatre derniers orteils. Le ten- ^.^ q"^*/® pc-

* ., ^ tits tendons.

don du deuxième orteil se porte directement en avant. Les tendons des orteils qui suivent, sont d'autant plus obliques qu'ils sont plus externes. Parvenus aux articulations mé-

^ 1 1 • Réception

tatarso - pnalangiennes , ces tendons sont reçus avec ceux de ces tendons du court fléchisseur commun dans les games de la première ^^^^^^^^g^^^e»» et de la deuxième phalange, se comportent, à l'égard de Rapports

, . 1 1 1 A • » 1 , de ces tendons

ce dernier muscle , de la même manière que les tendons avec les tendu fléchisseur profond des doigts avec ceux du fléchisseur ^?^"\*^° ^°"^*

flecliissenr

sublime (d'où le nom àe perforant donné par Spigel au long commun, fléchisseur commun des orteils), et viennent s'insérer aux extrémités postérieures des troisièmes phalanges. Des mem- ^ ^^^^ branes synoviales lubrifient la portion tendineuse de ce synoviales, muscle dans toutes les gaines tendineuses ^u'il traverse.

Eapports, Recouvert par le soléaire, les vaisseaux et nerfs Rapports tibiaux postérieurs, ce muscle recouvre le tibia et le jambier postérieur. Au pied , il est recouvert par le court flé- ^

chisseur commun et l'adducteur du gros orteil.

Action. Le long fléchisseur commun des orteils fléchit la troisième phalange sur la seconde, celle-ci sur la première, la première sur le métatarsien correspondant. Lorsque cet effet est produit, ce muscle étend le pied sur la jambe : à raison de Succession l'obliquité de sa portion réfléchie, il renverserait un peu les ^.^^ ^^^^^ °^j^J orteils et la plante du pied en dedans, si l'accessoire ne ve- long fléchisnait redresser, pour ainsi dire, son action, en même temps qu'il est un muscle de renforcement. Dans la station , le fléchisseur commun s'oppose au renversement ou à la flexion de la jambe en avant.

senr commun.

Long fléchisseur du gros orteil.

Le long fléchisseur du gros orteil est le plus externe et le plus volumineux des muscles de la région jambière profonde: il est prismatique et quadrangulaire ^ vertical et

Situation.

Figure.

i^2 MYOLOGIK.

charnu dans toute sa portion jambière, tendineux et horizontal dans sa portion pe'dieuse.

Insertions. Insertions. Il s'insère : d'une part au péroné' , dune autre part à la dernière phalange du ^ros orteil [péronéo-sous-phalanglen du pouce. Chauss.).

Insertions Ses msertions pèronieres ont lieu directement, i° aux péronières, cleux tiers inférieurs de la face postérieure ainsi qu'aux bords interne et externe du péroné. D'autres fibres naissent encore i® de l'aponévrose qui recouvre le jambier postérieur (ces deux insertions sont séparées l'une de l'autre Aponévro- j^^ vaisseaux péroniers); 2° d'une cloison aponévrotique *^"^^' qui sépare ce muscle des long et court péroniers latéraux;

interosseu- 3° dans une petite étendue inférieurement, du ligament in- *®*' terosseux. De ces nombreux points d'origine, les fibres char-

Direction, nues se portent obliquement en bas et en arrière, autour d'un tendon qui règne dans toute la longueur du muscle, et qu'on aperçoit à la partie inférieure de la jambe, à travers'une , couche mince de fibres charnues. Celles-ci l'abant^oiinent

Le tendon . , , j • j • \ \

est abandonné brusquement derrière l'articulation du pied, au niveau u<\ .a par les libres ^^^^^jère obliquc astrap'alicnne dans laquelle ce tendon s'enrière l'articu- rraffc: il sc réfléchit daus une gouttière calcanienne qui fait lationdn pied. ^^.^^ ^ |^ précédente, et qui est située au-dessous de celle du Sa réflexion tendon du long fléchisseur commun, et s'enfonce sous la dans la goui- \^^^ç. ^^ ^^^^^ Une paîue fibreuse extrêmement forte et con-

tièrecalcanien- i ^ i i i i •»

ne. tinue maintient ce tendon dans les deux gouttières astraga-

lienne et calcanienne, qui sont obliques en bas, en dedans et

en avant. Parvenu sous la plante du pied, ce tendon est pro-

11 croise à fondement situé, marche d'arrière en avant, croise à angle

te"rHion'^"du «îg^ ^^ tendou du long fléchisseur commun, au-dessus du-

loug iléchis- quel il est situé, et auquel il envoie un prolongement fibreux

seur commun ^^^^^ considérable : il est ensuite reçu dans une gouttière

qui établit la limite entre le court fléchisseur et l'abducteur

oî)hque du gros orteil, passe au-dessous du ligament glénoï-

tion\o?s"Tê dien antérieur de l'articulation métatarso-phalangienne de

gros orteil. ^.^j orteil, cutrç les deux os sésamoïdes de l'articulation , est

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