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TES TORE DES OS

par l'action d'une chaleur plus vive et plus long-temps continuée. L'exposition prolongée, à l'action de l'air et de l'humidité, enlève également aux os la matière organisée , et ne laisse qu'un résidu calcaire.

Les deux élémens des os ne sont pas en même propor- Proportions tion dans les divers âges : certaines maladies influent sur la ^^5 prédominance de l'un ou de l'autre, et opèrent à peu près les mêmes effets que les agens chimiques.

A la partie inorganique, les os doivent leur dureté et leur inaltérabilité; à la partie organisée , ils doivent leur vitalité et le peu de flexibilité et d élasticité dont ils jouissent.

Voici, du reste, les résultats qu'a fournis l'analyse chimique à M. Berzélius :

|i° Matière animale, réductible

en gélatine parla décoction. 82,17 #

20 Matière animale insoluble. . i,i3

/Phosphate de chaux 5i,4

I Carbonate de chaux n,3o

Fluate de chaux 2,0

D ^ \ Phosphate de magnésie. .. . 1,10 [Soude et hydrochlorate de

\ soude. 1,20

Les os sont pénétrés de vaisseaux : les uns pour y porter

, . 1 Vaisseaux

le sang artériel, les autres pour en rapporter le sang veineux, des os.

i°. Les artères. Elles sont de trois ordres, comme les con- i° Artères. duits osseux que nous avons fait connaître en parlant des cavités des os.

Premier ordre , ou artères du canal médullaire des os longs. Du premïer ïl existe pour chaque canal médullaire , au moins une artère 01 re' principale qui pénètre par le conduit nourricier et se divise presque immédiatement en deux rameaux, dont l'un se dirige de bas en haut, et l'autre de haut en bas, pour se diviser en une infinité deramuscules dont l'entrelacement forme ce réseau vasculaire qu'on nomme membrane médullaire; réseau qui s'anastomose avec les vaisseaux du deuxième ordre qui

pénètrent par l'extrémité des os longs. De cette importante communication, il résulte que les vaisseaux, malgré l'extrême différence de leur mode de pénétration dans les os, peuvent se suppléer réciproquement. Bicbat en rapporte un exemple remarquable observé sur un tibia dont le trou nourricier était oblitéré, et dont cependant la nutrition s'était conservée dans toute son intégrité.

C'est de l'artère médullaire que naissent les ramuscules destinées à celles des couches de tissu compacte qui forment les parois de la cavité médullaire. ,

Du deuxième Les artères du deuxième ordre , destinées au tissu spongieux, pénètrent dans les os par les trous nouiriciers du deuxième ordre. Il s'en faut bien que leur nombre soit déterminé par celui des trous 5 lesquels sont, pour la plupart, destinés au passage des veines. Ces artères communiquent d'ailleurs et avec l'artère médullaire dont nous avons parlé , et avec les artères périostiques.

Du troisième Les artères du troisième ordre ou artères périostiques sont

ordre. * i • v ' « i • i •

extrêmement multipliées. A cette classe appartiennent les innombrables petites artères qui , après s'être ramifiées en réseau dans le périoste, pénètrent dans les os à travers les conduits du troisième ordre. Ces petits vaisseaux destinés à fournir aux couches extérieures du tissu compacte s'anastomosent avec les deux autres ordres de vaisseaux. Veines 2°. Les veines des os suivent le même trajet que les artères. Il existe en outre dans l'épaisseur des os larges , des os courts, et des extrémités des os longs, des canaux veineux particuliers, décrits pour la première fois par M. Dupuytren dans les os du crâne , où ils sont très-apparens. Ces canaux veineux sont criblés d'ouvertures par lesquelles ils reçoivent le sang des parties voisines ; la membrane interne des veines les tapisse : une lame extrêmement mince de tissu compacte forme leurs parois. Nous verrons plus tard qu'il y a analo-

des os

gie parfaite entre les canaux veineux et les sinus de la duremère. La seule différence , c'est que dans les sinus, les parois sont fibreuses , tandis qu'elles sont osseuses dans les canaux veineux. J'ai observé que dans le fœtus et dans l'enfant nouveau-né toutes les cellules du tissu spongieux , qui plus tard devront être remplies de tissu adipeux, sont remplies par du sang veineux.

On n'a point encore démontré l'existence des vaisseaux

., i i i "i • Vaisseaux

lymphatiques dans les os : mais il est probable qu il en existe ; lymphatiques.

le phénomène de la nutrition, et certains phénomènes morbides tendent à les y faire supposer.

Le tissu cellulaire entre aussi dans la composition des os , . TiSsa cella°

x laire.

et contribue à en constituer la charpente fibreuse.

Des nerfs s 'y rencontrent; j'ai vu un filet nerveux s'engager dans le trou nourricier du tibia.

Développement des Os, ou Ostéogénie. Ostéogénîe.

Les os présentent, depuis le premier moment de leur apparition dans le fœtus jusqu'à leur développement complet , une série de changemens fort remarquables qui constituent un des points les plus importans de leur histoire. La connaissance de cette série de changemens ou de périodes successives de développement est l'objet de Yostéogénie.

Le développement des os , considéré d'une manière générale , présente trois phases ou périodes désignées sous le nom ai état muqueux, détat cartilagineux et à'e'tat osseux.

i°. État muqueux. L'état muqueux , état celluleux de quel- Etat uniques auteurs, n'a pas été bien défini. Les uns appellent ainsi que cette période de formation où les os sont confondus avec la totalité des organes en une masse homogène d'apparence muqueuse; les autres donnent le nom d'état muqueux à cette période plus avancée , où , prenant une consistance supé-

leux.

rieure à celle des parties qui les entourent, les os commencent à se dessiner à travers la transparence de ces parties. Envisagé sous ce dernier point de vue , l'état muqueux n'est évidemment autre chose que l'état cartilagineux à son début. La première acception est donc la seule qui puisse être conservée.

Etat cartila- 2°* État cartilagineux. L'état cartilagineux succède à l'état giueux. muqueux, sans qu'il soit possible de préciser l'époque de la

transition. Plusieurs anatomistes soutiennent, avec Howship, que l'état cartilagineux n'est pas un intermédiaire nécessaire entre l'état muqueux et l'état osseux, qu'il ne s'observe d'une manière bien positive que pour les os dont l'ossification est tardive, qu'il constitue comme un état provisoire dans lequel les cartilages rempliraient les fonctions des os. Mais si l'on considère, i° la rapidité du passage de l'état cartilagineux à l'état osseux pour certains os; 2° la demi-transparence du cartilage de nouvelle formation, lorsqu'il ne présente qu'une petite épaisseur, ainsi qu'on le voit au crâne dont le cartilage se distingue à peine des deux membranes auxquelles il est interposé , on concevra qu'on a pu facilement méconnaître l'état cartilagineux. D'un autre côté, l'observation m'a constamment démontré que dans l'ossification normale tout os a été primitivement un cartilage.

Iln'existepas L'état cartilagineux paraît se développer simidtanément de points cen- dans les diverses pièces du squelette. L'idée des points cenlagi'nificati^n1" traux de cartilaginification correspondant aux points centraux d'ossification est une pure hypothèse. Un os apparaît cartilagineux dans tous ses points à la fois, et jamais par points isolés. Le cartilage présente la même configuration que présentera l'os devenu osseux.

Tous les os qui doivent être unis par la suite au moyen de cartilages, sont confondus en une seule pièce cartilagineuse : exemple, os du crâne et de la face; tous ceux, au contraire.

qui doivent n'être unis entre eux que par desligamens, sont distincts et séparables.

3°. État osseux. C'est vers la fin du deuxième mois que la Etat osseux. eartilagi.nification est terminée ; mais déjà depuis long-temps Apparition des points osseux ont paru cà et là. Le premier point d'ossifi- successive de»

., , * " . , . v i î • i î points d'ossifi-

cation se montre des la quatrième semaine a la clavicule ; le cati0Q.

deuxième, à la mâchoire intérieure.

Du trente-cinquième au quarantième jour apparaissent, tantôt successivement , tantôt simultanément , des points osseux au fémur, à l'humérus, au tibia, à l'os maxillaire supérieur.

Du quarantième au cinquante-cinquième jour apparaissent à de courts intervalles les points d'ossification de la portion annulaire des premières vertèbres, du corps des vertèbres moyennes, des côtes, de la portion large des os du crâne, du péroné, de l'omoplate, de l'iliaque, des os du nez, de l'os malaire , des os palatins, des os métacarpiens , des phalanges des doigts et des orteils , du métatarsien , etc. , qui se développent plus ou moins rapidement pendant tout le reste de la vie intra-utérine.

naissance.

À la naissance, le corps des os longs et les os larges sont Des os à la déjà très-développés. Parmi les os courts, on trouve, i° les vertèbres qui ne sont pas moins précoces dans leur évolution que les os longs et les os larges 5 2a le calcanéum , le cuboïde ; et quelquefois 3° l'astragale : mais ces derniers points d'ossification ne sont qu'à l'état naissant. Une seule extrémité d'os long commence à s'ossifier, c'est l'extrémité inférieure du fémur. Les autres os courts et les autres extrémités des os longs se pénètrent successivement de phosphate calcaire.

De tous les os du tarse , le dernier à s'ossifier est le scaphoïde ; de tous ceux du carpe , le plus tardif est le pisiforme ; la rotule s'est ossifiée à trois ans.

48 OSTÉOLOGÎE.

Ici se présente une question du plus grand intérêt : V apparition successive des pièces d'ossification est-elle soumise a - quelq ue lo i généra le ?

Loi d'appa- L'ordre suivant lequel se succèdent les points d'ossifica-

îition succès- . ^ c . . -, , -, , . -, ~

«ive des points tl0n est tout-a-rait indépendant du volume des os. Un remarossenx non que bien , il est vrai, que les petits os, à l'exception toutefois le volume des ^es osselets de l'ouïe , sont les plus tardifs dans leur apparios- tion; mais d'un autre côté, ce ne sont pas les os les plus vo-

lumineux qui sont les plus précoces: ainsi ce n'est que longtemps après la clavicule qu'apparaissent les os du bassin.

a°Snrievoi- j^e voismage t]u cœur et des gros vaisseaux n'est pour

sinagedacœur t . , . > , .

et des gros rien dans la précocité du développement. Si les côtes qui Taisseam. | avoisinent îe cœur s'ossifient rapidement , le sternum , qui l'avoisine bien davantage encore, est un des derniers qui présente des points d'ossification. L'angle antérieur et inférieur du pariétal , qui répond à la branche antérieure de l'artère méningée moyenne , est la dernière partie de l'os qui s'ossifie. L'artère fémorale occupe les limites long-temps cartilagineuses de l'os pubis et de Fosilium.

Fondée sur La véritable loi qui préside à la succession du développera précocité ment <jes p0ints d'ossification est celle en vertu de laquelle d exercice des ■- ' î .

fonctions. la précocité de formation des os est en rapport direct avec

la précocité d'exercice des fonctions. Ainsi , les mâchoires devant agir immédiatement après la naissance s'ossifient avant les autres os de la tête. De même, les côtes destinées à servir à une fonction qui doit s'exercer dès le moment de la naissance, sont complètement ossifiées pour cet usage : les vertèbres et les os du crâne ne doivent leur précocité d'apparition qu'à leur usage de protéger la moelle épinière et le cerveau; et c'est ainsi qu'il faut interpréter cette prétendue loi qui établissait une corrélation entre la rapidité de l'ossification et le voisinage des centres nerveux.

Si plusieurs os n'offrent que des points d'ossification pri- Points cTos-

, . , , , , . ,.i i • . ' sification divi-

mitifs, si tous les changemens ultérieurs qu ils doivent eprou- sés!loenpriinï. ver consistent dans l'extension pure et simple de ces points tifs, d'ossification , le plus grand nombre présente , indépendamment de ces pièces essentielles, des points d'ossification com- 2°Enconipleplémentaires , qu'on appelle èpiphyses. Ainsi, à côté du frontal, dont les deux points d'ossification primitifs suffisent au développement complet de l'os , nous voyons les vertèbres qui présentent, i° trois points d'ossification primitifs, un pour le corps , deux pour les lames et les apophyses; i° cinq points d'ossification complémentaires, savoir, deux pour le corps, un pour le sommet de chaque apophyse transverse, un povir le sommet de l'apophyse épineuse.

Le passage de l'état cartilagineux à l'état osseux se manifeste par les phénomènes suivans: i° le cartilage devient Phénomène» plus dense ; sa couleur est d'un blanc sale d'abord, puis d'un aPPr*;cia e* jaune foncé ; il se creuse de vacuoles : des vaisseaux rouges sage de l'état se développent; un point osseux apparaît au centre de ces vais- far^ a8ineux seaux; il est spongieux etpénétré de sang. L'ossification s étend seux. peu à peu , toujours précédée d'un grand développement de . vaisseaux; en sorte que si l'on examine attentivement un cartilage qui commence à s'ossifier, on trouve, i° un point osseux; 2° un cercle rouge; 3° une couche cartilagineuse opaque qui se creuse de canaux; 4° enfin le cartilage traversé seulement par quelques canaux vasculaires qui se dirigent vers le point osseux. Au reste, c'est toujours profondément, dans l'épaisseur du cartilage, et jamais à la surface, qu'apparaissent les premiers points osseux. Les ossifications accidentelles seules, telles que celles des cartilages costaux, débutent- quelquefois par la superficie. Nous ne chercherons pas à approfondir davantage ici le mécanisme de l'ossification.

L'os est-il un organe nouveau essentiellement distinct du cartilage qui serait soustrait à mesure par l'absorption, ou bien l'os résulte-t-il du dépôt pur et simple de phosphate calcaire I. 4

5© OSTKOLOGIE.

dans une trame cartilagineuse ? Cette question toute spéculative ne doit pas nous occuper ici. Tout en admettant ce fait incontestable, mis hors de toute discussion par Haller et par Bichat, savoir, que l'ossification est toujours précédée et accompagnée d'un grand développement vasculaire , je dois m'élever contre toute assertion qui tendrait à faire envisager l'apparition du sang dans le cartilage comme le signe tes cartila- constant d'une ossification prochaine; car plusieurs cartigcs conuen- ]a„es sont pOUrvus <\e vaisseaux sanguins, ainsi qu'on peut

Tient des vais- or o > t. r

seaux san- s'en assurer sur les cartilages costaux , sur ceux du larynx.

L'étude du développement des os ne consiste pas seulement

dans la détermination du nombre et de l'époque d'apparition

Loi qui pré- ^es Pomts d'ossification; elle embrasse encore celle deschan-

side à ïa rén- gemens ultérieurs qui se passent dans le système osseux.

nion ou sou- „ , „ , , . 7 . j,

dure des points Ces changemens comprennent, i la reunion des points dososseux. sification primitifs ; 2° V apparition et la soudure des points

d'ossification complémentaires. Or, le développement et la réunion des points d'ossification ne sont pas toujours en rapport avec Tordre d'apparition; souvent même ce développement et cette réunion ont lieu en sens inverse. Ainsi, l'extrémité inférieure du fémur est la première à paraître, et c'est de toutes la dernière à se réunir; tandis que, par une disposition opposée, l'extrémité supérieure du radius paraît une des dernières, et se soude avant toutes ou presque toutes les autres épiphyses.

La soudure des points d'ossification n'est complète que Epoque où vers l'âge de vingt-cinq ans , époque à laquelle se réunit au ^oints^'ossifi8 corPs ^e ^ os Tépiphyse inférieure du fémur.

cation est complète. Marche générale de l'ossification des éminences et des cavités.

M. Serres, dans un travail fort remarquable, a donné, sous le titre de Lois générales d'ostéogénie , les résultats de son observation sur le développement des os impairs ou

DÉVELOPPEMENT DES OS. 5l

médians, des éminences et des cavités. Un examen rapide de ces lois complétera ce que nous avons à dire sur les points d'ossification.

i°. Parla loi de symétrie, qui, suivant cet anatomiste, pré- J*0* de s7"

. , metne.

sicle au développement de tous les os situés sur la ligne médiane, tout os médian serait primitivement double, c'est-àdire composé de deux moitiés séparées qui, marchant à la rencontre Tune de l'autre , finissent par se confondre. Ainsi, il y a primitivement deux demi-rachis osseux, deux demisternum. La portion bâsilaire de l'occipital, le corps du sphénoïde, la lame criblée de l'ethmoïde , le vomer, les apophyses épineuses des vertèbres ont été primitivement doubles.

Mais cette loi comporte de nombreuses exceptions. Si, par exemple, plusieurs pièces du sternum se développent souvent par deux points latéraux, la première et la dernière se développent toujours ou presque toujours par un point médian. Le corps des vertèbres se développe le plus souvent par un seul point; la portion basilaire de l'occipital , la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, le vomer , les apophyses épineuses des vertèbres sont dans le même cas. Des divisions incomplètes sur la ligne médiane ne sauraient être données comme une preuve de l'existence de deux points primitifs d'ossification.

•2°. Toute éminence, dit M. Serres, se développe par un Loidedévepoint d'ossification. Gela est vrai en général; mais corn- apr les émi. bien d éminences qui ne sont autre chose que l'extension nences. de la pièce d'ossification qui les supporte ! Où est le point d'ossification pour les apophyses articulaires des vertèbres, pour l'apophyse coronoïde du cubitus, pour les protubérances occipitales externe, interne? etc. Il y a des éminences doubles qui se développent par un seul point. Exemple , les condyles du fémur.

3°. Toute cavité est formée par la réunion de deux ve]0ppement pièces au moins d'ossification , en sorte que lorsqu'un os pour les cavi-

tés.

52 OSTÉOLOCIE.

creusé d'une cavité est composé de plusieurs pièces , c'est au niveau de cette cavité que se trouve le point de conjugaison. Exemple, l'os coxal, dont les trois pièces viennent se réunir à la cavité cotyloïde. La même loi présiderait, d'après M. Serres, à la formation des trous, des conduits osseux de toute < espèce : ainsi , le canal médullaire des os longs , tous les canaux

vasculaires et nerveux, le canal carotidien, vidien, etc. Tous les trous de la base du crâne seraient formés primitivement de deux moitiés ; mais les faits sont en opposition avec cette assertion présentée d'une manière aussi absolue.

Marche de l'ossification dans les trois espèces d'os. i°. Dans les os longs.

C'est dans leur milieu que l'ossification commence. On y voit paraître un petit cylindre étroit à son centre , élargi vers les extrémités, tubulé dans son intérieur , déjà percé du trou nourricier, dont les dimensions sont très-apparentes, et qui reçoit de très-gros vaisseaux.

Formation (]e petit cylindre grossit et s'alonge peu à peu, de manière du corps. v , r J . & ,."•"; "V,. v, .

a s avancer vers les extrémités de 1 os qu il atteint vers i e-

poque de la naissance.

Formation Tandis qu'à cette*'époque l'état! osseux a déià (fait de si

des extrémités ■ \' \ i .,. ,

grands progrès dans le milieu des os longs, leurs extrémités ne sont point encore osseuses. Ce n'est que plus tard et à des époques variables qu'on voit paraître au centre du cartilage qui les constitue , un point osseux qui s'accroît aux dépens de la portion cartilagineuse qui le sépare du noyau central , jusqu'à ce qu'enfin cette cloison qui devient de plus en plus mince soit envahie par l'ossification. Tous les os longs ont £p. . es deux épiphyses essentielles, auxquelles se surajoutent pluessentielles. sieurs épiphyses complémentaires. Les phalanges font ex,cep- Complémeu- i'l0n à cette règle ; elles n'ont qu'une épiphyse.

C'est celle réunion qui porte le nom de soudure des épi- Soudure des

-r > / < 1 ii n i' ) ■ • épiphyses.

physes. L époque a laquelle elle se complète n est point circonscrite clans des limites précises : c'est de vingt à vingt-cinq ans qu'elle se termine.

Pendant toute la durée de ce développement, l'accroisse- p°ubie mods

y r ' d accroisse-

ment en longueur se fait, i° principalement aux dépens de la ment en Ion-

lame cartilagineuse qui sépare l'épiphyse du noyau central; Saeur es os 2° par l'élongation du cylindre osseux lui-même. Le premier mode d'accroissement a été bien établi par Hun ter; le second mode est prouvé par l'expérience suivante , qui appartient à Dubamel. Si on place à des distances déterminées trois aiguilles sur le cylindre central d'un des os longs d'un oiseau , on trouve, au bout d'un certain temps , que les aiguilles se sont écartées ; ce qui prouve que le cylindre osseux a subi un

alongement.

2°. Dans les os larges.

i°. Parmi les os larges, ceux qui sont symétriques présen- Dé?elopp? tent souvent deux points qui sont placés sur les côtés de la !nent , °?

1 x L larges syraetn-

ligne médiane. ques.

2°. Les os insymétriques se développent quelquefois par insyinéiriques un seul point d'ossification , comme les pariétaux ; d'autres fois par plusieurs, comme les temporaux.

Une des circonstances les plus remarquables du dévelop- Développa

. i i . ■ « v -p. j- • î ment par irra-

pement des os larges, c est 1 espèce d irradiation ou de rayon- dation nement suivant lequel se propage le phosphate calcaire qui , du centre de l'os où s'est formé primitivement le noyau osseux, se porte par rayons divergens vers toute la circonférence, en formant des stries osseuses, séparées par des intervalles que remplissent bientôt d'autres rayons.

Comme tous ces rayons n'ont pas une longueur égale , et qu'ils sont séparés vers la circonférence par des intervalles plus ou moins considérables , il en résulte que le pourtour

Formation ,

des dentelures. «■ un os large qui s ossifie , présente une bordure festonnée ou découpée, qu'on a comparée aux dentelures d'un peigne. C'est cette disposition qui devient l'origine des inégalités que présentent les sutures.

Dans les premiers temps de leur ossification, les os larges

Absence du sont proportionnellement beaucoup plus minces qu'ils ne le

tissu spon- seront par la suite, attendu que le tissu celluleux y est à

g'.eux dans les . -, , , ,

premiers peine développe.

temps. j^ l'époque de la naissance, les centres osseux primitifs

n'étant encore réunis entre eux que dans très-peu d'endroits, et, d'un autre côté, l'ossification qui part du centre de l'os n'ayant pas atteint la limite de leur circonférence, il en résulte que les différentes parties d'un même os , et que les divers os qui par la suite doivent être contigus , sont séparés Espaces car- Par des intervalles cartilagineux et en quelque sorte membra-

tîlagineux. neux, qui au crâne constituent des fontanelles.

Fontanelles. , . . „ .r , , îti 1 i

Apres lanaissance, l ossification s étend de plus en plus dans

Formation les os larges; leur épaisseur et leur dureté s'accroissent en

du tissu spon- même temps : ils semblent se diviser en deux lames ou tables,

gieux et des . .

deux. tables, dont le tissu spongieux remplit 1 intervalle.

Les points d'ossification épiphysaires ou complémentaires

Points épi- , . , , . ,v .

physaires. de quelques os larges, représentent, jusqu a un certain point, les épiphyses des os longs. Ils occupent la circonférence : on les appelle épiphyses marginales ( marso, bord ). Epiphyses ■: .' .,,-,, , -, -, .

marginales. Ainsi, on voit se développer dans la partie du cartilage qui

répond à la crête de l'os coxal un point osseux qui s'étend dans toute la longueur de ce bord, et forme une épiphyse marginale , qui se soude plus tard avec le reste de l'os , et qui, sous ce rapport, est exactement analogue aux épiphyses que présentent les extrémités des os longs.

Les points épiphysaires ne sont donc point l'apanage exclusif des os longs , ainsi que l'avait dit Bichat : nous en trouverons également dans quelques os courts.

Mais ce serait une fausse analogie que celle qui assimilerait

DEVELOPPEMENT DES OS. 5yJ

les os wormiens, formés durant le développement du crâne, Les os "lYOr- 1

, . . , -, , .-. , miens ne sont

aux epiphyses des os longs et des os larges; car ils presen- des ■(, tent des caractères qu'on ne retrouve jamais dans les véri- phpes. tables epiphyses. Ainsi :

i°. Leur réunion ne se fait point par soudure, comme celle des epiphyses; mais constamment elle se fait par suture.

■2°. Ils n'offrent rien de constant , ni dans l'époque de leur origine , ni dans leur forme, qui est irrégulière , ni dans leur grandeur, qui est en général d'autant plus considérable que leur apparition a été plus précoce, parce qti'ils ont eu le temps de s'étendre davantage avant d'arriver à la rencontre des os environnans.

De ce qui a été dit précédemment, nous devons conclure Double mode que les os larges ont un double mode d'accroissement en adC"0,sse"'

i & ment en lar-

largeur : î" l'addition successive de substance osseuse aux geur des os krbords mêmes de l'os ; 2° la formation des epiphyses margi- ges' nales.

Dans tout os large qui se forme de plusieurs pièces , et qui présente à sa superficie une surface articulaire , celle-ci devient le centre vers lequel tous les points viennent se réunir à l'époque où l'ossification s'achève.

3°. Dans les os courts.

Ce sont les derniers à s'ossifier. Un très-grand nombre d os courts sont encore cartilagineux à la naissance.

Les os courts ne sont point privés de points osseux épiphysaîres : les vertèbres et le calcanéum en offrent des exemples.

Du reste, l'ossification présente dans les os courts les mêmes phases et la même marche que dans les extrémités des os longs, lesquelles ressemblent aux os courts sous tant de rapports.

Des changement qui se passent dans les os après l'accroissement.

Pour avoir une idée complète du développement des os, il ne faut pas se borner à la détermination du nombre des

66 OSTÉOÏ.06IB.

points d'ossification, de leur succession, de leur soudure; Accroisse- il faut encore étudier les changemens qui se passent dans

ment en hau- • , ,, .

tenr les os après 1 accroissement.

L'accroissement en hauteur est terminé à l'époque où toutes les pièces osseuses sont réunies. Cette époque varie de vingt à trente ans ; mais l'accroissement en épaisseur Accroisse- continue encore long-temps. Pour s'en assurer, il suffit de men en eP*'sj comparer les os d'un jeune homme et ceux d'un adulte de adulte. quarante ans. Dans la vieillesse, les os subissent encore des

modifications importantes : le canal médullaire des os longs augmente de diamètre, et l'épaisseur des parois diminue d'une manière proportionnelle. Il se passe quelque chose d'analogue dans les os larges et les os courts.

Un autre fait important à consigner ici , c'est que les proportions respectives de phosphate calcaire et de substance Déperdition organisée subissent dans les os des changemens continuels.

de substance ... 1 <- • t\ ' i

dans la vieil- Ainsi , une analyse raite par Davy a prouve que chez un

lesse. enfant de quinze ans la proportion de phosphate calcaire

Variations était moindre d'un cinquième que chez l'adulte. Le même

dans la pro- ... . , , • • 1 v i i

portion de chimiste a trouve que dans un occipital d adulte compare substance or- ^ un occipî tal de vieillard, la proportion de phosphate cal-

ganisée et de . , /

phosphate cal- caire était : : 64 : 6g.

caire.

De la nutrition des os.

Expérience . . . . , . . ,

de la garance. La nutrition des os, le mouvement de composition et de décomposition qui la constitue, me paraissent démontrés par l'expérience de la garance. Si on nourrit pendant quelque temps un animal avec des alimens imprégnés de suc de garance, les os de cet animal ne tarderont pas à se colorer en rouge, ainsi qu'on s'en assure par l'amputation dès membres. Si vous suspendez quelque temps l'usage de cette substance , les os reprendront leur couleur naturelle. Dans cette expérience, il n'est pas douteux que le phosphate calcaire ne soit le véhicule de la matière colorante , car les os seuls

présentent la coloration rouge ; tout ce qui est cartilage reste Mouvement

, , , , •'•''■"•*% • c 1 i< ,.,,,» de composi-

etranger a la coloration. On peut inférer de la quil s opère tîon et d; dé incessamment dans les os un double mouvement par lequel composition

, . . , . r . des os.

des molécules sont apportées, puis reprises, après avoir tait partie de ces organes pendant un temps plus ou moins long(i).

L'expérience de la garance établit encore, ainsi que l'a prouvé Duhamel du Monceau dans une série d'expériences très-curieuses, que l'accroissement des os s'effectue par l'ap- Accroisse-

,. -ii * ii e ' 1 < ment des os par

phcation successive de lames nouvelles, formées aux dépens implication des couches les plus profondes du périoste. On peut démon- successive de

, . ; ., , . . . lames nouvel-

trer cette vente par 1 expérience suivante : nourrissez un ies. pigeon avec des alimens teints de garance; suspendez pendant quelque temps, puis reprenez l'usage de la matière colorante :. si les os sont examinés , on trouve alors sous la couche la plus superficielle qui est rouge, une couche blanche, puis une couche rouge.

Les os présentent donc deux modes d'accroissement : i° le ^ n

£ Double mo-

mode interstitiel et par intus-susception, qui leur est commun de d'accroisse-

.1 ■ o i i • '!• ment des os.

avec tous les autres tissus; 2 le mode par juxta-position.

Ici se termine ce que je m'étais proposé de dire sur les os considérés d'une manière générale.

La colonne vertébrale étant la pièce en quelque sorte fondamentale du squelette , c'est par elle que nous commencerons la description particulière des os.

(i) Une objection un peu subtile serait celle-ci : La matière colorante ne pourrait-elle pas être déposée , puis reprise, sans que pour cela les molécules de phosphate calcaire soient soumises aux mêmes vicissitudes? 4

„ . La colonne vertébrale (i), épine, rachis, est cette longue

Synonymie et v /' * y ? o

définition. tige osseuse, creuse, flexible, levier principal du corps, servant de soutien à presque tout l'édifice osseux, et en même temps de cylindre protecteur à la moelle, situation et Elle est située à la partie postérieure et médiane du tronc ;

rapports gène- au c{essous c]u crâne , d'où elle s'étend jusqu'au bassin : elle

raux, ' «il

s'y termine par deux pièces osseuses, le sacrum et le coccyx, qu'on peut considérer comme la partie inférieure de cette colonne (2).

Avec le La colonne vertébrale s'articule avec le crâne à la réunion

du tiers postérieur de cette cavité, avec ses deux tiers antérieurs . en bas. Elle répond à la partie tout-à-fait posté-

Aveclebas- rieure du bassin, double disposition très-favorable à la stas,n- tion bipède.

Avec le ca- La colonne vertébrale est placée en arrière du canal alitaire " men taire chez l'homme, tandis que chez les animaux elle

(1) Du mot latin vertere , tourner, parce que c'est autour d'elle # que tourne le corps, comme sur un axe.

(2) Le sacrum et le coccyx n'ont été séparés de la colonne vertébrale qu'en raison de la soudure des vertèbres qui les constituent : mais il en est de la soudure comme de quelques différences de formes et de développement qui établissent des variétés, mais qui ne sauraient motiver une séparation complète.

DE LA COLOÎSITE VERTEBRALE. 5g

est placée au-dessus. Devant elle pèsent encore les organes

de la respiration et de la circulation qu'elle protège, et

qui tendent sans cesse à l'incliner en devant; de ses parties

latérales naissent les côtes, ainsi que les membres thoraciques Avec iesau.

et abdominaux qui prennent sur elle un point d'appui immo- tres pièces du

bile et fixe pour les membres abdominaux, mobile et médiat

pour les thoraciques.

D'après les limites qui viennent d'être assignées à la co- Sa division lonne vertébrale, on voit qu'elle mesure toute îa longueur eî1 lnatre re"

' l D gions.

du tronc, formant à elle seule toute la charpente du col, îa colonne postérieure du thorax, la charpente des lombes, et même la paroi postérieure du bassin : de là sa division en région cervicale, région dorsale ou thoraclque , région lombaire 3 région pelvienne ou sacro-coccyglenne.

La colonne vertébrale est composée de vingt-six os super - Nombre et posés et comme empilés, dont les deux derniers ont reçu class)tlÇ^tlon

r ■*• ' 5T des vertèbres.

le nom de sacrum et de coccyx , et dont les autres , qui constituent la colonne vertébrale proprement dite, sont appelées vertèbres; on a aussi désigné ces derniers sous le nom de 7>raies vertèbres, par opposition aux vertèbres Vraies v«rqui par leur soudure constituent le sacrum et le coccyx, et te> res' qui ont été appelées fausses vertèbres. Il y a cinq fausses ver- Fausses vertèbres pour le sacrum, et quatre fausses vertèbres rudimen- te res' taires pour le coccyx. Nous ferons abstraction pour le moment de ces deux derniers os qui feront l'objet d'une description à part. Les sept premières vertèbres forment la région "cervicale; les douze qui suivent, la région dorsale; les cinq dernières, îa région lombaire.

Le nombre des vertèbres est soumis à quelques variations Variations peu communes ; il peut arriver qu'il n'y ait que six vertèbres "ans Ie nom" cervicales; et Morgagni, qui le premier a remarqué cette anomalie , la considère comme une cause prédisposante de l'apoplexie, attendu qu'elle détermine plus de brièveté dans la région cervicale, et par suite un rapprochement trop considérable du cœur et du cerveau. Il y a souvent treize verte-

bres dorsales; quelquefois la cinquième lombaire ne fait qu'un avec la première sacrée, et il n'existe alors que quatre vertèbres lombah'es. Dans d'autres cas, au contraire, c'est la première pièce du sacrum qui reste distincte, et alors on peut admettre six vertèbres lombaires.

Or, i° les vertèbres présentent des caractères généraux qui les différencient de tous lés autres os. a° Elles présentent dans chaque région des caractères particuliers qui les différencient des vertèbres des autres régions. 3° Il existe aussi dans chaque groupe ou région certaines vertèbres qui se distinguent par des caractères propres et individuels.

Caractères généraux des vertèbres.

Parties cons- Toute vertèbre étant essentiellement un anneau symé-

îituantes de la .

-vertèbre. trique, segment du cylindre protecteur de la moelle, est

Trou verte- percée d'un trou : trou vertébral ou rachidien. Concourant d'une autre part à former une colonne de sustentation , elle présente une espèce de renflement ou de cylindre plein, dont on aurait enlevé le cinquième postérieur. Ce renflement est Corps. le corps de la vertèbre. Toute vertèbre donne attache à des muscles nombreux par des éminences d'insertion très- Apophyses prononcées : ce sont les apophyses épineuses et transverses.

épineuses et £i|e se réunit ou s'articule avec les vertèbres voisines par transverses. ■*■

Apophyses d'autres éminences : ce sont les apophyses articulaires , au

articulaires, nombre de quatre , deux supérieures , deux inférieures. Enfin ,

Échancrures. elle offre des échancrures , deux supérieures , deux inférieures,

concourant à former ce qu'on appelle trous de conjugaison ,

trous au moyen desquels la colonne vertébrale peut donner

passage à des vaisseaux ou à des nerfs.

£aces du A. Corps de la vertèbre. 11 occupe la partie antérieure de

orps. l'anneau vertébral , et présente quatre faces. La supérieure

i° Supérieure et l'inférieure sont en rapport, la première avec la vertèbre

a0 Inférieure, située au-dessus de celle qu'on examine, la seconde avec la

Excavation verteDre située au-dessous. Chacune de ces faces est légè-

des faces. rement excavée de manière à intercepter un espace lenticu-

CARACTÈRES GENERAUX DES VERTEBRES. 6t

laire occupé par les disques intervertébraux. La double excavation que présente de cette manière chaque vertèbre , est le vestige de la grande cavité bicône, si remarquable dans les vertèbres des poissons.

La face antérieure est convexe transversalement : elle . Face ante" présente une gouttière horizontale , plus profonde sur les parties latérales qu'à la partie moyenne, beaucoup plus profonde d'un côté que de l'autre dans le cas de déviation de la Creusée en. colonne, et qui est le rudiment de l'étranglement circulaire f^"^" que présentent les vertèbres des reptiles et des poissons , et les vertèbres cervicales des oiseaux. Economie de poids et de volume , tel est le double avantage résultant de cette excavation circulaire.

La face postérieure concave fait partie du canal vertébral ; Face postéelie est percée de trous nombreux et considérables , orifices de canaux veineux creusés dans l'épaisseur du corps de la ver-

Sds trous

tèbre. On trouve aussi sur la face antérieure de ce corpti vasculaires. quelques trous, mais moins considérables que ceux de la face postérieure.

B. Trou vertébral. Le trou vertébral offre dans les diverses Trou verté= régions des différences dans sa forme et dans l'étendue de ra '

ses diamètres; dans presque toutes les vertèbres il se rapproche plus ou moins de la forme triangulaire. Les diffé- Triangulaire, rences qu'il présente dans l'étendue de ses diamètres paraissent en rapport, d'une part, avec le volume de la moelle; de l'autre, avec l'étendue des mouvemens dans telle ou telle région.

C. Apophyse épineuse. C'est cette éminence considérable en Apophyse formé d'épine, qui naît de la partie postérieure de l'arc J^"*1"* et vertébral. Bras de levier de la puissance que représentent les

muscles extenseurs du tronc , elle varie pour la longueur, la forme et la direction dans les diverses régions : de sa base, comme bifurquée, naissent les deux lames qui constituent les parties latérales et postérieures de l'arc.

R, Apophyses articulaires, Elles naissent des parties latérales wticlJa£e9.S88

'6 2 GSTioLOGIE.

An nombre de Tare postérieur de la vertèbre ; leur direction est en

deauatrerdeux , r -. , , • , -.. ,. - . . , T ..

.supérieures gênerai verticale, c est-a-dire perpendiculaire a la direction deux inférien- des surfaces articulaires du corps, qui sont horizontales. Elles

res. .

sont au nombre de quatre, deux supérieures ou ascendantes , deux inférieures ou descendantes ; placées symétriquement de chaque côté de la ligne médiane , revêtues de cartilages pour s'unir aux apophyses articulaires des vertèbres adjacentes , elles débordent en haut et en bas le niveau du corps des vertèbres, en sorte que leurs articulations correspondent aux substances intervertébrales; d'où il résulte que la colonne vertébrale présente deux séries d'articulations successives : l'une constituée en devant par la réunion des corps entre eux; l'autre en arrière, résultant de l'union des apophyses articulaires.

Apophyses E# Apophyses transverses. Ce sont des proîongemens la-

trûQsvcrscs

téraux qui naissent de chaque côté de l'anneau vertébral, se dirigent horizontalement en dehors, et présentent une longueur et un volume variables dans les diverses régions.

F. Au devant des apophyses articulaires et transverses,

immédiatement derrière et sur les côtés du corps de la ver-

Éebancrures, tèbre , sont les échancrures , au nombre de quatre, ciselées sur

au nombre dé -, > , , -, ., , c -, .

quatre ■ deux *es Parties latérales de 1 anneau : leur profondeur, qui n est supérieures . pas la même dans toutes les régions, est en général plus con-

deux inférieu- •i/iii i - i .»,. . -, , -,

YeSt siderable dans les échancrures inférieures que dans les échan-

crures supérieures* Ces échancrures réduisent à une sorte de Pédicule, pédicule la portion d'anneau sur laquelle elles sont creusées:

aussi ce pédicule est-il la partie la plus faible de la vertèbre, Étroitesse de la partie pédi- et devient-il le siège principal de la torsion dont s'accompa-

cnlée. gnent les déviations delà colonne vertébrale.

Résumé des Ainsi, i° sur la ligné médiane, corps, trou, apophyse épi-

par îes conbti- neuse et lames ^ 2° de chaque côté, apophyse articulaire,

apophyse transverse , échancrure , pédicule : telles sont les

parties constituantes de la vertèbre.

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