I. IO
±48 osrioLOGiÈ.
Indépendant l/uneinterneappartient, sil'onpeut parler ainsi, à l'encéphale;
des osdacrâ- l'autre externe appartient au système locomoteur. Le diploé
ne" est la limite de ces deux lames. Ce fait analomique contrarie
la doctrine de Gall sur les protubérances; il prouve en effet
que les circonvolutions cérébrales ne se traduisent point
fidèlement à l'extérieur par des saillies ou protubérances
correspondantes.
Pour compléter l'histoire anatomique du crâne, il nous reste à faire connaître, i° son développement général; a°les connexions de ses diverses pièces. (Voyez pour ce dernier article la Syndesmologie.)
Quant à l'analyse détaillée des analogies qu'on a si ingénieusement établies entre le crâne et la colonne vertébrale, elle ne saurait entrer dans le plan d un ouvrage élémentaire.
Développement général du crâne.
Précocité ^e développement du crâne est remarquable par sa grande
de développe- précocité; aussitôt que l'embryon est assez avancé pour offrir meut du crâne ... . 1 * . .-■.•* n ,, , . ,
une distinction départies, la tête, sous forme d une vésicule ovoïde, l'emporte de beaucoup sur tout le reste du corps. Relativement à l'ordre suivant lequel s'ossifient les diverses pièces du crâne, on peut remarquer que les os de la voûte s'ossifient avant ceux de la base, de la même manière que dans les vertèbres l'ossification des lames précède l'ossification du corps. Dans les deux cas, l'évolution est plus prompte dans la partie qui remplit plus spécialement un office de protection.
Os~ du crâne à la naissance.
Le progrès de ^es os de la voûte p raissent avant ceux de la base, lossihcatiou 4 ja naissance, l'ossification est beaucoup moins avancée
est plus rapide . , A , l
dans les os de " la voûte qu à la base, en sorte que dans le fœtus a terme la base. |es os ^ ja kase fornient un tout solicle et sont immobiles,
tandis que les os de la voûte sont séparés par des espaces membraneux qui leur permettent des mouvemens assez étendus, si bien qu'à cette époque la voûte du crâne est en quelque sorte malléable.
DU CRANE EN GÉNÉRAI, î/tf
A la naissance, on ne rencontre rien d'analogue à ce mode Absence des
v /~n ' ' sutures.
d union qu'on nomme suture. Chaque os présente néanmoins à sa circonférence des dentelures que l'on a comparées à celles d'un peigne. L'existence de ces dentelures avant l'époque à laquelle les os sont arrivés au contact, prouve qu'elles ne sont point un effet mécanique de la rencontre des os entre eux; la seule influence mécanique qu'elles éprouvent dans leur formation , est la déviation des dentelures qui se rencontrent. La suture frontale est celle qui se forme la première.
Une autre particularité de cette époque du développement j-omanelles. est l'existence de ces intervalles membraneux qu'on nomme fontanelles. Voici le mécanisme de leur formation : l'ossification marchant du centre vers la circonférence, les points les plus éloignés du centre sont les derniers atteints par l'ossification. Or, comme, dans les os larges, les parties les plus éloignées du centre sont les angles, il en résulte que là où se trouvent plusieurs .angles, là existe un espace non ossifié; c'est cet espace qui porte le nom de fontanelle. Toutes les fontanelles ont été indiquées dans la description des os du crâne ; leur étude particulière se rattache à l'histoire de l'accouchement, à raison des signes importans qu'elles fournissent pour déterminer la position de l'enfant. A quatre ans, la trace des fontanelles a complètement disparu.
Des os wormiens.
Les os wormiens devant être considérés comme des points os wormiens. supplémentaires d'une ossification quelquefois trop lente, nous croyons devoir en placer la description dans cette histoire générale du développement du crâne.
Les os wormiens , ainsi nommés parce qu'on en attribue Nom la première description à Wormius, médecin de Copenhague, portent aussi le nom d'os épactaux, os complémentaires du crâne. Ils n'ont rien de constant ni dans leur siège, ni dans leur nombre , ni dans leur volume. On peut dire
cependant que c'est dans la suture lambdoïde, c'est-à-dire dans la plus inégale de toutes les sutures, qu'on les rencontre le plus communément; ils en augmentent encoreles aspérités; circonstance qu'il ne faut pas perdre de vue dans le diagnos-, tic des fractures du crâne.
Os triangu- Le plus remarquable des os wormiens est celui, qui rem-
lairedeBlasius 1 i r ' v i ' • î i> • '*. i
ouo éoactal Place quelquefois i angle supérieur de 1 occipital, et que Blasius a appelé os triangulaire : c'est Vos épactal proprement dit. Il n'est pas rare de voir dans la suture sagittale Os wormien . , , , , , .
inter-pariétal. un os wormien , qu on peut comparer a 1 os mter-panetal des animaux.
Bertin a décrit un os quadrangulaire occupant la fontanelle antérieure, dont il représentait la figure, et que j'ai eu occasion de rencontrer. L'angle antérieur et inférieur du pariétal est quelquefois remplacé par un os wormien ; enfin , j'en ai vu un dans la suture écailleuse. Souvent Les os wormiens ne sont pas toujours apparens à l'inté-
formésauxdé- -, * ., , . . ,
pensdelatable neur du crâne : ils sont, dans certains cas, comme incrustes externe. dans l'épaisseur des os, au pourtour desquels on les ob-
serve
veloppement.
Développe- Leur mode de développement est semblable à celui des os larges, c'est-à-dire qu'il a lieu par rayonnement du centre à la circonférence. Ce n'est, suivant Béclard, que cinq à six mois après la naissance qu'ils se développent; à leur rencontre avec les os environnans, se forment des sutures qui sont de toutes celles du crâne les premières à s'effacer.
Ce sont des D'après tout ce qui vient d'être dit sur cette classe d'os , os accidentels. A *
en quelque sorte accidentels , puisqu'il n'y a rien de constant ni dans leur nombre, ni dans leur existence, il est évident qu'on ne saurait les envisager que comme des points supplémentaires d' ossification , et non comme jouant un rôle Ce ne sont important dans le mécanisme de la solidité du crâne , ainsi pas des dés de que tendrait à le faire supposer le nom de clés de voûte qui
Toute* i / / t * i •
leur a ete donne par quelques anatomistes.