C1CS C3P2Î1X
vascnlaires et 3°. Le bord supérieur ou articulaire , très-inégal , offre
nerveux. d'avant en arrière, i° un bord mince qui s'articule avec
l'apophyse montante de l'os sus-maxillaire; 2° une petite
Apophyse na- éminence portant le nom $ apophyse nasale ou lacrymale,
CORNETS INFÉRIEURS. l65
qui s'articule par son sommet avec l'unguis, et par ses deux sale °« lacry» bords avec les deux lèvres de l'apophyse montante du susmaxillaire, pour compléter le canal nasal; 3° une lame recourbée, nommée apophyse auriculaire par Berlin, qui la Apophyse
. , „ ... , , . n .'•■■•■... , auriculaire,
comparait a 1 oreille du chien ; lame qui se dirige en bas , et s'applique en partie sur l'orifice du sinus maxillaire qu'elle concourt à rétrécir; 4° derrière cette apophyse , on trouve un Apophyse bord mince qui s'articule avec une petite crête de l'os pala- Palatinetin; 5° enfin, entre l'apophyse auriculaire et l'apophyse la~ crymale , se voient des petites saillies qui s'unissent à l'ethmoïde.
4°. Le bord inférieur ou libre, convexe, plus épais à sa partie moyenne qu'à ses extrémités , est séparé du plancher des fosses nasales par un intervalle plus ou moins considérable; disposition importante à connaître pour l'introduction des instrumens dans les fosses nasales.
5°. L'extrémité antérieure est un peu moins aiguë que la postérieure; ce qui sert à distinguer le cornet droit du gauche.
Résumé des connexions. Les cornets inférieurs s'articulent avec les os sus-maxillaires, les os palatins, lethmoïde et les unguis ; ils ont des rapports importans avec l'orifice inférieur du canal nasal , qu'ils garantissent de l'atteinte des corps extérieurs.
Conformation intérieure. Leur aspect spongieux à Texte- Conformation rieur dépend de la multitude des canaux dont leur surface mtenenre' est sillonnée ; mais ils sont presque exclusivement composés de tissu compacte.
Développement. Leur ossification ne commence que cinq mois après la naissance, par un seul noyau placé à la partie moyenne.
Vomer.
Ainsi nommé à cause de sa forme, qui a été comparée à Sîtaation. celle d*un soc de charrue. Le vomer est situé sur la ligne me-
noïdal.
l66 OST^OLOGIE.
diane} et forme la partie postérieure de la cloison des fosses nasales; il est mince, aplati, quatrilatère, et présente à considérer deux faces et quatre bords.
j i°. Les faces latérales sont planes, souvent déjetées d'un
côté ou de l'autre de la ligne médiane , et alors convexes et concaves en sens opposé : toujours lisses et tapissées par la pituitaire, elles présentent des petits sillons vasculaires et nerveux.
Vrili "^es Siuatre bords , le supérieur ou sphénoïdal est le plus
court et le plus épais; il est creusé en gouttière profonde, pour recevoir la crête inférieure du sphénoïde; les deux lèvres de la gouttière, fortement déjetées en dehors, sont reçues dans les rainures de la même face inférieure, et complètent un petit conduit qui donne passage à des vaisseaux et à des filets nerveux.
. m " Le bord inférieur ou maxillaire, le plus long de tous, est reçu dans la rainure qui résulte en arrière de la réunion des os palatins entre eux, et en devant, de la réunion des os maxillaires: il se termine quelquefois par une apophyse plus ou moins saillante derrière l'épine nasale antérieure.
Bord ethmoï- Le bord antérieur ou ethmoïdal présente la continuation de la gouttière du bord supérieur, pour recevoir le bord inférieur de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde. La disposition en gouttière cesse en avant, où il répond au cartilage de la cloison.
Bordgnttu- Le bord postérieur ou guttural est libre; il est mince et ra1, tranchant , incliné de haut en bas et d'arrière en avant; il
sépare les ouvertures postérieures des fosses nasales.
Résume des Résumé des connexions. Le vomer s'articule avec le sphéeonnexioiis. ... .
noïde, l'ethmoïde, les os sus-maxillaires, les os palatins et
le cartilage de la cloison.
Conformation intérieure. Composé de deux lames compactes très-nsinces, distinctes dans la moitié supérieure, unies dans la moitié inférieure, et qui ont reçu de quelques ana* tomistes le nom à' ailes du vomer.
Développement. Le vomer se développe par un seul point d'ossification. C'est par la partie inférieure que débute l'ossification , qui apparaît avant la fin du deuxième mois. Il se présente alors sous la forme d'une gouttière profonde, plus large en arrière qu'en avant, embrassant le cartilage, comme il embrassera plus tard la crête sphénoïdale. A la naissance, le vomer n'est encore qu'une gouttière; plus tard, cette disposition n'est manifeste que pour les bords sphénoïdal et ethfnoïdal de l'os. Il n'est pas sans intérêt de noter la manière insolite dont procède l'ossification , qui se fait ici de la surface à la profondeur du cartilage.
Gs maxillaire inférieur.
Tandis qu'un nombre considérable d'os entrent dans îa composition de la mâchoire supérieure, un seul os constitue la mâchoire inférieure : c'est Yos maxillaire inférieur.
Cet os occupe la partie inférieure de la face. Il a la forme '
d'une courbe parabolique , dont les deux extrémités, qu'on appelle branches, forment un angle droit avec la partie Situation, moyenne qu'on appelle corps. Figure.
A. Du corps ou de la partie moyenne. Le corps représente une lame recourbée, convexe en avant, concave en arrière. On lui considère une face antérieure, une face postérieure, un bord supérieur, un bord inférieur. La face antérieure présente à sa partie moyenne une ligne verticale, appelée symphyse du menton : c'est la trace de l'union des deux pièces dont cet os est composé chez les jeunes sujets, menton, pièces qui restent distinctes toute la vie chez un grand nombre d'animaux (i).
(1) Bien plus, elles constituent chez les serpens une articulation mobile; et cette mobilité, se trouvant en harmonie avec celle des deux moitiés de la mâchoire supérieure, 'permet à ces reptiles d'avaler une proie beaucoup plus volumineuse que leur tête et même que leur corps.
Syuiphv»e du
l68 OST^OLOGIE.
Partie La manière dont sont réunies les deux moitiés du corps de corprarqué11 * os maxi^a're, lesquelles forment un arc, au lieu de former etnon-angu- un angle, comme chez les animaux, constitue un des caractères distinctifs de l'espèce humaine. Et la direction Direction verticale de la symphyse, comparée à la direction très-oblique verticale. en arrière et en bas, et presque horizontale, qu'elle présente chez les animaux, est encore un caractère non moins distinctif de l'homme , qui seul est pourvu de ce qu'on appelle le menton.
En avant, la symphyse se termine par une éminence
Eminence triangulaire appelée éminence mentonnière. En arrière , elle
présente en bas quatre petits tubercules, deux supérieurs
Apophyse et deux inférieurs, connus sous le nom collectif à' apophyses
géni. géni(<yçvsi6v, menton), et qui donnent attache aux muscles
génio-hyoïdiens et génio-glosses.
Dé chaque côté de la symphyse lajace antérieure ou cutanée du corps de la mâchoire inférieure présente , i° une Fossettemen- petite fossette à insertion musculaire, nommée fossette mentonnière; 2° une ligne qui, née de l'éminence mentonnière , se porte obliquement en haut, et va se continuer avec le Li«ae obli- b°rd antérieur de la branche de la mâchoire : c'est la ligne
qne oa maxil- oblique ou maxillaire externe , également destinée à des inlaire externe. . -. . on -, , . ■.. . ,
sertions musculaires; 6 au-dessus de cette ligne, se voit le trou mentonnier, orifice du canal dentaire inférieur, par lequel passent les vaisseaux et nerfs menïonniers; 4° ^a face antérieure de X arcade alvéolaire , remarquable par une série de reliefs qui répondent aux alvéoles séparées par des cannelures verticales, qui répondent aux cloisons inter-alvéolaires ; 5° au-dessous de la ligne oblique externe , est une surface lisse, séparée de la peau par le muscle peaucier.
2°. La face postérieure ou linguale est moulée en quelque
Li e mloï. sorte sur la langue: elle présente, i° la ligne myloïdienne
dîenne. (de fivXos , dent molaire) , nommée aussi oblique ou maxillaire
interne, née de l'apophyse géni, elle se porte en haut et en
arrière, et devient plus saillante au niveau de la dernière dent
molaire; a0 au-dessous de cette ligne est une dépression Dépression
large, mais superficielle, qui loge la glande sous-maxillaire; de la 8lan^e
3° au-dessus de la ligne oblique, et près de la symphyse, kire.
se voit une fossette qui loge la glande sublinguale, et une Fossette sn-
surfaee lisse, recouverte par la membrane buccale et gin- blingnale.
dvale.
Les deux lignes , oblique externe et oblique interne, divisent le corps de l'os maxillaire en deux parties : l'une supérieure ou alvéolaire, l'autre inférieure ou basilaire. La pre- Polaire. ~ mière constitue presque à elle seule le corps de l'os maxillaire Portion bâchez le fœtus et l'enfant; dans l'adulte, elle ne forme plus Sllaireque les deux tiers de la hauteur de l'os, l'autre tiers étant tionausdiver3 formé par la portion basilaire ; enfin , chez le vieillard , la âgesportion alvéolaire disparaît presque entièrement, et il ne reste que la portion basilaire.
3°. Le bord supérieur ou alvéolaire décrit une courbe plus Bord alvéopetite que le bord alvéolaire correspondant de l'os maxillaire lairesupérieur : aussi, dans une conformation régulière, les dents incisives inférieures sont-elles débordées par les supérieures. Moins épais en avant qu'en arrière où il se déjette en dedans, ce bord est creusé d'une série d'alvéoles semblables à celles de l'os maxillaire supérieur , et comme elles variables suivant l'espèce de dents qu'elles sont destinées à recevoir.
4°. Le bord inférieur ou base de la mâchoire est la partie ^or^ <je ^ la plus épaisse de l'os; il appartient à une courbe plus con- mâchoire. sidérable que celle du bord supérieur, de manière qu'il en résulte une sorte de projection de la mâchoire de haut en bas et d'arrière en avant, projection qui est très-variable dans les différens sujets.
B. Branches de la mâchoire inférieure. Elles sont quadrilatères, et présentent : i° une face externe, recouverte par le muscle masseter, qui y prend ses insertions, surtout en bas, où se voient des empreintes et des crêtes, et où cette face est plus ou moins déjetée en dehors, Au-devant de ces crêtes est une dé-
i 170 OST^OLOGIE.
pression légère qui répond à l'artère faciale; i° une face interne ou ptérygoldienne , également rugueuse, pour l'insertion du muscle ptérygoïdien in terne, et qui présentel'oriÊcesupérieur évasé du canal dentaire inférieur, offrant une espèce d'épine, à laquelle s'attache le ligament latéral interne de l'articulation temporo-maxillaire. De cet orifice, part une petite gouttière qui suit la même direction , et porte le nom de sillon mylo - hyoïdien , parce qu'elle loge le nerf du même nom; 3° un bord postérieur ou parotidien , arrondi, embrassé par la parotide, et donnant attache en bas au ligament stylo-maxillaire; 4° *m bord antérieur, creusé en gouttière, qui fait suite au bord alvéolaire : les lèvres antérieure et postérieure de cette gouttière sont formées par la terminaison des lignes obliques externe et interne; 5° un bord supérieur très-mince, formant une grande échancrure appelée sigmoïde, en raison de sa forme, et donnant passage à des nerfs et à des vaisseaux ; 6° un bord inférieur, qui fait suite au bord inférieur du corps de l'os.
L'angle que forment les branches avec le corps de l'os
An^le de la maxillaire inférieur porte le nom d'angle de la mâchoire.
mâchoire. Droit chez l'adulte, il est très-obtus chez l'enfant , de même
Nque chez les carnassiers et quelques rongeurs; disposition
favorable à l'action de ia puissance.
Les branches de la mâchoire inférieure sont terminées en haut par deux apophyses : l'une antérieure , c'est l'apophyse coronolde ; l'autre postérieure , c'est le condyle.
1 °. "L'apophyse coronolde , en forme de dent de couronne , est triangulaire, déjetée en avant, à base large, à sommet pointu ; elle donne insertion au muscle temporal. La grandeur de cette apophyse chez les différentes espèces animales est dans une proportion rigoureuse et constante, d'une part, avec la profondeur et l'étendue de la fosse temporale ; de l'autre , avec la force et la courbure de l'arcade zygomatique.
a°. Le condyle s'articule avec la cavité glénoïde du tempo- Condyle. rai: c'est une éminence oblongue, dont le grand diamètre est dirigé de dehors en dedans et un peu d'avant en arrière; il est soutenu par une portion rétrécie qu'on appelle col du condyle. Ce col est déjeté en dedans, de telle sorte que le condyle qu'il supporte ne déhorde pas le plan externe de la branche maxillaire; le col est en outre assez profondément excavé en dedans pour l'insertion du ptérygoïdien externe. Le col du condyle est la partie la plus faible de l'os maxillaire.
Résumé des connexions. L'os maxillaire inférieur s'articule avec le temporal . et loge les dents de la rangée inférieure.
Conformation intérieure. Compacte à sa surface extérieure, diploïque dans son épaisseur, l'os maxillaire inférieur est creusé, dans une grande pai'tiede son épaisseur, par un canal appelé canal dentaire ou maxillaire inférieur, destiné à Canal dentaire, conduire les rameaux nerveux et vasculaires qui se distribuent aux dents de cette mâchoire. Ce canal commence à la partie moyenne de la face interne de la branche maxillaire, précédé par une gouttière que complète une lame fibreuse qui ne me paraît avoir d'autre usage que celui de protéger ces vaisseaux et ces nerfs , et de les isoler du muscle ptérygoïdien '
interne. De là ce canal se porte en avant et en dedans audessous de la ligne myloïdienne , dont il suit la courbure : il „ ...
.. " J 'Sa division.
se rétrécit graduellement, et au niveau de la deuxième petite molaire, il se divise en deux canaux, l'un plus considérable et très-court, qui s'ouvre sur la face externe du corps de la mâchoire inférieure : c'est le trou mentonnier. déjà
' •> Sa comnin-
décrit; l'autre très-petit, qui continue le trajet primitif, et nication avec qui se perd au niveau de l'incisive moyenne inférieure. Dans ° es"
son trajet, le canal dentaire inférieur communique avec les alvéoles par un et quelquefois deux trous destinés à transmettre aux dents leurs vaisseaux et leurs nerfs. La situation
, , , . , . , . , . ,. Variations
du canal dentaire subit bien des variations aux diverses qu'il subit dans
sa situation.
172 OSTÉOLOGÏE.
époques de la vie. Chez l'enfant nouveau-né , avant l'éruption des dents , il occupe la partie la plus inférieure de la ma choire inférieure; après la seconde dentition, il répond à peu près au niveau de la ligne myloïdienne; et après la chute des dents, il longe le bord alvéolaire. Sur l'os maxillaire du 'vieillard , l'orifice antérieur du canal dentaire , ou le trou mentonnier , avoisine le bord supérieur de l'os. Les dimensions du canal dentaire n'offrent pas des différences moins remarquables : très-considérable chez le fœtus et chez l'enfant avant l'éruption des dents des deux dentitions, il diminue dans l'âge adulte, et se rétrécit considérablement chez le vieillard.
Nombre des Développement. L'os maxillaire inférieur se développe par
points d'ossifi- , . ,,.-,. . ••',,,
cation. deux points d ossincation , un pour chaque moitié latérale.
Antenricth admet en outre trois points d'ossification complémentaires : un pour le condyle, un pour l'apophyse coronoïde, un pour l'angle j mais je ne les ai jamais observés. Il n'en est pas de même d'un point d'ossification décrit et figuré par Spix , et qui formerait le côté interne du bord alvéolaire, ou plutôt du canal dentaire. Sur un fœtus de cinquante à soixante jours environ, j'ai vu une espèce d'aiguille osseuse qui longeait la face interne du corps et delà branche de l'os : cette aiguille était complètement libre sur l'une des moitiés de l'os maxillaire; elle adhérait sur l'autre moitié dans le tiers interne de sa longueur. L'épine qui couronne le canal dentaire n'est autre chose que l'extrémité interne de cette aiguille osseuse : il suivrait de là que l'os maxillaire inférieur se développe par quatre points d'ossification.
Epoque d'ap- L'os maxillaire inférieur est le plus précoce de tous les
paritîon. ii* a i 1 » i.i i
os de la tête, et même le plus précoce de tous les os du
corps après la clavicule : déjà du trentième au trente- cinquième jour, le bord inférieur du corps de l'os a paru : il s étend en arrière pour former la branche , et en avant