‹ Anatomie descriptiveChapitre 50 sur 113 · DE L'OMOPLATE · texte numérisé non relu

DE L'OMOPLATE

ne la surpasse que dans le quatrième mois. Enfin , chez le fœ- Chez le fœtus

» i>i ' » » • i ii à terme.

tus a terme, 1 humérus ne surpasse !a clavicule que d un quart, tandis que chez l'adulte il doit avoir le double de sa longueur.

La clavicule ne présente qu'un seul point osseux primitif; Un seul point

1»a î • ^ v i •*. • *. î' d ossification,

âge de quinze a dix-huit ans, un point complémentaire ou épiplrysaire se développe sous forme d'une lamelle n, , P0Int r r «' rr complementai-

très-mince à la partie antérieure de l'extrémité sternale. re.

De l'Omoplate.

L'omoplate, de [apos, épaule, et 5rA«rs<«, large). Cet os cons- j$om. titue chez l'homme la partie postérieure de l'épaule ; dans un grand nombre d'animaux il constitue l'épaule à lui seul.

Couché comme une espèce de bouclier sur la partie posté- Position. rieure du thorax, pour lequel il est un moyen de protection contre les chocs extérieurs , cet os répond aux parties latérales de l'épine, dont il se rapproche ou s'éloigne, suivant les mouvemens du membre thoracique, auquel il offre un point d'appui mobile.

L'omoplate est proportionnellement plus volumineuse chez volume. l'homme que chez les animaux.

C'est un os insymétrique, large, mince , triangulaire, pré- Figure, sentant deux faces, trois bords et trois angles.

i°. Face antérieure ou costale. Moulée en quelque sorte sur Régions. le thorax , elle est concave, et représente une espèce de fosse qui a reçu le nom de fosse sous-scapulaire. On y voit des crêtes r,

*'■.■* J J J rosse sous-

qui sont obliquement dirigées de haut en bas et de dehors en scapulaire. dedans (1). Dans une bonne conformation, cette face doit s'a-

(1) La direction de ces crêtes, au lieu d'être parallèle à la direction qu'affectent les côtes en arrière, la croise à angle; ce qui prouve, contre une hypothèse admise par quelques anciens analomistes, que ces crêtes et les gouttières qui les séparent, ne sont nullement la conséquence d'une pression exercée par les côtes sur ]a face antérieure de l'or>ioplate.

dapter exactement à la surface du thorax ; mais lorsque la poitrine se rétrécit , comme chez les phthisiques , l'omoplate ne participant pas d'une manière proportionnelle au rétrécissement, il s'établit une disproportion et des changemens de Canse de la rapports tels, que les omoplates font relief en arrière, et sont saillie conside- en „ue]qUe SOrte détachées des côtes , à la manière d'ailes :

rable des omo- , .

plates chez cer- d'où l'expression de scapulœ alatœ appliquée à l'habitude tains sujets, extérieure des omoplates chez les phthisiques.

2°. Face postérieure ou superficielle. Elle est divisée en deux régions distinctes par une éminence triangulaire nommée épine scapulaire. Cette épine, située à la réunion du quart supérieur avec les trois quarts inférieurs de l'os , naît de la face postérieure par un bord épais qui mesure toute la polaire6 S°a" Jargeur ^e l'omoplate. Puis, l'épine se dirige horizontalement en arrière, en dehors et un peu en haut, et présente à considérer unejàce supérieure et une face inférieure qui font partie, l'une de la fosse sus-épineuse, l'autre de la fosse sousépineuse ; un bord externe , court, concave, épais et lisse; un bord postérieur , très - épais , sinueux , qui offre à son extrémité interne une surface triangulaire, lisse, sur laquelle glisse le muscle trapèze. Ce bord est presaue immé-

Faeette du .* i » ' i < \ 1 n 1

œnscle trapèze «îatement place sous la peau, a travers laquelle on peut le sentir facilement, même chez les sujets qui ont beaucoup d'embonpoint.

Apophyse Au lieu de se réunir pour former un angle, le bord exacroœion. terne et le bord postérieur de l'épine se continuent avec une apophyse nommée acromion^àe anços^ sommet, et upes, épaule, parce que cette apophyse constitue le point le plus élevé de l'épaule. L'acromion fait donc suite à l'épine scapulaire qui Pédku!e de 'semble en quelque sorte en être la racine. Dans le lieu ou l'élapophyse pjne se C0;^inue avec l'acromion, il y a un rétrécissement, une sorte de pédicule au-delà duquel l'acromion s'élargit, se recourbe en voûte triangulaire , et présente une face antérieure, une face postérieure, un bord supérieur, un bord inférieur, une base et un sommet. La face postérieure de l'a-

acromion.

DE L OMOPLAÎE. 221

cromion est convexe , inégale , séparée de la peau par un tissu fibreux et par une bourse synoviale. Lu face antérieure, concave et lisse, répond à l'articulation du bras avec l'épaule. Le bord supérieur présente une facette qui s'articule avec Facette ckune facette correspondante de la clavicule ; le bord inférieur oculaire, est convexe et rugueux; le sommet forme la partie la plus élevée du moignon de l'épaule ; la base se continue avec l'épine : l'étroitesse de cette base ou pédicule de l'a cromion explique la possibilité des fracturesde l'acromion dans ce point.

Toute la partie de la face postérieure de l'omoplate, située Fosse sus-épiau-dessus de l'épine scapulaire, forme la fosse sus-épineuse ; fosse étroite vers sa partie externe , un peu élargie et moins profonde en dedans , remplie par le muscle sus-épineux. Toute la partie située au-dessous de l'épine constitue la fosse Fosse soussous- épineuse, que remplit le muscle sous-épineux. Vers sa epineuse' partie externe , cette fosse présente une crête verticale qui Crête vertiisole de la fosse sous-épineuse une surface étroite , alongée ca e ? a osse

i '15 sous-epineuse.

de\haut en bas, et divisée elle-même, par une crête oblique, en deux surfaces plus petites, dont la supérieure donne attache au muscle petit-rond, et l'inférieure au muscle grandrond.

3°. Des trois bords de l'omoplate, l' interne , qui a reçu Bord interne aussi les noms de base de l'omoplate, de bord vertébral, est le plus long chez l'homme, tandis que chez les animaux il est le plus court. Ce bord est mince , oblique de dehors en dedans dans son quart supérieur, oblique de dedans en dehors dans ses trois quarts inférieurs; ce qui lui donne une forme anguleuse: c'est au niveau de l'angle saillant présenté par ce bord, que répond l'épine de l'omoplate.

Le bord supérieur ou cervical est le plus mince ; il pré- Bor^ «opé- ; , , -, , . , i . rieur ou cer-

sente une echancrure de grandeur variable , convertie en vica]

trou par un ligament , et donnant passage au nerf sus-

scapulaire , quelquefois au nerf et aux vaisseaux tout à la Echancrure

fQJs scapulaire.

Le bord externe ou axillaire , incliné en bas et en avant.

rienr,

222 OSTEOLOG1E.

Bord ester- séparé du thorax par un intervalle qui détermine la prône ou axillaire. r t i 1 1» • ''"11 ■"/• i • 1 -î / •

rondeur du creux de i aisselle , tonne la partie la plus épaisse

de 1 omoplate. Son épaisseur va en croissant de sa partie

inférieure vers son extrémité supérieure. En haut, il pré-

Dépression gente une dépression dans laquelle s'insère la longue portion

dn triceps bra- L L o i

chiaL du triceps brachial.

4°. angles. Des trois angles de l'omoplate, deux sont destinés à l'insertion des muscles les plus importans de cet os, le troisième à l'articulation de l'omoplate avec l'os du bras.

Angle interne. II angle interne est celui qui se rapproche le plus de l'angle droit. Il présente une empreinte très -marquée chez les sujets robustes; elle est destinée à l'insertion du muscle angulaire.

Angle înfé- \] angle inférieur , très-aigu, offre en dedans des inégalités pour l'insertion du grand-dentelé. Cet angle n'étant séparé de la peau que par la seule épaisseur du muscle grand-dorsal, est, de tous les angles de l'omoplate, le plus exposé à se fracturer par l'action des chocs extérieurs.

Angle externe. L'angle externe ou glénoïdien est la partie la plus volumineuse de l'omoplate; il est creusé d'une cavité ovalaire, dont le grand diamètre est dirigé verticalement; l'extrémité la plus petite de l'ovale est tournée en haut. Cette cavité, Cavité gie- appe]^e cavité glénoïde de l'omoplate, est destinée à l'articulation du bras avec l'épaule : elle est supportée par Coldel'oœo- une Port^on rétrécie qu'on appelle col de Y omoplate, et

plate. surmontée par une grosse apophyse qu'on a nommée cora*

Apophyse coïde , parce qu'elle a été comparée à un bec de corbeau.

coracoïde, Cette apophyse se dirige en dehors et en avant à la manière d'un doigt demi-fléchi; elle est concave et lisse par sa face inférieure qui regarde en dehors , et présente une courbure correspondante à la tête de l'os du bras; convexe et rugueuse à sa face supérieure qui s'articule avec la clavicule. Le sommet de cette apophyse est rugueux , et fournit des insertions musculaires.

DÉ I.'oMOPÏ.AÏE. 223

Résumé des connexions. L'omoplate s'articule avec la clavicule et l'os du bras.

Conformation intérieure. Il existe très-peu de substance spongieuse dans la composition de l'omoplate. C'est ce qu'on

•i . . , . 3 c . ' • Siège du tissa

observe principalement au niveau des tosses sus et sous-epi- comXacte neuses, où l'on peut à peinefaire usage de la rugine sans rompre la lame très-mince de tissu compacte dont se compose l'os en ce point. Le tissu spongieux occupe. i° le bord axillaire, Du tissn 2° l'épine, 3° l'angle articulaire , 4° l'acromion, 5° l'apophyse sPonS,eGXcoracoïde.

Développement. L'omoplate se développe par six points d'ossification : un primitif pour le corps de l'os , cinq épiphy- Nombre des saires ou complémentaires , dont un pour l'apophyse cora- cation, coïde , deux pour l'apophyse acromion ; un pour le bord postérieur de l'os , un pour son angle inférieur.

Le point osseux du corps n'est apparent que vers la fin du

deuxième mois de la grossesse: il se forme au niveau de la °rdre a'aP- , , parition.

fosse sous-épineuse, où on trouve à cette époque une plaque „ . •

l - 7 r t 1 t. Point osseux

osseuse irrégulièrement quadrilatère, à la surface de laquelle ducorpsdel'os

on n'aperçoit pas le moindre vestige osseux de l'épine sca-

pulaire.

Ce n'est que dans le troisième mois que celle-ci devient

, , ,, '.n * r . . L'épine sca-

apparente, et a cette époque 1 ossification a fait encore si pvù;dre ne se

peu de progrès vers la partie supérieure de l'os , que l'épine développe pas

. ,.,.*., .' , , par un point

qui, par la suite , doit être située au-dessous du quart supe- particu]ier rieur de l'omoplate, est alors assez élevée pour déborder la partie supérieure de cet os. Jamais l'épine ne se développe par un point osseux isolé; elle naît de la face postérieure de l'os , comme par végétation, si l'on peut parler ainsi.

C'est quelquefois à l'époque de la naissance, le plus ordinairement dans le cours de la première année, que se forme Point osseux i i -,, t .. t de l'apophyse

le point osseux de 1 apophyse coracoïde. coracoïde. '

Des deux germes osseux de l'apophyse acromion , celui de la base est arrondi et se développe avant la quinzième an- AV°ï?ls oss.euK

tl t. de 1 acromion,

née. Le germe osseux du sommet de l'acromion ne se déve-

224 OSTÉOLÔGIE.

Celui de la loppe que de quinze à seize ans, c'est-à-dire à l'époque où

base de l'acro- > » i 1 i v i .. 1 , ,,

mion. s opère la soudure de 1 apophyse coracoide au corps de 1 os.

, Ce germe osseux du sommet de l'acromion est très-variable

Celui du som- ,•'■■■'- A ., , ,,

met. dans sa forme : tantôt il se présente sous 1 aspect d'une ban-

delette étroite ; tantôt il forme à lui seul la plus grande partie de l'apophyse acromion.

Point del'au- Le point osseux de l'angle inférieur de l'omoplate se forme

gein eneurce t|ang je couranj; Je ]a quinzième année. 1 omoplate. ^

Pointosseux Le point osseux du bord vertébral de l'omoplate, sous la du bord verte- forrne d'une longue épiphyse marginale, analogue à, celle plate. dont il sera question plus tard au sujet de l'os de la hanche,

envahit tout le bord postérieur de l'os. Il ne se forme que dans la dix-septième ou dix-huitième année. Ordre deréu- La réunion des divers points osseux qui viennent d'être indiqués ne commence à s'effectuer que dans le cours de la quinzième année, époque à laquelle l'apophyse coracoïde se soude au corps de l'os. Les autres points opèrent leur jonction à des époques variables, et qui ne sont pas encore déterminées avec beaucoup d'exactitude. De tous les points épiphysaires , celui qui reste le plus long-temps distinct est le point osseux du bord vertébral de l'omoplate. Ce n'est qu'à l'époque où l'accroissement est terminé que la soudure de tous ces points est complète.

De l'Epaule en général.

Considérée comme ne formant qu'une seule pièce , l'épaule est une ceinture osseuse destinée à servir de point d'appui aux membres thoraciques.

Interruption Cette ceinture est interrompue en devant et en arrière: de la ceinture en devant, dans le lieu qui correspond au sternum; en ar-

ecapulaire en . , , . ,. , T1 , ,

avant et en ar- nere , dans le heu qu occupe la colonne vertébrale. Il resuite

rière. de ]a que }es deux épaules sont indépendantes l'une de l'autre

dans leurs mouvemens , tandis que le bassin, qui est pour les

membres abdominaux l'analogue de l'épaule, forme un tout

sas l'épaule eî. léçéral. aa5

continu, dont les diverses pièces ne peuvent en aucune façon se mouvoir les unes sur les autres.

Appliquée contre ia partie supérieure du thorax, l'épaule en augmente les dimensions apparentes d'une manière telle, que la poitrine, entourée des épaules, présente un cône dont la base est tournée en haut, tandis que, réduite à ses dimensions réelles, elle présente un cône û'ont la hase est en bas.

En avant et en arrière, 1 épaule Se rmoule assez exactement sur le thorax ; mais en dehors elle s'en éloigne , et l'intervalle qui la sépare du thorax dans ce sens co nstitue la partie supérieure du creux de l'aisselle.

Ce qui influe particulièrement sur l'été ndue des dinîen* Longnënr sions transversales de l'épaule , chez la femme , c'est la Ion- I>ÎUs gran(îe de

1 it ii -■> ''* clavicule

gueur de la clavicule; chez 1 homme, c'est la largeur de i o- ciiezia femme, moplate.

La longueur de la clavicule et la largeur de la poitrine en haut et en avant, chez la femme, se rapportent évidemment au volume plus considérable de la mamelle dans ce sexe ,

Si nous trouvons que, chez l'homme, l'o.moplate, à laquelle rjéveloppes'insèrent les principaux muscles de l'épaule, présente ries cli- ment Plus

i • i • i i t . - grand de l'o-

mensions plus considérables, cette disposition est en r.-apport moplate chez avec l'énergie plus grande de la force mus culaire de Vhomme. l'homme.

Développement général de 17 ipaule.

Le développement de l'épaule est remarquable par sa Précocité grande précocité. Dans le foetus, la long ueur considérable, les ^7 de Réformes déjà très-prononcées, la double c ourbure déjà existante Panlede la clavicule pendant que tous les os longs so nt encore rectilignes, prouvent la rapidité d'évol ution de l'épaule.

D'un autre côté , la largeur déjà c ;onsidérab!e de l'omoplate, l'ossification très-avancée de la portion oî iseuse qui soutient la cavité glénoïde, et qui lui permet ( l'offrir de bonne heure une résistance suffis? mte aux mouv emens de l'humérus, n'attestent pas moins h ;s rapides progr es du développement de l'épaule,

'i%& OSTiioiGGlK.

La cause de ce développement rapt.de n'est point dans le voisinage du cœur et des gros vaisseaux, car le sternum et les vertèbres cervicales, qui sont encore plus rapprochés du centre circulatoire , sont proportionnellement beaucoup moins avancés dans leur o ssification.

D e l'Humérus.

Situation. "V humérus ^ os du br as, est situé entre l'épaule et Tavant-

foras; il répond à la partie latérale du thorax : c'est de tous les os du membre tho raciqué le plus long et le plus résistant; riabl?UeUl "&J ** est ProPortî°nïie^' -ment moins long chez les individus de la race caucasiquetru blanche, que chez Ceux de la race éthiopienne, lesquels o Firent, sous ce rapport, del'analogie avec la conformation du singe.

Direction. îVhumérus est dirigé verticalement , c'est-à-dire parallèlement"- à l'axe du tronc; il offre cependant une légère obliquité de ha ut en bas et de ^dehors en dedans; obliquité beaucoup moindre que celle du fémur, lequel est dans le membre abdominal l'analogu e de l'humérus. L'écartement des humérus , très- considérable chez l'homme, est beaucoup moindre .chez les qd adrupèdes. Le rapprochement des humérus dans .cette cîasst ; d'animaux est en rapport avec l'aplatissement que présente leur thorax d'un côté à l'autre, au lieu d'un aplatissement d'avt uit en arrière, comme chez l'homme. '

Conrture de L'humérus n'est point c ourbé suivant son axe; mais il prétorsion. 7l T . , ' Tl ' 1 1

sente une courbure de t orswn tres-prononcee. 11 resuite de cette torsion une goutt iere ou sillon oblique très-remarquable , des itiné à l'artèi 'e humérale profonde et au nerf radial , qui contournem i l'os dans une partie de leur trajet.

Figure. L 'huniers ïs est un os Ion. g, insymétrique , offrant un corps

et deux èxï rémités : la supi irieure, qui est arrondie, porte le nom de t tête de ï 'humérus, ■

Â. Le coi *ps de l'humérus a la forme d'un prisme triangulaire dans se \ moitié inférieure ; il est cylindroïde dans sa moi-

DE 1.'hCM£R.US. 227

lié supérieure. On lui considère trois faces, une externe y une interne, une postérieure; trois bords, un externe } un interne , un antérieur.

i°. La face externe offre, i° une empreinte musculaire trèsremarquable, ayant la forme d'un Y, dont la pointe serait tournée vers la partie inférieure : c'est Xempreinte deltoï- Empreinte dienne, ordinairement située au-dessous du tiers supérieur deltoidienn. de l'humérus • elle occupe quelquefois la partie moyenna de cet os; 2° la gouttière de torsioii , dirigée obliquement d'ar- Gouttière de

rière en avant et de haut en bas. Sa profondeur est toujours torsl0n- «^

proportionnelle au relief plus ou moins considérable de l'empreinte deltoïdienne. Au-dessous de la gouttière, la face externe regarde en devant, et s'excave légèrement.

2°. lus. face interne présente un plan oblique qui regarde Direction de en avant et en dedans; comme ce plan est en rapport avec la face internel'artère du bras, son obliquité mérite detre observée attentivement, afin que dans la compression de l'artère brachiale on puisse diriger la pression perpendiculairement à la surface osseuse, dont l'artère est voisine. Large à sa partie supérieure, où elle regarde en avant, elle se rétrécit et regarde tout-à-fait en dedans à sa partie inférieure. On y remarque, i° la gouttière bicipitale, dont il sera question plus Trou nonrtard; 20 le trou nourricier principal de l'humérus, qui pé- nciernètre l'os de haut en bas (1); 3° une empreinte musculaire Empreinte dn ordinairement peu marquée, destinée à l'insertion du muscle coraco racmal coraco-brachial.

3°. La face postérieure est lisse, arrondie , et s'élargit beaucoup en bas : elle est recouverte par le muscle tricepsbrachial.

4°. Des trois bords , ï antérieur se présente sous l'aspect Bordantéd'une crête rugueuse, arrondie et mousse intérieurement, rieur, bifurquée dans sa moitié supérieure, pour former les deux

(1) Il y a des variétés dans la position du trou nourricier : je l'ai vu situé à la fac« externe et même à la face postérieure de l'os.

aaS «STÉOLOGIÊ.

Gouttière ou bords de la gouttière ou coulisse bicipitale. Celle-ci, l'une

cou isse icipi- ^çs pjug consic|érables et des plus profondes de toutes les coulisses tendineuses, loge le tendon de la longue portion du muscle biceps. Le bord externe et le bord interne de cette gouttière sont très-saillans , rugueux, et donnent insertion à des muscles puissans. Il est à remarquer que la branche antérieure du V que représente l'empreinte deltoïdienne, se confond avec le bord antérieur de la coulisse bicipitale, et en augmente beaucoup le relief. Bords ester- ^esdeux autres bords de l'humérus, Y externe et Xinterne,

ne et interne, mousses et à peine distincts dans leurs deux tiers supérieurs , deviennent saijlans et comme tranchans à leur partie inférieure, surtout lexterne, qui se recourbe en avant, et donne attache à un grand nombre de muscles. C'est ce même bord externe qui est comme sillonné et interrompu dans son trajet par la gouttière de torsion.

Predommau- j$ Extrémité inférieure ou cubitale. Elle est aplatie d'avant

ce dn diamètre . x , .. \ .

transverse de en arrière, et présente un diamètre transverse qui a quatre 1 extrémité m- fois l'étendue du diamètre antéro-postérieur, et qui présente

férieare. ,.,,,. , . .. , ■ .

une série d emmenées et de dépressions disposées suivant une

même ligne transversale : ce sont, de dehors en dedans,

Tubéroshé i° une tubérosité externe, qui fait suiîe au bord externe,

exemeoucpi- ^ {]onne lnserjion à presque tous les muscles de la région

condyle. ru a

postérieure de l'avant-bras:elle a reçu de Chaussier le nom à'épicondyle, a° une éminence arrondie, déjelée en avant, Petite tète, oblongue d'avant en arrière : c'est la petite tête de l'humérus (condyle humerai de Chaussier). Cette petite tête s'articule avec le radius; elle est surmontée en avant par une dépression superficielle destinée à recevoir le pourtour de l'espèce de cupule ou de petite coupe que présente l'extrémité supérieure du radius; 3° une rainure articulaire qui s'étend obliquement d'arrière en avant , et de dehors en dedans , et qui sépare la petite tête humérale de Poulie Umné- î a trochlée ; 4° -a trochlée ou poulie articulaire de ïhu* mérus , également dirigée d'arrière en avant, et de de-

»K t'HUMÉRBS, 2^9

hors en dedans, exeavée en forme de gorge de poulie dans le sens de sa longueur, et présentant un bord interne, qui descend beaucoup plus bas que le bord externe. Cette trochlée, qui s'articule avec une surface correspondante du cubitus, est surmontée en avant par une petite cavité nommée cavité coronoïde; en arrière, par une cavité beaucoup Cavité coro-

plus considérable, qui porte le nom de cavité olècrânienne. . , ,,

\ , .■■•",-. -,•/ . Cavité olé-

Ces deux cavités, qui sont destinées à recevoir, dans les crânienne.

mouvemens de l'avant-bras sur le bras, l'antérieure, l'apophyse coronoïde, la postérieure, l'apophyse olécrâne du cubitus, ne sont séparées l'une de l'autre que par une lame osseuse très-mince , transparente, et qui quelquefois même est percée, et laisse communiquer les deux cavités ; 5° enfin, on trouve la tubérosité interne ou épilrochlée (i), déjetée en de- TuLérosité dans , beaucoup plus saillante que l'externe , faisant un relief mteV\e. ou epi" très-facile à sentir à travers la peau, et donnant attache à la plus grande partie des muscles situés à la région antérieure de lavant-bras. L'épicondyle , au contraire , donne attache à presque tous ceux qui sont situés à la partie postérieure.

C. L'extrémité supérieure ou scapulaire de l'humérus, beau- etc' coup plus volumineuse que l'inférieure, présente, i° un segment de sphéroïde, nommé tête, qui équivaut à peu près au tiers d'une sphère. Cette tête, qui s'articule avec la cavité glénoïde de l'omoplate, est circonscrite dans ses deux tiers supérieurs par une rainure circulaire; le rétrécissement qui en résulte a été nommé improprement col anatomique de Colanato-

1 r •* nuque.

l'humérus. La seule partie qui puisse représenter un col, c'est le prolongement osseux qui fait relief à la partie interne, et qui semble soutenir la tête. Il importe, au reste, de ne pas confondre le rétrécissement circulaire qu'on nomme col anatomique, avec ce qu'on appelle col chirurgical: ce dernier Col chirurn est autre chose que Ja partie du corps qui soutient 1 extre- "

(ï) Epitrochlée, de e^, sur, et Tpo%>isu .trochlée, au-dessus de la trochlée; épicondyle, au-dessus du condyle.

23© OSTBOLOGIE.

mité supérieure tout entière , et qui est un peu rétrécie , comparativement au volume de l'extrémité supérieure. Angle de l'hu- J)e \a présence du col anatomique de l'humérus et de l'inclinaison de la surface articulaire, il résulte que l'axe de cette surface fait avec l'axe de l'humérus un angle obtus.

2°. Les deux autres éminences de l'extrémité supérieure ,

nommées grosse et petite tubefosités , nommées encore tro-

chiter et troehin (Ghaussier), et qu'on peut appeler grand

GT*n*etVe" et. petit trôchanters de l'humérus, sont séparées l'une de

tit trôchanters l ; , . \

de l'humeras, l'autre par la coulisse bicipitaîe. La petite, qui est antérieure , donne attache au muscle sous-scapulaire; la plus grosse, qui est située en dehors de l'autre, présente trois facettes, donnant attache chacune à un muscle.

Résumé des connexions. L'humérus s'articule avec l'omoplate, le radius et le cubitus.

Conformation intérieure. L'humérus est celluleux à ses deux

extrémités et compacte dans sa partie moyenne : il présente

un canal médullaire. très-développé.

Nombre des Développement. L'humérus se développe par sept points

pomts ossi i- r['ossifjcajjon : un pour le corps , deux pour l'extrémité su-

cation. A r ' r

périeure, quatre pour l'extrémité inférieure. Ordre et é- ^e premier point osseux apparaît à la partie moyenne de poque d'appa- l'humérus du trentième au quarantième jour de la conception, sous la forme d'un petit cylindre plein, qui s'étend progressivement vers l'une et l'autre extrémités.

A la naissance et pendant tout le cours de la première année, les deux extrémités sont encore cartilagineuses.

Ce n'est qu'au commencement delà deuxième année qu'apparaît le point d'ossification qui répond à la tête de l'humérus, et du Vingt-quatrième au trentième mois celui qui appartient au grand trochanter de l'humérus.

Il ne m'est pas démontré qu'il existe un point particulier pour le petit trochanter de l'humérus.

L'ossification de l'extrémité inférieure ne commence qu'après celle de l'extrémité supérieure.

DU CUBITUS. a3i

A deux ans et demi, il se développe un point osseux qui répond à la petite tête ou condyle de l'humérus ; à sept ans, un second noyau se développe dans l'épitroehlée ; à douze ans, apparaît un troisième point osseux qui forme le bord interne de la trochlée,- enfin à seize ans, se forme un quatrième point pour lépicondyle.

Les deux points d'ossification de l'extrémité supérieure de Ordre de soul'humérus se soudent entre eux de la huitième à la neuvième ure" année. Les quatre points de l'extrémité inférieure se réunissent dans l'ordre suivant: i° dans la deuxième année, les deux points osseux de la trochlée se soudent entre eux , 2° à seize ans, la trochlée, l'épicondyle et la petite tête ne >

forment qu'une seule pièce.

De dix-huit à vingt ans, les deux extrémités se soucient au corps de l'os. La soudure de l'extrémité inférieure précède toujours d'une année celle de l'extrémité supérieure, qui cependant s'est ossifiée la première.

Cubitus.

Le cubitus , ainsi nommé parce qu'il constitue essentiellement le coude, est situé entre l'humérus et le carpe, au côté interne du radius, avec lequel il s'articule supérieurement et inférieurement, et dont il est séparé dans sa partie moyenne.

C'est le plus long et le plus volumineux des deux os de l'avant-bras.

Lorsque le membre thoracique est dans l'attitude verticale, cet os est dirigé et un peu obliquement de haut en bas et de dedans en dehors.

Le cubitus est un os long, «asymétrique, beaucoup plus volumineux en haut qu'en bas, prismatique et triangulaire, légèrement tordu sur lui-même, divisé en corps et en extrémités.

A.. Corps. D'autant plus volumineux qu'on l'examine plus près de la partie supérieure , il est légèrement courbé en devant, et présente trois faces et trois bords.

Des trois faces, i° X antérieure est large en haut, et va

Situation.

"Volume.

Direction.

Figure.

a3a ostéologik.

cie/siiHafocê en se rétrécissant jusqu'à la partie inférieure. On y voit le trou antérieure. nourricier qui pénètre l'os de bas en haut, c'est-à-dire, dans une direction précisément inverse de celle que présente le conduit nourricier de l'humérus.

2°. La face postérieure , légèrement convexe , est divisée, dans le sens de sa longueur, par une ligne saillante verticale, en deux portions, l'une interne, plus large; l'autre, externe, plus étroite.

3°. La face interne , très-large en haut , va en se rétrécissant jusqu'à sa partie inférieure, où elle devient sous-cutanée. Elle est lisse dans toute son étendue.

Des trois bords , i° Y externe est le plus tranchant, surtout à sa partie moyenne; il commence en haut, au-dessous d'une petite surface articulaire , et s'efface intérieurement. Ce bord donne attache au ligament interosseux, sorte de membrane fibreuse qui s'étend du radius au cubitus.

2°. Le bord antérieur mousse est destiné à des insertions musculaires; vers sa partie inférieure, il se dévie un peu en dedans, devient rugueux, et va se terminer au devant d'une émineuce assez aiguë, appelée apophyse styloïde; en haut, ce bord commence par un relief très-marqué à la partie interne d'une éminence nommée apophyse coronoïde du cubitus.

3°. Le bord postérieur naît au-dessous de l'olécrâne, par une extrémité bifurquée; il se termine d'une manière insensible vers le quart inférieur de l'os. Ce bord peut être senti à travers la peau dans toute son étendue.

B. \1 extrémité supérieure ou humérale du cubitus offre un renflement considérable ; elle est creusée en avant d'une ca- Grande ca- vite en forme de crochet, destinée à emboîter la trochlée hu> du cubitus" C mérale sur laquelle elle se moule. Cette cavité, qui forme à peu près la moitié d'une circonférence, a été nommée, grande cavité sigrnoïde du cubitus, parce qu'elle a été comparée au sigma des Grecs. L'espèce de crochet que représente l'échancrure sigrnoïde offre une branche verticale qui constitue ce qu'on appelle l'apophyse olécrâne, et une branche horizontale

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