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PARALLÈLE DES MEMBRES THÛRACÏQUES ET ABDOMINAUX

Parallèle des phalanges des doigts et des orteils.

Organes essentiels de la préhension, partie fondamentale de la main, les doigts offrent une longueur, une épaisseur beaucoup plus grande que les orteils, qui peuvent être considérés comme des doigts à l'état rudimentaire, et qui présentent d'ailleurs avec eux une analogie parfaite de conformation.

Les phalanges des orteils peuvent donc être considérées Caractères comme les phalanges des doigts atrophiés. Nous trouvons , ' f"*;ntle s

10 ° L des doigts et

une exception remarquable dans le gros orteil, dont les pha- des orteils, langes sont beaucoup plus volumineuses, proportionnellement aux autres orteils, que les phalanges du pouce ne le sont, proportionnellement aux autres doigts. Ce volume du gros orteil est en rapport avec le volume du premier métatarsien , ainsi qu'avec les usages de cet orteil qui est en avant le soutien principal du poids du corps dans la station.

La première phalange des orteils représente fidèlement la première phalange des doigts, sauf le volume.

La phalange moyenne des orteils est vraiment méconnaissable par sa petitesse; on dirait qu'elle manque de corps, et que les extrémités ont été placées bout à bout. Au premier abord, on peut les confondre avec un petit pisiforme, ou un os sésamoïde , et plus facilement [encore avec une pièce du coccyx.

Parallèle des membres thoraciques et abdominaux, sous le rapport du développement.

Le développement des membres abdominaux est moins rapide, proportionnellement, que celui des membres thoraciques.

La clavicule et l'omoplate précèdent l'os coxal dans leur de développeossification, C'est par la clavicule que débute l'ossification de ment de L'épau-

-•- - le et delahan-

21 • che.

3 24 OSTÉOLOG1E.

tout le squelette : elle a lieu du vingt-cinquième au trentième jour. L'ossification apparaît dans l'omoplate au quarantième jour.

Au coxal, c'est le quarante-cinquième jour que paraît le point osseux de lilium , à trois mois celui de l'ischion , de quatre à cinq mois celui du pubis.

L'omoplate est complètement ossifiée à vingt ans. L'apophyse marginale de la crête iliaque ne se soude guère qu'à vingt-cinq anâ.

Développe- Le fémur et l'humérus présentent^ peu près dans le même

ment de l'hn- 1 .

mérus et du temps les points osseux de leur corps. Le point osseux de fémur. l'extrémité inférieure du fémur existe toujours à la naissance ;

et ce n'est qu'à la fin de la première année qu'apparaît celui de l'extrémité inférieure de l'humérus. Mais , cette dernière est soudée à dix-huit ans , tandis que l'extrémité inférieure du fémur ne l'est pas encore à vingt.

Développe- Le tibia s'ossifie un peu avant les os de i'avant-bras: le

ment des os , , , ,• ■ '

de la jambe perone s ossme un peu après. Le complément de 1 ossifactde l'avant- catjon a ]ieu a peu-près à la même époque à la jambe et à l'avant-bras.

Développe- L'ossification des os du tarse précède de beaucoup celle ment u tarse jes QS ju carpe Ainsi , de quatre mois et demi à cinq mois , un point osseux apparaît dans le calcanéum , et quelques jours après dans l'astragale ; ce n'est qu'à un an que le grand os et l'os crochu, qui, du reste , ne sont pas les analogues des os précédens , présentent des points d'ossification.

C'est à douze ans seulement que s'ossifie le pisiforme; tandis qu'à cinq ans avait eu lieu l'ossification de l'os le plus tardif du tarse, le scaphoïde. Cependant, ce n'est qu'à dix ans qu'apparaît le point d'ossification épiphysaire du calcanéum, que nous avons dit être l'analogue du pisiforme du carpe ; on voit que le mode de développement vient fortifier l'analogie du pisiforme et de la lame épiphysaire du calcanéum.

Les métatarsiens se développent absolument de h même

de l'os hyoïde. 3aâ»

manière que les métacarpiens; seulement, l'époque de l'appa- Développe-

• •■ i i m i i'T'* tnçnt des me*

rition des points osseux est un peu plus tardive. La réunion tacarpiens et des épiphyses est un peu plus précoce au métatarse qu'au des métatar-

, T ., , .r , ,. i siens, ainsi

métacarpe. Les orteils s ossifient plus tardivement que les que des phadoigts : les phalanges unguéales, les deuxièmes phalanges des langesorteils sont bien plus tardives que les phalanges unguéales et les deuxièmes phalanges des doigts.

La raison de toutes ces différences est sans doute impossible à préciser ; mais il nous suffit de trouver un rapport bien positif entre la précocité ou la lenteur du développement de ces extrémités et les usages que leurs diverses parties sont appelées à remplir.

DE I.'0S HYOÏDE OU APPAREIL HTOlDlEIf (i).

Ij os hyoïde a une forme parabolique, celle de l'upsilon des situation. Grecs , d'où lui est venu son nom. Seul de tous les os, il est détaché du reste du squelette et n'y tient que par des ligamens ou des muscles : il est situé entre la base de la langue et le larynx. Ses dimensions sont plus considérables chez Dimensions, l'homme que chez la femme.

Il est à peu près horizontalement placé , de manière à ce |Duection. que la concavité de la courbe qu'il représente regarde en arrière, tandis que la convexité regarde en avant. I

L'os hyoïde se divise en cinq pièces, savoir : un corps ou Nombre des partie moyenne et quatre cornes, deux grandes et deux pe- Piecesv tites. Cette multiplicité de pièces qui se compliquent bien autrement encore chez certains animaux, et en particulier chez les poissons, justifie la dénomination d'appareil hyoïdien que nous avons adoptée (2).

(1) J'ai cru devoir décrire ici Vos hyoïde , dont la description devrait sans donte être rapprochée de celle de la langue, mais cet os donnant insertion à un grand nombre de muscles, devait être connu pour l'intelligence de ces muscles.

(1) Voy. les belles considérations de M. Geoffroy Saint-Hilaire, ri e s os antérieurs de la poitrine ( Philos. anal.} t. 1, p. i3oJ.

3a6 OSTÉOLOGIE.

i°. Corps de l'hyoïde. Sa forme est ceile d'un quadrilatère alongé, recourbé, de manière à présenter en arrière une concavité.

- Sa face antérieure regarde en haut et présente une

saillie cruciale , vestige d'une apophyse qui , chez plusieurs

animaux , se prolonge dans lepaisseur de la langue. Cette

Saillie cru- sa\\\[e donne attache à un grand nombre démuselés, dont

ciale , vestige . ° . /

de l'apophyse 1 insertion est marquée par plusieurs lignes transversales, liagaale des jn{;errornpUes par quelques tubercules.

animaux. ;,.;,■,••,,;-, j

La face postérieure y plus ou moins excavée chez les diffé-

rens sujets, est tantôt en rapport avec un tissu cellulaire

jaunâtre qui la sépare de l'épiglotte, tantôt tapissée par une

Excavation membrane synoviale. Cette excavation, qui , chez l'homme ,

de la face Pos" n'est jamais très-profonde , représente, à l'état de vestige,

térienre. . , ,, , .. .

1 énorme cavité dont est creuse los hyoïde chez le smge hurleur.

Le bord inférieur donne attache à un seul muscle, le thyro-hyoïdien.

Le bord supérieur donne insertion , i° à une membrane jaune, espèce de ligament qui s'étend jusque dans l'épaisseur de la langue, dont il constitue la charpente; 2° à un ligament jaune thyro-hyoïdien , qu'on dit à tort s'insérer au bord inférieur de l'hyoïde.

Les extrémités du corps de l'hyoïde sont recouvertes d'une couche cartilagineuse , pour s'articuler avec les grandes cornes.

Grandes cor- 2°. Grandes cornes ou branches. Beaucoup plus longues que le corps , aplaties de haut en bas, tandis que le corps est aplati d'avant en arrière , elles présentent un renflement à leur articulation avec le corps, se dirigent d'avant en arrière, et après s'être rétrécies et aplaties sa terminent par une extrémité renflée ou tubercule arrondi, qui est quelquefois surmonté d'une épiphyse.

nés.

DE L'OS toYOÏDE. 327

3°. Les petites cornes , nommées aussi cornes stjloldiennes Petites cornes, parce qu'elles sont liées à l'apophyse styloïde par le ligament styloïdien. Ce sont deux osselets pisiformes qui se remarquent dans le point où les grandes cornes s'articulent avec le corps ( Ossa pisiforma lingualia, Sœmmering ). Ils surmontent le bord supérieur de l'os , et sont dirigés de bas en haut et de dedans en dehors , leur longueur est très-variable. Chez les animaux , les prolongemens répondant aux petites cornes sont plus longs que les prolongemens qui chez l'homme constituent les grandes cornes. Ces osselets sont articulés par leur extrémité inférieure avec le corps et avec les grandes cornes. Leur partie supérieure donne attache à un ligament qui va se fixer à l'apophyse styloïde. Ce ligament , qui est quelquefois osseux chez l'homme , l'est constamment chez les animaux (1),

Conformation intérieure. L'hyoïde est composé en grande partie de tissu compacte. Cependant, dans les parties les plus épaisses du corps et des grandes cornes, on trouve une pe tite quantité de tissu spongieux.

Développement. L'hyoïde se développe par cinq points os- Nombre des seux : un pour le corps , deux pour les grandes cornes, deux î,omta' pour les petites : d'après quelques anatomistes qui admettent deux points pour la formation du corps, ie nombre des points osseux de l'hyoïde s'élèverait à six.

L'hyoïde commence à s'ossifier vers la fin du neuvième Epoque e» or. mois de la vie fœtale. L'ossification des grandes cornes pré- ^ce d'aPFari* cède celle du corps, qui s'ossifie dans les premiers temps qui suivent la naissance : ce n'est que quelques mois après la naissance que s'ossifient les petites cornes.

\l) Chez les animaux, l'apophyse stylo'idiennc , détachée du crâne, fait partie de la chaîne hyoïdienne, qui se compose i° des cinq pièces de l'os hyoïde, 1° des os qui remplacentles ligamens styloïdiens, 3° des apophyses styloïdes ou os styloïdiens: en tout neuf pièces.

3î8 GSTiOLOGIE.1

ondure. Toutes ces pièces sont d'abord séparées par des portions

cartilagineuses assez considérables , puis par une simple lame cartilagineuse, mince, qui subsiste souvent toute la vie , et donne aux diverses pièces de l'hyoïde une grande mobilité.

or

DE L'ARTHROLOGÏE.

Les os sont unis entre eux. L'union des os constitue

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