‹ Anatomie descriptive et comparative du chatChapitre 28 sur 45 · CINQUIÈME SECTION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME SECTION

Des muscles moteurs de la Respiration.

La respiration , ordinaire et normale , n'est produite , comme chez YHomme^ et d'ailleurs chez tous les Mammifères, que par les mouvements du muscle diaphragme, dont la contraction diminuant sa convexité tournée du côté de la poitrine , fait augmenter la cavité pectorale , effet qui produit l'entrée de Tair dans les poumons par la trachéeartère. Ce muscle est en conséquence inspirateur ; et la sortie de l'air ou l'expiration, est produite passivement par son relâchement, ainsi que par le retour de tous les viscères déplacés d abord, qui retournent à leur disposition primitive. C'est ainsi que les viscères abdominaux refoulés en arrière , déterminent la distension des parois abdominales , qui revenant sur elles-mêmes par leur contraction passive, repoussent les intestins en avant, et par eux le diaphragme lorsqu'il se relâche. Ce .qui est le contraire de ce qui a lieu chez les Oiseaux , où l'expiration est active et l'inspiration passive.

Il n'y a ainsi chez le Chat , comme dans X Homme , et en général chez tous les Mammifères, qu'un seul muscle essentiellement inspirateur, et point d'expirateur; excepté dans des circonstances où la respiration devient pénible. Alors plusieurs autres muscles concourent , soit à la distension de la cavité pectorale , soit à son resserrement; ce sont ceux placés comme addition aux deux paragraphes suivants.

STSTàHE MUSCULAIRE. 309

§ I. Inspirateurs»

Composés essentiellement d'un seul muscle impair, ou :

Diaphragme (PI. VI , fig. 8 , représentant la majeure partie centrale de ce muscle , vu par derrière). Ce muscle forme , comme chez tous les Mammifères « une cloison transversale séparant la cavité pectorale de celle de labdomen en s'attachant à toutes les parties libres des faussescôtes et des costines formant le bord postérieur du thorax; aux vertèbres lombaires non costiniferes , ainsi qu*à lappendice xiphoïde.

Quoique ce muscle ressemble beaucoup à celui de Y Homme , il en diffère aussi notablement; il est plus régulier, son Centre phrénique y ou partie centrale aponévrotique (i), est également formé de trois lobes, mais plus nettement circonscrits par la naissance quy prennent les fibres musculaires. Le lobe moyen est proportionnellement un peu plus grand, ovale , et forme une légère pointe en bas. Les latéraux , ou les Jiles du centre phrénique (4), sont en forme de longues languettes angulaires fort étroites, plus fortement dirigés en haut, vers les deux dernières costines, oii ils se perdent , en finissant en un simple filet.

Les fibres de cette aponévrose se dirigent principalement dp haut en bas, en divergeant pour s'entre-croiser d'un grand nombre de manières; formant un tissu serré qui donne au centre phrénique une très-grande solidité , quoique cette aponévrose ne soit pas fort épaisse. C'est du bord de ce centre phrénique et de ces ailes que partent les fibres charnues, formant un large muscle, mince, mais à fibres irès-serrées , qui se por tent en rayonnant sur toute la circonférence de la partie postérieure du thorax, où elles s insèrent. Les moyennes inférieures se rendent directement en-dessous, pour se fixer à la tige, ainsi qu'au bord postérieur du cartilage xiphoïde (fig. 9, i5); et les autres plus externes , qui naissent sur les bords du centre phrénique et de ses ailes jusqu a l'extrémité de celles-ci, s'insèrent, de dedans en dehors, aux cartilages des côtes et des costines, à commencer par celui de la huitième dorsale, dans une espace de deux centimètres, et successivement de plus en

costines, forme des digitations qui s'entre- croisent avec celles d phragme. Il eD est de même de la dernière division da stemo-costa rieur , qui forme le bord postérieur du thorax. Enfio les faisceaux I supérieurs du diaphragme se fixent aux deux dernières costina mêmes.

Quant aux fibres musculaires qui naissent sur les bords ioten deux ailes du centre phrénique, ainsi que dans l'échancrare me qui sépare ces dernières, elles prennent une tout autre dispositit chez \' Homme. Les plus latérales, cellos qui s'insèrent sur les parti minales des ailes , forment de chaque côté un faisceau renflé ( fig. que je nomme Pilier latéral. Ces piliers se portent obliquein< haut et en arrière , se rétrécissent , et se fixent par des fibres mosca entremêlées de fibreuses , à l'apophyse transverse de la seconde vc lombaire non costinifère, ctnou pas, comme chezVHotnme, àun ment cintré, auquel s'insèrent les fibres externes du diaphragme dernier, ligament qu'on ne trouve pas dans le Chat. Ces piliersn'ei cependant pas toujours chez cet animal , et il y a alors un grand angulaire entre le pilier moyen (6 et 8) et les fibres qui naissent bord externe de l'aile, qui se fixent à la dernière odte; et cet e livrant en haut passage aux muscles sous- vertébraux , est rempli da angle par du tissu cellulaire , et appliqué contre le muscle ob interne de l'abdomen. Le tout est tapissé par le péritoine.

Les fibres qui naissent sur la moitié inlerne des ailes du diaph se portent en haut et en arrière, formant de chaque côté un trc faisceau (6, 7 et 8) , beaucoup plus épais que le reste du muscle , et nomme les Piliers dans les ouvrages d'anthropotomie, mais que; signe plus spécialement par le nom de Piliers moyens. Ces deux fxs:

STSTàHB MU8GULAIRB. 311

d'abord séparés pour former FouTerture cesophagienne (3), qui est tout à fait placée dans la ligne médiane du corps , et non vers le côté gauche comme chez Y Homme ^ se réunissent près de la colonne vertébrale , en insérant leurs fibres sur les deux côtés d*un long tendon impair, fort lai^e et vigoureux ( i o) , sur lequel ces fibres s étagent , mais où ceUes de droite se prolongent plus en arrière que celles de gauche. Le tendon devenu libre va enfin se fixer tout le long du corps des seconde, troisiènie et quatrième vertèbres lombaires non costinifères , ainsi quaux ligaments fibro-pulpeux qui les réunissent; cest-à-^ire à la seconde et à la troisième par une branche tendineuse très-large , et à la quatrième par un simple filet isolé; tandis que chez ï Homme les deux piliers se fixent séparément aux vertèbres.

Le pilier gauche est divisé en deux parties (6 et 7), dans sa moitié postérieure, interceptant une longue fente (5) par oii passe laorte. La branche interne de ce pilier, plus forte que dans ÏHomm^^ se fixe seule au tendon commun; et Fexterne en produit un spécial beaucoup plus faible , qui va s'insérer également à la ligne médiane du corps de la troisième vertèbre lombaire non costinifère, ou bien il ne s unit à celui de droite que près de leur attache; mais il ny a pas de faisceau qui se rende du pilier droit au gauche en passant entre l'oesophage et l'aorte, ainsi que cela a lieu dans l'espèce humaine.

Dans les intervalles des deux piliers moyens et latéraux passent les faisceaux communs des muscles psoas , miposaset longs-sous-intertransversaires des lombes , sans que ces ouvertures soient bornées en dessous par une bride comme chez \ Homme.

Enfin les deux espaces triangulaires laissés en dehors, entre les piliers latérarux et la portion costale du muscle, sont remplis par une petite lame du péritoine.

Les deux lèvres de l'ouverture œsophagienne (3) sont renflées, en formant une forte saillie en arrière dans la cavilé abdominale.

A la base de l'aile droite du centre phrénique est l'ouverture de la veine cave (a), percée obliquement de bas en haut, en arrière et eu dehors, dans Tépaisseur de cette aponévrose, de manière que la lèvre

L'extrémité supérieure de l'aile droite (b) , au lieu de se tout à fait en pointe aiguë, prodait un lai^ appendice l constituant le Ligament suspenseur du J'oie , lequel est ainsi £ DOD un simple repli du péritoine comme dans l'espèce humaine; pli de cette membrane se prolonge tout le long des deux ailes* phrénique, pour se porter de là sur le foie et contribuer à son organe.

Vers la cavité thoracique , le diaphragme est tixé dans son r médiastin, cloison verticale médiane formée par les plèvre contribue à lui faire prendre la forme voûtée qu'il présente, fo particulièrement due au refoulement d'arrière en avant des abdominaux.

Ajoutez tous les muscles prétracteurs des côtes et des costi que ;

i' Les Scalènes;

3° Les Petits-surcostaux ;

3° Les Grands-surcostaux;

4' Les Intercostaux-externes;

5° Les Epicostaux ;

6° Le Steruo-niastoïdien ;

y' Le Sterno-hyoïdien .,

8' Le Sterno-thyroïdien.

Tous ces muscles en portant les côtes en avant, éloignent le de la colonne vertébrale, et faisant ainsi augmenter le dîamèl cal de la poitrine , ils augmentent aussi la capacité de cette dei produisent par là l'inspiration.

ststèhb sfuscuLAiRis. 315

$ II. Expirateurs,

L expiration n'a pas de muscles qui lui soient spécialement affectés. Elle est produite dans Fétat ordinaire , ainsi que je Tai fait remarquer plus haut, par le retour du diaphragme et des viscères à leur disposition primitive, par leffet passif du relâchement de ce dernier muscle y et la contraction également passive des muscles abdominaux qui ont été étendus par rabaissement du diaphragme. Mais dans les expirations forcées, une foule de muscles, tels que les rétracteurs des côtes et les constricteurs de labdomen ; les premiers , en rapprochant le sternum de la colonne vertébrale , font diminuer la cavité thoracique ; et les seconds, en refoulant de force les viscères abdominaux vers le diaphragnrie , lui font faire une plus forte saillie dans la poitrine que dans les expirations ordinaires. Ou doit aussi compter parmi les expirateurs :

1 *" Le Petit*dentelé-postérieur ;

2"" L'Accessoire du petit-dentelé-postérieur ;

5"" Les Intercostaux-internes ;

4** Le Rétracteur de la dernière costine ;

S"" Les Sous-costaux ;

6* Les Costo-épineux ;

y"" L'Oblique-externe, abdominal;

S"" Le Droit-abdominal.

SIXIEME SECTION

Des muscles moteurs de ï Abdomen*

Ces muscles sont tous constricteurs, mais la dilatation de labdomen peut être produite par des muscles qui agissent sur les fausses-côtes et les costines, en les portant en dehors.

S I. Constricteurs,

Il y en a trois : loblique-externe , Toblique-in terne et le latitudinal.

r Oblique- externe abdominal {Pi IV, 78). Très-large, et surtoat fort long d'avant en arrière , ce muscle occupe toute la longueur du thorax et du ventre , depuis la cinquième côte jusqu'au niveau du bord antérieur du bassin. Il prend antérieurement son origine par des digi-

* tations sur le milieu à peu près des neuf dernières côtes et costines, c'està-dire sur la cinquième, un peu au-dessous du milieu de sa longueur, et sur les quatre suivantes graduellement un peu plus haut, et depuis la neuvième jusqu'à la dernière costine , toujours un peu plus bas , de manière qu'à la dernière il s'insère tout à fait à l'extrémité. Ces digitations se fixent en partie directement aux côtes, par le moyen d'une longue pointe fibreuse en forme de tendon ; et en partie également par des fibres tendineuses à des arcades de même nature qui unissent ces mêmes tendons en passant d'une côte à l'autre; et c'est sous ces arcades que passent les digitations du grand-dentelé. De ces attaches les

• fibres musculaires se portent obliquement en arrière et en dessous, les premières dans une direction presque verticale, les autres d'autant plus obliquement en arrière qu'elles sont plus postérieures, et les dernières sont entièrement horizontales ; l'ensemble formant une large lame musculeuse , peu épaisse , dans laquelle les digitations restent presque partout distinctes ; et toutes se terminent vers le sternum et le bas du ventre, sur une même ligne arquée, dirigée d'avant en arrière et puis en haut, suivant laquelle elles s'insèrent à une large aponévrose terminale (78'), formant le feuillet externe de l'aponévrose abdominale. Les fibres de cette aponévrose, qui n'est réellement que le tendon terminal membraniforme de ce muscle, continuent dans la même direction que les musculaires, et vont se fixer les plus antérieures au sternum , depuis l'articulation du septième cartilage costal, jusqu'à l'extrémité de la dernière pièce sternale, mais non à l'appendice xiphoïde, sous lequel elles passent librement pour se terminer au milieu du ventre dans la ligne blanche^ raphé commun aux deux aponévroses opposées, ainsi qu'à celles qui terminent le muscle oblique-interne et le latitudinal. Les fibres suivantes, jusqu'au pubis de l'oblique-ex terne, passent sous le muscle droitabdominal et se prolongent également jusqu'à la ligne blanche , où elles

se confondent avec celles du côté opposé. Sons le droit-abdominal, cette aponévrose se confond avec celle de l'oblique-inteme qui Ini est snbjacente, en entre-croisant ses fibres avec les siennes, de manière à ce que celles de loblique* externe deviennent internes, et celles de lobliqueinterne superficielles.

A son extrémité postérieure , Taponévrose de Toblique-externe s'insère à l'épine du pubis , ainsi qu'à une partie du bord abdominal de cet os , et non pas comme dans Y Homme à los iliaque. Cette attache a lieu au pubis par un faisceau renforcé , d'un centimètre de large , et dans lequel se trouve \ Anneau inguinal. Cet anneau , de forme ovale et d'environ un centimètre de long d'avant en arrière, consiste en un cercle fibreux placé très-près du pubis, et sur lequel se rendent les fibres de l'aponévrose qu'il interrompt. Ses bords se prolongent en arrière en une fisûble gaine fibreuse enveloppant le cordon spermatique , mais qui n'est pas musculeuse comme chez Y Homme. A sa face supérieure, le même anneau adhère par un petit canal fibreux ou Canal inguinal, au pourtour de l'arcade crurale-inférieure du muscle oblique-interne.

L'aponévrose de Toblique-externe ne prend aucune part à la formation des ArcadeS'-cruraleS'Supérieure et moyenne , mais correspond seulement à X Arcade-inférieure , à laquelle il adhère par le canal inguinal dont je viens de parler.

A son bord supérieur, le muscle oblique-externe, ainsi que l'aponévrose qui le termine , se prolonge en dessus en une expansion aponévrotiqne très-mince, presque celluleuse, à fibres transversales, qui disparait bientôt en se confondant avec celle du muscle grand-dorsal, qui la recouvre, ainsi qu'avec l'aponévrose subjacente de l'oblique-inteme.

2* Oblique -interne abdominal (PI. V, fig. t , 58). Placé sous le précédent , mais moins étendu , ce muscle forme une lame trapèze , à fibres parallèles , presque transversales et un peu obliques de haut en bas et en avant; tandis qu'elles sont rayonnées chez \ Homme , en partant de la crête de l'ilium.

Ce muscle naît supérieurement, i* par une large aponévrose d'ori-

gine (54) à fibres paiement transversales , continuation de celle du petit-dentelé-postérieur et de son accessoire, constituant le second feuillet de l'aponévrose spinale-superficielle; fixée sur le sommet des apophyses épineuses lombaires , ainsi qu a leur ligament sus-épineux, depuis la quatrième non costinifère jusqua la septième; 2'' plus en arrière, sur la crête abdominale de Tilium , entre ses épines antéro-supérieure et antéroinférieure; 3* le long des trois arcades-crurales, qui se font suite, formées par des faisceaux ligamenteux (PI. VIH, fig. t , iiyabet bci) assez faibles. QàhezY Homnie , \\ n'y a de chaque côté que deux de ces arcades; Tune formant larcade-crurale proprement dite, et l'autre la partie intérieure de l'anneau inguinal. Chez le CAo/ mâle, il y en a trois , dont la supérieure donne passage aux muscles psoas et iliaque réunis , ainsi qu'au nerf crural ; la moyenne aux vaisseaux cruraux, et l'inférieure formant la partie intérieure de l'anneau inguinal, donne passage au cordon sperma tique. Chez la femelle, il n'y à d'ordinaire que deux arcades^ Imférieure correspondant aux deux inférieures du mâle. Le pilier commun entre les deux arcades supérieures naît sur l'éminence ilio-pectinée, en dedans du tendon du mipsoas.

Au-dessous du niveau des apophyses transverses antérieures lombaires , l'aponévrose formant la première origine donne , sur une même ligne longitudinale tirée du bord supérieur du petit-dentelé à la crête de l'ilium , insertion aux fibres musculaires, qui se portent comme celles des deux autres origines en dessous, et se terminent de nouveau toutes vers le bas du flanc, suivant une autre ligne droite longitudinale parallèle au bord supérieur, à une toile aponévrotique terminale formant le second feuillet de l'aponévrose abdominale , et dont les fibres, en continuant dans la même direction que les charnues, vont se perdre dans la ligne blanche. Arrivée au bord externe du muscle droit-abdominal, cette aponévrose se fend , comme dans Y Homme , dans la moitié antérieure de l'abdomen, en deux feuillets, dont l'externe passe seul avec la partie postérieure sous ce muscle, et se confond avec l'aponévrose appartenant à l'oblique-externe , en croisant ses fibres avec les siennes, ainsi que je l'ai déj^à dit en décrivant ce dernier muscle.

Le feuillet interne de la partie antérieure passe , au contraire , (^;aleinent comme dans ÏHomrne^ sur le muscle droit-abdominal, donne bientôt insertion aux fibres du muscle latitudinal , et se termine enfin de même à la ligne blanche.

3* Latitudinal ( Paul d Abano ) , ou transverse de labdomen des auteurs modernes (PI. VI, fig. t, 63). Ce muscle ressemble beaucoup par la direction de ses fibres à Toblique-ex terne. 11 est très-large, mais fort mince , et occupe tout le côté latéral de Fabdomen. Il naît : i"* supérieurement par de courtes fibres aponévrotiques sur les sommets de toutes les apophyses transverses antérieures des vertèbres lombaires non costinifères, ainsi que sur leurs ligaments intertransversaires; 2"* plus en avant sur tous les cartilages des fausses côtes et des costines, par des digitations qui s'entre-croisent avec celles du diaphragme ; 3'' une partie de ses fibres internes et superficielles sont même la continuation non interrompue de celles de ce dernier ; 4'' ^^ arrière le muscle latitudinal, nait directement sur le bord inférieur ou abdominal de Tilium, où il se confond avec loblique-interne ; 5'' aux mêmes ligaments fibreux que celni-d formant les arcades^crurales-supérieure et moyenne , en se fixant directement dans l'espace de deux centimètres au ten-^ don du mipsoas, mais non à Tarcade^cru raie-inférieure , le muscle latitudinal ne s'étendant d ordinaire pas jusque-là par son bord pos^ teneur.

De toutes ces attaches les fibres charnues se portent parallèlement en dessous et en arrière, jusqu'auprès du bord externe du droit-abdominal ; là elles se terminent par une krae aponévrotique très-mince , dont les fibres ont la même direction que les charnues , et constitue le troisième feuillet de laponévrose abdominale. Ce feuillet , d'ordinaire très-étroit et quelquefois au contraire fort large, surtout en avant, s'unit à celui de loblique interne, et se comporte du reste comme lui. Les derniers faisceaux de ce muscle, venant de lepine iliaque-antéro-inférieure , son bord postérieur est dirigé de ce point en dessous- et un peu en ar-rière , sans atteindre le pubis.

318 TAOISlèMB PARTIE.

4* Succenturié (Sylvius), ou pyramidal de l'abdomen de X Homme. Ce muscle n existe pas chez le Chat.

Ajoutez tous les muscles qui tirent les fausses côtes et les costines en

arrière , tels que :

r Les Accessoires du petit-denteié-postérieur , lorsqu'il n'agit

pas de concert avec l'antérieur ;

2"* Les Rétracteurs des dernières costines;

3"* Les Petits-dentelés-postérieurs,

4*^ Les Intercostaux-internes ;

5* Les Costo-lombaires ;

6* Les Costo-épineux ;

7" Droit-abdominaL

§ IL Dilatateurs,

La dilatation de l'abdomen n'est produite par aucun muscle spécial , mais par plusieurs qui ont encore d'autres fonctions plus essentielles , comme :

1 *" Le diaphragme , lequel dilate l'abdomen en refoulant en dessous les viscères ;

Tous les muscles qui portent les fausses côtes et les costines en dehors, tels que :

2" Le petit-dentelé-postérieur , lorsqu'il agit de concert avec l'antérieur et autres prétracteurs des côtes, qui détruisent la force qu'il exerce d'avant en arrière sur les fausses côtes et les costines , et ne lui laissent que l'action qu'il exerce pour les porter en dehors.

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