C. Articulations laryngiennes
Ces ligaments unissent les diverses pièces du larynx.
r Membrane thyro-cricoUdierme ( Str.-Dlr. ) (fig 1, 20 a). De
SYSTÈME LIGAMENTAIRE. ^
même nature que la membrane hyo-thyroïdienne , elle remplit Tintervalle que laissent entre eux , en avant, les cartilages thyroïde et cricoïde; en se rendant du bord inférieur du premier sur le supérieur du second, elle couvre par derrière les muscles thyro-cricoïdiens qui la laissent à découvert dans la partie supérieure de leur intervalle. Elle n'est pas indiquée chez Y Homme.
2* Ligament thyro-cricoidien latéral (Str.-Dur.) (fig, 1 , 20 c). Les articulations des apophyses latérales inférieures du cartilage thyroïde , avec les tobérosités latérales du cricoïde, étant très - serrées , les fibres ligamenteuses qui unissent les deux pièces sont peu apparentes ; et au premier aperçu semblent même ne pas exister. Ce ligament est décrit chez YHomme par Weitbrkcht.
3* Ligament thyro-aryténoîdien externe ( Str.-Due. ) ou thyro-aryténoïdien supérieur de \ Homme (fig. 8 , 2^b). Ces deux ligaments, plus faibles que chez ÏHomme^ sont placés en dehors du suivant qu ils croisent. Ik se fixent en avant au cartilage thyroïde au-dessous de l'attache de lepiglotte, à une très-petite distance de la ligne médiane. De là , ils se portent en dessous et s'arquent en arrière en formant une concavité en dessus , pour s'attacher au bord antérieur des cartilages aryténoïdes au-dessous du ligament suivant.
4* Ligament thyro - aryténdidien interne (PI. VIII, fig. S, 24 c). Placé plus en dedans que le précédent dont il est séparé par un pli rentrant de haut en bas de la muqueuse qui passe de l'un à Tau tre; formant une cavité nommée Ventricule du larynx. Ce ligament qu'on appelle aussi Ligament de Ferrein; mais plus généralement Corde s^ocale^ forme avec celui du côté opposé, les bords latéraux de la Glotte ou entrée du larynx. Ces ligaments, bien plus faibles que chez Y Homme ^ se fixent en avant au milieu du cartilage thyroïde, un peu au-dessous du bord inférieur de ce dernier, au-dessous du ligament précédent; d'oii ils se portent en arrière pour se fixer à l'angle supra-antérieur des cartilages aryténoïdiens(26 a). Ces cartilages se mouvant de dehors en de-
dans sur le cricoïde , entraînent ces cordes vocales avec eux , et produisent ainsi le rapprochement ou Técartement des lèvres de la glotte.
5' Ligament thyro-épiglottique (Stb.-Dub.). (Il n'est pas figuré). Ce ligament est quelquefois lâche , formé défibres qui se rendent du sommet du cartilage thyroïde en arrière , au milieu de la base de 1 epiglotte qu il fixe. D'autres fois ce sont des fibres fort courtes , et alors la partie moyenne de Tépiglotte, taillée en biseau à sa face antérieure , s applique immédiatement contre la face postérieure du thyroïde , en conservant un mouvement assez facile de glissement sur ce dernier, pour se porter en dessus ou en dessous ; et de se fléchir facilement en arrière pour recouvrir la glotte. H paraît ne pas exister dans Fespèce humaine.
6 Ligament crico-aryténoïdien (PI. VIII, fig. 8, 26 ci). Ce ligament entoure les facettes arthrodiales qui unissent le cartilage aryténoïde au cricoïde. Mais les fibres du bord interne sont surtout fort courtes, de manière qu elles ne permettent guère au cartilage aryténoïde qu'un mouvement en arrière de dedans en dehors , pour produire louverture ou le resserrement de la glotte.
7* Membrane cric(htrachéale (STtL.-Dvvi.). Le bord inférieur du cartilage cricoïde (PI. VIII, », 29) est uni au bord supérieur du premier arceau de la trachée-artère (3i), par une membrane fibreuse semblable aux membranes hyo-thyroïdienne et thyro-cricoïdienne; et comme le diamètre de la trachée-artère est plus petit que celui de lanneau formé par le cartilage cricoïde , cette membrane permet à la première de rentrer un peu dans le second , mouvement qui doit influer sur la note de la voix. Les autres arceaux de la trachée-artère sont unis de même par une membrane semblable , mais qui ne permet qu une flexion de la trachée-artère , sans que ces arceaux puissent rentrer les uns dans les autres. Postérieurement , tous ces anneaux membraneux se confondent en une large bande longitudinale qni réunit les extrémités des arceaux ; de même que cela se voit dans Y Homme.
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§ IV. Ligaments occipitaux.
Les mouvements de la tête ayant lieu , comme chez \ Homme, directement dans son articulation avec latlas , et indirectement sur Taxis , il existe aussi des ligaments qui se rendent de la tête sur ces deux vertèbres.
A. Articulation allo^éphalique.
Quoique les ligaments de l'articulation de la tète avec latlas se rapportent parfaitement à leurs analogues chez Y Homme, ils en diffèrent cependant d une manière assez notable.
1* Ligament transs^erse de t occipital. Ce ligament, se rendant chez ÏHomm£ d'un côté du bord antéro-latéral du trou occipital à la partie correspondante du côté opposé , n'existe pas dans le Chat.
2* Ligament atlo-céphalique antérieur superficiel (Str.-Dur. ), ou ligament cervical antérieur des anthropotomistes. ( Il n'est pas figuré. ) Ce ligament forme comme chez V Homme un simple petit faisceau impair, se rendant du milieu du bord antéro-supérieur du corps de Fatlas en haut pour s'insérer au milieu du bord postérieur du basilaire et renforce la partie moyenne de la capsule atlo-céphalique dont il fait réellement partie.
3* Ligament atlo-céphalique postérieur moyen superficiel (Str.-Dur.), on ligament postérieur superficiel de l'atlas de \ Homme ( PI. VllI, fig. 8, 1 5 a , e). Toile aponévrotique à fibres lâches , remplissant superficiellement l'espace que le bord postérieur du trou occipital et la lame de Fatlas laissent entre eux. Les fibres moyennes (a) se rendent directement de l'occipital sur l'atlas, tandis que les autres s*y portent d'autant plus obliquement en dessous et en dehors , qu'elles sont plus externes; les dernières passant même sur l'articulation des condyles, renforcent leurs capsules et forment une bande spéciale (e), laquelle se rend du fond de la fosse condylienne postérieure, oit elle naît près du trou occipital, obli-
(jueraent en dehors et en dessous, pour se fixer à la partie latérale postérieure du bassin de l'atlas; et tout le ligament se continue avec latlocéphalique latéral. Ce ligament adhère au muscle petit droit postérieur de la tête.
4° Ligament allo-cép/ialiquc postérieur moyen prof orCd ( Str.-Dur. ) (PI. VII, fig. 4,8). Partie profonde du ligament postérieur de latlas de Y Homme, Ce ligament n'est que le périoste du canal rachidien qui franchit l'articulation atlo-céphalique , en se rendant de la lèvre antérieure du bord supérieur de la lame de l'atlas sur le trou occipital pour se continuer avec la dure-mère du crâne.
5" Ligament capsulaire atlo-céphalique ( Str.-Dur. ) ou ligament capsulairedelatôte(Pl. VIII, fig. 3, i5 d). L'articulation de la tête ayant lieu au moyen des deux condyles, chacune des deux parties est entourée d'une forte capsule fibreuse, communiquant entre elles en avant le long du corps de l'atlas par une partie étroite, de manière qu'il n'y en a réellement qu'uneseule, quisecontmue enoutre par celle de l'apophyse odontoide, et par celle-ci avec la capsule axo-atloïdienne. Sur les parties latérales répondant aux condyles occipitaux, les fibres se rendent directement, et à peu près parallèlement du pourtour des deux condyles occipitaux , sur les bords des cavités glénoïdes de l'atlas , en les dépassant un peu , de manière que ces bords font saillie dans la capsule. Dans leur portion interne antérieure, les deux parties de cette capsule communiquent entre elles, ainsi que je viens de le dire, par une portion étroite longeant le corps de l'atlas ; et formée en avant par une lame fibreuse faible , remplissant l'intervalle entre les deux bassins de l'atlas, en se rendant de la lèvre antérieure du bord du corps de cette vertèbre, sur l'occipital où elle s'insère un peu en dessous du trou occipital , en contenant le ligament atlo-céphalique antérieur superficiel, qui n'en est qu'un faisceau renfoncé.
La lame postérieure ou profonde de cette portion moyenne de la capsule , est formée par l'analogue de la partie supérieure de l'appareil ligamenteux de XHomme^ et se rend d'une part des bords poster o -internes
SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 27
des bassins de latlas, et d'autre part du bord postérieur du corps de cette vertèbre ainsi que du sommet de lapophyse odontoïde, en haut sur la lèvre intérieure de los basilaire et les parties voisines des condyles, en se confondant latéralement avec les deux portions de la capsule qui enveloppent ces derniers. Cette lame passe devant les ligaments odonto-céphaliques latéraux avec lesquels elle se confond. Dans sa partie moyenne, cette lame est interrompue quant à ses insertions sur le corps de latlaSy pour les prendre sur l'extrémité de l'apophyse odontoïde, et cette partie moyenne de la vertèbre est occupée par le ligament atloïdien. C'est dans cet espace que la capsule communique avec la cavité de celle entourant l'apophyse dont je viens de parler, et par celle-ci avec celle de l'articulation axo-ailoïdienne ; de manière que , ensemble, elles n'en forment réellement qu'une seule; et les bourses synoviales qui la tapissent se continuent de même l'une par l'autre.
Cette lame profonde moyenne de la capsule atlo-céphalique est formée de libres ayant diverses directions ; celles venant de l'apophyse odontoïde se portent directement en avant et en haut, et les autres peu à peu, déplus en plus en dehors; et les postérieures , passant en partie derrière les ligaments odonto-céphaliques latéraux qu'elles enveloppent , s'insèrent le long du ligament transverse de l'atlas.
&* Ligament atlo-céphalique antéro-latéral (STR.-Dvïi.)^ ou ligament de la première vertèbre chez Y Homme (il n'est pas figuré). Ce ligament , large et triangulaire , naît sur l'os basilaire en dedans des condyles, d'où il se porte en dessous et en dehors, s'élargit , passe sur la partie antérieure des condyles, et se fixe à l'atlas à deux millimètres au-dessous du bord des bassins.
7* Ligament atlO'Céphalique latéral (Str.-Dur.) (PL VIII, fig. •, lo b). Il forme au côté externe de la capsule une bande très-forte de trois millimètres de large , qui s'insère à la tête dans le fond de la fosse condylienne antérieure , d'où il se porte en arrière et en dessous , croise le condyle , et se fixe à la partie externe du bassin de l'atlas, à deux millimètres au-dessous du bord. 11 est en partie recouvert par le ligament
quement en dehors et en dessous, pour se fixer à la partie latérale postérieure du bassin de l'atlas; et tout le ligamentse continue avec l'atlocéphalique latéral. Ce ligament adhère au muscle petit droit postérieur de la tête.
4' Ligament atlo-céphalique postérieur moyen prqfonH ( Str.-Ddr. ) (PI. VU, fig. 4,8). Partie profonde du ligament postérieur de l'atlas de \Homme. Ce ligament n'est que le périoste du canal rachidien qui franchit l'articulation atlo-céphalique, en se rendant de la lèvre antérieure du bord supérieur de la lame de l'atlas sur le trou occipital pour se continuer avec iî^ dure-mère du crâne.
5" Ligament capsulaire atlo-céphalique ( Str.-Dur. ) ou ligament capsulaire delà lôte( PI. VIII, (ig. 3, i5 d). L'articulation de la tête ayant lieu au moyen des deux condyles, chacune des deux parties est entourée d'une forte capsule fibreuse, communiquant entre elles en avant le long du corpsde l'atlas par une partie étroite, de manière qu'il n'y en a réellement qu'uneseule, quisecontiuue en outre par celle de l'apophyse odontoïde, et par celle-ci avec la capsule axo-atloïdienne. Sur les parties latérales répondant aux condyles occipitaux, les fibres se rendent directement, et à peu près parallèlement du pourtour des deux condyles occipitaux , sur les bords des cavités glénoïdcs de l'atlas, en les dépassant un peu, de manière que ces bords font saillie dans la capsule. Dans leur portion interne antérieure, les deux parties de cette capsule communiquent entre elles, ainsi que je viens de le dire, par une portion étroite longeant le corps de l'atlas ; et formée en avant par une lame fibreuse faible , remplissant l'intervalle entre les deux bassins de l'atlas, en se rendant de la lèvre antérieure du bord du corps de cette vertèbre, sur l'occipital où elle s'insère un peu en dessous du trou occipital, en contenant le hgament atlo-céphalique antérieur superficiel, qui n'en est (ju'un faisceau renfoncé.
La lame postérieure ou profonde de cette portion moyenne de la capsule , est formée par l'analogue de la partie supé ligamenteux de \ Homme, et se rend d'une part des boi
suivant , avec lequel il est même confondu à son bord supérieur. Ce ligament borne les mouvements de rotation de la tète sur Tatlas , et force ce dernier à suivre les mouvements de celle-là, en tournant autour de Tapohyse odontoïde de l'axis. Il n'est pas indiqué chez YHomme. Les deux derniers ligaments renforcent considérablement la capsule arthrodiale avec laquelle ils se confondent.
8** Ligament atlo'CéphaUque transi^erse postérieur superficiel (SrBi. Dvk.) (PI. VIII, fig. V, lo a). Il forme une bande de trois à quatre millimètres de large , insérée sur le bord supérieur de la lame de l'atlas; de là il se porte en dehors , en haut et en avant , passe sur la partie supérieure du bassin de l'atlas, et va s'implanter dans la fosse condylienne antérieure , au-dessus de lattache du ligament atlo-céphalique latéral , qu'il recouvre en partie , en se confondant même avec lui. 11 recouvre la partie inférieure du ligament atlo-céphalique postérieur moyen. Il empêche la rotation de la tête sur l'atlas. Il n'est pas distinct chez \ Homme.
9*" Ligament atlo-céphalique transi^erse postérieur profond (Str.-Dur.) (PI. VU , fig. 3, 4). Placé entre les hgaments atlo-céphaliques postérieurs, superficiel et profond (3), auxquels il adhère, mais dont il est bien distinct par sa direction , étant presque parallèle au ligament précédent. Il forme une bandelette assez forte , qui naît sur le bord de la lame de l'atlas , et se rend obliquement en haut et en dehors , pour se fixer au bord interne du condyle de la tête. Il empêche, comme le précédent, la rotation de la tête sur l'atlas. Je ne l'ai pas trouvé chez certains individus.
B. Articulation axo-céphalique.
Ainsi que chez ï Homme , et chez tous les autres Mammifères, la tête ne s'articule pas immédiatement avec l'axis ; mais elle est liée à ce dernier par des ligaments disposés de manière que les mouvements de rotation de la tête, n'ont pas lieu dans l'articulation atlo-céphalique, mais entre l'atlas et l'axis.
i"" Ligament odonto - céphalique moyen (Str.-Dur.), ou ligament
SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 29
supenseur de la dent chez \ Homme. Ce ligament, bien distinct dans Tespèce humaine, où il forme la branche supérieure du ligament croisé Ç) , n*est pas distinct dans le Chat.
2!^ Ligament odonto-céphaUque latéral (Str.-Dur.) , ou ligament latéral de la dent de Y Homme (PI. VII, fig. 4, 9). Cette paire de ligaments est appliquée contre la face postérieure de la lame profonde moyenne de la capsule atlo-céphalique , avec laquelle elle est en quelque sorte confondue. Ce sont deux faisceaux forts se rendant du sommet de lapo* physe odontoïde obliquement en dehors et en haut pour s'insérer à Fangle inférieur du condyle occipital du même côté. Ces ligaments empêchent la tête de tourner en rotation sur Fatlas , ce qui serait d ailleurs sans cela difficile, à cause de la profondeur des bassins de latlas; mais ils lui permettent , d'une part , un mouvement libre de rotation autour de lapophyse odontoïde, en entraînant latlas avec elle; et de l'autre, un mouvement facile de flexion latérale dans les articulations atlocéphalique et axo-atloïdienne , ainsi qu'un mouvement assez étendu de flexion en avant dans les mêmes articulations.
ARTICLE II
Des ligaments du Tronc.
Les ligaments et les aponévroses du tronc se distinguent en ceux qui unissent les vertèbres entre elles ; en ceux qui se rendent de celles-ci à leurs appendices; et en ceux qui réunissent les parties de ces derniers.
[*] Ligament croisé de la defU. Le ligament, ainsi nommé chez V Homme, est réellement composé de deux parties, dont Tune est le ligament Trantverse de V atlas , décrit plus bas ; et l'autre , qui se trouve placée verticalement , se rendant de la face postérieure du corps de l'axis au bord de l'os basilaire , en croisant la première partie avec laquelle elle se confond chez Y Homme , n'existe pas dans le Chai.
PREMIERE SECTION
Des ligaments du Rachis.
Les ligaments, et les aponévroses de la colonne vertébrale, sont ou généraux et embrassent plusieurs vertèbres ; ou bien spéciaux seulement, en passant d une pièce à celle avec laquelle celle-ci s'articule immédiatement.
Les articulations des vertèbres entre elles présentent quelques différences relativement aux ligaments qui les accompagnent , comparées à celles de X Homme ; différences dues en partie aux modifications qu'ont éprouvées les vertèbres, et en partie à lattitude horizontale des Mabimi- FÉRES quadrupèdes. Par cette disposition du tronc , qui appuie en avant sur les membres antérieurs , il résulte que les ligaments supérieurs des vertèbres (postérieures de Y Homme) n'ont pas besoin d'être aussi résistants que dans l'espèce humaine, et que les ligaments jaunes intervertébraux ont même entièrement disparu; mais le ligament cervical, trèsvigoureux chez les Mammifères à long cou ou à tête très-lourde , n'est , chez le Chat , guère plus fort que dans \ Homme.
$ I. Ligaments généraux du Bachis.
Ces ligaments comprennent le ligament cervical, l'aponévrose vertébrale profonde , et la partie caudale de l'aponévrose vertébrale superficielle générale, fixés de toute part aux vertèbres caudales; tandis que sur le thorax et le bassin, elle se fixe aux côles, et passe sur le bassin; d'oii elle doit être décrite avec les ligaments des appendices. Je renvoie en conséquence pour ses parties lombaire et caudale à ce dernier paragraphe.
I** Ligament cemca/ de zootomistes , ou ligament surépineux cervical de Y Homme {ï\ n'est pas figuré). Quoique le CAa/ marche à quatre, comme le Ches^al et les Ruminants , et que par là son cou soit plus forte-
SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 31
ment dirigé en avant que chez \ Homme , ce qui exige une plus grande force dans les organes destinés à soutenir la tète , le ligament cervical qui a essentiellement cette fonction , est cependant très-faible , et réduit à un simple cordon de fibres jaunes, élastiques, se rendant du sommet des premières apophyses épineuses dorsales, à l'arcade occipitale, en passant librement sur les muscles profonds du cou, formant en quelque sorte un simple raphé mitoyen entre les muscles superficiels de la nuque, oii il se trouve entre les sus-cervico-cutanés, clavo-cucullaires, rhomboïdes, splenius et intersectus, qui s*y fixent. Il n'est guère plus fort que dans ï Homme ^ oti il forme un filet plus grêle encore, se rendant delà première apophyse épineuse dorsale à la tubérosité de l'occipital. Chez les Mammifères angulés , au contraire, il est excessivement fort , ayant à supporter le poids de la tête à l'extrémité d'un long cou ; et sa faiblesse , dans les Carnivores, vient d'une part de la brièveté du cou , au bout duquel la tête pèse avec beaucoup moins de force; et de l'autre, de la force passive très -considérable des muscles volumineux placés à la nuque chez ces animaux , muscles destinés à faire de grands efforts, soit dans le moment où ces animaux combattent leur proie , soit dans celui oti ils l'emportent ou la dépècent , ce qui rend un ligament cervical plus puissant inutile.
2" Aponévrose i^ertébrale profonde (Str.-Dur.) (PI. VIII, fig. V , 76, 74 4f^ et 77, 77'). Cette aponévrose , point indiquée dans les ouvrages d'anthropotomie , bride toute la série des muscles antobliques-épineux du dos, des lombes et de la queue qui se font suite. Elle forme sur le milieu du dos (y 5) une toile continue , mais très-mince , et souvent presque celluleuse dans quelques-unes de ses parties. Elle se fixe au milieu des faces latérales des apophyses épineuses des vertèbres dorsales (39-43 rf), au-dessous du bord des muscles interépineux (e); d'où ses fibres se dirigent en bas, en dessous et en avant, pour s'insérer aux apophyses antobliques et transverses (b). Sur la partie antérieure de la r^ion dorsale, cette aponévrose ne forme plus une toile continue égale, mais se trouve divisée en bandelettes (74 df) ^ fibres fortes,
une pour chaque vertèbre , à commencer depuis la cinquième jusqu a la première dorsale; et devenant de plus en plus faibles d'arrière en avant. Ces bandelettes ont du reste les mêmes insertions, et se confondent en bas avec les tendons du muscle intersectus, qui ont par là comme deux racines, dont lune supérieure {/*) appartenant réellement à Taponévrose se fixe au côté des apophyses épineuses au-dessus des attaches des muscles antobliques épineux , en s étalant en une petite lame aponévrotique ; et une inférieure {d), commune au muscle et à Faponévrose , et fixée au sommet des apophyses antobliques.
Sur les lombes (77) cette aponévrose bride de même, ainsi que je lai déjà dit, la série des muscles antobliques - épineux de cette région, en offrant toutefois quelques modifications. Elle naît de même sur les apophyses épineuses des deux dernières vertèbres portant des costines et de toutes les lombaires suivantes : mais plus près de leur sommet, ainsi que tout le long des ligaments interépineux; de là, les fibres se portent en arrière, en dehors et en dessous, dans une direction par conséquent différente que sur la partie dorsale de Faponévrose; formant une toile continue, qui passe librement sur les muscles antobliques - épineux lombaires quelle bride, et va smsérer d'une part par des faisceaux un peu renforcés aux sommets de toutes les apophyses antobliques, des mêmes vertèbres lombaires; et d'autre part , dans leurs intervalles aux bords supérieures des aponévroses d'origine postérieure de ces muscles , avec lesquelles cette aponévrose se continue.
Sur le sacrum et la queue (77')? elle conserve à peu près la même disposition , en se confondant avec les tendons d'origine des muscles antobliques-épineux.
2* Brides des muscles épineux du dos (Str.-Dur.) (PI. VIII , fig. t , 85 abcd). Quoique ces quatre brides se fixent à leurs deux extrémités aux vertèbres, je ne fais que les indiquer ici, renvoyant leur description à celle du troisième feuillet de l'aponévrose spinale, dont elles font partie. On ne les indique pas chez Y Homme.
SYSTÈME LIGAMENTAIRE. 33
§ II. Articulation axo~atloïdienne.
Les ligaments qui accompagnent Tarticulation de Taxis avec Tatlas , différant beaucoup de ceux qui unissent les autres vertèbres, je les décris séparément. Il n'y a pas de ligament fibro-pulpeux, lequel est remplacé par une capsule articulaire.
I* Ligament capsulaire axo-atloïdien (Str.-Dur.) ou ligament capsu* laire entre l'atlas et Iaxis de divers auteurs (PL VllI, fig. 8, 2g,/). Les deux articulations droite et gauche formant des parties latérales dun même cône , qui se prolongent jusqu'à la base de l'apophyse odontoïde ; la capsule fibreuse est de même divisée en deux poches , dont chacune enveloppe une de ces articulations , mais communiquent entre elles, au devant de cette apophyse , par un petit prolongement transversal fort étroit , donnant dans une portion moyenne verticale , entourant presque en entier cette même apophyse , cavité dans laquelle s'ouvre en haut la capsule alto-céphalique.
Cette partie verticale de la poche fibreuse est formée en avant par le corps de Tatlas, et plus bas par la portion moyenne de la capsule axo* atloïdienne proprement dite , et postérieurement par le ligament transverse de l'atlas, qui, adhérant par du tissu cellulaire lâche, à la facq postérieure de l'apophyse odontoïde , empêche la cavité synoviale de faire entièrement le tour de jcette dernière. Sur les côtés , la portion verticale de la capsule axo^atloïdienne est limitée par les ligaments axoalloïdiens obliques.
Cette poche fibreuse , qui unit l'axis à l'atlas, est très-forte et large, formée de fibres à peu près parallèles, smsérant à l'axis à une distance assez grande au-dessous des bords de la facette arthrodiale , afin de permettre un mouvement de rotation considérable à l'atlas. Cette capsule , doublée comme à l'ordinaire d'une bourse synoviale qui se prolonge dans tous ses compartiments , et communique près dû sommet de l'apophyse odontoïde avec celle de la capsule alto-céphalique, est encore