‹ Anatomie descriptive et comparative du chat: type des mammifères en général et des carnivores enChapitre 37 sur 41 · ARTICLE PREMIER · texte numérisé non relu

ARTICLE PREMIER

Des os des Membres antérieurs.

Les Membres antérieurs (PL XI , i o i — 1 09), servant prmdpalement à la marche, et non exclusivement à la préhension, comme chez Y Homme, offrent de là'des différences déterminées par cette modification de leurs fonctions.

Le poids de la partie antérieure du corps devant reposer sur ces membres , ils devaient nécessairement être dirigés en dessous dans la position quadrupède , c est-à-dire perpendiculairement à la directicm du tronc, et non le long des côtés de ce dernier; et les onu>plates surtout (loi, loi^), ne devaient plus être placés parallèlement à la surfisK^e antérieure de la poitrine, mais dans une direction plus ou moins verticale, afin d'offrir un appui plus solide aut autres parties du membre. Aussi avons-nous vu, que la poitrine, au lieu d'être comprimée de bas en haut , comme dans Y Homme (devant en arrière chez celui-ci ) , Test au contraire très-fortement par les côtés; d'où résulte encore cet autre avantage que les deux membres sont plus rapprochés Fun de l'autre; pour faciliter à ces animaux la faculté de changer de pied dans les mouvements de progression.

Les membres antérieurs du Chat^ et d'ailleurs de tous les Mammifères, sont ainsi composés , comme dans Y Homme , de cinq parties consécutives, formant des angles alternatifs entre elles et qui sont : Y Epaule, le Bras, YAvant'bras et la Main , celle-ci elle-même composée delà Palmure et des Doigts.

SI. Os €U l'Épaule.

V Épaule du Chat est, comme celle de ï Homme, formée de la réunion de deux os, YOmoplate (PL XI, loi, loi') et h Clai^icule {102, i02')i avec un os Coracoïdien rudimentaire fixé à Tomoplate, où il constitue l'apophyse coracoïde (101 à' ), et un quatrième formant une épiphyse sur

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le bord de la cavité glénoïde^ mais distincts seulement comme os à part dans les très-jennes sujets; tandis que chez les Oiseaux et les RBmLBS Tos coracoïdien est , ainsi qu'on Ta vu plus haut , non-seulement très* grand, mais reste encore mobile à tout âge.

1 * Omoplate ( Pi. XI , 101,101'). Cet os présente dans le Chat , comme d*ailfeurs chez la plupart des Mammifbees , une forme triangulaire ; mais il diffère de Tomoplate de Y Homme , en ce que son bord spinal (ab) est le plus court des trois; que la fosse sus-épineuse (acf) est plus grande que la sous-épineuse (bcg) ; et enfin que Facromion est réduit à une simple apophyse styliforme (e), ou jépophyse acromiale^ qui atteint à peine le niveau de la cavité scapulo-humérale (yg) , et la direction de If'os. entier est plus oblique; c est-à-dire que le bordantérieor {af){ supérieur chez \ Homme) , au lieu d'être dirigé directement en dessous et en dehors, est plus oblique de haut en bas, en avant et en dehors; et que le bord spinal {ah) dépasse de beaucoup le sommet des apophyses épineuses des premières vertèbres dorsales; ce qui est un caractère assez général chez tous les Carnivorbs , et la plupart des autres onguiculés ; tandis que chez les ongulés l'omoplate ne s'élève pas jusqu'au niveau du sommet de ces mêmes apophyses.

VEpine de l'omoplate (cde) , plus saillante que dans \ Homme ^ surtout vers son milieu , partage la face externe de cet os en deux parties à peu près égales, dont, l'antérieure en demi-ellipse, et la postérieure triangulaire; mais cette épine s'inclinant un peu en arrière rend la fosse sous-épineuse moins grande que la sus-épineuse. Vers son cinquième inférieur, le bord libre de l'épine se prolonge en arrière, en formant une large apophyse latérale triangulaire récurrente (d) , fort obtuse , à laquelle se fixent les muscles transverso-scapulaires ( angulaires de l'omoplate), et le delto-acromial ( portion du deltoïde), et un peu an-dessus du milieu , le bord libre de l'épine forme un angle très-obtus (Ar) renflé, ou tubérosité , où s'insère principalement le muscle delto-spinal ( autre partie du deltoïde.

}J Apophyse acromiale (e) , de forme ronde et légèrement fléchie en

508 PREMIÈAB PARTIE.

avant, manque de cet élargissement terminal qu on remarque chez Y Homme ^ et ne joint pas la clavicule (102 &), qui en est même assez éloignée.

L angle inférieur de lomoplate {fg)^ ou son extrémité humérale , est coupé carrément pour former la cavité Glénoïde^ qui est peu profonde (PI. XIII , fig. 99,Jg), ovale, allongée d avant en arrière, avec sa partie la plus large en arrière, et ayant ses bords à peine un peu relevés par un anneau fibro-cartilagineux qui les contourne, et au-dessus de cette cavité l'omoplate se rétrécit en un Co/ très-prononcé.

A l'extrémité antérieure de la cavité glénoïde, le bord externe, plus épais et plus saillant que l'interne, le dépasse en avant et se recourbe en dedans et en dessous en un angle mousse, auquel s'insère le tendon du biceps. En dedans de cette saillie, est une petite échancrure qui la sépare de \ Apophyse coracoïde (A), placée à la partie la plus antérieure. Cette apophyse, en forme de crochet, recourbé en dedans,, en dessous et en arrière, donne, comme chez YHomme^ insertion au tendon du coraco* brachial. Elle laisse entre elle et le bord interne de la cavité glénoïde, une profonde échancrure, dans laquelle passe le tendon du muscle sous -épineux.

Dans le jeune âge, la partie antérieure du bord externe de la cavité glénoïde (fig. 98, b\ et lapophyse coracoïde (y), forment chacune un os à part , mais qui se confondent avec l'omoplate avant que les autres épiphysesdu corps s unissent entièrement à leurs principaux os. Ce sont les rudiments de l'os coracoïdien et de son épiphyse, qui se développent en un très-grand os chez les Oiseaux et les Reptiles , et même déjà chez

\ÇS MONOTRÉMES.

La face interne de l'omoplate est presque entièrement plane; on y aperçoit simplement quelques arêtes peu saillantes, rayonnant vers l'angle inférieur, et auxquelles se fixent plus particulièrement les fibres aponévrotiques qui subdivisent le muscle sous-scapulaire ; et au milieu est une légère gouttière longitudinale, correspondant à l'épine placée à la face opposée. Enfin le bord antérieur est coupé en un large biseau , contre lequel est placé le muscle. teres (grand rond;.

L omoplate naît par trois poiats d ossification, dont un pour le corps, et deux pour langle antéro -externe de la cavité glénoïde, mais appartenant plus particulièrement à Tapophyse coracoïde.

2* Cartilage clai^o-scapulaîre. La clavicule ne sarticulant pas avec Fomoplate, on ne trouve pas chez les Felis le cartilage clavo-scapulaire qu'on rencontre souvent chez Y Homme dans l'articulation de ces deux os.

3* Coracoïdien. Cet os correspondant dans \ Homme à Tapophyse coracoïde de Fomoplate qni en est le rudiment, ainsi que je viens de le dire, n'est guère plus développé chez les autres Mammifères; tandis qu'il devient déjà, dans les Monotrèmes, un os fort considérable qui va rejoindre latéralement la partie antérieure du sternum avec laquelle il s'arthrodie; et on le retrouve ensuite, ainsi que je l'ai fait remarquer plus haut, en parlant du squelette des Vertèbres ovipares, chez tous les OiSEAT3x, les Reptiles pourvus de membres , et les Chéloniens. Dans le Chat^ cet os n'est distinct que dans le très-jeune âge, se soudant bientôt avec l'omoplate, et y forme, comme dans l'espèce humaine, une simple apophyse de cette dernière , placée au devant de la cavité glénoïde ; mais, ainsi que nous l'avons vu, il' est déjà, chez ces animaux, composé de deux pièces, dont l'un répond dans les Reptiles à l'os que j'ai nommé Ancoral , et l'autre au Toxoïde.

4'. Clai^icule. Chez le C/iat et tous les Carnivores, ainsi que dans beaucoup d'autres espèces d'onguiculés, la C(/aç^/ci//e (PI. XI, 102, 102'; et PI. XIU, fig. 91) est en quelque sorte rudimentaire , n'étant qu'un tout petit os occupant la même place que dans THomme^ mais qui n'atteint plus ni le sternum ni l'omoplate, et se trouve simplement suspendu dans les chairs, avec lesquelles elle se déplace dans tous les sens par les mouvements, et disparaît enfin dans les Mammifères onguligrades.

CuvLER n'a en conséquence pas bien saisi la vraie fonction de cet os , en disant dans son jinatamie comparée : « Que la clavicule existe dans tous les animaux qui portent soui^ent leurs bras en as^ant^ soit pour

510 PBBMiiBB PAJITIB.

saisir y camme les Singes , les Rongeurs; soit pour i^olcr^ comme les Ckaui^eS'Souris , etc. ; quelle manque tout à fait dans ceux qui ne se sentent de leurs extrémités antérieures que pour marcher^ et qùHy en a des rudiments dans ceux qui tiennent le milieu entre ces deux classes opposées.

» En effet , la ckn^icule est un puissant arc-boutant qui empêche le bras de se porter trop en aidant ; aussi i^errons-nous cet os double dans les Oiseaux. » Or, ce sont précisément les Mâmmifèbes coureurs, ceax qui portent le plus souvent en avant, et seulement dans cette direction, qui manquent de clavicule; et cet os ne sert pas non plus d'arc-boutant pour empêcher le bras de trop se porter en avant, mais bien pour ne pas trop se porter soit en dedans, soit en dehors, afin de permettre par là une puissance plus grande aux muscles pectoraux. Quant aux Ron- GEUBS^ tous ont des clavicules, et la plupart cependant sont essentiellement coureurs. De même aussi , dans les Oiseaux , ce n'est pas dans le faible effort que ces animaux font pour porter leurs ailes en avant que les clavicules servent d'arc-boutant, mais bien pour résistera la pression que lair exerce sur les ailes dans un plan vertical et transversal , où cette force tend à comprimer le thorax , que ces os font arc-boutant. Enfin , les Reptiles ont des clavicules bien développées, quoique leurs mains ne servent pas à saisir.

Dans le Chat^ la clavicule est un petit osselet très-grêle, de dix-huit à vingt millimètres de longueur, légèrement courbé en S^ et placé au miUeu d'un rapbé transversal , étendu de lextrémité antérieure de celui qui prolonge le sternum en avant, et dont les raphés claviculaires sont la bifurcation, vers le sommet de Tacromion , qu il n atteint pas. Celte clavicule, plus rapprochée du sternum que Fapophyse acromiale, conserve toutefois encore à peu près la forme qu elle a dans ÏHomme. Arrondie et grêle dans sa moitié interne (a), elle se recourbe un peu en avant et en dessous à son extrémité, pour se diriger vers le sternum, et se termine par un très-léger renflement. A son extrémité interne (6), elle est fortement aplatie de haut en bas , en s'élargissant en une palette terminale recourbée en arrière et en dessous , se dirigeant vers l'apor

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physe acromiale, dont elle reste éloignée d environ quioze millimètres; tiDdis que son raphé, qui se prolonge plus en dehors, s'arrête au bord des muscles clavo-cuculaire et delto-clavicnlaire.

5* Cartilage stemo-clai^iculaire. Ce cartilage placé dans larticulation de la clavicule avec le sternum chez Y Homme ^ n existe pas chez le Chat.

S II. Os du Bras.

Le Bras ne renferme qu'un seul os, ou Y Humérus, formé d'une diaphyse et de plusieurs épiphyses , lesquelles s'unissent , comme d'ailleurs chez tous les Animaux , en une seule pièce , lorsque l'animal devient adulte.

r Humérus. Get os (PI. XI, io3; PI. XIII, «4, «A et «e)conserve à peu près la même forme que chez Y Homme ^ mais il est proportionnellement plus court, comme d'ailleurs tout le membre , se trouve plus de moitié caché dans les chairs de l'épaule, et dirigé obliquement en dessous et en arrière le long de la poitrine. Il n'est pas tordu sur luimême comme chez Y Homme , de manière que sa Tête supérieure ( PL XI , io3 o^), au lieu d'être dirigée en dessus et en dedans, est tournée en dessus et en arrière , et très-peu en dedans ; et l'axe de l'articulation huméro-cubital , au lieu d'être dirigé obliquement en dehors et en avant , est tout à fait transversal ; mais cet os est un peu plus courbé en S , surtout vers son extrémité supérieure , où il s'arque assez fortement en arrière vers sa tête , qui , tout à fait sessile , présente une facette arthrodiale {ab; PL XIII , fig. 9 A , abcd) plus longue et plus arquée d'arrière en avant, direction dans laquelle le bras doit jouir d'un mouvement plus étendu que dans le sens transversal , où cette facette est moins étendue et peu convexe.

A côté de la partie an téro-ex terne de la tête, s'élève immédiatement la grosse tubérosité de l'humérus ou Trochàer {ce; fig. 94 , def; PL XI , io3 , cd) qui , par la même raison que l'os n'est pas tordu sur lui-même, se trouve plus en avant que dans Y Homme ^ en dépassant de beaucoup la tête. Cette tubérosité, fortement comprimée par les côtes, a son bord

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supérieur en forme de crête de poulie, contre laquelle glisse en dedans le bord de la cavité glénoïde de lomoplate , et empêche ainsi les luxations en dedans de Fhumérus.

La petite tubérosité, ou le Trochin {e'; PL XIIl, fig. 94 et 9ft , 6) forme un gros tubercule ovale, assez saillant, placé en dedans de la partie antérieure de la facette articulaire , qu'elle ne dépasse pas en hauteur, et laisse entre elle et la grosse tubérosité une large Coulisse bicipitale{d;V\. XI, io3 0-

L'extrémité inférieure, de Thumérus {/—rn!; et PI. XIII, fig. 94, g, k) présente des différences assez notables, comparées à la même partie chez \ Homme. Le renflement qui la termine est plus large transversalement . et plus comprimé d'avant en arrière. On y remarque de même les deux tubérosités (g, k) placées sur les côtés , pour l'insertion des ligaments latéraux, ainsi que de plusieurs muscles de l'avant-bras et de la main; et dont l'interne ou Epitrochlée (k) est plus saillante que l'externe ou Épicondyle (g; PI. XI, loSy").

Au-dessus de la première de ces tubérosités se trouve une petite arcade osseuse (n; PI. XIII , fig. 94, /) dirigée en dessus, le long du corps de l'os avec lequel elle se confond bientôt de nouveau, et forme ainsi un trou placé entre cette arcade et la diaphyse de l'os.

La facette articulaire^ qui termine l'extrémité inférieure de l'humérus, forme une large poulie simple presque complète , tournée obliquement en avant et en dessous, et dont les deux saillies qui la forment sont séparées par une large gorge, surtout fort profonde en arrière, où elle forme la Fosse ou Cas^ité oUcrdnienne ^ dans laquelle pénètre Tapaphyse olécrâne du cubitus, lors de l'extension de l'avant-bras. La saillie externe, ou la Condyle (A), beaucoup plus grosse que l'interne (i), mais moins proéminente et arrondie , s'articule à sa face antérieure exclusivement avec le radius (Pi. XI, io5), et à sa face inférieure et interne avec la face externe de la grande cavité sigmoîdedu cubitus (io4y )•

Cette saillie de l'humérus étant fort épaisse, présente la même courbure dans tous les sens, quoique tronquée en dehors; de manière que la petite facette articulaire qui termine le radius peut se mouvoir en

STSTiME OSSEUX. 515

rotation sur elle , ce qui permet la pronation et la supination de lavantbras ainsi que sa flexion.

La saillie interne de Tarticulation de Thumérus, ou la TrochUe (m; PI. XIII, fig. 94, i; fig. 90^ e/), est plus proéminente, dirigée plus en dedans, aiguë à son bord, et sarthrodie exclusivement avec la partie interne de la grande cavité sigmoïde du cubitus. Au-dessus delà trochlée, Thomérus offre à sa face antérieure une petite facette arthrodiale concave (fig. 94^ m), mais très-peu profonde, placée sur la diaphyse de los , et dans laquelle appuie momentanément , lors de la flexion de lavant-bras, une facette articulaire , terminant l'apophyse coronoïde du cubitus.

La diaphyse de Thumérus est , ainsi que je Fai déjà fait remarquer, élargie et mince à sa partie inférieure ; et se rétrécissant en dessus jusqu'au tiers inférieur de sa longueur , elle s'arrondit plus haut en augmentant progressivement jusqu'à l'extrémité supérieure de l'os. De la partie antérieure de l'épicondyle part une crête saillante (PI. XI, loSy*), dirigée obliquement en dessus et en arrière, pour s'unir bientôt à une seconde crête {hc) , prolongeant de bas en haut l'extrémité postérieure de la saillie du condyle, et se continue ensuite en une Crête postérieure unique , laquelle remonte le long de l'humérus jusqu'au-dessous de IsT tête supérieure. Une troisième crête remonte du bord postérieur de r^pitrochlée {k) , et se perd bientôt en se rapprochant de la branche commune des deux crêtes externes.

A sa partie supérieure, l'humérus présente également plusieurs crêtes assez prononcées : l'une très-obtuse , ou Crête deltoïdienne antérieure {dp\ est le prolongement du bord antérieur du trachiter, et se perd vers le tiers supérieur de l'os; une seconde, plus obtuse encore , ou Crête deltoïdienne externe (cp)^ se dirige de la partie postérieure de la même tubérosité obliquement en dessous et en avant, pour se perdre au même point que la première ; leur intervalle forme Y Empreinte deltoïdienne; une troisième, très-courte (/^) , descend du trochin (e') ; et une quatrième est la partie supérieure de la crête postérieure.

L'humérus se développe par huit points d'ossification , dont un seul

51/i PAfiMiàRE PAATJE.

pour la diaphyse, trois pour Tépiphyse supérieure, c'est-à-dire un pour la têle, un pour le trachiter et un pour le trochin , et quatre pour lepiphyse inférieure, ou la trochlée, Tépitrochlée, le condyle et l'épicondyle , qui ont chacun le sien.

S III. Os de V Aidant'' Bras.

Vjéfi^ant'bms (PI. XI, io4 et io5) renferme, comme dans Y Homme, deux os longs , le Cubitus et le Radius , mobiles à la fois sur rhumérus et sur la main , et mobiles l'un sur l'autre dans les mouvements de pronation et de supination.

L'avant-bras fait un angle obtus avec l'humérus , en se dirigeant verticalemeni en dessous dans la station.

r Cubitus. Cet os (io4; PI- XIII, fig. 99 et 9 S) est placé en arrière du radius, qu'il croise très-obliquement de dedans en dehors, la main étant toujours en pronation. Cet os , plus gros à son extrémité huméraie qu'à l'extrémité carpienne, est légèrement courbé en 5, dans deux sens diflférents : vu par sa face externe (fig. »» ), oblique en arrière et «n dehors , il est courbé en avant vers l'olécrâne (ab) , et en arrière vers son extrémité carpienne; et vu par son bord postérieur il est un peu arqué en dedans vers sa partie supérieure, et assez fortement en dehors à son extrémité inférieure.

Cet os, fortement comprimé à sa partie supérieure , s'y termine par une apophyse Olécrâne très-forte (ai), large et coupée carrément au bout, où sattachent les muscles triceps, et dépasse de dix millimètres l'articulation humérale, tandis que chez l'homme il ne la dépasse que fort peu. Cette grande saillie de l'olécrâne, offrant aux muscles extenseurs de l'avant-bras un bras de levier très-long, joue un grand rôle dans le saut.

Le cubitus s'articule avec l'humérus par la grande Cavité sigmoîde {cd; fig. 9S , cd)^ échancrure en demi-cercle, placée au bord antérieur, concave de haut en bas , et convexe dans le sens transversal , ayant la forme d'un moule de poulie, et fait, à ses deux extrémités, saillie sur le bord

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antérieur de los. Cette échancrure arthrodiale s élargît à sa partie inférieure en formant en dehors une courte apophyse obtuse (fig. 99 ^Jg)^ qui passe derrière la tête du radius pour étendre la petite Cavité signioïde (efg) , également arthrodiale , en portion de cylindre transversale dirigée obliquement en dehors et en avant , dans laquelle est reçue latéralement la tête du radius (PI. XI, io5 a), qui y tourne avec facilité sur son axe. L'extrémité antérieure de cette cavité (PI. XIII, fig. »* et 9%^f\ correspondant à la partie inférieure delà grande cavité sigmoïde, forme une saillie triangulaire fort proéminente , ou apophyse Coronoïde^ dont le sommet tronqué présente une petite facette articulaire paiement encroûtée de cartilage, appuyant, lorsque l'avant-bras est fléchi, contre la petite facette cartilagineuse du bas de la face antérieure de l'humérus.

L'extrémité carpienne du cubitus se prolonge en une Apophyse styloide (/), très-grosse, étreinte dans le milieu et arrondie à son sommet, où elle s'arthrodie avec une facette suprà-externe du pisiforme ( PL XI , loy d)f et se lie en dehors et en avant, au moyen de ligaments, au radius (io5), au pisiforme et au pyramidal, et cette apophyse, dirigée verticalement en dessous , fait un léger angle avec le corps de l'os. A sa face interne (la main étant en pronation), la base de lapophyse styloïde ^ offre une facette articulaire portée sur une éminence ^rès-peu saillant» (PL XIII, fig. 99 et VS , /), et contre laquelle s articule la face externe du radius.

Dans Féchancrure qui sépare cette facette articulaire du sommet de l'apophyse styloïde , s'insère le ligament cubito-radial.

Le corps du cubitus, légèrement tordu sur lui-même, présente un bord postérieur, gros et arrondi en haut, qui se prolonge en forme de crête depuis Folécrâne , où il est sous-cutané, jusqu'au bord postérieur de l'apophyse styloïde , en se dirigeant un peu en dehors. Le bord antérieur en crête plus aiguë s'étend de l'apophyse coronoïde jusqu'au bord an* lérieur de la même apophyse styloïde , et donne tout le long attache au ligament interosseux. Enfin, un troisième bord fort aigu s'étend à la face postéro-in terne de l'os, depuis la base de l'apophyse styloïde jusqu'au milieu du cubitus où il se perd.

Le cubitus se développe par trois points d ossification , dont un pour la diaphyse, un pour Tangle postérieur de lolécrâne, et un pour lextrémité inférieure de los, comprenant l'apophyse styloide et la facette articulaire cubito-radienae.

2" Le Radius (PI. XI , io5 ; PI. XIII , tig. %9, SO et 81) , moins long que le cubitus, devant lequel il est placé en le croisant très-obliquement de dehors en dedans , ne s étend que de la partie inférieure de la grande cavité sigmoïde jusqu'au carpe , où il est encore dépassé par ce dernier os ; il est à peu près d égale grosseur dans toute sa longueur , et s'élargit subitement beaucoup à son extrémité carpienne {mn)^ pour s'arthrodier dans toute sa largeur avec le scaphoïde.

Le radius est comprimé d'avant en arrière , et légèrement arqué dans le même sens , ainsi que dans le sens transversal , afin de contourner suffisamment le cubitus, pour que son extrémité supérieure (a) soit placée en dehors de ce dernier, et l'inférieure en dedans. Il est en même temps légèrement tordu , de manière qu'en haut son aplatissement est dirigé un peu en dehors et en avant , tandis qu'en bas il l'est directement en avant. Le corps du radius ne présente que deux bords, dont l'un interne jet l'autre externe ; celui-ci donnant dans toute sa longueur attache au • ligament interosseux. Il n'appuie contre le cubitus qu'à ses extrémités; et dans le reste de sa longueur, l'intervalle, quoique fort étroit, est cependant suffisant, pour permettre un mouvement assez étendu de supination et de pronation pour que la main puisse exécuter jusqu'à un quart de tour.

Vers sa partie supérieure, le radius est assez fortement arqué en dedans en se renflant subitement à son extrémité , ou sa Tête supérieure (a) est tronquée carrément par une cavité arthrodiale en calotte sphérique très-évasée(fig. 30)par laquelle cet os appuie contre le condyle de rhumérus. La face latérale du pourtour de la tète présente une surface cylindrique encroûtée de cartilage articulaire , reçue dans la boucle que forme le ligament coronaire dans laquelle le radius se meut sur son axe, tandis que la partie postéro-interne de cette surface

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