‹ Anatomie Descriptive et Topographique des Racines Rachidiennes Postérieures: Les Divers Procédés de Radicotomie PostérieureChapitre 33 sur 37 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Ilexiste quatre types de racines rachidiennes postérieures : type cervical supérieur, cervical inférieur, dorsal, lombo-sacré. Les quatre variétés sont très différentes, et par leur forme, et par leur volume, et par leur constitution.

IT. — Les artères qui accompagnent les racines rachidiennes postérieures sont peu nombreuses et sont grêles; elles affectent avec les racines des rapports très variables.

IIT. — Le ligament dentelé est beaucoup moins régulier que ne le disent les descriptions classiques. S’il est bien développé au niveau de la région cervicale et de la région dorsale supérieure, il l’est beaucoup moins au niveau de la région dorsale inférieure; à ce niveau il s’efface presque complètement par place, et, lorsqu'il est bien développé, il n’occupe pas plus de la moitié de l’espace qui sépare la moelle de la paroi du canal rachidien. Les racines antérieures et postérieures sont donc au contact sur une grande partie de leur trajet.

IV — Les anastomoses entre les diverses racines rachidiennes postérieures sont nombreuses; on peut reconnaître trois types d’anastomoses.

V. — Les points de repère donnés pour permettre la reconnaissance des diverses racines rachidiennes postérieures sont ou faux ou nettement insuffisants. De plus, les variations osseuses, très importantes dans la région, rendent la recherche d’un point fixe à peu près impossible.

VI. — Les grandes variations individuelles qui existent dans la hauteur de l'émergence médullaire des racines ne permettent pas de donner des points de repère précis.

VII. — L'opération de Forster est une opération grave; on a proposé de nombreuses modifications dans le but de la simplifier et d'améliorer son pronostic immédiat.

VIII. — A la région dorsale l'opération de a doit être préférée à celle de Fœærster. Elle est plus facile à pratiquer, elle ne présente pas

les gros inconvénients de celle-ci : traumatisme de la moelle, difficulté de distinguer dans le canal rachidien les racines postérieures les unes des autres et les racines postérieures des antérieures, écoulement du liquide céphalo-rachidien et fistules secondaires, hémorragies intra-duremériennes déterminant une gêne opératoire et entraînant des complications ultérieures graves.

À la région cervicale, c’est encore, pour les mêmes raisons, l’opération de Guleke qui doit être préférée, bien que les conditions anatomiques n’exposent pas, au cours de l’opération de Forster, à tous les accidents que nous avons signalés à la région dorsale.

A la région lombaire on doit préférer opération de Van Gehuchten; le délabrement y est moindre que dans l’opération de Fœærster, les racines antérieures ne sont pas exposées, le repérage, toujours long et difficile des racines postérieures, est inutile. De plus, la disposition anatomique de la région rend l’opération plus facile et met à l’abri de certaines complications secondaires.

Vu :

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE : Vu PAR LE Doyen:

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