TP TP
'Schéma B.
TP, le Iraetat paduneali au faùceau en icharp» crulse obliquemenl 1« llbrca du
pédoncule cérébral gauche, tu par sa (ace inférieure (d'après fin),
mique soit symétrique. Elle est infiniment plus fréquente à gauche qu'à droite; Broca avait déjà Fait cette remarque. Il s'agit là d'une disposition très importante au point de vue de l'anatomie pathologique : dans les cas de lésion hémisphérique antérieure, les faisceaux internes du pédoncule, susceptibles de dégénèration, peuvent être masqués en partie par le traclvt tramvenus, surtout si ce dernier atteint une certaine largeur. Il n'est pas exceptionnel, en effet, que ce faisceau s'étale à la surface du pied sous la forme de bandelettes minces, plus ou moins dissociées. Nous avons communiqué à Broca en 1877 un fait où cette particularité était des plus évidentes. Dans ce cas, les bandes obliques qui constituaient le faisceau en écharpe (TP) ne passaient pas avec les fibres du pied sous la bandelette optique (BO). Elles se jetaient directement dans la bandeletle ellemême, à la partie inférieure et interne de son extrémité postérieure, en avant du corps genouilié externe (GE, schéma 6). En arnère,elles se confon-
wv IMUODUCTION.
moins du talon. On 8*apercevra bien vite que c'est seulement en coupant avec l'extrémité du couteau qu'on évite d'entamer les lobes sph^ noîdaux.
Lorsque la coupe est faite très exactement au milieu du pont de Yarole et perpendiculairement à sa face inférieure, le trait de section passe toujours derrière les tubercules quadrijutneaux postérieurs et au plus près de ces tubercules^ immédiatement au-dessus de la valvule de Vieussens. Les pédoncules cérébelleux et le cervelet tout entier peuvent ainsi être rais à part; toute la région du ventricule est intacte. // n'y a guère que dans Vhypothèse cû Von tiendrait à examiner de près le noyau du nerf pathétique qu'il conviendrait de sectionner la protubérance au-dessus ou au-dessous de la ligne moyenne.
Le cerveau proprement dit une fois séparé du cervelet et du bulbe, on sépare l'un de l'autre les deux hémisphères.
Pour cela, il suffit de se guider sur les nombreux repères de la ligne médiane : le milieu du chiasma, la tige pituitaire, l'interstice des éminences mamillaires, l'angle interpédonculaire. Mais ces repères n'assurent une section exacte que pour des régions relativement peu profondes (au-dessus de la face basilaire). Si l'on veut être sûr de diviser les hémisphères exactement sur la ligne médiane dans toute la hauteur, il faut se guider sur l'aqueduc de Sylvius, toujours facile à découvrir après la section transversale du pont de Yarole. Il est même préférable, le cerveau étant placé sur sa convexité, de relever le tronçon antérieur de la protubérance, de façon à placer le tranchant du couteau sur la surface même de la section protubérantielle, dans l'axe du raphé médian et de l'aqueduc de Sylvius ; puis de couper d'arrière en avant et de haut en bas, en commençant par l'espace interpé^donculaire, en continuant par l'espace intermamillaire et en terminant par le milieu du chiasma. Il n'est pas rare (en procédant ainsi) que la section passe entre les deux lames du septum lucidum (voyez plus loin). Nous ajouterons, pour n'omettre aucun détail, que lorsque le couteau a traversé le corps calleux, c'est-à-dire lorsque la masse cérébrale est complètement divisée, on ne cesse pas pour cela de sentir de la résistance. Mais cette résistance est d'une tout autre nature; c'est la résistance des gros vaisseaux et du lacis vasculairc de la pie-mère. Il faut alors retirer immédiatement la lame; en continuant la section, on est en effet à peu près certain d'entailler fortement la face interne de Vun ou Vautre hémisphère. Ceux-ci ne sont plus reliés entre eux que par le tronc de l'artère communicante antérieure : un coup de ciseaux sur ce vaisseau anastomotique les libère définitivement.
Dorénavant nous n'étudierons que Yhémisphère cérébral.
L'hémisphère cérébral a la forme d'un demi-ovoîde, dont la grosse extrémité répond à la région frontale et la petite extrémité à la région
INTRODUCTION
occipitale. Chaque demi-ovoîde présente une surface externe assez régulièrement convexe, et une face interne assez régulièrement plane.
Toutei les parties que nous avons sommairement décrites comme appartenant soit à la face supérieure, soit à la face inférieure du cerveau^ sont visibles à la face externe ou à la face interne de l'hémisphère^ sauf les circonvolutions orbitaires. On peut donc, pour la simplification de Tétude, n*envisager, sur tout hémisphère, qu^une face externe ou convexe et une ÏHce' interne ou plane. En réalité la région orbitaire représente seule la face inférieure de Thémisphère; et elle peut être étudiée séparément.
La grosse extrémité de Thémisphére ou extrémité frontale est entamée à sa partie inférieure par une profonde dépression qui sépare le lobe frontal du lobe sphénoîdal. Cette dépression correspond à la vallée de
Schéma 7.
A, race interne d'un hi^misphéro gauche; — B, face externe du même hémisphère. F, extrémité frontale; 0, extrémité occipitale; S, dépression de la vallée de Sylvius, audessous et en arrière de l'extrémité frontale.
A la fece interne (A), la vallée de Sylvius se termine dans l'csi^ce perforé antérieur (EPA).
A la bce externe, la \'allée de Sylvius (S) se continue avec la scissure de Sylvius {S').
Sylvius (S), qui a déjà été signalée à la face inférieure du cerveau (schéma 2, page iv). On la voit aussi bien (schéma 7) à la face interne (A) qu*à la face externe de l'hémisphère (6). A la face interne, en effet, la vallée de Sylvius aboutit à Tespace perforé antérieur (EPA). A la face externe, nous avons dit qu'elle se continuait avec la scissure de Sylvius (S'). Cette scissure dirigée en haut et en arrière est la plus profonde, la plus constante, la plus précoce de toutes les anfracluosités du cerveau. C'est la ligne de repère par excellence dans l'étude des circonvolutions. Tandis que la face externe de l'hémisphère est exclusivement constituée par des replis ou circonvolutions recouverts d'une écorce grise, la face interne ne présente pas de circonvolutions à sa partie moyenne. Cette partie où les circonvolutions manquent répond d'abord au corps calleux,
qui est la grande commissure inter-liémispbérique, puis b la masse pédonculaire et aui divers organes de la ba$e du cerveau que nous avons déjà ënuniërës. Entre le corps calleux et la base du cerveau se trouve toute une série d'appareils (centres et conducteurs), dont la répartition, la configuration, les rapports sont la clef de la structure de l'hémisphère. Toutes ces parties (y compris le corps calleux) qui n'appartiennent pas i l'écorcc. et qui, par conséquent, ne sont pas des circonvolutions, représentent ce que l'on a appelé le leuil de l'kémiMjAère ou limen (sebéms 8, A). Elles sont séparées de l'écorce, en haut, par un sillon qui s'enfonce entre le
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