BRIS8AUD
xviii INTRODUCTION.
au niveau des circonvolutions, Técorce et la substance blanche sont, dans leur ensemble, appelés manteau de l'hémisphère (m, m', schéma 8, B).
L'écorce grise a une épaisseur qui varie, suivant les circonvolutions, de 5 à 5 millimétrés. Pour Tapprécier exactement, il faut nécessairement faire des coupes perpendiculaires à la surface, du manteau. Toute coupe qui n*est pas perpendiculaire à la surface entame la substance grise sur une étendue nécessairement plus considérable que son épaisseur réelle. De là les différences qu'on observe sur les différentes parties de Técorce selon le sens et l'obliquité du plan de section (voy. schéma 8, B).
§ IV Seuil ou limen.
Pour étudier les nombreuses parties constituantes de la région arbitraire à laquelle on a donné le nom de limen ou seuil de rhémisphère^ nous supposerons d'abord que l'encéphale a été extrait de la cavité crânienne dans sa totalité, que le cervelet a été détaché de la masse encéphalique, et que les deux hémisphères ont été séparés par une scissure médiane intéressant le pont de Varole (PV) et le bulbe rachidien (PYR)
ce. Corps calleux. — Nous avons dit que le corps calleux (ce) représente la partie supérieure du seuil. Le corps calleux est une voûte de substance blanche à fibres transversales, présentant sur les coupes sagittales la forme d'un arc régulier à grand rayon, terminé en avant et en arrière par une extrémité renflée. Chacune de ces extrémités parait être une réflexion de la masse calleuse sur elle-même. L'extrémité antérieure, ou genou du corps calleux (GC), se réfléchit d'avant en arrière; l'extrémité postérieure ou bouiTclety ou splenium (SPL) se réfléchit d'arrière en avant. La partie du genou qui se réfléchit d'avant en arrière s'appelle le bec ou rostrum (ROS).
Elle s'infléchit verticalement vers l'espace perforé antérieur (EPA), où elle se termine insensiblement, au-dessus et en dehors du nerf optique (NO). Au-dessous et en avant du rostrum, s'étend, à la surface de l'écorce, une couche irrégulière et gaufrée de substance blanche, qui fait suite (nous l'avons déjà dit) au nerf de Lancisi : c'est la substance réticulaire d'Arnold (LMV).
Les fibres transversales de la partie moyenne du corps calleux passent au-dessus du ventricule latéral ; les fibres du genou passent au-devant de la corne frontale ; les fibres du rostrum passent au-dessous de la corne frontale ; les fibres du splenium passent au-dessus et en dehors de la corne occipitale.
Unirormément convexe à sa face supérieure et concave à sa face infè- 7icure, ta partie moyenne du corps calleus a une épaisseur à peu près
Schéma 9. — Seuil ou limea de l'hi-itilsiibèrc droit. Celle lli^urc représente le di-lail lie la partie ménagce en blanc sur le schéina S |A), F, cûlé frontal ; 0. cfllé occipital de rhémispiiÈro ; ce, corps calleui ; CC, ([cnau.ilu corps cal]cui;SI'L, bourrelel ou tpltniun; ROS, reëirum; EI'A, espace perbrù antérieur; KO, nerf optique; LXV, substance ■«tieulairc d'Arnold; TRI, trlgonc ci'ri'brDl ou voflte 1 trois pilier»; DF, pilier descendant de l» Toilte; TU, tubercule inamillairc; G[P, gnnglion Interpédonculalre; NaC, noyau antérieur du tbalanius; NiC, nojau interne du Uialamus; CE, ganglion de l'IulHinuIe; HAB, habi^nulc; CS, commissure molle; . AQ, aqueduc de Sjlrius; Inf, tHfundibulum; M, gouttière de Hunro; trm, trou de Honro; l'P, pédoncule cvr^bral; PT, pont de Varole; QA, tubercule quadi^uineau anléricur; QP, tubercule quadrijumcau postérieur; Psc, pédoncule n'n'bellcui supérieur; CI>, cammlsEure postérieure; G, glande pinéalc; CA, commissure anijricurc: PEL, septum pellueidum ; psp, pédoncule du septum luciduni ; LAT, lame lomilnalc ; Tr, tubercule clu taxa denlala (voy. Schéma li). Comparer ce scliéma avec la ligure 1
partout égale, ses deux courbes étant approximativement parallèles (schéma 10, A) ; mais chez un assez 'grand nombre de sujets on observe, au lieu de celte disposition normale, une autre disposition dont nous exagérons à dessein le caractère (schéma, 1(1),
Les deux courbes ne sont plus parallèles dans toute leur étendue (schéma 10, B). L'épaisseur augmente par places; cela doit tenir sans doute à ce que les circonvolutions homologues entre lesquelles le corps calletn établit une commissure d'un hémisphère é l'autre, présentent, chez ces sujets, un développement inaccoutumé. Cela peut encore signi-
XI INTRODUCTION
fier que, si les circonvolutions n'ont que leur développement habituel, le système commissural qui les réunit est plus perfectionné ou simplement plus complet. Hais il ne s*agit là que d'une hypothèse; et en tout cas le fait ne paraît pas entraîner de conséquences notables au point de vue
Schéma 10. — Variations d'épaisseur du corps calleux.
morphologique. Tout au plus est-il bon de l'indiquer pour expliquer les variations d'épaisseur du corps calleux qu'on observe parfois sur les coupes verticales en série.
TRI. Trigone cérébral. — De la face inférieure du corps calleux, un peu en avant du splenium (SPL) on voit s'avancer d'arrière en avant et de haut en bas un faisceau régulièrement cylindrique en apparence, mais qui se continue en s'effllant comme une lame aplatie, en dehors : c'est le trigone cérébral ou voûte à trois piliers^ ou fomix. Dans ce trajet il s'écarte donc du corps calleux ; entre le corps calleux et lui, lorsque la coupe est faite exactement sur la ligne médiane, on voit s'étendre, comme un voile, une cloison verticale composée de deux minces feuillets adossés l'un à l'autre et qui représente ce qu'on appelle la cloison ou septum lucidutn. Hais lorsque la coupe ne passe pas exactement sur la ligne médiane, le septum Iticidum reste en dehors ou en dedans de Thémisphère qu'on examine. Ici (schéma 9) le septum est resté adhérent à l'hémisphère gauche ; on a sous les yeux l'hémisphère droit, et Tintervalle qui sépare le corps calleux de la partie antérieure du trigone est un espace vide qui appartient à la cavité du ventricule latéral (corne frontale) .
Le trigone s'avance beaucoup moins loin que le corps calleux d'arrière en avant; il s'incline de plus en plus vers le bas, devient bientôt vertical et se réfléchit d'avant en arrière. Alors il prend le nom de pilier descendant de la voûte ou du fomix (DF). Désormais, oblique en bas en arrière et un peu en dehors^ il s'enfonce dans la substance grise qui revêt la paroi du ventricule moyen et va se jeter dans le tubercule mamillaire (TH).
Couché optique, thalamus. — Toutes les parties situées au-dessous du trigone (TRI) appartiennent au ventricule moyen. Toutes les parties situées au-dessus appartiennent au ventricule latéral. — La paroi du
INTRODUCTION. xxi
ventricule moyen est représentée par une masse grise considérable, ovoïde, allongée dans le sens antéro-postérieur : c*est la couche optique ou thalamus. On peut y reconnaître facilement deux étages : Tétage supérieur, recouvert d'un mince revêtement de substance blanche ou stratum tonale ; il se compose dé trois noyaux : 1"* un noyau antérieur (NaC) ou noyau antérieur du thalamus^ ou corpus album subrotundum, placé immédiatement en arriére du point de réflexion du trigone; ce noyau, de forme elliptique, est incliné en bas, en avant et en dedans; 2° un noyau beaucoup plus considérable que le précédent et placé en arrière de celui-ci : noyau interne du thalamus (NiG) ; il est très allongé dans le sens antéropostérieur ; 3^ un petit noyau en forme de massue, dont la grosse extrémité régulièrement arrondie est en arrière : le ganglion de l'habénule (GH). Son extrémité antérieure, très mince, très effilée, rectiligne, horizontale, forme une crête saillante, Yhabénule (HAB) ou rêne, ou frein de la glande pinéale. L'habénule se perd en avant, au-dessous du noyau antérieur (NaG), où ses fibres rejoignent, en s'éparpillant, au-devant de ce noyau, vers le pilier descendant de la voûte (DF).
L*habénule est la limite naturelle de 1 étage supérieur et de Tétage inférieur du thalamus. L*étage inférieur représente la paroi plane et verticale du ventricule moyen. Il est constitué par de la substance grise; il n*est pas, comme Tétage supérieur, revêtu par la couche blanche du straium zonale. Vers sa partie moyenne, la substance grise de la paroi du troisième ventricule est reliée à la paroi opposée du même ventricule par un petit pont cylindrique, également formé de substance grise : la commissure molle ou moyenne (GH). Gette commissure n*est pas absolument constante; sa forme et son siège sont variables; quelquefois elle est double ou triple (Tenchini).
L*étage inférieur du thalamus n*est pas moins bien limité à sa partie inférieure qu*à sa partie supérieure. Son bord inférieur, en effet, est représenté par une gouttière antéro-postérieure, qui s'étend depuis Taqueduc de Sylvius (AQ) jusqu'au fond de l'infundibulum (Inf). Gette gouttière {gouttière de Monro M), étroite en arrière, s'élargit en avant; parfois, au lieu de s'ouvrir dans l'infundibulum, elle semble se prolonger plus en haut et plus en dehors pour aboutir au trou de Monro [trm) derrière le pilier descendant de la voûte (DF). Dans son ensemble, elle décrit une courbe à convexité supérieure, qui continue la courbure générale du canal épendymaire (AQ).
L'aqueduc de Sylvius (AQ), [qui traverse d'arrière en avant la région supérieure de la masse protubérantielle (PY), a pour paroi supérieure les tubercules quadrijumeaux.
QA, QP. Les tnberciileB quadrijumeaux antérieur et postérieur sont deux masses grises mamelonnées situées sur le prolongement des
xxu INTRODUCTION.
pédoncules cérébelleux supérieurs (Pcs). Les deux tubercules antérieurs et les deux tubercules postérieurs, divisés sur la ligne médiane par la coupe interhémisphérique, sont réunis, chacun à chacun, sur le cerveau non divisé, par des fibres commissurales dont Tensemble appartient au ruban de Reil. Le ruban de Reil, ou faisceau triangulaire de l'isthme, est la couche superficielle de la face postéro-exteme du pont de Varole (PV). Ce système de fibres commissurales est renforcé, en avant du tubercule quadrijumeau antérieur, par une masse cylindrique de fibres transversales qu'on appelle commissure blanche postérieure (CP) et qui se trouve juste au-dessus de l'orifice antérieur de l'aqueduc de Sylvius (AQ).
G. La glande pinôale ou conarinm est un organe impair, en forme de pomme de pin, couché sur la commissure postérieure (CP) et sur le tubercule quadrijumeau antérieur (QÂ), immédiatement au-dessous du splenium (SPL), dont il est séparé par la fente de Bichat. Libre en arrière, où elle flotte dans un repli de la pic-mère, la glande pinéale est reliée à la couche optique à droite et à gauche par trois pédoncules : 1® un pédoncule moyen et horizontal, qui s'enfonce directement en dehors et qui n'est pas visible à la face interne de l'hémisphère ; 2^ un pédoncule inférieur, oblique en bas et en avant, et qui correspond au boi*d supérieur de la gouttière de Honro (M) ; Z"* enfin un pédoncule antérieur qui n'est autre que Vhabénule (HAB) ou frein de la glande pinéale. Nous avons vu, d'autre part, que l'habénule fait suite à un ganglion de l'étage supérieur de la couche optique (GH). C'est qu'en effet la glande pinéale, située sur la ligne médiane, se confond latéralement avec le ganglion de l'habénule (GH); et l'habénule (HAB) n'est que le prolongement superficiel fibreux de la masse grise commune au ganglion de l'habénule et à la glande pinéale.
CA. La commissure antérieure est un faisceau transversal, compact, divisé sur la ligne médiane par la section interhémisphériqiie. Placée immédiatement en avant du pilier desceodant de la voûte (DF), la commissure antérieure a une surface de section régulièrement elliptique, dont le grand axe est oblique en haut et en avant. Elle sépare le pilier de la voûte du pied du septum lucidum.
PEL. Le septum lucidum ou pellucidum ou cloison transparente
est le double feuillet de substance blanche qui réunit, sur la ligne médiane, la face inférieure du corps calleux (ce) à la face supérieure du trigone (TRI). L'intervalle des deux feuillets qui le composent est improprement appelé ventricule de la cloison. C'est le septum lucidum qui sépare les deux ventricules latéraux au-dessus de la voûte à trois piliers, n se confond donc en haut avec le corps calleux, en avant avec le genou du corps calleux (GC), en bas avec la voûte; ses fibres disposées verticalement paraissent soutenir la voûte comme les câbles qui soutiennent le
INTRODUCTION
xnm
tablier d'un pont suspendu. En bas et en avant, derrière le rostruro, le septum envoie un prolongement vertical jusqu'à l'espace perforé antérieur (EPA), au-devant de la commissure antérieure. Ce prolongement est le pied ou pédoncule du septum,
psp. Le pied du septum pellncidnm a la forme d une petite bandelette blanche située en arrière du bec du corps calleux (ROS), avec lequel elle se confond souvent, mais dont elle est parfois très nettement séparée. En effet, si ces deux parties blanches sont difficiles à distinguer Tune de l'autre, en raison de l'identité de leur couleur, la situation plus superficielle et la direction toute spéciale des fibres du pied du septum permet, pour peu qu'on y fasse attention, d'éviter toute méprise.
Le pied du septum lucidum, large en haut, au-dessus et en avant de la commissure, alors qu'il s'épanouit dans la cloison, s'amincit progressive-
Schéma 11. — Face inférieure du cerveau (d'après Broca).
Le chiasma optique a été renversé en arrière pour montrer le trajet du pédoncule du septum (ou bandelette diagonale) dans l'espace perforé antérieur. — psp, bandelette diagonale: elle est située ici à la partie la plus postérieure du quadrilatère, au contact du tubcr cinereum; OL, nerf olfactif.
ment à mesure qu'il s'abaisse, et cela au point de n'avoir plus qu'un millimètre ou deux de largeur. Dès lors il se porte obliquement en bas, en dehors et en arrière, dans la région postérieure de l'espace perforé antérieur, où il est contigu à la lame terminale et au nerf optique (NO),
XXIV INTRODUCTION
qui sont placés immédiatement derrière lui. Quand il est arrivé, de la face interne du cerveau, à l'angle interne de Tespace perforé, il prend une direction de plus en plus oblique, presque horizontale; mais ce qui permet surtout de le reconnaître c*est que, dans cette dernière partie de son trajet, il est presque absolument parallèle à la racine externe du nerf olfactif ^voy. schéma 4). Nous avons dit que celle-ci occupe, dans l'espace perforé, une région plus antérieure. Elle est séparée du pied du septum .par un intervalle d'un centimètre environ (plutôt moins que plus). Tandis que la racine externe du nerf olfactif se fusionne insensiblement avec la substance blanche de l'espace perforé, le pied du septum court sur la surface de cet espace, auquel il n'est relié que par des filaments très délicats.
Le pied du septum arrive par ce trajet jusqu'au côté postéro-externe du quadrilatère, qu'il atteint en son milieu, par conséquent au voisinage de la circonvolution en crochet. Là on le perd de vue ; une partie de ses fibres se môle à la substance blanche de Tespace perforé ; l'autre partie se jette dans la substance grise du lobe temporal, dans le voisinage du lobule de l'hippocampe'.
LAT. La lame terminale (schéma 9, p. xix) est une lame transversale qu'on voit mal ici, sur le profil du cerveau, mais dont on conçoit facilement la forme et les rapports. Partie de la région postérieure du chiasma optique, où elle semble faire suite à la paroi antérieure de l'infundibulum (Inf), cette lame remonte verticalement derrière le pédoncule du septum (psp) jusqu'au-devant de la commissure antérieure (CÂ). Là, elle se confond avec le pied du septum. Elle se compose de deux couches : une antérieure blanche, qui forme une véritable commis-
1. Il y a ici une confusion de mots qu'il est important d'éviter. Yicq d'Azyr, qui avait reconnu l'existence du pied du septum, l'avait décrit sous le nom de pédoncule antérieur du corps calleux. Or, il est certain que le faisceau blanc étudié par.Vicq d'Azyr n'émerge pas du bec du corps calleux, mais de la cloison. Le bec du corps calleux (qui aboutit, lui aussi, à l'espace perforé) est situé au-devant du pied du septum. — Broca, bien qu'ayant adopté la signification attribuée par Vicq d'Azyr au pied du septum, a donné une description remarquablement exacte du trajet de ce faisceau dans l'ctcnduc du quadrilatère. En raison de sa direction oblique en arrière et en dehors, il l'avait appelé bandelette diagonale. Il supposait qu'on ne l'obsen^ait pas chez tous les sujets, et qu'en tout cas, cette bandelette se terminait dans la substance la plus superficielle de l'espace perforé, avant d'atteindre le lobule de l'hippocampe. Chez deux hommes atteints de paralysie générale, il la vit cependant se prolonger jusqu'à l'écorce gi'ise, au voisinage du pli falciforme. < Les conditions favorables à l'apparition de cette disposition anatomique doivent, dit-U, varier suivant les individus et suivant le degré d'intensité et le degré d'évolution de la maladie. » Nous pensons que l'existence du pied du septum ou bandelette diagonale est constante ; il suffit, pour s'en assurer, de créer une c condition favorable à son apparition » : Cette condition, en dehors de certains cas pathologiques, est, comme nous venons de le dire, l'imgation de l'espace perforé après l'arrachement du réseau vasculaire.
nrmoDucnoH. wv
sure transversale, mais qui n'existe qu'au-dessus du chiasma optique (NO); une p[>stèrieure, grise, qui sur les côtés se continue avec la substance grise de l'infundibulum au-dessous du pilier descendant de la voâtc (DF). Plus bas, derrière le chtasma, cette couche grise représente ce qu'on appelle la racine grite de» nerfs optiquei. La convexité postérosupérieure du chiasma lui est intimement adhérente.
Le taiil ou limen comprend encore d'autres parties qu'il est impossible de voir sur la face interne de l'hémisphère, lorsque la coupe passe par
<h LMA
PP, pMoncule cérébral; CE, corps BcnouillcBXtcrn'';INil,|>ulTLn»r;NiC, noyau in terne du thalamus; SPL, apleniuin; Dnc, uncui ou irochct de rbippocampe ; FI, Dmbria; ' DF, piller desrcndantile la loillc; Fd, bscia dentau; tcc, icnii tecU, Tf, lubercule du hscia dcolata; DGI, bandelette de GlaFoinini; LMA, subsUnce réticulaire d'Amald; SB, lillon de l'hippocampe (ce sillon n'esl repri<senlé iel que par la ligne siuueuse qui ■épare la subitance r^tlculalre (LMA) et le hscladentala (Fd>;tA,ceDtlnnatlDn du sinus du corps calleui dans le sillon de l'bippocBmpe; PRV, «tlon prR-unclque; PS, pAle sphr!noIdal; EPA, espace perfon! antérieur; ce, corps calleui; CC, genou du corps calleui; BOS, rosirum; CA, commissure aniArieurc; NaC, nojiau antérieur du IhaUmus; KcC, noyau externe du tbalamus; CV, carrefouritentriculBire.
Comparer ce schéma avec la ligure 2 de la planclie VIII, La plupart des déuili de la description peuient itrc suitis sur celte planche.
le milieu du pont de Varole. Il faut, pour les avoir sous les yeux, réséquer le pont de Varole et tous les organes qui appartiennent â la bote du cerveau : on divise le pédoncule cérébral d'avant en arrière au niveau
XXVI INTRODUCTION
môme où il pénètre dans Théraisphère, et en respectant soigneusement les circonvolutions du lobe temporal. Le schéma 12 représente la région du seuil après cette préparation.
On voit sur ce schéma que le pédoncule cérébral (PP) pénètre dans rhémisphère auKlessous de la masse du thalamus, avec laquelle il se confond. En arrière du pédoncule, une éminence arrondie, convexe à sa partie inférieure, représente le corps genouillé externe (GE) ; et derrière le corps genouillé externe on constate que le thalamus forme une grosse tubérosité, libre dans le carrefour ventriculaire (CV) : cette tubérosité est le pulvinar (Pul), en partie constitué par le noyau interne de la couche optique (NiC).
Au-dessous et en avant du splenium (SPL) s'étend un ruban blanc à concavité antérieure, servant de limite à la fois à la fente de Bichat et au carrefour ventriculaire, dirigé obliquement en avant, en bas et en dehors, et se terminant sur le crochet de l'hippocampe (Une). Ce ruban est la fimbria (FI) ou pilier postérieur du trigone. La fîmbria, en effet, cachée d'abord par la saillie antéro-inférieure du splenium (SPL), à laquelle elle semble adhérer, fait suite immédiatement à la voûte ; elle décrit ainsi une grande courbe à concavité antérieure, de la même façon que le pilier antérieur (DF), faisant suite au trigone, décrit une grande courbe à concavité postérieure. Sur la ligne médiane, la fimbria du côté gauche est reliée à la fimbria du côté droit par des fibres transversales, accolées à la concavité antérieure du splenium, et dont l'ensemble a été désigné sous le nom de lyre de David {j)salterium) . On ne peut bien voir ces fibres qu'en soulevant, sur un cerveau entier, le bord postérieur ou bourrelet du corps calleux. En avant la fimbria se perd, en diminuant progressivement de calibre, sur le sommet du crochet (Une).
Fd. Fascia dentata. — En dehors et un peu au-dessous de la fimbria (FI), dans toute l'étendue de celle-ci et parallèlement à sa direction, court un ourlet de substance grise, dont la largeur et les sinuosités vont en diminuant d'arrière en avant, depuis le splenium jusqu'à Vuncus : cet ourlet gris est le fascia dentata (Fd), corps bordant ou corps godwnné. Tandis que la fimbria, sur la face interne de l'hémisphère, paraît émerger de la concavité antérieure du splenium, le fascia dentata parait émerger de sa convexité postérieure. Et en effet il sort du sinus du corps calleux, où il était caché, entre le corps calleux et la circonvolution limbique ; dans son trajet au fond du sinus, on désigne cette petite lamelle grise sous le nom de tœnia lecta (tec). C'est derrière le splenium que le taenia tecta augmente de volume et commence à décrire des sinuosités. Un de ses replis, sous-jacent au splenium, est appelé quelquefois tubercule du fascia dentata (Tf).
BGl. La bandelette de Giacomini est l'extrémité antérieure du fascia
INTRODUCTION. xxvn
dentata à la face interne de l'uncus. Le fascia dentata ou circonvolution godronnée, avons-nous dit, devient, d'arrière en avant, de moins en moins sinueux. Parvenu au-dessous du crochet, en avant de Tinserlion antérieure de la fimbria, le fascia dentata se relève sur la convexité du crochet, à laquelle il est tout à fait adhérent. Il y est encore un peu replié sur lui-même; enfin, arrivé à la face supérieure du crochet, il s'y épuise en s*amincissant encore et disparaît.
LHA. La substance réticnlaire d'Arnold est la couche gaufrée de substance blanche qui revêt la circonvolution de l'hippocampe en dedans et un peu au-dessous du fascia dentata. Elle est irrégulière sur ses deux bords; son bord externe, adjacent au fascia dentata, est représenté par un petit sillon dans lequel s'enfonce la pie-mère : c'est le sillon de l'hippocampe (Sff), qui fait suite au sinus du corps calleux derrière le tœnia tecta (tec), où il est désigné par le signe sh. La substance réticulaire d'Arnold apparaît derrière le splenium en môme temps que le taenia tecta; elle accompagne le fascia dentata (Fd) jusqu'au crochet (Une), à la surface duquel elle disparait.
En dedans de la substance réticulaire d'Arnold, s'étend la circonvolution de l'hippocampe terminée en avant par l'uncus; celui-ci est limité en bas et en dedans par le sillon prœ-uncique (PRU), Toutes ces parties sont de l'écorce des circonvolutions; elles n'appartiennent plus au litnen.
circonvolutions cérébrales.
Les replis de la surface du cerveau, dont l'ensemble constitue le manteau des hémisphères, sont désignés en français sous le nom de circonvolutions : mot trop long et inexact, auquel Gratiolet a tenté de substituer celui de plis. Nous emploierons indifféremment ces deux mots, l'usage les ayant consacrés l'un et l'autre.
Pour les besoins de l'étude, on a divisé les circonvolutions d'un même hémisphère en six grands départements ou lobes : le lobe frontal, le lobe pariétal, le lobe occipital, le lobe temporal, le lobe limhique et le lobe de Vinmla, Les quatre premiers sont suffisamment désignés par le nom qu'ils portent. Le lobe limhique n'est autre chose que la grande circonvolution qui limite le seuil de l'hémisphère; au-dessus du corps calleux, en d'autres termes au-dessus du seuil, c'est la circonvolution du corps calleux ou circonvolution limbique; au-dessous du. seuil, c'est la circonvolution de V hippocampe. Quant au lobule de l'insula, c'est un groupe triangulaire de plis rectilignes disposés er éventail au fond de la scissure de Sylvius.
xxvin INTRODUCTION.
Les lobes sont séparés les uns des autres par les sciuurei. Les circon« volutions dont se composent les lobes sont séparées les unes des autres par les iillon». Il ne faut pas se servir indilTéremment de ces deux termes; leur acception» dans le langage anatomique, est formelle et exclusive.
Comme les scissures et les sillons ne sont pas partout continus les territoires de Técorce, lobes ou circonvolutions, ne sont pas assimilables à des lobules glandulaires : ils communiquent entre eux, les lobes avec les lobes,* les circonvolutions avec les circonvolutions. Les plis qui font communiquer les circonvolutions d*un lobe avec les circonvolutions d*un autre lobe sont les plis de pa$$age (Gratiolet) ; ils sont superficiels ou profonds. Les plis qui font communiquer les circonvolutions d*un même lobe sont les plù d'anastomose (Broca) ; ils sont eux-mêmes superficiels ou profonds.
Enfin les circonvolutions sont entaillées parfois sur leurs bords ou à leur surface par des anfractuosités qui compliquent leurs sinuosités. Ces anfractuosités sont les incisures. Les incisures qui sont branchées sur une scissure ou sur un sillon sont dites incisures continues ; celles qui ne communiquent ni avec les scissures ni avec les sillons sont dites incisures isolées.
Les sinuosités des circonvolutions autour des incisures continues sont les plis d'inflexion ou méandres. Les plis que séparent, sur une même circonvolution, les incisures isolées sont les plis de suMivision.
C*est à Broca que revient le mérite d'avoir proposé cette terminologie, d'en avoir démonti^é l'utilité, d*avoir su rappliquer à tous les cas, et d'avoir ainsi rendu possible la détermination de toutes les parties de Técorce, conformément au desideratum du philosophe : a Que chaque chose ait un nom; que chaque chose n'ait qu'un nom; que ce nom ne désigne quune seule chose ».
Hais tous ces mots, dont le sens devrait être aujourd'hui strict et définitif, n*ont qu'une valeur générale ; il s'agit de les adapter à la définition de telle circonvolution donnée, de tel pli, de telle scissure, de tel sillon. Ici encore Broca nous a laissé un admirable modèle de méthode, d'analyse et de synthèse. Un de ses derniers mémoires, sous le titre modeste de Nomenclature cérébrale résoud toutes les difficultés du problème. Il est très regrettable que ce travail ne soit guère connu que des anthropologistes, et que ses conclusions n'aient pas été généralement adoptées dans la pratique quotidienne .des dissections et des autopsies. La nomenclature proposée par Broca est de beaucoup la plus logique, la plus simple, la plus facile à apprendre et à retenir. Elle a en outre et surtout l'immense avantage de remplacer les dénominations fantaisistes ou surannées qui servent à désigner les mêmes circonvolutions, les mêmes scissures, les mêmes sillons. Il est bien certain que si l'écorce du cerveau
INTRODUCTION. lux
est un sujet d*étude particulièrement difficile, la difficulté n*a fait que s*accroltre avec la complication de la terminologie. Même dans les ouvrages classiques» comme ceux de Meynert, de Panscli, de Giacomini, les noms des mêmes choses varient tellement non seulement d*un ouvrage à un autre, mais encore d*un passage à un autre du même ouvrage/qu*il faut renoncer à la lecture courante : une clef est indispensable. Kéraval a eu Texcellente idée de réunir, dans un dictionnaire synonymique — sorte de Concordance anatomiqne — tous les termes actuellement employés par les auteurs des travaux les plus consultés. Hais on avouera que 1 usage universel d*un seul et même langage serait infiniment préférable ^
1. n est à souhaiter que cette question soit tranchée dans un des nombreux congrès scientifiques qui se réunissent périodiquement. L'unité de poids et de mesure, l'unité du méridien, l'unité de l'heure, l'unité des valeurs électriques, etc., ont été déjà ou sont sur le point d'être arrêtées et convenues par des congrès internationaux ; ce sont là des œuvres de première utilité et qui justifient, de temps à autre, les réunions de ce genre.
Nous avons adopté, pour la désignation des anfractuositcs et des plis, la notation de Broca : 5, vallée de Sylvius; 5', scissure de Sylvius (S", sa branche antérieure; S'", sa branche verticale) ; Xf, scissure limbique ; 0, scissure occipitale ; K, scissure calcarine ; A, scissure de Rolande; F, la circonvolution frontale ascendante; F'F*F>, les trois circonvolutions frontales ; P, la circonvolution pariétale ascendante ; P' P*, les deux circonvolutions pariétales; O^O^O^O^O'O*, les six circonvolutions occipitales; T*T"PT*1*, les cinq circonvolutions temporales; C, la circonvolution limbique, etc. Pour les plis supplémentaires ou inconstants, qui n'entrent pas dans la constitution du cerveau schématique, nous avons adopté une notation que nous nous sommes efforcé de rendre aussi explicite que possible ; elle a du moins le mérite de ne pas varier, de la première à la dernière page de cet ouvrage.
Broca avait employé les lettres italiques pour désigner les anfractuosités, et les lettres capitales pour désigner les plis. Nous avons respecté cette manière de faire qui est très commode pour l'auteur et plus encore pour le lecteur. On sait aussi que Broca comptait les circonvolutions à partir du bord supérieur de l'hémisphère en suivant la face externe de haut en bas, puis la face interne de bas en haut. Chaque circonvolution est donc facilement et suffisamment désignée par un exposant : F' F* désignent les première et deuxième circonvolutions frontales; T^,0* désignent la quatrième temporale et la sixième occipitale. La circonvolution frontale ascendante et la pariétale ascendante, appelées par quelques auteurs circonvolution^ centrales^ sont les seules qu'on ne puisse compter de cette façon. Broca les indiquait simplement par les lettres F et P.
Les scissures et les sillons sont comptés et numérotés de la même façon. Pour la simplification de la lectui'e nous avons désigné les anfractuosités (scissures, sillons ou incisures) non pas par un exposant, mais par un indice (chiffre situé au-dessous de la ligne). On évite ainsi plus facilement la confusion de 0* (première circonvolution occipitale) avec 0| (premier sillon occipital) et ainsi de suite.
Les phs de passage et les plis d'anastomose, qui n'ont pas de désignation spéciale dans la notation de Broca, seront ici représentés chacun par la lettre ic suivie d'un autre signe.
Certaines circonvolutions, certains sillons ont des noms de convention. Nous emploierons souvent ces noms ; il est bien évident, par exemple, que le nom de Coin ou Cuneuê est plus bref et tout aussi facile à comprendre que celui de sixième circonvolution occipitale.
XXX INTRODUCTION
 Fépoque encore peu éloignée où les plis du manteau cérébral semblaient inextricables à ce point qu'on renonçait d*avance à les décrire, Gall et Spurzheim eurent la témérité bien inspirée de rechercher les dispositions de Técorce qui pouvaient présenter certains caractères constants de rapports et de forme. La division de Thémisphère en grands départements lobaires par la scissure de Sylvius et la scissure de Rolando, constatée de longue date, permettait de supposer que le nombre et la répartition des circonvolutions elles-mêmes étaient soumis* à des lois. C*est de ces recherches de Gall et Spurzheim que date la période vraiment scientifîque de l'histoire des localisations. La partie anatomique de leurs observations est tout à fait remarquable ; malheureusement la partie physiologique ne compte pas; c'est pure rêverie. Avec trop de précipitation peut-être, les a commissaires » de TAcadémie des sciences réfutèrent le travail en bloc, et Tengouement aveugle du public pour ce qu'on appelait le système de Gall sanctionna sa condamnation en le ridiculisant. Aujourd'hui, quel médecin sait encore qu'une circonvolution s'appelait « Espoir en Dieu », une autre « Confiance en soi-même »? Comment en effet un pareil enfantillage a-t-il pu se mêler à des investigations si consciencieuses, si ingénieuses et presque toujours si exactes?
Il n'est pas moins étonnant que la seule et véritable méthode qui pût réussir, celle qui procède de la comparaison des espèces, n'ait pas été la première mise en œuvre. On savait bien cependant que les plis du cerveau chez tous les animaux, y compris les mammifères, correspondent à un type spécifique; c'est-à-dire qu'ils sont, pour chaque espèce, à peu près immuables; que les circonvolutions d'un mouton, par exemple, sont identiques aux circonvolutions de tous les autres moutons, du moins quant à leur nombre, leur disposition générale et leurs rapports réciproques. Les différences de volume sont, bien entendu, absolument secondaires.
De Blainville entreprit la tâche d'établir la filiation des types cérébraux chez les vertébrés; mais il ne l'acheva pas. Gratiolet, à qui il légua cette partie de son héritage scientifique, sut en tirer un parti merveilleux : il reconnut d'aboixl la fixité du type cérébral dans les différentes espèces de singes, et démontra que le cerveau humain n'est, au point de vue morphologique, qu'un type plus ou moins compliqué du cerveau des anthropoïdes. Les degrés, variables à l'infini, de la complication du cerveau humain n'empêchent jamais de retrouver les caractères essentiels du type fondamental ; et ce type fondamental est, à très peu de chose près, le type simple et fixe des cerveaux d'anthropoïdes. Les différences, suivant les individus, sont parfois si grandes et si imprévues qu'il paraît impossible, au premier abord, de réduire tel cerveau d'homme à un cerveau d'orang ou de gibbon; mais si la superposition des détails n'est pas réalisable,
INTRODUCTION. xxxi
celle de l'ensemble Test toujours. Un musicien expérimenté n'a pas plus de peine à suivre pai*mi les développements et les modulations d'une fugue le canevas du thème donné.
La comparaison des cerveaux d'anthropoïdes avec le cerveau humain n'a été cependant qu'un moyen d'étude ; et si elle a permis de vérifier la fixité de certains caractères dans le nombre et la disposition des circonvolutions de l'homme» elle n'a, d'autre part, révélé que des analogies. Il restait à déterminer si, entre tous les cerveaux humains, désormais subdivisés en territoires connus, les variations" des circonvolutions ne sont pas plus apparentes que réelles ; si ces variations ne tiennent pas à de simples difTérences de volume ou de courbure; en un mot s'il n'existe pas un type cérébral humain, en quelque sorte idéal et susceptible d'être schématisé. Broca en France, et Ecker en Allemagne ont résolu ce problème.
Les schémas classiques d'Ecker qui représentent les faces interne, externe, supérieure et inférieure du cerveau sont à peu près irréprochables. Mais la nomenclature adoptée par ce savant anatomiste est parfois défectueuse. Les schémas de Broca sont moins simples peut-être et d'une lecture plus difiicile; par contre, la nomenclature qui les accompagne est parfaite à tous égards*.
Le travail d'Ecker a, en tout cas, l'avantage de la priorité. 11 parut au moment favorable — il y a bientôt vingt ans de cela — à l'époque où l'on ne connaissait encore que la localisation de l'aphasie. Hais déjà les publications de Fritsch et Hitzig ramenaient les cliniciens à l'étude des lésions corticales circonscrites. C'est sur les schémas d'Ecker que furent coUationnés les premiers cas présentés à la Société anatomique ; bientôt après ceux-là, à l'appel de M. Charcot, affluèrent de tous côtés les observations précises, grâce auxquelles la localisation et l'indépendance des fonctions corticales passèrent irrévocablement du domaine des doctrines dans celui de la science positive. Il ne faut pas oublier que le petit mémoire d'Ecker, quoique postérieur à la lumineuse démonstration de Broca, facilita dans une large mesure cette merveilleuse conquête physiologique à laquelle les noms de Broca et de Charcot resteront toujours attachés.
Aujourd'hui encore, on se sert des schémas d'Ecker lorsqu'on veut localiser une lésion de l'écorce. Mais il faut bien reconnaître que ces schémas sont souvent tout à fait insuffisants. Ils représentent, en effet, non pas le type du cerveau humain moyen, mais le type d'un cerveau rudimentaire, et qui n'a même pas son équivalent sur le cerveau du fœtus, attendu que, pour une répartition équivalente des plis à la surface du
1. Les figures reproduites dans les Bulletins de la Société (V anthropologie ^ d'après le cerveau schématique moulé en plâtre par Broca lui-même, sont détestables et indignes de ce recueil.
Kxn EVmODUCTÏON.
cerveau fœtal, les proportions de Tensemble sont toutes difTérentes. Il y a donc des lésions circonscrites qui ne peuvent pas être localisées sur le schéma ; telles sont celles qui sont situées entre les circonvolutions, au fond des sillons ou des scissures. Il y en a aussi qui sont superficielles et dont il est impossible.de déterminer la place exacte, parce qu*elles occupent des plis de complication, des plis d'anastomose, voire même des circonvolutions supplémentaires qui n existent pas sur la figure schématique. On conçoit les inconvénients qui résultent de ces défauts de concordance ; et c'est parce qu'on a toujours rapporté les localisations à un type schématique invariable, qu'on s'est trouvé dans la nécessité d'imaginer, à côté ou au pourtour^des centres absolus de l'écorce, d'autres centres 'dits centres relatifs^ dont la fonction et la signification restent forcément indécises.
La conclusion qu'il faut tirer de là, c*est que les lésions circonscrites de l'écorce doivent toujours être représentées sur une figure reproduisant exactement les profils de l'hémisphère pour chaque cas particulier. Lorsqu'il s'agissait de localiser dans la région supérieure des circonvolutions centrales la fonction motrice du membre inférieur, ou, dans la région moyenne des mêmes circonvolutions, la fonction motrice du membre supérieur, il suffisait de s'en rapporter au profil du cerveau schématique; et cette méthode a rendu des services inappréciables. Mais si l'on veut localiser des fonctions corticales plus limitées, par exemple des fonctions musculaires telles que l'adduction ou l'abduction du pouce, la pronation de l'avant-bras, Técartement des doigts, il faut préciser davantage, dans les autopsies, le siège et l'étendue des lésions. Ici, en d'autres termes, la figure schématique est insuffisante, puisqu'elle n'indique pas le détail de la configuration corticale ; et elle ne l'indique pas, parce que le détail varie suivant les sujets. Ces localisations qui ont été si ingénieusement déterminées chez le singe par Hoi*sley, Beevor, Semon, s'accommodent du type schématique, pour la raison bien simple que l'écorce, dans les espèces simiennes, n'est soumise qu'à de très faibles variations. Il n'en est pas de même du cerveau humain ; autant de sujets, autant de visages, dit-on; on pourrait ajouter autant de conformations et de physionomies cérébrales. Nous insisterons plus loin sur ces variations des circonvolutions de l'homme, et nous espérons démontrer qu'elles sont régies elles-mêmes par un système de compensations réciproques dont l'économie sera facile à saisir.
§ VI Le cerveau schématique.
Tous les organes en voie de développement présentent, à un moment donné, un aspect qui réalise conmie la schématisation spontanée et natu-
INTRODUCTION. xxxiii
relie de leur état adulte. Il en est ainsi du cerveau. Mais ce moment est difficile à saisir, attendu que, dès la première apparition des plis corticaux, rhémisphère humain, très différent* en cela de celui de tous les autres animaux, affirme déjà son individualité. Seules les parties centrales, celles qui correspondent à la base ou au seuil, s*accroissent et se disposent d'une façon à peu près identique. Cependant, si Ton considère les grandes différences des cerveaux adultes et la difficulté qu'on éprouve à les ramener plus ou moins habilement à un type schématique convenu, on reconnaîtra qu'il est préférable de rechercher encore dans l'histoire du développer ment cérébral les éléments de la schématisation.
La date à laquelle les circonvolutions apparaissent est elle-même variable. Chez tel sujet, le cerveau, à trois mois, ne présente pas trace de plissement; chez tel autre, les scissures fondamentales sont déjà parfaitement reconnaissables, et par conséquent la subdivision lobaire se dessine. L'ordre dans lequel les circonvolutions s'isolent n'est pas mieux déterminé; on ne peut formuler à cet égard que des lois très générales, sur lesquelles Gratiolet et Broca ont émis des opinions différentes, il serait donc impossible de tirer des conclusions médico-légales formelles sur l'âge d'un fœtus d'après l'ordre d'apparition de ses plis cérébraux. Le moment auquel il faut rapporter l'état schématique de l'hémisphère, au cours du développement de cet organe, n'est rien moins que précis.
En raison des nombreux caractères différentiels qui, dès le début, manifestent cette individualité du cerveau dans l'espèce humaine, il est préférable d'arriver progressivement à la conception scliématique du manteau cortical en étudiant le développement lui-même. On en vient ainsi à se convaincre que c'est vers le neuvième mois que le type schématique est réalisé avec la plus grande approximation.
Nous avons dit qu'il nous semblait logique de ne considérer à l'hémisphère que deux faces : une interne et une externe. Nous examinerons successivement le développement de l'une et de l'autre.
A. Développement de la face interne.
Vers la fin du troisième mois ou dans le courant du quatrième, on voit apparaître, à la partie postérieure de l'hémisphère, une incisure horizontale : c'est le rudiment de la sci9sure caîcarine (K, schéma 15). Cette petite scissure sépare la région pariétale (P) de la région temporale (T). Mais il n'y a pas encore à parler ici de lobes. La région frontale (F) se confond avec la région pariétale (P). Quant à la région occipitale, elle n'existe que virtuellement, en arrière de la scissure caîcarine (K) au niveau où la région pariétale (P), se confond avec la région temporale (T). Entre la région frontale (F) et la région temporale (T), on voit s'enfoncer d'avant
BRISSAUD. C
xxxiy
INTRODUCTION
en arrière et de bas en haut une anfractuosité régulière, à contour circu* laire, dont le fond est exclusivement constitué par de la substance grise. C'est Tespace perforé antérieur et la vallée de Sylvius (S'). De la substance grise qui tapisse cet^e fosse part un prolongement de substance blanche qui s'avance au-dessous de la région frontale (F) et 'qui pi^ésente, à son extrémité antérieure, une partie renflée. Ce prolongement nerveux est le lobe olfactif; la partie renflée est le bulbe olfactif (OLB).
Le fond de la vallée de Sylvius (S') est entouré par un bordure blanche, à concavité antéro-inférieure, large en arrière, mince en avant. Cette bor-
F, région fh>Dtale ;
P, région pariétale ;
T, région temporale ;
S', scissure de Sylvius ;
OLB, bulbe olfactif;
FI, fimbria ;
ce, corps calleux ;
Fd, fescia dentata ;
«C, sinus du corps calleux
IT, scissure calcarine.
Schéma 13. — Face interne d'un hémisphère droit (fœtus de trois mois et demi ;
grandeur naturelle).
dure est la fîmbria (FI); la partie amincie en avant est Tébauche du corp calleux [ce). Elle est limitée elle-même, A sa périphérie, par un repli ourlé de l'écorce (Fd) qui représente l'ébauche du corps godronné ou fascia dentata, et qui est séparé de l'écorce proprement dite par un sillon demicirculaire (sC). Ce sillon représentera, dans Favenir, le sinus du corps calleux.
Sur un cerveau de quatre mois et demi, la scissure calcarine (K) n'a gagné ni en étendue ni en profondeur; mais au-dessus d'elle une nouvelle scissure se montre, oblique en bas et en avant : la scissure occipitale interne (Ot, schéma 14). Elle forme avec la calcarine un angle ouvert en arriére, dont les côtés limitent le futur lobe occipital. Au-dessous de la calcarine (K) est le lobe temporal (T) ; au-dessus et en avant de la scissure occipitale interne (Ot) est le lobe pariétal (P).
Le lobe temporal, à son extrémité antérieure, se recourbe en arrière, formant une sorte de crochet (Une).
Les régions frontale (F) et pariétale (P) se confondent encore dans toute l'étendue du bord supérieur de l'hémisphère; mais elles sont divisées en deux étages par deux nouvelles incisures : une moyenne (L) horizontale.
INTRODUCTION
qui sera la scissure limbique; une antérieure, verticale (»ME)y qui sera le grand sillon métopique. Ces deux incisures semblent être sur le prolongement l'une de l'autre et décrire une courbe à concavité inférieure, parallèle à la courbe du seuil de l'hémisphère. Le seuil de l'hémisphère se compose des parties que nous avons déjà
gM£
K, scissure calcarine
Oif scissure occipitale interne ;
F, région frontale;
P, région pariétale;
T, région temporale ;
0/ Une, crochet;
L, scissure limbique;
êMB, grand sillon métopique ;
FI, flmbria ,
Fd, foscia dentaia ou corps godronné ;
OLB, bulbe olfectif.
Sché ma 14. — Face interne d'un hémisphère droit (tœtus de quatre mois et demi ;
grandeur naturelle).
signalées. Toutefois la fimbria (FI) se bifurque en avant : la branche de bifurcation supérieure sera le corps calleux ; la branche inférieure sera, le pilier antérieur du trigone. Le corps godronné ou fascia dentata (Fd) sert de limite en bas à la fimbria, et en haut au corps calleux; la portion qui circonscrit le. corps calleux constituera ultérieurement le tœnia tecla.
A cinq mois et demi environ la scissure calcarine (K) se relève en arrière et* se confond en avant avec la scissure occipitale (Ot, schéma 15). La portion de l'écorce comprise entre les côtés de l'angle formé par ces deux scissures est le cuneiu ou sixième circonvolution occipitale. Cette sixième circonvolution occipitale représente en réalité la partie essentielle du lohe occipital h la face interne du cerveau. La scissure occipitale interne, qui le limite en avant, (Oî) atteint le bord de rhémisphère et l'entaille plus ou moins profondément.
Au-dessous de la scissure calcarine [K) s'étend, d'arrière en avant, un grand sillon (o/^) qui sépare en deux étages ou en deux grands plis longitudinaux la région temporale. On remarquera (schéma 15) qu'il n'y a aucune solution de continuité dans le trajet de ces deux plis; qu'ils vont depuis le pôle occipital (PO), au-dessous de la scissure calcarine (/if), jusqu'au pôle sphénoîdal (PS). Ces deux plis sont les quatrième et cin-
JNTRODUCTION.
quième circonvolutions temporales (T*, T»); elles mériteraient donc le nom d'occipitO'temporales. La cinquième (T*) fait suite, d'autre part, à la circonvolution limbique (C) en arrière du corps calleux (ce). Mais cela n*empôche qu'il n'y a pas, du moins chez l'homme, la moindre démarcation entre les circonvolutions temporales (T*, T*) et la région occipitale. La partie la plus reculée de la cinquième circonvolution temporale (T*) porte, dans la nomenclature de Broca, le nom de cinquième •irconvolulion occipitale (0* schéma 15j. Mais ce n'est là qu'une assimi*
sA/£:
Schéma 15. — Face interne d'un hémisphère droit (fœtus de cinq mois
et demi à six mois).
£, scissure calcarine ; Oi, scissure occipitale interne ; 0*, sixième circonvolution occi* pitale ou cuneus; 0*, pyrus lingual; PO, pôle occipital; of^, quatrième sillon occipitotemporal ; T*, cinquième circonvolution temporale (ou de l'hippocampe) ; l'nc, crochet de l'hippocampe; T*, quatrième circonvolution temporale; PS, pôle sphénoïdal ; cc^ corps calleux ; C, circonvolution du corps calleux ou limbique; L, scissure limbique ; TJ, tubercule de jonction ; sME, grand sillon métopique; F', première circonvolution fVt>ntale ; prOi sillon pras-ovalaire ; Pa, lobule paracentral.
lation avec ce qu'on observe sur le cerveau du singe, où le lobe occipital a une autonomie parfaite. Dans la nomenclature allemande cette partie postérieure de la cinquième temporale est appelée gyrus lingfialii (O). Le grand sillon qui sépare la quatrième circonvolution temporale (T*) de cinquième (T*) est le grand sillon occipito-temporale de Panoch, ou quatiîème sillon temporal de Broca (ot^).
La scissure limbique (L) s'allonge à ses deux extrémités. L'extrémité postérieure se relève et atteint le bord supérieur de l'hémisphère. Tout ce qui est situé à sa partie postérieure appartient au lobe pariétal (P*). L'extrémité antérieure se rapproche du genou du corps calleux, et se perd à la partie inférieure de ce genou, sans rejoindre le grand sillon
INTRODLCTiON, mxvi
métopique (sME). Tout ce qui est au-dessus de la scissure limbîque appartient au lobe frontal (F*); lout ce qui est au-dessous appartient à la •circonvolution limbique (G). De cette façon la circonvolution limbique se réfléchit, comme la scissure limbique (L) au-dessous du genou du corp3 4îalleux, et là, se termine dans une saillie de Técorce qu'on peut appeler le tubercule de ionction (TJ).
Le grand sillon métopique {$ME) divise le lobe frontal en deux plis. Le pli antérieur (F') est la première circonvolution frontale, qui borde la scissure inter-hémisphérique dans toute la convexité antérieure du cerveau, et qui va, elle aussi, en suivant la convexité, aboutir au tubercule de jonction (TJ), au-dessus et en avant de la vallée de Sylvius (S). La partie du lobe frontal qui est en arrière du grand sillon métopique réunit la première frontale (F') au tubercule de jonction (TJ) par un trajet plus court, c'est-à-dire au contact de la circonvolution limbique (C).
Enfin la première circonvolution frontale (F*) est entaillée, vers sa partie moyenne et sur le bord libre de l'hémisphère, par une incisure {pro) qui sert de limite antérieure à une surface allongée, improprement désignée BOUS les noms de lobule ovalaire ou de lobule par^central (Pa). Cette incisure est dite « prae-ovalaire ». ^'
Au septième mois environ, la disposition générale des plis de Técorce commence à se rapprocher de la forme définitive. Il y a peu de modifications à signaler (schéma 16) dans la région occipitale et dans la région temporale. On remarquera seulement que la scissure occipitale {Oe) entame de plus en plus profondément le bord supérieur de Thémisphère, où elle se continue, à la face externe qui sera étudiée ultérieurement. Les modifications les plus importantes se passent dans la région antérieure ou frontale.
La scissure limbique (L), qui forme la limite postérieure du lobe paracentral (Pa) et qui sépare la première circonvolution frontale (F*) de la circonvolution limbique (C), ne rejoint pas le grand sillon métopique. Celui-ci se prolonge au-dessous du genou du corps calleux (GC), où il prend le nom de premier sillon sous-frontal (sF). 11 ne garde le nom de sillon métopique que dans la région sus-jacente au genou nu corps calleux. Le pli qui est situé entre ce sillon et la scissure limbique ea le grand pli de passage fronto-limbique (ttF, schéma i6). Il réunit en eiïet la circonvolution limbique (C) ou le tubercule de jonction (TJ) à la prc mière circonvolution frontale (F*). Ce grand pli de passage aboutit,. en haut et en arrière au lobule paracentral (Pa), au-dessous du sillon praeovalaire (pro). Un second sillon sous-frontal (s/) plus petit que le premier divise en deux étages la partie réfléchie de la première frontale. Entre les deux sillons sous-frontaux (sF et sf), on voit un petit pli de passage ^icf) établir encore une communication entre le tubercule de jonction
XXIVUI
INTRODUCTION
(TJ) et la première circonvolution frontale (F*) ; Broca rappelle petit pli de poMsage fronto-limbique.
Enfin, dans l'intervalle qui sépare le lobe paracentral (Pa) du lobe occipital (0*), c'est-à-dire entre la scissure limbique (L) et la scissure occipitale (Oe), on voit une surface quadrilatérale, qu'on appelle communément le lobe carré, et qui n'est autre que la face interne du lobe pariétal. Ce lobe communique avec la circonvolution limbique par un petit pli de
Schéma 16. — Face interne d'un hémisphère droit de sept mois et demi.
c«, corps calleux; GC, genou du corps calleux; £, scissure calcarine; Oe^ scissure occipitale interne faisant suite A la scissure occipitaie externe ; ot^, grand sillon occipitotemporal; 0*, euneuâ; 0*, gyrus lingual; T*, quatrième circonvolution temporale; T*, cinquième circonvolution temporale ou circonvolution de l'hippocampe ; Une, crochet de l'hippocampe; L, scissure limbique; C, circonvolution limbique; Ti, tubercule de jonction; «L, pli de passage pariéto-limbique; «P, scissure sous-pariétale; pty sillon pariétal transverse; «F, premier sillon sous-(Vontal ; F% première circonvolution frontale; «F, grand pli de passage flronto-limbique ; Pa, lobule paracentral^ pro, incisure praa-ovaloire ; «A deuxième sillon sous-frontal ; «f, petit pli de passage fronto-limbiquc.
passage (TtL) : le pli de passage pariéto-limbique. A la surface du lobe carré, une profonde incisure étoilée (<P) à trois branches divise ce lobe en trois territoires suffisamment indépendants. Le plus antérieur des trois est lui-même subdivisé en deux parties par le prolongement d'un sillon (fiQ, venu de la face externe de l'hémisphère : le sillon pariétal transverse. Au neuvième mois, la disposition est la même, mais tous les plis sont plus tortueux, plus compliqués ; des incisures continues ou isolées augmentent le nombre de leurs subdivisions. C'est ainsi qu'on voit apparaître dans la région temporale un nouveau sillon (ot^) ou troisième sillon occipito-temporal; la face interne de la région temporale présente, de ce fait, trois plis longitudinaux, qui sont de bas en haut : la troisième circonvo-
INTRODUCTION
lution temporale (P), la quatrième (T*) et la cinquième (T"), ou circonvolution de rhippocampe. En avant, entre la quatrième et la cinquième, un sillon (PRD) sépare le pôle sphénoîdal (PO) du crochet de l'hippocampe (Une). Ce sillon (prœ-uncique) est le prolongement antérieur du grand sillon occipito-temporal {ot^). Il sert de limite antérieure et interne au crochet, ou, pour mieux dire, à la partie renflée de l'hippocampe, qui se
FBU
Schéma 17. — Face interne d'un hémisphère droit (fœtus à terme).
K, scissure calcarine ; Oe, scissure occipitale envoyant une branche dans le cuneus (0*) ; 0/4, grand sillon occipito-temporal envoyant une branche [»J) dans legynis lingual (0*); o/st troisième sillon occipito-temporal ; T>, troisième circonvolution temporale; T*, quatrième circonvolution temporale, se continuant en arrière avec la quatrième occipitale (0*), ougyrusftisiforme; T% cinquième circonvolution temporale (ou de l'hippocampe) se continuant en arrière avec la cinquième occipitale (0*^) ou linguale, et, en avant, avec le crochet (Une) ; PAI^, sillon prae-uncique séparant le crochet de la quatrième temporale (T*); PS, pôle sphénoîdal; L, scissure limbique; G, circonvolution limbiquc; cL, pli de passage pariéto-liinbiquc; GQA, pli antérieur du lobe carré; GQP, pli postérieur du lobe carré; BQ, bourrelet du lobe carré; aJfE, grand sillon métopique; <F, premier sillon sous-frontal; «F, grand pli de passage fronto-1 imbique; Pa, lobule paracentral; pro^ sillon ou incisure prae-ovalaire ; tf, deuxième sillon sous-frontal ; % f, petit pli de passage fronto-limbique ; Bf, rectangle ftrontal antérieur; SA, sillon rostral ; ima^ incisure métopique antérieure; imj9, incisure métopique postérieure; A, scissure de Rolande ; «m«, incisure métopique ; GSF, premier gyrus sous-frontal ; GSf, deuxième gyrus so«s-ftrontal ; GR, gyrus rectus.
termine par un crochet. La partie renflée dont il s'agit est le lobule de ïhippocampef qu'il ne faut pas confondre avec la circonvolution de l'hippocampe.
Dans la continuité de la cinquième circonvolution occipito-temporale, en arrière, vers le pôle occipital, le grand sillon occipito-temporal (0/4) envoie un prolongement comtant (al) : te sillon du lobule lingual.
La scissure calcarine (£), au niveau où elle se relève en arrière, émet une branche inférieure, dont l'étendue est variable.
XL INTRODUCTION
La scissure limbique (L) présente, sur sa lèvre inférieure, des incisures continues qui entament la circonvolution limbique (C). Ces incisures donnent à la circonvolution limbique une disposition plissée (qui n'est ici que rudimentaire) et qui lui a valu le nom de circonvolution de Vourlet. Un des plis de Tourlel forme le pli de passage pariéto-limbique (nL), qui réunit la circonvolution limbique au lobe carré.
Le lobe carré, au-dessus du prolongement postérieur de la circonvolution limbique (G), se montre déjà subdivisé en territoires distincts, d'une part, par le sillon pariétal transverse {pt), qui établit une séparation entre le gyrus antérieur du lobe carré (GQA) et le gyrus postérieur (GQP) ; d'autre part, par la scissure sous-pariétale qui sépare le gyrus postérieur (GQP) du bourrelet du lobe carré (BQ). Le bourrelet, grand triangle isocèle, dont les deux côtés égaux sont représentés par deux des branches delà scissure sous-pariétale, a pour base la scissure occipitale [Oe).
Le grand sillon métopique {sUE)^ la plupart du temps séparé du premier sillon sous-frontal {tF) par un pli tardif, forme la limite antérosupérieure du grand pli de passage fronto-Iimbique (icF). Ce pli se continue en bas et en arrière jusqu'au tubercule de jonction, sous le nom du premier pli sous-frontal (GSF).
Le second sillon sous-frontal (</) se prolonge en avant jusqu'à une encoche du bord de l'hémisphère, qui est appelée, à tort peut-être, sillon rostral (S/?). Le sillon rostral qu'on observe chez les carnivores n'a pas d'équivalent absolu chez les primates. Au-dessus du deuxième sillon sousfrontal (s/), le petit pli de passage fronto-Iimbique (?cf) s'étend en airière jusqu'au voisinage du tubercule de jonction, sous le nom de deuxième pli sous-frontal (GSf). En avant, il se termine la plupart du temps dans une surface assez régulièrement quadrilatérale (Rf) : le rectangle frontal antérieur.
Au-dessous du deuxième sillon sous-frontal [tf) la première circonvolution frontale forme le bord inférieur de l'hémisphère et le bord interne de la surface orbitaire. Elle est appelée à ce niveau gyru% reclui (GR).
Enfin, le bord de l'hémisphère commence à être entamé par des enailles plus ou moins profondes : à la partie postérieure du lobule paracentral (Pa), c'est l'extrémité supérieure de la scissure de Rolando (/)). En avant du sillon prœ-ovalaire (pro), c'est l'incisure métopique postérieure (imp). Au-dessus du rectangle frontal antérieur (Rf), c'est l'incisure métopique antérieure (ima). Le siège de ces deux incisures est d'ailleurs très variable. Il en est de même d'une incisure isolée («me), composée parfois dé plusieurs tronçons, et qui occupe l'étage supérieur de la première frontale, dans une direction parallèle à celle du grand sillon métopique (sME), On peut la désigner, suivant son importance, sous les noms de petite incisure métopique ou do petit sillon métovinve Lorsqu'elle est
LNTRODL'CTION. xli
divisée en plusieurs tronçons, chacun de ceux-ci s'appellera incisvre métopiqye.
B. — Développement de la face externe.
A la fin du troisième mois et même dans le courant du quatrième, le cerceau est encore dépourvu de plis. Nous avons dit qu'à la face interne la scissure calcarine commençait à se montrer vers cette date. 11 n'y a rien de semblable à la face externe, qui rappelle la surface corticale des lissencéphales (schéma 18). L'hémisphère est un ovoïde assez régulier, dont la partie antéro-inférieure est échancréepar une cavité peu profonde, dirigée en haut, en arrière et en dehors; cette cavité est la fosse de Sylvius. En avant et au-dessus de la fosse de Sylvius se trouve l'extrémité
Ff région frontale;
P, région pariétale;
T, région sphénofdale ou temporale.
Schéma 18. — Face externe d'un cerveau de fœtus de trois mois et demi
(grandeur naturelle).
frontale (F) , directement au-dessus se trouve la région pariétale (P) ; audessous et en arrière se trouve la région sphénoîdale ou temporale (T). Pas plus qu'à la face interne, il n'est possible de reconnaître une région occipitale distincte.
Dans le courant du cinquième mois, Tanfractuosité (S') qui s'enfonce au-dessous de la région frontale (F) s'allonge en arrière en s'amincissant. Elle se continue en dedans et en avant avec l'espace perforé antérieur, où prend naissance le bulbe olfactif (OLB, schéma 19).
Au-dessus de la fosse de Sylvius (5'), à la surface de la région moyenne, commence à se dessiner une incisure oblique en bas et en avant, qui sera la scissure de Rolande (R). Deux autres incisures, antéro-postérieures (A cl ft)* apparaissent presque en même temps; elles deviendront les deux sillons frontaux.
Dès lors, le lobe frontal est constitué; il est représenté par toute la partie de la convexité de l'hémisphère qui se trouve en avant de la scissure de Rolande (R). Les deux sillons (A et A) partagent ce lobe en trois plis parallèles, qui seront les tl^ois circonvolutions frontales; la région commune à ces trois circonvolutions, en arrière, sera la circonvolution frontale ascendante.
XLU
INTRODUCTION
La région pariétale ne présente aucun sillon. Hais dans la région temporale, parallèlement à la direction de la fosse de Sylvius, on reconnaît déjà une incisure allongée, qui sera le premier sillon temporal ((|), ou sillon parallèle, quelquefois appelé iciuure parallèle. En arrière, un deuxième sillon (f,), deuxième sillon temporal, apparaît au voisinage de la région occipitale (G). Le lobe temporal est donc, lui aussi, définitivement constitué dans ses traits essentiels : il se compose de trois circon-
S% fosse de Sylvius ;
OLB, nerf olfoctif et son bulbe;
F, région fh>nUle;
Pf région pariétale ;
/*!, premier sillon frontal;
/*!, deuxième sillon fron- Ul;
t,, premier sillon temporal;
t^ deuxième sillon temporal;
0, région occipitale.
Schéma 19. — Face externe d'un hémisphère droit de fœtus de quatre mois et demi
(grandeur naturelle).
volutions parallèles, séparées par deux sillons (ti et't,), mais confondues dans l'intervalle de ces sillons. En arrière, le lobe temporal se confond avec la région occipitale et avec la région pariétale.
Dans le courant du sixième mois, de grands changements surviennent. La fosse de Sylvius se ferme par le rapprochement de ses deux bords, et elle est remplacée, à la surface, par la scissure de Sylvius (S'). Le rapprochement n*est pas absolument complet (schéma 20). En avant surtout, les deux lèvres sont encore assez écartées pour qu'on distingue entre elles un mamelon (PI), qui représente le centre de convei^ence des circonvolutions de Tinsula, enfermées dans la fosse de Sylvius. Cette saillie mamelonnée est le pôle de Vinsula,
L'insula est un petit groupe de circonvolutions qui sera étudié plus loin (schéma 25).
Les parties de Técorce adjacentes à la scissure de Sylvius et qui recouvrent la fosse en se rapprochant l'une de Tautre sont appelées opercule supérieur et opercule inférieur.
INTRODUCTION
zLin
Elles sont entaillées par des incisures dont le siège est à peu près fixe. U en est deux, en tout cas, situées à la région antérieure de Topercule supérieur, dont Tapparition est précoce et dont Timportance est telle au point de vue de Torientation, qu*onles a considérées comme des branches de la scissure de Sylvius. Ces deux incisures naissent en effet de la scis-
/j P' R pr^ Pf^ f.
Schéma 20. — Face externe d'un hémisphère droit de fœtus au milieu du sixième mois
(grandeur naturelle).
S\ scissure de Sylvius ; PI, pôle de l'insula ; S'\ branche antérieure ou horizontale de la scissure de Sylvius ; S'", branche verticale ou ascendante de la scissure de Sylvius ; A, scissure de Rolande; f^^ premier sillon frontal; /",, deuxième sillon ft*ontal; F', F*, F', première, deuxième, troisième circonvolutions ft'ontales ; F, circonvolution frontale ascendante ; pr»^ sillon pr<e-rolandique supérieur ; pn, sillon prae-rolandique inférieur ; t|, premier sillon temporal; <«, deuxième sillon temporal; T*, T*, T', première, deuxième, troisième circonvolutions temporales; t^,^ branche supérieure du premier sillon temporal ; <if , branche inférieure du premier sillon temporal ; PC, pli courbe ; Oe, scissure perpendiculaire externe ;p, sillon pariétal ou interpariétal; P*, circonvolution pariétale supérieure; P*, circonvolution pariétale inférieure; Pf, sillon post-rolandique supérieur; p„ sillon post-rolandique inférieur; P, circonvolution pariétale ascendante; GP, lobulej^du pli courbe; 0, pôle occipital ; «0, pli de passage pariéto-occipital supérieur ou premier pli de passage externe ; «P, pli de passage pariéto-occipital inférieur ou deuxième pli de passage externe.
sure de Sylvius, en avant du pôle de Tinsula (PI), par un tronc commun; l'une d'elles {S") se dirige horizontalement en avant : c*est la branche horizontale ou antérieure de la scissure de Sylvius ; Tautre, à peu près verticale (S'"), est la branche verticale ou ascendante de la scissure de Sylvius ; ces deux branches s*enfoncent dans la troisième circonvolution frontale (F*), dont elles compliquent la forme et le trajet.
La scissure de Rolando (A) augmente de profondeur et d'étendue ; elle
XLiT INTRODUCTION.
n*est plus rectiligne, elle devient sinueuse; les deux sillons frontaux (At /i) rallongent dans le sens antéro-postérieur, et ainsi Ton voit s*isoler plus nettement les trois circonvolutions frontales (PS F^ F'). Nous avons dit que ces trois circonvolutions prenaient naissance, en arrière, au-devant de la scissure de Rolande (A), sur une portion de Técorce qui leur est commune et qui peut être déjà appelée circonvolution frontale ascendante (F). La frontale ascendante s*isole elle-même de plus en plus, grâce à Tapparition de deux sillons situés au-devant de la scissure de Rolande et qui» plus tard, seront parallèles à cette scissure. Le sillon supérieur (p7*s) ou prœ-rolandique supéi^ieur reçoit rextrémité postérieure du premier sillon frontal (fi) ; le sillon inférieur ou prœ-rolandique inférieur {pri) reçoit l'extrémité postérieure du deuxième sillon frontal (/*,).
Dans la région temporale il n*y a guère de transformations à signaler . toutefois le premier sillon ou sillon parallèle [1^) présente déjà à son extrémité postérieure une bifurcation de grande importance. Les deux branches de cette bifurcation (^u, brandie supérieure, /|/, branche inférieure), forment un angle ouvert en arrière, limitant une petite portion de Técorce qui sera le pli courbe (PC). Quant au deuxième sillon (<,), il se compose de plusieurs tronçons isolés, laissant des intervalles anastomotiques entre la deuxième circonvolution temporale (T') et la troisième (T»).
Ainsi la région frontale et la région temporale n*ont pas subi de changements très notables. Au contraire, dans la région pariétale on constate de grandes modifications.
Sur le bord supérieur de Thémisphère, en arrière, apparaît l'encoche de la scissure occipitale (0^), que nous avons déjà signalée à la face interne de Thémisphère. Ce qui est en arrière de la scissure occipitale est le lobe occipital (0). Au-dessous de cette encoche, un sillon profond, concave en haut et en dedans, mais dirigé, dans son ensemble, d'avant en arrière, divise en deux étages la partie supérieure de la région pariétale. Ce sillon, appelé interpariétal ou tout simplement pariétal^ n'est qu'une incisure isolée. Ce qui est au-dessus de lui est le lobule pariétal supérieur (P*) ; ce qui est au-dessous est le lobule pariétal inférieur (P*) ; le lobule pariétal inférieur est relié au pli courbe (PC) par un pli intermédiaire appelé lobule du pli courbe (GP). On peut constater que le lobule du pli courbe est sur le prolongement de la première temporale (T*).
Le lobule pariétal supérieur (P*) et le lobule pariétal inférieur (P*) sont séparés de la scissure de Rolande (A), chacun par un petit sillon pa« rallèle à cette scissure ; le sillon post-rolandique supérieur (pi) et le sillon post-rolandique inférieur (p,) servent ainsi de limite postérieure à une grande circonvolution (P), la pariétale ascendante ^ bornée en avant, dans toute son étendue, par la scissure de Rolande (A).
INTRODUCTION. xlv
Le lobe pariétal est donc divisé en deux lobules (P' et P') par le sillon interpariétal (p). Ces deux lobules se subdiviseront eux-mêmes ultérieurement. Déjà le lobule inférieur se compose de trois parties : la circonvolution pariétale inférieure (P*), le lobule du pli courbe (GP), et le pli courbe (PC)» qu*on peut considérer comme appartenant au lobe pariétal.
Au-dessus et au-dessous du sillon pariétal (p), le lobe pariétal est relié au lobe ocipital (G) par deux plis : un pli supérieur (tc 0), qui décrit une courbe à concavité interne autour de la scissure occipitale externe (Oe) ; c*est le pli de passage pariéto-occipital supérieur ou premier pli de passage externe (Gratiolet). Il réunit le lobule pariétal supérieur (P*) au lobe occipital (0);unpli inférieur (nP), au-dessous du sillon pariétal (p), relie le pli courbe (PC) au lobe occipital : c*est le deuxième pli de passage externe^ ou pli de passage pariéto-occipital inférieur. D n*est jamais superficiel que chez Tbomme ; et, pour cette raison, Gratiolet l'appelait pli humain.
Vers la fin du septième mois, tous les traits fondamentaux que nous venons d*énumérer se sont considérablement accentués, c'est-à-dire que les scissures et les sillons ont augmenté de longueur et de profondeur, de façon à isoler davantage les lobes et les circonvolutions; mais il n'y a que peu de subdivisions nouvelles.
L*hémisphère, représenté sur le schéma '2\ et qui appartenait à un fœtus de huit mois environ, n'est pas bien différent de l'hémisphère de six mois et demi représenté sur le schéma 20. La vallée de Sylvius (S) se continue avec la scissure de Sylvius; on peut remarquer que les incisures des opercules sont plus prononcées. Toutes les parties constituantes du lobe frontal ont la disposition générale qui a été décrite; toutefois, le premier sillon frontal (fi) se confond avec le prae-rolandiqûe supérieur en arrière et ne se prolonge pas en avant. Dans la région antéro-inférieurc du lobe frontal, apparaît une incisure isolée (soe), qui sera le sillon orbitaire externe.
Dans la région temporale et dans la région pariétale, il n'y a rien à signaler; c*est dans la région occipitale (celle dont le développement est certainement le plus tardif, du moins à la face externe de l'hémisphère), qu'il y a lieu de relever les modifications les plus importantes. . Sur l'hémisphère que nous avons reproduit ici, la scissure occipitale externe (Oe) atteint le sillon pariétal (p), de telle sorte que le premier pli de passage externe n'existe pas. C'est là une anomalie qui est relativement rare chez l'adulte, mais qui ne l'est certainement pas autant chez le fœtus. D'autre part, le sillon pariétal (p) se termine en arrière dans une petite incisure transversale (0|), qu'on doit appeler premier sillon occipital^ mais qu'on peut considérer — par assimilation avec ce qui s'observe chez les primates — comme un prolongement de la scissure occipitale externe (Oe). Ce qui se trouve au-dessus et en avant de ce premier sillon occipital est la
INTRODICTION.
première circonvolution occipitale (0*). La première occipitale fait immédiatement suite, on le conçoit, au premier pli de passage externe. Ce qui se trouve au-dessous et en arrière du premier sillon occipital (0|) est la deuxième circonvolution occipitale (0'). La deuxième circonvolution occipitale est reliée au pli courbe (PC) par le deuxième pli de passage (icP).
Schéma 21. — Face externe d'un héinii«phère droit de fœtus à la fin du septième mois
(plus petit que nature).
S, vallée de Sylvius se continuant à la Tace externe du ceneausous le nom de scissure de Sylvius ; A, scissure de Rolando ; F, frontale ascendante ; F', F', F', première, deuxième, troisième circonvolutions frontales; /'|,/'t, premier et deuxième sillons frontaux; aoe, sillon orbitaire externe; P, lobe pariétal; p, sillon pariétal ou inlerpariétal; p^, sillon post-rolandique supérieur; p,, sillon post-rolandiquc inférieur; Oe, scissure occipitale externe; 0|, premier sillon occipital ; o^ deuxième sillon occipital ; 0*, 0*, 0*, première, deuxième, troisième circonvolutions occipitales; PC, pli courbe ; «P, deuxième pli de passage externe; T*, T*, T', première, deuxième, troisième circonvolutions temporales; f,, premier sillon temporal ou sillon parallèle; <„ deuxième sillon temporal.
Enfin, cette deuxième circonvolution occipitale est limitée en bas — mal limitée d'ailleurs — par un petit sillon (o,), deuxième sillon occipital, qui est sur le prolongement du deuxième sillon temporal [t^. Ce qui est audessous du deuxième sillon occipital est la troisième circonvolution occipitale (0^), toujours confondue avec la troisième temporale (P).
L*hèmisphère du fœtus à terme est constitué comme celui de Tadulte, avec cette seule dilTérence que les plis sont en général moins contournés, moins compliqués et plus largement anastomosés. Le spécimen que nous avons représenté ici (schéma 22) répond assez exactement à la moyenne, et peut être considéré comme un type approximatif de cerveau schématique. Mai» nous ne saurions trop répéter que les différences individuelles, commençant à se manifester avec les premiers plissements de Técorce,
INTRODUCTION
XL vit
ne permettent pas de concevoir, même pendant la période embryonnaire, le type parfait du cerveau schématique humain. L'exemple même qu'on a ici sous les yeux (schéma, 22) n*est pas exempt d'anomalies, s'il y a lieu d'admettre des anomalies dans un organe dont on peut dire, sans paradoxe, que sa caractéristique réside surtout dans ses variations. Chez le fœtus à terme, la scissure de Sylvius est à peu près complète»*
Schéma 22. — Face externe d'un hémisphère droit (fœtus à terme).
A, scissure de Rolando ; /»ro, sillon pne-ovalaire ; L, scissure limbique;pff sillon pariétal transverse; F, circonvolution frontale ascendante; F\ F*, F', première, deuxième, troisième circonvolutions frontales; FO', circonvolution fronto-orbitaire externe ; FO', lobule orbitaire; /"i, A, premier sillon frontal et deuxième sillon frontal ; (4, tfj premier sillon temporal et deuxième sillon temporal; T\ T*, T', promiére, deuxième, troisième ciroonvolutions temporales; P, pariétale ascendante; P*, P*, premier et deuxième lobules pariétaux ; PC, pli courbe ; O0, scissure occipitale externe ; A', scissure calcarine; 0*, 0*, 0*, première, deuxième, troisième circonvolutions occipitales.
ment fermée. Il faut en écarter les lèvres pour découvrir le pôle de Tinflula. Ses opercules présentent des incisures profondes. Le deuxième sillon frontal (/*,) se prolonge en avant, de manière à isoler, au-dessous de lui, l'extrémité antérieure de la troisième circonvolution frontale (F*) qui prend le nom de fronto-orbitaire externe (FO*). En dedans de cette circonvolution, on aperçoit le lobule orbitaire (FC), qui fait suite à la deuxième frontale (F»).
La scissure de Rolande (R) atteint le bord supérieur de l'hémisphère et le dépasse même, pour se terminer, comme nous l'avons déjà vu, dans le lobule paracentral, à la face interne. En avant de cette scissure, sur le bord de l'hémisphère apparaît l'encoche du sillon prse-ovalaire (pro) ; en arrière apparaît l'encoche de la scissure limbique (£); enfin, derrière c«lle-ci, on voit s'enfoncer plus ou moins profondément, de dedans en
xLviii lOTRODlCTION.
dehors, dans le lobule pariétal supérieur (P'), le sillon pariétal transverse {pt).
Le sillon pariétal, le sillon post-rolandique supérieur et le sillon postrolandique inférieur se rejoignent de manière à former une étoile au milieu du lobe pariétal, dont les trois territoires (P, P^, P') sont plus complètement isolés.
Sur le lobe occipital on peiit reconnaître encore les trois circonvolutions que nous avons décrites (OS OS 0'). Hais leurs limites ne sont pas représentées par les deux sillons occipitaux (o^ o, schéma 21). C*est le prolongement bifurqué de la scissure calcarine (K) qui, venant empiéter sur la face externe de Thémisphère, établit une démarcation assez indécise entre ces trois circonvolutions.
Il nous reste à signaler la disposition des plis de l'écorce qui constituent rinsula, c*est-à-dire ce petit lobule solitaire qui occupe le fond de la fosse de Sylvius et qu*on ne peut étudier, chez ladulte, qu'en écartant largement les deux opercules de Sylvius.
Le schéma 23 représente la disposition de Tinsula au fond de la fosse sylvienne.
Ce lobule, formé de plis rayonnants dont le centre de convergence (PI) est à la partie inférieure de la fosse, se compose de deux divisions lobulaires distinctes : une antérieure (IN) et une postérieure (LNP). La division antérieure est Tinsula proprement dit : il consiste en trois plis dont 1 ensemble est un triangle à base supérieure. La base répond à Topercule de la région frontale (OF) et de la région sous-rolandique (OR). Le sommet, mousse, mamelonné est le pôle de Tinsula (PI). Il est situé immédiatement en arrière de la languette de substance grise qui réunît le lobe frontal au pôle sphénoîdal (PS) et qui porte le nom de pli ou gyru* falci forme (G FA).
Les trois plis de Tinsula proprement dit sont séparés par deux sillons égalements convergents, partis de la base du lobule, mais qui n'atteignent jamais le sommet du triangle. — L'insula postérieur (INP) se compose de deux plis parallèles, obliquement dirigés en bas et en avant dans toute la hauteur de la fosse ; ils partent, en haut, de la région profonde de la fosse, au-dessous de Topercule pariétal (OP) et arrivent, en bas, jusqu'au niveau et en arrière du pôle de l'insula antérieur (PI). Les deux plis de l'insula postérieur sont séparés l'un de l'autre par une incisure qui n'atteint pas toujours leur extrémité inférieure, de telle sorte qu'ils se confondent au voisinage du pôle. L'insula postérieur (INP) et* l'insula antérieur (IN) sont au contraire nettement séparés par un sillon plus profond, qui s'étend sur tout le bord postérieur de l'insula antérieur; on l'appelle grand sillon de rinsula (ir).
L'ensemble des deux insulas (IN et INP) est donc constitué par cinq
INTRODUCTION
plis : trois appartiennent à Tinsula antérieur, et deux à Tinsula postérieur. Cet ensemble de petits plis est plaqué en quelque sorte sur le fond de la fosse ; et conune les opercules ferment celle-ci de tous côtés, il existe entre les bords de Tinsula et les portions du manteau qui forment les opercules, des culs-de-sac linéaires, pour lesquels Broca a proposé le
ms
SchéuM 25. — Face externe d'un hémisphère gauche ; les lèvres de la scissure de Sylvius ont été écartées de manière à laisser voir l'insula au fond de la fosse.
I!f, insula proprement dit; INP, insula postérieur; PI, pôle de l'insula; tr, grand sillon de l'insula; /iU, rigole antérieure de l'insula ; /AP, rigole postérieure; /AS, rigole supérieure ; OF, opercule frontal ; OR, opercule de Rolando ; OP, opercule pariétal; os, opercule du fond de Sylvius; Tt, circonvolution temporale transverse; pTt, pied de la temporale transvei'se ; T', première cirvonvolution temporale formant l'opercule temporal ; i7, incisurc temporale ; PS, pôle sphénoidal ; GFA, gyrus falci forme ; A, scissure de Rolando ; F, circonvolution frontale ascendante ; F*, F*, F*, première, deuxième, troisième frontales; P, circonvolution pariétale ascendante ; P', P*, première et deuxième circonvolutions pariétales ; GP, lobule du pli courbe ; PC, pli couriie ; 0^1 ^> première et deuxième circonvolutions occipitales; «0, premier pli de passage externe ; «P, deuxième pli de passage externe ; «OT, troisième pli de passage externe ; T*, T', deuxième et troisième circonvolutions temporales.
nom de rigole$, A chacun des côtés de Tinsula correspond une rigole. Une rigole antérieure (IRA), dirigée en bas et en arriére, sépare la partie antérieure de l'insula de la partie postérieure du lobe frontal. Une rigole postérieure (IRP), dirigée en bas et en avant, se confond avec le bord postérieur de l'insula postérieur (INP)* Enfin une rigole supérieure (/AS), cachée aous . les régions frontale, rolandique et pariétale de Topercule (Or, 0R,\OP)» sléCend d'avant en arriére sur. toute la longueur de la base du lobule. < .
BRISSàUD. d
L LNTRUOtCTlON,
La partie la plus postérieure de la fosse de Sylvius est en dehors de rinsula. Elle est occupée par un pli de passage profond, oblique en arrière en dedans et en haut; ce pli, désigné par Broca sous le nom de pli de pauage pariéto-lemporat profondy et par les Allemands sous celui de circonvolution temporale transverne (Tt), commence à la surface de Thémisphére (pTt) en arriére de l'opercule temporal (T*) dont il est séparé par une incisure à peu près constante (it) ; il se perd, dans la profondeur, à l'extrémité la plus reculée de la fosse. La portion de Topercule qui le recouvre et qui correspond exactement à la terminaison postérieure de la scissure, peut être appelée opercule du fond de Sylvius (OS).
La petite surface, visible à Textérieur (pTt), qui représente, sur la lèvre inférieure de la scissure, l'origine du pli de passage temporo-pariétal profond, mérite le nom de pied de la circonvolution temporale tranMvene.
Nous avons dit que toutes les parties constituantes du manteau pouvaient