‹ Anatomie du cerveau de l'hommeChapitre 54 sur 84 · COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT JUSTE EN ARRIÈRE · texte numérisé non relu

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT JUSTE EN ARRIÈRE

DU TUBERCULE MAMILLAIRE

Écorce.

Sur la face externe de l'hémisphère, le premier sillon frontal (/*,, 99, 100) donne passage à un large pli de communication entre la première circonvolution frontale et la deuxième (F* P, fig. 99). Ce pli va prendre de grandes proportions sur les coupes 101 et 102;

PLAiNCUE XXVU. 507

de telle sorle que la deuxième frontale occupera une bonne partie de la surface convexe de rhérnisphère.

Mais la forme générale du lobe frontal ne changera plus maintenant. Deux grands sillons convergents {f^, /*,, fig. 99) divisent le manteau en trois secteurs que nous retrouverons jusqu'au pôle frontal : les trois circonvolutions frontales.

Quant au lobe sphénoïdal, ses divisions sont toujours de beaucoup les plus simples.

Cavité ventriculaire.

La corne frontale est linéaire; elle ne présente d'autre particu; larité que la saillie formée à sa face inférieure par le tubercule antérieur de la couche optique (NaC, fig. 101, 102).

La corne sphénoïdalc, transversale et môme légèrement oblique maintenant en haut et en dedans, est sectionnée tout près de son cul-de-sac antérieur. Sa paroi inférieure est devenue presque latérale; elle est toujours soulevée par le grand sillon occipito-lemporal. Sa face externe est représentée exclusivement par la queue du noyau caudé (NCC, fig. 102); sa face supérieure est formée, en dehors par la partie la plus postérieure du noyau amygdalien (NA, fig. 102), et par la bandelette optique sus-jacente à Tuncus (Une).

Substance grise.

CAM. La corne d'Ammon (CAM) et Vuncus ou crochet (Une) se mélangent intimement. La substance grise et la substance blanche de la corne d'Ammon se continuent, sans aucune démarcation, avec la substance grise et avec la substance blanche de Vuncus (fig. 97, 102); on se rend compte aisément, surtout sur la coupe 102, que Tuncus (Une) et le fascia dentata (Fd) sont une seule et même lame grise. On peut voir sur la coupe 101 que Tuncus est, comme la circonvolution de Thippocampe (llip), recouvert par une mince couche de substance blanche (LMA). Celle-ci est la substance réticulaire d'Arnold, qui s'est réfléchie au fond du sillon de l'hippo campe (Si/). De ce fait môme, on peut considérer que le sillon de l'hippocampe (S//) interposé entre la circonvolution de l'hippocampe d'une part (Hip) et le crochet d'autre part (Une), est la même chose que le sillon vasculaire du slratum lavunosum.

ALV. L'alveus n'a été figuré que sur la coupe 100 (ALV). 11

308 COUPES VHITICO-TRANSYERSALES.

recouvre la lamina convoluta, le fascia dcntata et la face interne de la crête du crochet. Il est absolument confondu avec la terminaison antérieure de la (imbria, qui ne sera plus représentée dorénavant sur les coupes plus antérieures.

NC. Noyau candé (fig. 98), voy. pi. XIX.

NCC. La queue du noyau caudé (Gg. 98, 99, lOi, 102). Ses rapports avec la bandelette sous-optique (BSO) et la racine inférieure du thalamus (ThI) seront étudiés plus loin.

Th. Le thalamus (fig. 97) commence à montrer ici d'une façon tout à fait nette sa subdivision en trois noyaux. Nous connaissons déjà son noyau externe et son noyau interne. On voit apparaître maintenant, à son extrémité antérieure et supérieure le noyau antérieur (NaC) .

NaC. Le noyau antérieur du thalamus (fig. 97, 101), ou corpus album subrotumlum^ est une masse grise bien isolée, enveloppée de tous côtés par de la substance blanche et faisant saillie au-dessus et en dehors du noyau interne (NiC, fig. 91). Il a la forme d'une demi-sphère (corpus subrolundum) revêtue d'une couche épaisse de fibres nerveuses, dont la plupart proviennent du taenia. Ces fibres, par conséquent, sont dirigées de dehors en dedans. Au moment où elles atteignent le tubercule antérieur, elles se divisent en deux couches : Tune, superficielle, recouvre le tubercule dont elle forme le stratum zonale; l'autre passe au-dessous de lui et va se mélanger avec la lame médullaire interne (LMl, fig. 101). Cette dernière change alors de direction : elle s'étale dans un plan vertical et antéro-postérieur, de façon à renforcer la lame médullaire interne, projetant ses fibres en éventail, au-dessous du tubercule, les unes en avant, les autres en arrière.

I^s fibres superficielles qui recouvrent le tubercule antérieur du thalamus sont loin de s'épuiser dans ce noyau. Elles ne font que passer au-dessus de lui pour aboutir au noyau interne (NiC, fig. 99). Très peu d'entre elles s'arrêtent au corpus album subrolundum. Nous verrons que ce ganglion reçoit, plus en avant, par sa face inférieure, les fibres du faisceau de Vicq-d'Azyr.

NiC. Noyau interne du thalamus (fig. 99).

NR. Le noyau rouge de la calotte (fig. 97, 98, 100) diminue progressivement de volume ; les coupes vertico-transversales arrivent

PLANCHE XXVU. 309

au voisinage de sa convcxil« antérieure. Sur la coupe 101 il n'en subsiste qu'une Irt'S petite surface de section. Sur la coupe 102 il n'eu reste plus rien; à sa place, le fiiiseeau de la calotte (TEti) s'étale transversalement sous la couche optique, jusqu'au voisinage de la ligne médiane, dont il n'est séparé que par la couronne rayonnante du faisceau longitudinal postérieur {RFP, fig. i02).

Nous avons déjà signalé la striation blanche du noyau de la calotte par de petits faisceaux de fibres dirigés obliquement de haut en bas et de dedans en dehors (MOC, fig. 99). Ces fibres appartiennent au nerf moteur oculaire commun, dont les noyaux les plus antérieurs siègent au-dessus et en dedans du noyau rouge, au fond de la gouttière de Monro.

PUT. Le pDtamen (fig. 98, 100. 101), ou segment externe du noyau lenticulaire s'étend sur une hauteur de plus en plus grande :

l'mjeclion horiiontEle du noyau Icnliculaïre Itidlquant le lieu dv patuite de 11 coupe IM.

lidus IGLI'J mait n

diClBUÊtnan (Toy.plui loin].

adjacent b la capsule externe (CE. fig. 101) dont il est séparé par une fissure réelle, il adhère intimement k toutes les autres parties qui l'environnent. Sa forme est celle d'un trapèze dont les deux côtés parallèles sont représentés ici (fig. 101) par sa face externe et par sa face interne. Les côtés non parallèles sont limités : le supérieur, par le segment postérieur de la capsule interne (CID), l'inférieur par le segment inférieur de cette capsule (GIF). La face interne est adhérente à la cloison verticale externe du noyau lenticulaire (MLE, fig. 98), d'où parlent des stries horizontales, dirigées de dehors en dedans et qui se perdent dans la substance grise du putamen. La plupart s'y ramifient. Jamais elles ne présentent d'anas-

310 COUPES VERTIC0-TRANS\'ERSA1.ES.

A l'angle inférieur et externe du putamen on distingue une petite tache foncée, allongée verticalement, située sur le trajet du faisceau sensitif externe (FSc, 99, 100, lOi, 102). 11 s'agit là du faisceau sensitif externe lui-môine; et la tache, de forme et de situation absolument constantes, représente la section transversale des fibres du faisceau sensitif externe, qui pénètrent directement dans le putamen. Nous avons déjà signalé ces fibres et nous avons dit qu'elles constituaient un faisceau important de la couronne ravonnante du novau lenticulaire.

GLP. Le globns pallidns (fig. 100) n'est pas <»ncore complètement dégagé des fibres qui l'abordent par sa face postérieure; en d'autres termes, la coupe ne le divise pas encore au niveau de sa plus grande largeur. Il ne présente donc pas une netteté de contours absolue.

Nous savons que le nom de globus pallidns est appliqué en général aux deux segments internes du noyau lenticulaire; pour éviter les confusions nous réservons cette dénomination au segment moyen, et nous appelons globus medialis le segment interne, celui qui est le plus voisin de la ligne médiane.

Les stries du putamen et celles du globus pallidus convergent, dans leur ensemble, vers la partie inférieure du faisceau pyramidal (FP, fig. 102). 11 est indubitable que beaucoup des fibres dont ces stries se composent vont directement du putamen au pied du pédoncule, sans s'arrêter dans le globvs pallidus et dans le globus medialis. Mais un nombre encore plus grand de ces fibres s'arrêtent dans les deux segments internes et s'y réduisent. Après réduction, elles gagnent le pied du pédoncule, en empruntant la voie des deux lames verticales qui séparent les trois noyaux. Elles sont toujours dirigées de haut en bas. C'est ainsi qu'elles arrivent au segment inférieur de la capsule interne (GIF) où elles formeront, un peu plus en avant, le faisceau bien isolé, connu sous le nom d'anse du noyau lenticulaire.

On peut s'étonner, à première vue, que les cloisons verticales du noyau lenticulaire, composées exclusivement de fibres, présentent une coloration claire, aussi bien sur les coupes verticales que sur les coupes transvei-sales. Cela prouve simplement que ces lames renferment des fibres verticales et des fibres horizontales : les fibres verticales sont celles qui, sorties des trois noyaux, descendent vers

PLANCHE XXVn. 5il

le segment inférieur de la capsule inlcrnc; les fibres horizontales sont celles qui ne font que traverser les deux noyaux internes pour gagner le putamcn, ou qui établissent des connexions transversales entre ces trois noyaux, chacun à chacun. Les lames verticales sont ainsi constituées par un véritable treillage fibreux. 11 faut ajouter encore que, parmi les fibres verticales des cloisons, il en est

pf {"P Coupe terticO'Iniisversale du

(1.-3 nbns pédonciilaires

dans les cloisons vert io les

îitei-ne et inleroe (MLE,

MLII.

PIT, Pulamen;

Cl. capsule interne.

GLP.Elobuspallidus;

GLH, Blobus inedlaliM

ANL. anse du noyau lenticu-

Ulre.fonnée parles fibres

lerlicaies des cloisons in-

leme et e,len.e (MLl,

MLE

MU

ANL

MLE).

qui viennent de la capsule interne. Nous nous expliquerons plus loin sur la question de savoir si ces dernières, issues de l'écorcc, rentrent dans le putamcn après s'ôtre introduites dans la cloison externe (MLE).

CL. Le clacstrnm (fig. 98, 101), situé à peu près h égale distance du putamen et de l'écorce de l'insula, devient toujours plus apparent vers la région moyenne du noyau lenticulaire.

DL. Le discus lentlfomiis (fîg. d8, 99, 1U1) est un noyau gris parfaitement isolé, de forme très régulièrement lenticulaire, situé immédiatement en avant et au-dessus du locus niger, au-dessous de la couche optique, cm dehors du noyau rouge, en dedans et audessus du faisceau le plus interne du pied du pédoncule. Ce petit noyau auquel on a encore donné les noms de corpus sublhalamicum, noyau amijgdali forme, bandelelle accessoire de folive supérieure, ganglion de la capsule interne, corps de Forci, a surtout été bien décrit par M. Luys, du moins au point de vue do sa forme et de ses rapports généraux. Mais on est encore loin de s'entendre sur ses connexions intimes avec les nombreux faisceaux de la calotte et du pédoncule qui l'environnent. Il a évidemment la forme d'une len-

312 COUPES VERTOO-TRAXSVERSALES.

tille; toutefois ou ne peut s'en rendre bien compte qu'après avoir pratiqué des coupes méthodiques de la région subthalamique dans les trois directions. C'est une lentille biconvexe, plus longue que large, c'est-à-dire que son diamètre antéro-postérieur est plus long que son diamètre tansversal. La convexité supérieure a un plus petit rayon que la convexité inférieure. Le diamètre antéro-posté-

A, projection du dùcu» lentiformiê (DL) sur le plan vertico-transvenal ;

B, projection du dtscus lenliformis sur le plan horilontal.

Sur le plan Tertical (A), le plan de l'équalcur du disque forme un angle de ^ degi^s avec la ligne horiiontale Xy.

rieur n'est d'ailleurs qu'approximativement dirigé dans le sens sagittal ; il s'incline légèrement en avant et en dedans, parallèlement à la direction du tractus optique. Le plan équatorial de la lentille est lui-même incliné en dedans et en bas, suivant un angle de 35 degrés environ au-dessus du plan horizontal.

Le discus lentiformis n'est relié par aucune traînée de substance grise avec la couche optique, ni même avec le noyau rouge de la calotte, n est toujours parfaitement isolé et comme perdu au milieu des faisceaux de la calotte et du pédoncule. La seule région de substance grise avec laquelle il puisse avoir des connexions est celle que nous étudierons plus loin sous le nom de noyau de Tanse lenticulaire (GAP).

Le discus lentiformis (DL, fig. 99) reçoit par sa face inférieure les fibres de la lamina tegmenti (LIE). Il émet par sa face supérieure les fibres du faisceau capsulaire (MF), sur les rapports duquel nous nous expliquerons un peu plus loin (voy. pi. XXYll); ce faisceau capsulaire est-il la continuation de la lamina tegmenti (LTË) à travei*s le disque? La chose est probable. Nous admettons, en tout cas, d'une façon à peu près absolue, que le discus lentiformis est un noyau qui sert de centre de réduction au faisceau capsulaire (MF). Ce dernier, venu de la capsule interne, où il est mêlé

PLANCHE XXVU. 313

aux fibres de l'anse du noyau lenticulaire, continue donc son trajet, de liaut en bas, très réduit au-dessous du disque, et va rejoindre, sous le nom de lamina tegmenti (LTE), la région de la calotte, où il s'entre-croise en formant une partie importante de la commissure de Meynert. La difficulté de l'étude des faisceaux sus-jacents au discus lentiformis a valu à cette couche de fibres le nom de zona incerta (Forel).

Substance blanche.

Ici le tronçon protubérantiel n'est pas représenté. Les coupes s'arrêtent à la partie inférieure du noyau rouge de la calotte (NR), au niveau de la pénétration des fibres capsulaires du faisceau pyramidal (FP) dans le pédoncule.

CEO. Le faisceau côrébello-thalamique (fig. 97) est tout ce qui subsiste du pédoncule cérébelleux supérieur. Il est beaucoup moins large que précédemment, pour la raison qu'il s'est épuisé en grande partie dans la lame médullaire externe du thalamus (LML). tes fibres se portent directement en haut et en dehors : mais nous savons que lorsqu'elles sont arrivées au-dessous de la couche optique pour former une bonne part de la lame médullaire, elles s'épanouissent en éventail : les postérieures dirigées en arrière, les moyennes en dehors, les antérieures en avant. Ces dernières, en raison de leur , direction antéro-postérieure, apparaissent sous la forme d'une bandelette foncée sur les coupes 101 et 102. A partir de là. le faisceau cérébello-thalamique n'a plus de rapports avec la région de la calotte ; il est passé tout entier dans la légion eiteme du thalamus. On remarquera seulement qu'il n'est pas en contact immédiat avec la substance grise de la couche optique. Il en est séparé par une mince lamelle blanche venue du faisceau tegmentothalamique (CAO) et qui contribue avec lui à former la lame médullaire externe du thalamus. S'il est vrai que le pédoncule cérébelleux supérieur renferme des fibres destinées à l'écorce cérébrale, c'est évidemment dans le faisceau cérébello-thalamique (CEO) quil faut les chercher. En tout cas le plus grand nombre des fibres de ce faisceau se perd préalablement dans la lame médullaire externe.

BO. Bandelette optique (fig. 98, 101).

LFP. Le faisceau longitudinal postérieur, situé au-dessous de la gouttière de Monro (Af), présente une teinte claire (fig. 97), lorsque

51* COCPES VERTKO-TRASSVERSAliES.

SCS libres se portoiil, do dedans en dehors, à la face inférieure de la couche oiitiqur (Tli), oiï elles se {K'rdciit. Sur toutes les coupes de

-FLP'

—flP »r|..ni

i partie •nli'rieiire du

rnisTPïu Ipgiiipnto-lbil»riîKrtu lon^lludiul llbn-9 inMiin» de te

^ricurej allintt

la planche XXVII il décrit une courbe à convexité supérieure. La concavité inféi'ieure de cette courbe limite le faisceau tegmentothalamique (CAO); dirigé d'arrière en avant, et également conveie en haut. Celui-ci est immédiatement adliérciit au noyau rouge de la calotte; et, comme le faisceau longitudinal postérieur, il s'épuise, au-dessus du noyau rouge, dans la région inférieure du thalamus.

PraUl du faiïceau longiludliul poai^

SI

Page 1