‹ Anatomie du cerveau de l'hommeChapitre 56 sur 84 · COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT PAR LE TUBERCULE · texte numérisé non relu

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT PAR LE TUBERCULE

MAMILLAIRE

Écorce.

A la face externe, la deuxième circonvolution frontale (P) présente un grand développement (fig. 109); et elle n'est séparée de la troisième frontale (F') que par un sillon de faible importance. Cette région de l'écorce est celle où les deux circonvolutions s'anastomosent, — d'une manière presque absolument constante, — un peu en avant du pied de la deuxième circonvolution. Dans l'étendue même de cette dernière, on voit un sillon très profond, dont nous avons parlé antérieurement (voy. F', Inirod. page lxi).

A la face interne, au milieu de la paroi ventriculaire du thalamus, on reconnaît sur les coupes HO, IH, li2 une excavation qui est celle de la gouttière de Monro. Sur la coupe 112, cette excavation est surmontée par une petite crête tronquée représentant la commissure grise moyenne.

La face interne se termine en bas par le tubercule mamillaire (TM). En dehors du tubercule mamillaire, apparaît le pied du pédoncule, occupé par l'anse du noyau lenticulaire (ANL, fig. 110, 111, 113); accolée à l'anse du noyau lenticulaire, la bandelette optique (BO, fig. 112, 113) s'enfonce comme un coin entre le pied du pédoncule et le lobule de l'hippocampe.

Cavité ventriculaire.

Tant que les coupes passent à travers le corpus album subrotundum (NaC, fig. 109), la corne frontale du ventricule latéral s'étale transversalement sous le corps calleux, comme une fente de très faible hauteur. Lorsqu'elles passent au-devant de ce tubercule (fig. 113, 114), la corne ventriculaire redevient plus vaste. La moitié externe de sa paroi inférieure est formée par le noyau caudé (NC, fig. 114), et la moitié interne par l'extrémité antérieure du thalamus que recouvre l'expansion antérieure du taenia (Tae).

556 COrPES XTRTICO TRANSVERSALES.

Quant à la corne sphénoidalo, elle se réduit progressivement à une fissure (110, 111, 112) dont la paroi inférieure est formée par le tapetum (TAP, fig. 114) et le faisceau longitudinal inférieur (FLI); sa paroi supérieure n'est autre chose que la face inférieure du noyau amygdalien (NA, 111, 112, 113, 114). Lorsque cette fissure elle-même a disparu, les parties qui constituaient ses deux parois, restent encore isolées et indépendantes. Nous en aurons une preuve plus évidente en étudiant les faisceaux blancs de cette région (vov. BSO, pi. XXIX).

Substance grise.

CAM. La corne d'Ammon n'est plus représentée ici que par une petite masse grise, ovalaire, allongée transversalement (CAM), à la partie interne de la cavité ventriculaire. Elle est enveloppée d'une couche blanche continue, où s'entremêlent les fibres de Talveus et de la lame médullaire. Nous avons déjà signalé les rapports de ces deux couches enveloppantes à leur extrémité antérieure, dans le cul-de-sac ventriculaire.

NAi Le noyau amygdalien, d'abord volumineux (109, 110, 1 il, 112), commence à décroître (114) à mesure que la coupe entame des régions plus antérieures. Lorsque le ventricule latéral (VS) est réduit à une fissure (fig. 112, 113), il en forme encore la paroi supérieure; et lorsque la coupe passe au-devant de celte fissure (fig. 114), il est nettement séparé de la lame blanche (TAP) qui formait le plancher ventriculaire et qui se compose, ainsi que nous l'avons dit à plusieurs reprises, des fibres transversales du tapetum et du faisceau longitudinal inférieur.

Dans l'étendue du noyau amygdalien, on reconnaît sur le fond de la substance grise des taches plus claires, évidemment formées de substance blanche, et qui, sur toutes les coupes en série, apparaissent d'une façon identique. Nous verrons, un peu plus loin, que ces fibres appartiennent à la bandelette sous-optique (BSO).

NC. Le noyau caudô (fig. 114).

NCC. La queue du noyau caudé (fig. 109), à peine reconnaissable, se perd au milieu des fibres de la bandelette sous-optique (BSO, 110, 111).

PUT. Le putamen (fig. 110, 111) présente à sa partie inférieure et externe une teinte foncée dont nous avons donné l'explication :

PLAJSCHE XXIX. 357

c'est de là que part la couronne rayonnante de ce noyau (RIL, fig. 109, H3).

GLM, GLP. Le globus medialis et le globiiB pallidus (fig. 111« 112) sont sectionnés ici au niveau du diamètre maximum du noyau lenticulaire. C'est à ce niveau que les deux cloisons verticales (MLE, ML!) présentent leur plus grande netteté ; la série des coupes arrive à la région du genou de la capsule. Souvent le globus medialis est divisé près de son sommet en deux tronçons par une cloison supplémentaire; le tronçon externe peut alors garder le nom de globus medialis ; le tronçon interne pourrait être appelé globus accessoire (GLA, fig. 110). C'est dans Tintimité même du globus accessoire que le faisceau géniculé (FG, fig. 113), venu de la capsule interne (FG, 111), décrit une courbe en spirale avant de gagner le pied du pédoncule, en dehors et au-dessous de l'anse du noyau lenticulaire.

NaC. Le noyau antôriear du thalamus (fig. 109, 110, 112,113) reçoit le faisceau de Vieq-d'Azyr (FVA, fig. 109) par sa face inférieure ; il est séparé du noyau externe par le stratum zonale (ZS, fig. 110) dont les fibres se confondent avec celles du faisceau de Vicq-d'Azyr, pour lui constituer une sorte de capsule. Sur la coupe 114, le noyau antérieur n'existe plus; et à partir de ce point précis (où il cesse d'être reconnaissable sur les coupes verticales), le thalamus tout entier change d'aspect : nous allons dire comment.

NeC. Le noyau externe du thalamus (fig. 110) est toujours celui des trois noyaux de la couche optique dont les limites sont le plus nettement tranchées. En dehors il s'arrête à la lame médullaire externe (LML, fig. 111); en dedans il est borné par le faisceau de Vicq-d'Azyr, qui forme, ainsi que nous l'avons vu, une véritable paroi, concave en dedans, depuis le tubercule mamillaire jusqu'au noyau antérieur du thalamus. Au voisinage de l'extrémité antérieure de la couche optique, le noyau externe est rempli, en quelque sorte, par la masse énorme des fibres qui y viennent aboutir de tous côtés : fibres du taenia (Tae, fig. 114), fibres de la racine antérieure (ThA, 111, 112), fibres de la lame médullaire externe (LML, fig. 112); toutes ces fibres s'entre-croisent dans la substance du noyau externe, de telle façon que la lame médullaire interne se trouve perdue parmi elles. Dès lors il n'est plus possible de reconnaître, isolément, ce qui appartient au noyau interne ï

358 COUPES VERTKO-TRAKSVERSALES.

celui-ci, du reste, est «également comblé par les fibres de la racine inférieure du thalamus (ThI, 109, 110, lU).

SG. La tnbBUncs griie de l'espace interpAdoncslaire (fig. i 09. 111) diminue de quantité au voisinage du tubercule maniillaii'e (TM). Elle est toujours intercalée entre l'anse du noyau lenticulaire (ANL, fig. 109, 111) et le discus Icntiformis (DL, Qg. lOi)). Elle n'a même plus de continuité absolue : elle est entrecoupée, par places, par les fibres de l'anse (ANL, 110).

DL. Le discns lentiformia (fig. 109), divisé au niveau de son extrémité antérieure, est remplacé par le faisceau capsulaire (MF) sur les cinq dernières coupes de la planche WIX.

TM. Tnbercolee mamillairea. Ces deux émînenccs r^uliéremenl spliériqucs, de la grosseur d'un pois de petit calibre, trancbent par leur couleur blanche sur la substance grise de la base du cerveau à la surface de laquelle elles proéminent. Elles représentent parfois plus qu'un hémisphère, presque les trois quarts d'une sphère. 1-cur contour est nettement arrêté. Lorsque le cervelet est détaché avec précaution, c'est-à-dire lorsque la région pédonculaire n'a pas

Hipoth^ de Vieq-d'Aijr.

TH, le tubercule mainillaiiv.

sdjicMt 1 11 (ubsWnce

FVA

<SG), recorail le pilierd*»-

cendantdeli v»dlc(DFj:

iG

ccliii-ci, ipris s'être inHéchi sur lui-même, remon-

été tiraillée, les éminenccs mamillaires se touchent par leur convexité interne. Elles forment la base de l'espace perforé postérieur, dont le sommet s'enfonce entre les bords internes des pédoncules. Vicq-d'Azyr a eu le mérite de signaler les rapports profonds de ces deux tubercules blancs; et si l'opinion qu'il a exprimée sur ce point s'écarte un peu de la vérité absolue, il n'en a pas moins i-econnu le fait essentiel : îi savoir que le pilier antérieur du trigone aboutit

PLANCHE XXtK. 059

au tubei-culc mamillaire homonyme, et que de ce dernier part un faisceau compact qui se jette dans le ganglion anti^ricurde la couche optique. Vicq-d'Azyr croyait que le pilier antérieur du Irigone se contournait comme un 8 dans la profondeur de la substance grise basilaire, de façon que le ventre inférieur de ce 8 vint proéminer à la surface de la substance grise (schéma 170). Le faisceau remontant (FVA) est cependant loin de représenter la totalité des fibres du pilier antérieur du trigone (TRI). D'autre part, le tubercule mamillaire ne peut pas être considéré comme une boucle du pilier attendu qu'il n'est blanc qu'à la surface; c'est un noyau gris, adhérent à la grande masse basilaire.

D'après de récents travaux (Guddcn, Monakow, lloncgpr, Lcnhossek), chaque tubercule mamillaire se composerait même de deux noyaux, un interne et antérieur {schéma 171, 4), et un externe et

I, noyau inicrne vt antérieur du tubercule immilliii'c;

S, noyau eitcrnc el pmUrieur du tubercule iniinillilrc ;

6> libres du pilier se jetant iIbiie la couche oplii]ue ans s'arriler au lubercaleinBinillaii'o;

7, libres le Jelant dans le tubercule

S, libres du pilier formant la caïuulu blancbo du tubercule ;

9, biacein de Virq-d'Aijr, sorti du

tubercule «nti'riour (4|;

10, bisreau croisa ou racine eroil^ du pilier du trigone;

II, taisi^eau du tubi^rcule antérieur du ■ure de la calalle; — II, Diiairuau du

postérieur (5). Le noyau interne recevrait une faible partie seulement des fibres du pilier (2). Ces fibres (7) se jetteraient directement dans la substance grise qui constitue la plus grande masse du tubercule (4)- Celui-ci serait enveloppé par les fibres les plus antérieures du pilier (8), qui formeraient à sa surface une sorte do capsule et iraient ensuite se terminer dans le ganglion externe et postérieur (b). Quelques libres cncuiv, venues du pilier, s'infliichiraieiil sur

SCO COIPES VËRTICO-TaAKSVERSALËS.

elles-mêmes (6) pour se porter dans la substance grise du tubercule antérieur de la couche optique (1) sans s'arrêter, ni au ganglion interne ni au ganglion externe. Enfin un autre faisceau (10) coupé transversalement sur le schéma 17 1, s'entre-croise sur la ligne médiane avec un faisceau homonyme du côté opposé (racine croisée du pilier du trigone). Telles seraient les irradiations convergentes du pilier antérieur. — D'autre part, les fibres divergentes se répartiraient de la façon suivante : La plus grande masse du faisceau de Vicq-d'Azyr (9) sortirait du noyau antérieur et interne. Du même noyau partirait un petit faisceau dirigé d'avant en arrière (3) qui se perdrait dans la région la plus antérieure et inférieure de la calotte. Un faisceau plus volumineux (12) et situé plus haut, émané du ganglion externe et postérieur, suivrait, parallèlement au précédent, une direction descendante au milieu du faisceau moven de la calotte, qu'il accompagnerait jusque dans Faqueduc, avec la couche de Reil. Enfin, du ganglion antérieur et interne proviendrait un petit faisceau défibres (15) dirigées en avant, en bas et en dehors, vers le tuber cinereum, et qui se perdrait dans la substance grise de Fespace perforé antérieur. Ce dernier faisceau pourrait s'appeler pédoncule antérieur du tubercule mamillaire {pedunculus anterior corporis mamillariê).

GâP. Le noyau de l'anse pôdoncnlaire (fig. 111, 112, 114). — Avant de donner la description de ce noyau, il est indispensable de dire qu'il appartient à la région tout artificielle qu'on a appelée Vanse pédonculaire de Gratiolet.

Lorsque, le cerveau étant placé sur sa convexité, on soulève la bandelette optique de façon à la détacher de Thémisphère depuis le chiasma jusqu'aux corps genouillés, on met à nu une surface excavée, en forme de rigole plus ou moins profonde, et dans laquelle la bandelette optique est logée ; cette rigole est censée correspondre à un cordon de fibres, qui, accompagnant la bandelette optique jusqu'au chiasma, formerait une anastomose commissurale, en fer à cheval, située entre la bandelette optique et le pédoncule. Ce prétendu cordon sous-jacent à la bandelette est Vanse pédonculaire. 11 y a là beaucoup d'inexactitudes à relever.

D'abord il est absolument rare que la bandelette optique repose sur les fibres qu'on a désignées sous le nom à'anse pédonculaire : la bandelette optique est en dedans et non pas au-dessous de l'anse ; elle repose directement sur les fibres du pied du pédoncule; l'anse pédonculaire est plus loin en dehors, et par conséquent il n'est pas

nécessaire de détacher la bandelette optique pour voir Tanse : bien au contraire, il est préférable de la laisser en place, et Ton se bornera par une simple traction, de haut en bas sur le crochet, à rompre les adhérences qui l'unissent au lobule de Thippocampe. Cela fait, et la cavité du ventricule sphénoîdal étant ouverte, on débarrassera celle-ci de ses plexus, et Ton verra, en dehors delà bandelette optique, s'étendre parallèlement à sa courbure la zone blanche de Vanse pédonculaire. — En avant du crochet, la bandelette repose sur la substance grise du tubcr cinereum, et l'anse est encore à sa partie externe.

Il n'est pas moins inexact de considérer l'anse pédonculaire comme un ensemble de fibres qui, même si elles n'appartiennent pas au môme système, suivent la même direction. Les fibres de Tanse, en effet, se composent de deux plans superposés et séparés

GEBO

PP

Scbéina 172. — Face inlerne de riiéinisphére gauche.

PP, pied du pédoncule; BO, bandelette optique; EPA, espace perforé antérieur; ANL, situation et étendue approximatives de l'anse du noyau lenticulaire; ThI, situation et étendue approximatives de la racine inférieure du thalamus; GAP, noyau de l^nse, étalé entre ces deux couches de l'anse pédonculaire; GE, corps genouillé externe; RC, couronne rayonnante.

l'un de l'autre par le noyau de fanse; or les fibres de ces deux plans ont des directions inverses : celles du plan inférieur vont de dehors en dedans et d'arrière en avant ; celles du plan supérieur vont de dehors en dedans et d'avant en arrière. Les fibres du plan inférieur appartiennent (ThI, schéma 172) à la racine inférieure du

Mi COITES VERTICO-TRANSVERSALES.

thalamus; les fibres du plan supérieur appartiennent à l'anse du noyau lenticulaire (A^X, schéma 172). C'est à Meynert que revient le grand mérite d'avoir su reconnallrc la subdivision de l'anse pédonculairc en deux couches principales de substance blanche séparées par une lame de substance grise.

Mais la dirGculté ne réside pas seulement dans la complexité des éléments, blancs ou gris, dont se compose l'anse pédonculaire. Elle réside surtout dans ce fait que les deui lames blanches ne sont superposées que dans une tri's faible partie de leur surface. La lame supérieure ou anse du noyau lenticulaire (ANI.) appartient à la région du pédoncule ; la lame inférieure, ou racine inférieure du thalamus, appartient à la région de l'espace perforé antérieur (schéma 172).

Quant k la substance grise qui forme la couche intermédiaire, elle est commune h l'étendue des deux lames; mais elle n'a pas partout

(.risp; Il laiiip bUnchc inf^ ripurr ilhl| tuperpos,!* h I) lMDd*letle optique (SO)

La laine blipchcHipi<ri«irc lANLj nu anse du noyiu Icnlienlaire vicnl drscloUmns du nojiu knijculaire <iit elle suit d'nbord un Inijot dfwendinl i ta ttCF ritcnic da tilubut pa]|idu«(GLI')pt du globui inediillj iGLHi.

ç pieJ du p<klonculc.

la même épaisseur : le maximum répond exactement au point où la bandelette optique devient adhérente au lobule de Tbippucanipe.

PLANCHE Xm. 5«5

Quant à la subdivision de la couche inférieure ou racine inférieure du thalamus en deux couches de second ordre, elle n'a rien à voir avec Tanse pédonculaire proprement dite, et lorsqu'on Isl fait intervenir dans la description de cette région, on embrouille inutilement un problème anatomique déjà très complexe; la subdivision de la couche inférieure n'existe en effet que sur la paroi verticale du troisième ventricule, c'est-à-dire au-dessus et en dedans de l'anse.

Toute cette région de l'anse pédonculaire a été désignée par les Allemands sous le nom de substance innommée» Puis on a réservé ce nom à la couche grise intermédiaire à l'anse du noyau lenticulaire et à la racine inférieure du thalamus; c'est cette couche grise que nous allons étudier maintenant (GAP).

GAP. Substance innominôe. Les anatomistes d*ailleurs ne sont pas tous d'accord sur ses rapports avec les parties voisines.

On peut se figurer la substance grise innominée comme une lame horizontale de substance grise, en continuité immédiate avec la substance grise du troisième ventricule (TC, schéma 173). Cette couche horizontale n'est que l'expansion transversale de la substance grise interpédonculaire, partie du tuber cinereum ; celle-ci, sur ses bords latéraux, s'amincit sous la forme d'une lamelle d'un quart de millimètre d'épaisseur, et s'insinue de dedans en dehors, entre l'anse du noyau lenticulaire, située au-dessus, et la racine inférieure de la couche optique, située au-dessous. Dans ce trajet, qu'il est facile de se représenter sur les coupes verticales, elle constitue une cloison de séparation entre deux couches blanches. Elle s'étend en dehors jusqu'à la base du putamen, et môme parait se continuer avec lui de la façon suivante.

Le putamen, à sa partie postérieure, ne repose pas sur les fibres blanches de l'anse du noyau lenticulaire. Il se recourbe de dehors en dedans de façon à former une saillie anguleuse, dont l'arête est dirigée obliquement en avant et en dedans. Cette arête ^GAP, schéma 175) n'est toutefois pas limitée par un bord net. Elle s'amincit de plus en plus, toujours dans le sens que nous venons d'indiquer, c'est-à-dire de dehors en dedans et d'arrière en avant ; elle s'effile, passe sous l'anse du globus pallidus (GLP), puis sous l'anse du globus medialis (GLM), et va, gagnant la ligne médiane, se confondre avec la substance grise du tuber cinereum (TC). C'est cette lamelle, émanée de la base du putamen, qui a été appelée substance grise innominée.

Sfit COUPES VERUCO-TRAKSVERSALES.

Comme elle se confond aussi, virtuellement, avec celle du cûlé opposé, au niveau de la substance grise du lubercinereum, on a considéré les lamelles des deux cdtés, dans leur ensemble, comme une commissure plane, à convexité antéro-inférieure située entre les deux couches blanches de l'anse ptMonculaire.

Mais on se rend mal compte de ses rapports véritables si on ne

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