COUPES YERT1C0-TRA.NSYERSALES
qu'elle soit visible à la fois (fig. 124) sous le globus pallidus et sur la ligne médiane, puisqu'elle décrit un arc à concavité antérieure. Ici deux mots d'explication sont indispensables.
La commissure antérieure décrit souvent un arc à convexité antérieure régulière; mais, non moins souvent, elle s'avance de chaque côté de la ligne médiane, au-dessus de l'espace perforé antérieur, de façon à décrire deux convexités latérales. Si la convexité antérieure est régulière, la coupe 124 intéressant à la fois le globus pallidus (GLP) et la commissure antérieure (CA) ne divisera cette dernière que sur un point de sa courbe. Si, au contraire, la double convexité latérale existe, la coupe 124 passant par le globus pallidus (GLP) pourra intéresser la commissure antérieure sur deux points de son trajet : d'abord sous le globus paUidus, puis sur la ligne médiane. Tel est le cas (très fréquent d'ailleurs) qui s'est présenté sur le cerveau que nous étudions actuellement.
Mais la commissure antérieure ne décrit pas seulement cette double courbe. En même temps qu'elle s'éloigne transversalement
Hip M HL
Schéma 191.
Trajet d'ensemble de la commissure antérieure (CA), vue de profil. Elle est sectionnée sur |a ligne médiane, juste au de^-ant du pilier descendant du trigonc (DF). Elle descend dans le lobe temporal en passant derrière l'espace perforé; elle s'insinue sous le noyau amygdalien (NA), au point de jonction de la circonvolution de l'hippocampe (Hip) et du lobule de l'hippocampe (HL).
de la ligne médiane, elle s'abaisse vere l'espace perforé (fig. 125), qu'elle n'atteint d'ailleurs jamais. Tantôt elle s'incline insensiblement à partir de la ligne médiane, tantôt elle plonge brusquement en bas, en dehors et en arrière. On peut alors représenter l'ensemble
de son trajet par le schéma ci-dessus, où elle est vue par transparence.
Sur les coupes 124, 125, 126, la commissure antérieure est située au-dessus d'une masse grise que nous connaissons, et qui n'est autre que la lame terminale (LAT). Dans l'épaisseur de cette masse grise, arrivent de bas en haut, c'est-à-dire de l'espace perforé à la commissure, deux tractus blancs (OLC) qui [sont des faisceaux de fibres issues de la racine moyenne du nerf olfactif (fig. 124, 125, 126, OLC). On sait que chez certains animaux le développement de ces tractus est considérable. On a, jusqu'à Meynert, hésité sur leur existence ou sur leurs rapports chez l'homme. Nous en avons toujours constaté la présence, sans exception, et leur terminaison dans la commissure à un demi-centimètre de la ligne médiane nous parait un fait d'une absolue constance.
La plupart des anatomistes admettent avec Meynert que la commissure antérieure fournit des fibres commissurales aux circonvolutions inférieures de l'hémisphère, y compris les occipitales. Nous ne contesterons pas que certaines fibres, venues de la commissure antérieure, se dirigent vers le bord inférieur des circonvolutions temporales, particulièrement de la troisième occipito-temporale, et môme qu'un très petit nombre d'entre elles parviennent ainsi jusqu'au voisinage du pôle occipital. Mais le rôle anatomique de la commissure antérieure n'est pas d'établir une connexion commissurale entre les circonvolutions postérieures. L'immense majorité de ses fibres — autant dire la presque totalité — dès leur sortie du canal sous-lenticulaire, se réfléchissent de dehors en dedans pour gagner, ainsi que nous l'avons dit, le lobule de l'hippocampe où elles se terminent. Quelques-unes vont plus loin en arrière, mais nous doutons que leur nombre soit bien considérable. Sur la ligne médiane, elle n'est déjà pas, chez l'homme du moins, un faiceau si important. On a peine à se figurer qu'elle fournisse à une si grande étendue de l'écorce, quand on la retrouve presque tout entière, épanouie à la surface du noyau amygdalien, dont la sépare seulement la racine inférieure du thalamus.
Tous les anatomistes qui ont étudié de près la commissure antérieure sur le cerveau humain ont cherché à suivre le trajet de ses fibres sur les coupés horizontales en série. Tous ont remarqué que ce faisceau, remarquablement compact dans la gouttière de Gratiolet devient impossible à suivre à partir du moment précis où il sort
BRISSAUD. 26
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de celle gouttière-, presque tous ont admis que la commissure an\érieurc se disperse, à cet endroit même, et projette ses fibres divergentes sur toutes les circonvolutions temporo-occipitales. Si, au lieu d'étudier ta commissure antérieure sur les coupes horizontales, on l'étudié sur les coupes verticales, on s'aperçoit que la difficulté réside simplement dans ce fait que la commissure change brusquement de direction : )1 n'y a donc pas à chercher ses fibres sur le prolongement de sa direction primitive ; elles n'y sont pas, ou elles y sont en si petit nombre qu'elles ne peuvent plus être diiïércnciées. Ce n'est pas tout : en m£me temps qu'elle change de direction, elle change de forme. Cylindrique dans la gouttière de Graliolet, elle devient lamellaire à la partie interne, inférieure et externe du noyau amygdalien. De là, en apparence, la complication extrême de ses rapports. Mais ce n'est pas seulement à la totalité de la région occipito-sphénoïdale que la commissure antérieure est censée abandonner des fibres : c'est aussi à la capsule externe. 11 faut reconnaître que la partie la plus inférieure de la capsule externe renferme des fibres d'une dissection très difficile et qui semblent provenir efiectivement de la commissure antérieure au moment où
Prajcclion boriiontale de li commissure