FRONTAL EN AVANT DU GENOU DU CORPS CALLEUX
Écorce.
A la face interne de V hémisphère (fig. 135), les trois circonvolutions frontales s'étagent sans complication, parcourues d'arrière en avant par les deux sillons frontaux (/i, /,), La troisième frontale (P) volumineuse recouvre l'entrée de la scissure de Sylvius et est séparée de la partie antérieure de Tinsula (IN) par la rigole supérieure de Sylvius (S'). Au-dessous de Tinsula s'enfonce la rigole inférieure; et au-dessous de celle-ci s'avance de dedans en dehors le cap de la troisième circonvolution frontale (CAP, fig. 133, 135, 136). Le cap de la troisième frontale se continue en dedans avec la portion de cette même circonvolution. Il est séparé du lobe temporal par la vallée de Sylvius (S).
La même disposition, à très peu de chose près, se retrouve sur les quatre premières coupes de cette planche. Mais déjà à partir de la figure 136, où Ton voit la substance grise du cap se fusionner dans la profondeur avec celle de l'insula, la scissure de Sylvius envoie en avant, bien en avant de la fosse, une branche (S", fig. 156, 137, 158) qui est la branche horizontale. Nous savons qu'il ne faut
COUPES YERTICO-TRANSVERSALES.
pas la confondre avec la branche verticale, située toujours beaucoup plus en arrièrc.
La branche horizontale de Sylvius (if) est entourée de tous côtés par la troisième circonvolution frontale, sauf à son origine dans la fosse, à rextrémité de la vallée. L'origine de la branche horizontale se voit toujours mal sur les coupes vertico-transversalcs, surtout lorsque Thémisphère est dépouillé de ses méninges.
Au-dessous de la vallée de Sylvius (S, fig. 135, 134, 135) le tronçon le plus antérieur du lobe temporal présente encore la subdivision de ce lobe en quatre circonvolutions (fig. 155, TS T*, T\ T*). Puis les troisième et quatrième circonvolutions se fusionnent (fig. 154); puis ces deux circonvolutions avec les deux premières (T*, T*, fig. 155). Enfin il ne reste bientôt plus, pour former le pôle sphénoïdal, que la deuxième (V, fig. 157).
La face intetme de Vhànisphh^e présente, de haut en bas, les parties suivantes : la première frontale (F*), le grand sillon métopique {sME), le grand pli de passage fronto-limbique (icF), la scissure limbique ou calloso-marginale (L), la circonvolution limbiquc ou du corps calleux (C), le corps calleux {cc)^ le roslrum (ROS). Au-dessous du rostrum, le sinus du corps calleux {sC) sépare la circonvolution limbique du tsnia tecta (tec, fig. 154). Le même
Coupe vcrtico - transTersale du corps calleux (ce), et du rostrum (ROS) montrant la situation du tjenta tecta (tec) au fond du sinus (f C), tant au-dessus du corps calleux qu'audessous du rostrum.
Schéma 199.
sinus existe au-dessus du corps calleux, mais il est très difficile à reconnaître au niveau du genou; à la loupe il est parfaitement visible.
PLANCHE XXXm. 431
Puis se succèdent : la circonvolution limbique (C), limitée en bas par la scissure limbique (L). Enfin, au-dessous de cette scissure s'étend verticalement le gyrus vestibuli (GVE), continu avec le gyrus rectus (GR).
Le corps calleux (ce) se compose ici d'une masse considérable de fibres transversales, qui se divisent par parties égales pour se répandre au-dessus et au-dessous du ventricule dans le centre ovale du lobe frontal. Nous reviendrons encore sur leur distribution* Mais ce qu'on peut constater facilement, c'est qu'elles forment la paroi antérieure du venlricule latéral (fig. 136, 157).
La cavité ventriculairey eh cflet, va toujours diminuant de calibre, surtout après que la section passe au devant du noyau caudé. Elle garde, jusqu'à son extrémité antérieure, la forme triangulaire. Toutefois sa paroi interne n'est plus exclusivement représentée par la face supérieure du noyau caudé : en dehors elle est formée par les fibres les plus antérieures de la couronne rayonnante de ce noyau (RNC, 133, 135) et par des fibres issues du corps calleux lui-même.
Substance grise.
NC. La téta du noyau caudé (fig. 134), de plus en plus réduite, finit par n'être plus libre dans la cavité ventriculaire. Son pôle antérieur se perd dans la substance blanche qui l'enveloppe de tous côtés. Mais sa face supérieure est encore nettement arrêtée par une ligne convexe, au-dessus de laquelle passent, sans s'y insérer, les fibres du corps calleux ; sa face inférieure, au contraire, qui repose sur sa couronne rayonnante (RNC, 133), se fond insensiblement avec les faisceaux de cette couronne qui en émanent.
Substance blanche.
ce* Le corps calleux (fig. 133), étalé au-dessus du venlricule frontal, a doublé de hauleur : il se continue à la partie inférieure et interne de cette cavité, dont le plancher est formé par le rostrum (ROS). La portion réfléchie du corps calleux, ou rostrum, établit une commissure vraie entre les parties des deux hémisphères qui occupent le lobe frontal : parties corticales et parties ganglionnaires. Les surfaces homologues de l'écorce grise, réunies d'un côté à l'autre par le rostrum^ sont les deux insula et les deux avant-murs. Sur la figure 135 on voit le rostrum s'enfoncer obliquement en bas
4SS COUPES VERTIC0-TRAN8VERSALES.
en dehors et en arrière; il passe au devant de la tête du ccn^ts strié, fomianl la paroi antérieure de la corne frontale du ventricule. Comme il est dirigé d'avant en arrière et de dedans en dehors, ses fibres forment un faisceau légèrement teinté sur les coupes verticotransversalcs (CE, Sg. 133) : Ce faisceau est déjà la capsule eiteme. Il est situé immédiatement au-dessous de la couronne rayonnante du noyau caudé (RNC). Sur la coupe (154), intéressant une région plus antérieure, le roslrum est encore plus oblique en arrière, en bas et en dehors, c'cst-b-dire'que ses fibres se rapprochent de plus en plus de la direction sagittale : le faisceau qui \a former la capsule externe est donc plus foncé. — Sur la figure 135 ses fibres tendent à devenir plus transversales. Enfin, sur la figure 138, on ne distingue plus sa véritable direction, la région frontale du centre
TRI
lise
-wi
CA
ROS
I>ralil du corps cilleoi de
rhémfiphéK giuche.
ce, rorft oIIpui :
TRI, trigooe cér^bnt; ROS, rmlnm;
CA. commisnire tnlL'rieura; psp, pédonCDle du sepUun
Us Cflapn lit, 136, 137 inlé-
du eorpt ollrai propreli coupe 158 pusc au
ovale étant celle qui présente l'intrication de fibres la plus compliquée et, sans doute, la plus variable.
On peut voir sur les coupes de la planche XXXIII, depuis la figure 133 jusqu'à la figure 13S, s'efTectuer une diminution progressive de la hauteur du corps calleux. Le schéma ci-contre en fournit l'explication. On remarquera également que, si le corps calleux et le rostrum réunis (fig. 134, 135, 156) forment la paroi interne du ventricule latéral, ils n'en forment pas la paroi externe : celle-ci est représentée toujours, soit par le noyau caudé (NC) et sa couronne rayonnante (RNC, fig. 134), soit par la couronne rayonnante du noyau caudé toute seule (RNC, fig. 135, 136).
Bref le corps calleux et le rostrum réunis (ce, fig. 135) passent
PLANCHE XXXin.
au-dessus et au-dessous du ventricule; ils enveloppent toute son extrémité frontale, à l'exception de sa paroi externe ; ils se rejoignent en dehors de celle-ci, en dehors même de la couronne rayonnante du noyau caudé (RNC) pour former la capsule externe (CE).
CE. La capsule externe (fig. 133, 134 et suiv.) est, ainsi que nous l'avons déjà dit, formée en majeure partie des fibres du rostrum, et en faible partie des fibres les plus antérieures du corps calleux. Elle constitue donc d'abord un faisceau diffus, dirigé obliquement en bas, en arrière et en dehors ; voilà pourquoi elle apparaît sur les coupes de la planche XXXIU, sous l'aspect d'une lame foncée; à mesure qu'elle se rapproche de l'extrémité antérieure du putamen (qui n'est plus visible sur cette planche), elle se relève pour s'interposer, sous la forme d'une lame verticale, entre le putamen et le claustrum. C'est sous cette dernière forme qu'elle s'était toujours présentée jusqu'à présent. Lorsqu'on veut voir s'effectuer ce changement de direction, il suffit de pratiquer des sections vertico- transversales, d'arrière en avant, à travers la tête du noyau caudé, en commençant à un centimètre environ en arrière du cul-de-sac antérieur du ventricule latéral.
Sur la coupe 133 la capsule externe (CE), séparée de la cavité ventriculairc par l'extrême sommet du noyau caudé, se montre
Coupe vertico -transTersale de rhémisphérc passant par l'cxtrcmité antérieure du ventricule sphënoldal, cl montrant la continuité de la capsule externe (CE), avec le corps calleux (ce) et le rostnim (ROS).
Schéina 201.
sous l'aspect d'une bande grise dont la largeur correspond exactement à celle du corps calleux et du rostrum. On peut ainsi se rendre compte que la capsule externe n'est que le prolongement du genou du corps calleux et du rostrum, en arrière et en dehoi's, à la partie externe du putamen. CoroUairement on peut considérer la capsule
4S4 COUPES YERTIGO-TRANSVERSALES.
externe comme formant la paroi antérieure du cul-de-sac frontal du ventricule latéral.
LFS. La capsula aztrema (fig. loi) composée de fibres arquées reliant entre elles les différentes parties de Tinsula, se perd dans la substance grise du pôle (PI) et dans Técorce du lobule orbitaire.
HNC. La couronna rayonnante du noyau candé (fig. 133) se divise en deux portions facilement reconnaissables : l"" une portion supérieure, foncée, qui renferme les fibres dirigées d'arrière en avant et que nous avons déjà étudiées. Elles viennent d'une région de la tête du noyau caudé postérieure au plan de la coupe; 2^ une portion inférieure, claire, représentant tout ce qui reste de la capsule interne, et renfermant des fibres dirigées de haut en bas et de dedans en dehors dans le plan même de la coupe. Nous savons en effet que la couronne rayonnante du noyau caudé sort de ce noyau à sa face inférieure, c'est-à-dire au niveau de son adhérence avec la capsule interne. Ces fibres vont elles-mêmes se recourber bientôt en avant, comme l'indique le schéma 202. Une fois recourbées, elles
Ck)upe vertico- transversale représentant d'une fiiçon schématique le cliangement de direction des fibres de la couronne rayonnante du noyau caudé (RNC).
Schéma 202.
prennent la forme, l'aspect et la couleur que le faisceau de la couronne rayonnante du noyau caudé nous a présentée jusqu'à présent.
CO. Le faisceau du centre ovale (fig. 137), issu du coi-ps calleux (ce) s'incline en avant et en dehors et va rejoindre au milieu du lobe frontal (fig. 138) la masse des fibres antéro-postérieures.
ARC. Le faisceau arqué (fig. 135, 136), confondu en haut avec le faisceau pariéto-frontal, ne dépasse pas la deuxième circonvolution. Il reste donc, dans toute son étendue antéro-postérieure, un
PLANCHE XXXni. >I25
faisceau des deuxième et troisième circonvolutions frontales. Il n'a rien de commun avec la première.
FPF. Le faisceau pariéto-frontal (flg. 135, 136), toujours sousjacent au premier sillon frontal (/*,), s'unit, dans son trajet antéropostérieur, au faisceau arqué et au faisceau diffus du fornix (FDF). Il appartient donc spécialement, ici comme précédemment, aux première et deuxième circonvolutions frontales, mais, d'une façon plus particulière encore, à la moitié externe du manteau de la première. Ce n'est que tout à fait à son extrémité antérieure qu'il projette quelques fibres sur la première circonvolution. En tout cas il n'a aucune connexion avec la circonvolution limbique (C, fig. 135, 136, 137, 138).
FDF. Le faisceau di£Fu8 du fornix (fig. 136, 137) continue son trajet antéro-postérieur au fond de la scissure limbique (L), abandonnant peu à peu ses fibres, à la substance grise de la première frontale et surtout à la portion de celte circonvolution qui avoisine la scissure limbique.
FCF. Le faisceau compact du fornix (fig. 137), confondu avec le faisceau diffus (FDF) au-dessous de la scissure limbique, se confond également avec le cingulum (Cin) au-dessus du sinus du corps calleux («C). Il est probable qu'il se réfléchit avec le cingulum au-dessous du rostrum, de la façon que nous allons indiquer.
Cin. Le cingulum (fig. 133) que nous avons vu devenir de moins en moins foncé, depuis que les coupes se sont rapprochées du genou du corps calleux, n'est pas pour cela moins compact. Si ses fibres sont moins colorées, c'est d'abord parce qu'elles sont obliques en bas et en avant, puis verticales; c'est, en second lieu, parce qu'elles s'épai^pillent en rayonnant dans toute la région de l'écorce du carrefour, ainsi que le représente le schéma 203. Lorsqu'elles ont doublé la convexité du genou du corps calleux, elles cheminent d'avant en arrière, et l'on devrait les retrouver, au-dessous comme au-dessus du corps calleux, foncées et compactes. Mais si elles ne sont pas colorées avec la même intensité que lorsqu'elles accompagnaient d'avant en arrière la face supérieure du corps calleux, c'est précisément parce qu'elles deviennent divergentes, aussitôt qu'elles ont dépassé le genou. Cela n'empêche cependant que les plus voisines du corps calleux ne soient encore assez compactes (voy. pi. XXXin, fig. 135, Cin). Elles cessent de l'être quand la coupe
COUPES VBITICO-TRANSVERSALES.
(137) devient tangente k la convexité du bourrelet. Il en est de même du faisceau compact du tbrnix (FCF, 137) lorsque ce faisceau, ayant franchi le bourrelet au-dessus et en avant du cingulum, va se terminer dans le manteau du gyrus vestibuli (GVË, fig. 137). Mais
compitt (FCF), ICI genou do
*r leui. et
ce qu'il faut remarquer surtout sur ces dernières coupes, c'est que la substance blanche qui forme le manteau du carrefour garde partout sa coloration claire; elle se compose donc de fibres verticales : en d'autres termes, cela signifie que le cingulum et [e faisceau compact du fornix n'envoient que très peu de fibres dans la direction du p6le frontal.
FOA. Le forceps miner ou forceps antérieur (Gg. 137, 158) est l'ensemble des fibres du corps calleux qui se terminent, en s'éparpillant, dans le centre ovale du lobe frontal. Mais c'est seulement par comparaison avec l'épanouissement postérieur des faisceaux du splenium qu'on a donné ce nom aux libres du genou et du rostrum. Celles-ci, en effet, sont beaucoup moins compactes que les fibres postérieures. Elles ne présentent une certaine densité que dans la moitié inférieure du lobe frontal (137), où elles forment une bande verticale sur le prolongement du sillon olfactif interne (Sot).
CODPES HORIZONTALES. m
Les coupes représentées sur les planches suivantes (XXXIV à XLI inclusivement) ont été faites dans la direction que nous avons indiquée comme étant la plus propre à fournir des résultats à peu près constants. Cette direction est celle du plan horizontal qui passe à la fois par la commissure antérieure et la commissure postérieure» L'aspect des coupes obtenues sur une surface de section de Thémisphère intéressant les deux commissures blanches est en effet toujours à peu près le même ; on s'en rendra compte en comparant la figure 2 de la planche X avec la figure 5 de la planche XXXY, et avec les figures 1 et 2 de la planche XXXVIII. Si la totalité du plan de section n'est pas invariablement identique à lui-même, cela tient à trois causes : d'abord il est très difficile de pratiquer la section dans un plan parfaitement horizontal; puis, alors même que cette difficulté serait vaincue, il est rare que les différences de volume des noyaux gris centraux n'entraînent pas des différences de rapports entre ceux-ci et leurs faisceaux; enfin les variations de la courbure de l'hémisphère suivant les sujets sont si nombreuses qu'un seul et même plan, passant par les mêmes points de repère, ne peut pas diviser les mêmes parties de cet hémisphère au même niveau. Et malgré tout, les analogies sont frappantes lorsque les deux points de repère sont bien observés.
Pour pratiquer des coupes horizontales en série, il n'est pas indispensable de faire passer la première coupe par les deux commissures blanches. Il suffit que la première coupe soit parallèle au plan horizontal qui traverse ces commissures. Il est toujours préférable de procéder de bas en haut, c'est-à-dire de la base à la convexité ; en d'autres termes, la première coupe doit toujours être la plus rapprochée de la région de la calotte.
4S8 COUPES HORIZOMALES.
COUPES HORIZONTALES INTÉRESSANT LA RÉGION DE LA CALOTTE ET LA BASE DES NOYAUX GRIS CENTRAUX
La première figure représente le plan de section du segment inférieur de Thémisphère droit; les deux autres figures (2 et 3) représentent le plan de section du segment supérieur. Par conséquent les coupes de cette planche (et des trois planches suivantes) Sont de plus en plus rapprochées de la convexité du cerveau.
Les détails de Técorce se lisent à première vue ; ils ne présentent pas de difficultés d'interprétation. Il suffira de se reporter à ce qui a été dit des coupes de la planche X pour se rendre compte de leur disposition générale et de leurs connexions avec les parties profondes. On remarquera seulement que, en raison de la courbure plus prononcée de l'hémisphère, les coupes intéressent ici une notable portion de la région protubérantielle.
L'hémisphère est relié à la protubérance (fig. 1) par le pédoncule cérébral (PP), qui s'avance de dedans en dehors et d'arrière en avant au-dessus de la bandelette optique (BO). Celle-ci est divisée horizontalement, au plus près de la face inférieure.
Substance grise.
NR. Le noyau rouge de la calotte occupe le milieu de la région protubérantielle, au voisinage de la ligne médiane. Il est enveloppé par les faisceaux de la calotte qui sont : en dedans, le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), le fasciculus retroflexus (FRF), le faisceau longitudinal postérieur (FLP) ; en dehors, la lamina tegmenti (LTE), le faisceau cérébello-thalamique (CEO) et le faisceau médullaire de la capsule (MF).
DL. Le discuB lentiformis apparaît (fig. 2) entre la lamina tegmenti (LTE) et le faisceau médullaire de la capsule (MF).
QÂ. Le tubercule quadrijumeau antérieur, divisé au niveau même de sa convexité supérieure, n'est visible que sur la coupe de la figure 1. Il est situé en arrière et en dehors de l'aqueduc de
PLANCHE XXXIY. 429
Sylvius (AQ). De ce tubercule part le bras (BQA) qui disparait en dessous du corps genouillé interne (GI).
GI. Le corps genonillé interne, sectionné au voisinage de sa partie inférieure sur la figure 1 , reçoit (fig. 2) le tractus optîcus zonalis (TRO) et s'isole sur la figure 3, où il est limité en arrière par lestratum zonale (ZGI) et en avant par le bras du pulvinar (BP).
GE. Le corps genonillé externe, visible seulement sur la première coupe, se trouve à l'extrémité postérieure de la bandelette optique (BO) ; il est séparé du corps genouillé interne (GI) par un sillon où s'avance, d'avant en arrière, le tractus opticus zonalis (TRO), bientôt confondu avec le stratum zonale du corps genouillé interne (ZGI, fig. 3). En dehors du corps genouillé externe, on reconnaît les fibres de la bandelette sous-optique (BSO) qui paraissent y prendre naissance ; en réalité elles n'ont de connexion qu'avec le pulvinar (Pul, fig. 2).
GIP. Le ganglion interpédoncnlaire situé, immédiatement en dehors de la ligne médiane, en avant du noyau rouge (NR), reçoit un petit faisceau foncé, oblique en avant et en dehors qui l'aborde par sa partie postérieure : c'est le fasciculus retroflexus, descendu du ganglion de l'habénule et qtf on verra se dessiner plus nettement à partir de là coupe 3 (FRF).
TM. Le tubercule mamillaire occupe la région interpédonculaire. On voit le faisceau de Vicq-d'Azyr (FVA) émerger de sa convexité postérieure et s'enfoncer, en avant en dehors et en haut, dans la substance grise de la base du cerveau.
NC. Le noyau candô, sur la figure 1, est presque confondu avec le putamen (PUT). Ces deux noyaux, qui en réalité n'en forment qu'un seul (voy. pi. XXXIX, fig. 1 et 2), ne sont ici séparés l'un de l'autre que par les fibres les plus inférieures du segment antérieur de la capsule interne (CIA). Sur cette première coupe — et il en est toujours de même lorsque le plan de section passe par la partie la plus inférieure du noyau caudé, — la substance grise n'est pas libre dans la cavité ventriculaire; elle est adjacente à de la substance blanche (OU). Les fibres qui s'interposent ainsi entre la tête du noyau caudé et la substance grise du tubercule de jonction, proviennent de la racine interne du nerf olfactif (OLI) ; plus en avant on voit aussi pénétrer les fibres profondes du rostrum (ROS) entre
la face interne de la tête du noyau caudé (NC) et l'écorce du tubercule de jonction.
Sur les coupes supérieures (1 et 2), le segment antérieur de la capsule interne sépare plus complètement le noyau caudé (NC) et le putamen (PUT). C'est le faisceau d'Arnold (AR) qui établit cette démarcation.
Enfin sur ces mêmes coupes (1 et 2) la tète du noyau caudé (NC) est libre, par sa convexité interne, dans la cavité du ventricule latéral (VF).
PUT. Le putamen, même à sa partie la plus inférieure (fig. 1) est limité en dehors par la capsule externe (CE). Mais il est presque toujours divisé en deux tronçons par le plan de section horizontal : cela tient à ce qu'il présente une concavité inférieure où prennent place les fibres de l'anse du noyau lenticulaire (ANL) et celles de l'anse du noyau caudé (ANC). La portion du putamen qu'on voit, sur la figure 1, à égale distance de la tête (NC) et de la queue du noyau caudé (NCC), représente l'extrémité la plus postérieure du noyau lenticulaire. En dessous et en dehors de cette extrémité postérieure du putamen (fig. 1), la commissure antérieure (CA) se porte de haut en bas et d'arrière en avant vers la région sphénoîdale (T*).
Sur les coupes supérieures (1 et 2), le putamen, limité toujours en dehors par la capsule externe (CE, fig. 3), est limité en dedans par la commissure antérieure (CA), qui passe au-dessus et en dehors du noyau de l'anse (GAP).
GAP. Le ganglion ou noyau de l'anse pédoncnlaire est une
couche grise très mince, étendue depuis la partie inférieure et interne du putamen jusqu'à la substance grise du troisième ventricule; ce ganglion se confond en avant avec la substance grise du septum lucidum GSL (fig. 2 et 3) au devant du faisceau de Vicq d'Azyr (FVH), et, en arrière, avec la substance grise du tuber cinereum, au devant du tubercule mamillaire (TM, fig. 1).
GSL. La substance grise dn septnm Incidnm (fig. 2 et 3-) se confond avec la substance grise de la base, au devant du faisceau de Vicq d'Azyr (FVA).
NCC. La queue dn noyan caudé occupe l'angle formé par la paroi externe du ventricule occipital et la face postérieure du pulvinar. Il est placé toujours au devant du tapetum.