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DE LA RÉGION DE LA CALOTTE

Substance grise.

NR. Le noyau rouge de la calotte n'est visible que sur la figure 4. Les coupes 5 et 6 passent au-dessus de ce noyau. Il est entouré d'une zone blanche qui appartient aux fibres du pédoncule cérébelleux supérieur, devenues horizontales pour passer de la région de la calotte dans celle des noyaux gris centraux.

QA. Le tubercule quadrijumeau supérieur (fig. 4) est sectionné au niveau de sa convexité supérieure. Sa coloration, déjà claire, indique que. le couteau a traversé les fibres blanches horizontales de son stratum zonale. Sur la figure 5 il n'existe plus; on ne voit que la proéminence de substance grise qui le réunit au ganglion de l'habénule.

GH. Le ganglion de Thabônule (fig. 5), adjacent à l'encoche qui représente la moitié de la gouttière de Monro (Jtf), se confond avec la substance ganglionnaire de cette gouttière; cette substance uniformément grise tapisse la paroi du troisième ventricule^ Sur la

450 COIPES UORIZOMALES.

coupe 6, le ganglion de Thabénirie (GH) est enveloppé par des fibres qui forment autour de lui une sorte de capsule. Les fibres externes appartiennent au fasciculus retroflexus (FRF); les fibres internes appartiennent à l'habénule (IIAB). Les unes et les autres prennent naissance dans le ganglion.

NC. Le noyau candé, séparé du putamen (PUT, fig. 4) par le faisceau d'Arnold (AB), se continue sans démarcation tranchée avec la substance grise du septum lucidum (GSL). On voit encore è sa partie postérieure, en dedans de la commissure antérieure (CA), quelques trousseaux blancs qui représentent les fibres lenticulocaudées (ANC, fig. 4 et 6).

Sur les coupes 5 et 6, la pénétration plus profonde du segment antérieur de la capsule interne (CIA) sépare de plus en plus le noyau caudé (NC) et le putamen (PUT).

NCC. La queue du noyau cand6 (fig. 4 et 5) est à l'extrémité la plus externe du pulvinar (Pul), derrière le noyau postérieur du thalamus (NpC, fig. 4), d'où émerge la couronne rayonnante du thalamus (Rth, fig. 5).

GSL. La substance grise du septum lucidum se confond non seulement avec la partie postérieure du noyau caudé, mais avec la substance grise basilairc qui enveloppe la commissure antérieure (CA, fig. 5) et qui appartient à la lame terminale. Elle s'avance dans le septum lucidum (fig. 5) de manière à tapisser la partie postérieure de la face externe de cette cloison. Si le septum lucidum présente une teinte foncée dans sa partie antérieure (fig. 5 et 6), cela tient à ce que ses fibres, destinées à former la bandelette diagonale, sont coupées ici perpendiculairement à leur axe. Mais on peut voir, sur la figure 5, que ces fibres obliques ou horizontales en arrière, ont une teinte claire qui donne l'idée exacte de leur direction.

Dans cette substance grise du septum lucidum, on voit la section du pilier descendant de la voûte (DF, fig. 6); mais le pilier, à ce niveau, est en réalité derrière le septum; seulement, on sait que la substance grise du septum se confond, en arrière et au-dessous de la commissure, avec celle du fond du troisième ventricule.

PUT. Le putamen fait corps avec le noyau caudé (NC) sur la coupe la plus inférieure (fig. 4). Il en est séparé plus haut (fig. 5 et 6) par le segment antérieur de la capsule (CiA). Le putamen est

limité en dehors par la capsule externe (CE, fig. 4), et en dedans par le globus pallidus (GLP, fig. 5). Seulement il est, sur la première coupe (fig. 4), séparé en partie du globus pallidus par la commissure antérieure (CA).

GLP. Le globus pallidus, intercalé (fig. 5) entre le globus medialis (GLM) et lé putamen (POT), est parcouru par des fibres convergentes de la couronne rayonnante qui traversent également le globus medialis.

GLM. Le globns medialis est dédoublé. Le segment le plus interne de ce dédoublement qu'on peut appeler globus accessoire (fig. 4) est en contact avec le segment postérieur de la capsule (CiD). Mais on remarquera que l'existence du segment accessoire ne peut être constatée qu'à la partie la plus inférieure et interne du noyau lenticulaire. C'est sous le globus medialis que passent le plus grand nombre des fibres de l'anse du noyau caudé (ANC) pour gagner la région pédonculaire, en avant du faisceau géniculé (FG). Les rapports du globus medialis avec le segment postérieur de la capsule sont immédiats; mais ce noyau n'est jamais en contact avec la partie la plus reculée de la capsule, celle qui renferme les fibres du faisceau de Tùrck-Meynert.

Pul. Le pulvinar, rectiligne en arrière, s'étend depuis la fente de Bichat jusqu'à l'angle externe du ventricule, au voisinage du noyau caudé (NCC, fig. 5). Il se compose d'une grosse masse grise qui, à sa partie inférieure, est séparée du centre médian (NmC) par le bras du pulvinar (BP) et, à sa partie supérieure (fig. 5), se confond avec le noyau interne du thalamus pour constituer le noyau postérieur de la couche optique (NpC).

NmC. Le centre médian, situé juste au devant de la masse du pulvinar, se présente ici comme l'ovoïde aplati d'avant en arrière dont nous avons déjà parlé (pi. XXIH). Il est limité en arrière par le bras du pulvinar (BP), en avant par la lamina tegmenti, et par la lamina lateralis de Reil (Lmd), qui l'aborde par en bas, de dedans en dehors avant de s'y épuiser.

NpC. Le noyau postérieur du thalamus (fig. 6) est, immédiatement au-dessus, en dehors et en arrière du ganglion de l'habénule; c'est la masse grise où se confondent les deux noyaux interne et externe de la couche optique, au-dessus du centre médian. Il en a été déjà question à propos des coupes verticales (voy. pi. XXII, NpC)

CAM. La corne d*Ammon semble n'être qu'un simple enroulement de la substance grise de Técoree sur la coupe la plus inférieure (iig. 4). Mais plus haut (fig. 6) le corps calleux (ce) s'insinue entre Técorce et la masse ammonique. Une partie du splenium, la plus petite et la plus antérieure, enveloppe la substance grise de la corne d'Ammon : c'est l'alveus (ALV); elle se continue avec la finibria (FI). La substance grise elle-même présente un prolongement tronqué (Tf) qui correspond à la section du tubercule du fascia dentata (Tl).

Substance blanche.

CID. Le segment postérieur de la capsule interne (fig. 4) renferme toutes les fibres qui, sur les coupes précédentes, constituaient le pied du pédoncule. Il est strié par les fibres du tegmentum. Sa partie moyenne est occupée par le faisceau pyramidal (FP), et sa partie antérieure par le faisceau géniculé (FG, fig. 6) ; celui-ci est toujours intercalé entre la portion antérieure du thalamus et l'extrémité antérieure renflée du globus niedialis. Toutes les parties blanches situées en arrière et en dedans du segment postérieur de la capsule appartiennent aux faisceaux de la calotte, au moment où ceux-ci entrent en connexion avec la face inférieure de la couche optique.

FLP. Le faisceau longitudinal postérieur (fig. 4) est, parmi les faisceaux de la calotte, le plus voisin de la ligne médiane. Il est coupé perpendiculairement à son axe; situé en dedans du noyau rouge, dont il n'est séparé que par le faisceau rétroflexe (FRF), il partage ses fibres en deux directions : les fibres antérieures se portent en avant et se terminent, au moins en grande partie, dans la substance grise de la fente de Monro ; les fibres externes, visibles juste en arrière du noyau rouge, représentent la couronne rayonnante du faisceau longitudinal postérieur {Radiatio fasciculi pasterioris de Meynert, voy. pi. XXVIl, fig. 101, 102, RFP).

FRF. Le fasciculus retroflexus ou faisceau rétrograde se dirige, sur la coupe la plus inférieure (fig. 4), en bas, en dedans et en arrière; sur la coupe la plus supérieure (fig. 6), il se dirige en haut en avant et en dedans. Sur la première coupe, il est accolé au noyau rouge, dont il traverse quelquefois la convexité interne; sur la dernière coupe, il longe en dehors le ganglion de l'habénule (GH), où il prend naissance.

PLANCBE XXXV. 439

BP. Le bras du pulvinar est le faisceau le plus supérieur et le plus antérieur de la bandelette latérale de Reil ; il cesse d'être visible sur les coupes 5 et 6.

Lmd. La lamina lateralis de Reil, accolée au faisceau cérébellothalamique (CEO, fig. 4), s'épanouit au-dessous du centre médian.

LTE. La lamina tegmenti, située plus en avant et plus en dehors arrive au-dessous du corps de Luys, représenté ici (fig. 4) par un espace fusiforme adjacent au segment postérieur de la capsule interne (CID). Le corps de Luys est limité en avant par le faisceau rubro-thalamique (CAO) et, plus en avant et en haut, par le faisceau médullaire de la capsule (MF).

MF. Le faisceau médullaire de la capsule, foncé au contact du segment postérieur de la capsule (CID), passe au-dessous des fibres du pédoncule qui se portent vers l'écorce. Il est plus volumineux en avant, où l'anse du noyau lenticulaire (ANL) le circonscrit dans son trajet rétrograde à concavité postérieure.

CEO. Le faisceau cérébello-thalamique (fig. 4 et 5) passe, de dedans en dehors, sous le pulvinar et arrive à la capsule interne où il ne pénètre pas ; il contribue à former la lame médullaire latérale de la couche optique (LML).

LML. La lame médullaire latérale de la couche optique, très franchement claire au-dessus du discus lentiformis, reçoit toutes les fibres du faisceau rubro-thalamique (CAO, fig. 6).

A^X. L'anse du noyau lenticulaire, très nette sur la coupe inférieure (fig. 4), qui passe horizontalement au-dessous du noyau lenticulaire, arrive de dehors en dedans et d'arrière en avant jusqu'au genou de la capsule; là il se réfléchit d'avant en arrière et s'enfonce sous la lame médullaire externe du thalamus (LML), qui le remplace sur les coupes 5 et 6.

CA. La commissure antérieure (fig. 5), passe au-dessous du putamen (POT, fig. 4), au niveau de la fusion de ce noyau avec la tète du noyau caudé (NC) .

ThI. La racine inférieure du thalamus arrive (fig. 5) de la région sous-lenticulaire, remonte et se porte en dehors, à la partie externe du pilier de la voûte, et va se terminer dans l'extrémité antérieure du thalamus. Là, ses fibres terminales s'entre-croisent avec les fibres terminales de la racine antérieure (ThA).

440 COIPES HORIZONTALES.

ThA. La racine antérieure du thalamus vient de la région frontale (fig. 5) à travers le seginenl antérieur de la capsule interne (CIA), au-dessus du faisceau d'xVrnold (AR, voy. pi. XXXVIU, fig. 5).

COUPES HORIZONTALES PASSANT PAR l'ÉTAGE SUPÉRIEUR DE LA COUCHE OPTIQUE, c'eST-A-DIRE AU-DESSUS DE l'uABÉNULB

Substance grise.

Sur ces trois coupes la masse opto-striée s'est rendue indépendante de l'étage supérieur.

GII. Le ganglion de l'habénnle (fig. 7) est encore représenté par un petit noyau gris anguleux qui, sur le profil de l'hémisphère, n'est autre chose que le triangle de Vhabénule. Ce ganglion est situé en avant du noyau postérieur du thalamus (NpC, fig. 7) et du noyau interne (MC). Il se continue insensiblement avec le frein de l'habénule, ou rêne de la glande pinéale (HAB), qui sur la coupe 8 est simplement figuré par une petite crête. Cette crête s'efface sur la coupe (9), qui passe par un plan horizontal supérieur à l'habénule.

NpC. Le noyau postérieur du thalamus appartient à la région inférieure de la couche optique (fig. 7). Il n'est donc plus visible sur les coupes 8 et 9, qui sont plus élevées que la coupe 7. Ce gros noyau homogène, résultat de la fusion des noyaux interne et externe (NiC, NeC, fig. 8), émet en dehors la majeure partie des fibres de la couronne rayonnante du thalamus (Rth, fig. 7), destinées au faisceau sensitif.

NiC. Le noyau interne du thalamus (fig. 8), séparé du noyau externe (NeC) par la lame médullaire interne (LMI), semble se confondre avec le ganglion de l'habénulq. 11 en est séparé par les fibres du stratum zonale du ganglion de l'habénule, qui, sur la figure 9, sont représentées par une petite strie claire, placée en arrière et.cn dedans de la lame médullaire interne (LMI). Si ces fibres ne sont pas visibles sur les coupes 7 et 8, c'est parce qu'elles sont verticales.

PLANCHE XXXVr. 441

par conséquent foncées, et que leur teinte se confond avec celle des noyaux. Au contraire, sur la figure 9 elles sont horizontales. Nous avons déjà décrit le trajet recourbé des fibres en question, qui concourent à la formation du faisceau rétrograde.

NeC. Le noyau externe du thalamus (fig. 8 et 9) est le centre de convergence des fibres venues de la lame médullaire externe (LML). Nous savons que ces fibres représentent la couronne rayonnante du thalamus pour les parties supérieures de l'hémisphère. Il faut compter comme appartenant au même système, les fibres de la racine antérieure de la couche optique (ThA) qui, venues du segment antérieur de la capsule interne (CIA, fig. 9), se répandent également dans le noyau externe du thalamus (NeC).

NC. Le noyau caudé (fig. 7 et 8) proémine dans la corne frontale du ventricule latéral (VF, fig. 7), et se confond en arrière et en dedans avec la substance grise du septum lucidum (GSL). Il est parcouru d'arrière en avant par des fibres ramifiées qui le traversent de haut en bas et d'avant en arrière pour former l'anse du noyau caudé. Étant donné le sens de ce trajet, on s'explique que les fibres en question doivent être de moins en moins abondantes sur les coupes du noyau caudé, à mesure que le niveau de la surface de section s'élève.

GSL. La substance grise du septum lucidum (fig. 7) occupe exclusivement la partie postéro-ex terne du septum. Elle n'est que la réflexion, sur le septum, de la substance même du noyau caudé. Tout à fait en arrière, elle livre passage au pilier descendant de la voûte (DF).

PUT. Le putamen ne présente ici rien de spécial, si ce n'est le changement de forme qui se manifeste de la coupe 7 à la coupe 9. Sur cette dernière coupe, son étendue transversale est plus grande : cela signifie qu'il augmente d'épaisseur de bas en haut. Sur les coupes vertico-transversales on a déjà pu constater ce fait.

OLP. Le globus pallidus est intercalé (fig. 7) entre le putamen (PUT) et le globus medialis. Toutefois ce dernier a déjà perdu beaucoup de son importance; et lorsqu'il a disparu sur les coupes 8 et 9, c'est le globus pallidus qui forme la limite externe de la capsule interne. On le voit émettre des fibres nombreuses destinées (fig. 9) au faisceau géniculé (FG) et au faisceau pyramidal (FP).

44i COUPES HORIZONTALES.

GLM. Le globns medialis (fig. 7) étant beaucoup moins élevé que les deux segments externes du noyau lenticulaire, disparait le premier sur la série des coupes horizontales faites de bas en haut. Il manque sur les coupes 8 et 9. Cependant, sur la coupe 8, on le reconnaît encore vaguement; une lamelle blanche le. sépare du globus pallidus.

NCC. La queue du noyau caudé (fig. 7 et 9) est plus volumineuse; elle est toujours l'cconnaissable à sa situation précise entre le tapetum (TAP) en arrière, et la bandelette sous-optique (BSO) en avant.

CL. Le claustrum (fig. 9) devient au contraire de plus en plus mince; mais ce n'est presque qu'une apparence; en effet, sur les coupes horizontales supérieures, les fibres du faisceau arqué se rapprochent de l'horizontalité et deviennent plus claires. Comme ces fibres augmentent l'épaisseur du claustrum, leur coloration foncée, sur les coupes inférieures, semble augmenter l'épaisseur même du claustrum.

Tf. Le tubercule du faecia deutata (fig. 7 et 8), adjacent au corps calleux, se continue avec le fascia dentata (Fd). C'est ici la partie la plus supérieure de la corne d'Âmmon. Ce n'est déjà presque plus la corne d'Ammon, puisque sur la coupe 9 on ne distingue plus que des vestiges de substance grise accolée à la lyre du trigone (LY).

FI. La flmbria, coupée perpendiculairement à la direction de ses fibres (fig. 7), présente une teinte foncée; mais lorsque la coupe l'entame obliquement (fig. 8 et 9), elle reprend une teinte claire. Elle se recourbe (fig. 9) au-dessous du tubercule du fascia dentata pour se continuer avec la lyre (LY).

Substance blanche.

ce. Le corps calleux, sectionné en avant et en arrière de la masse opto-striée, présente sur la coupe 7 unestriationantéro-postérieure. Celle-ci est due à la présence des fibres les plus supérieures du septum lucidum (PEL) et des fibres les plus inférieures du corps calleux lui-môme, qui se réfléchissent de haut en bas et d'avant eu arrière pour constituer le pied du septum et la couche blanche antérieure de la lame terminale.

AR. Le faisceau d'Arnold, qui occupe, comme nous l'avons dit

PLANCHE XXXYI; 445

souvent, la partie externe du segment antérieur de la capsule, est destiné aux couches inférieures du thalamus. 11 disparaît donc sur les coupes supérieures. On ne le reconnaît ici que sur la coupe 7 (la plus inférieure des trois), au moment où il s'abaisse pour filer sous le thalamus.

ClÂ. Le segment antérieur de la capsule interne (fig. 9) n'est donc plus guère représenté que par la racine antérieure du thalamus (ThA).

ThÂ. La racine antérieure du thalamus pénètre dans le noyau externe (NeC) de la couche optique, où elle se croise avec la racine inférieure (ThI), qui est placée à sa partie interne. Elle s'accole, en dehors, au faisceau géniculé (FG). Nous savons que dans la masse grise du thalamus elle se divise en deux faisceaux. Ces faisceaux sont plus facilement reconnaissables sur la figure 3 de la planche xxxvni.

ThI. La racine inférieure du thalamus, venue de la région antéro-inférieure du troisième ventricule, s'épuise, avons-nous dit, de bas en haut, en abandonnant ses fibres au stratum zonale. Cela explique pourquoi ses dernières fibres, dirigées d'avant en arrière, sont encore visibles sur la coupe 7 et ne le sont plus sur les coupes 8 et 9.

TsB. Le tœnia semi - circularis est adjacent à la racine antérieure du thalamus ; ici (fig. 8 et 9) il est coupé près de son extrémité antérieure, c'est-à-dire que ses fibres sont presque verticales; elles ont une coloration foncée qui se continue avec celle de la partie postérieure du noyau caudé. Le tœnia, confondu quelquefois — à cause d'une homonymie malencontreuse, — avec le corps bordant ou fascia dentata, est appelé par les Allemands lame cornée. Nous avons déjà expliqué pourquoi on a cru devoir différencier le tsenia et la lame cornée; ces deux mots ne désignent en somme qu'une seule et même chose. Après tout ce qui a été dit sur cette lame fibreuse, il convient de rappeler définitivement qu'elle représente une commissure antéro-postérieure, détachée soit du corps calleux, soit du trigone. Sa direction est exactement la même que celle de la fimbria. Ses insertions sont les. mômes, à quelques millimètres près en avant et en arrière. En avant, le tœnia pénètre dans l'intervalle du corps strié et de la couche optique, tout au voisinage du pilier antérieur du trigone. Comme ce dernier^ c'est là qu'il se perd

iii COIPES HORIZONTALES.

dans la substance grise du luber cinereum. — En arrière, le taenia suit la queue du corps strié, jusqu'à la terminaison de celui-ci au contact du noyau ainygdalien. Dans cette portion ultime de son trajet, la queue du noyau caudé sépare le taenia des fibres du t apetum , réduites à une couche d'une minceur extrême. Là, le taenia passe sous le noyau amygdalien et va se jeter dans la substance grise de la base, en dedans du lobule de l'hippocampe. — L'uniformité d e calibre du taenia, depuis son origine jusqu'à sa terminaison, permet d'admettre qu'il se compose de fibres longues, d'un seul tenant, sans faire escale dans les différentes régions de la masse opto-slriéc qu'il parcourt.

LMf. La lame médullaire interne du thalamus et LML la lame médullaire latérale n'offrent ici aucune particularité.

FP. Le faisceau pyramidal, au fur et à mesure que les coupes s'élèvent (fig. 8), dissocie les fibres de l'étage supérieur de la calotte. Celles-ci d'ailleui-s deviennent de plus en plus rares, puisqu'elles se sont épuisées en grande partie à la face inférieure du thalamus.

FG. Le faisceau géniculé.

CAO. Le faisceau tegmento-thalamique (fig. 7) est un de ces faisceaux de l'étage supérieur qui abandonnent peu à peu, de bas en haut, leurs rapports de contiguïté avec le pied du pédoncule, par conséquent avec le faisceau pyramidal (FP) et le faisceau géniculé (FG).

Rth. La couronne rayonnante du thalamus (fig. 8), claire en dedans, foncée en dehors, est représentée ici par des fibres venues du stratum zonale de la face supérieure de la couche ; elles s'enfoncent en spirale dans la profondeur du carrefour sensitif pour gagner le faisceau sensitif (FS).

BSO. La bandelette sous-optique, placée immédiatement en dedans du faisceau précédent (fig. 8 et 9) appartient bien, vraiment, elle aussi, au système rayonnant du thalamus. Seulement elle vient de la région postérieure du pulvinar; c'est pourquoi la direction de ses fibres est différente de celle de la couronne rayonnante du thalamus. On voit cependant qu'elle gagne la partie interne du faisceau sensitif, en avant du noyau caudé (NCC). C'est là qu'elle se met en rapport avec la couronne rayonnante.

PLViNCHE XXXVll. U5

PLANCHE XXXVll

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