‹ Anatomie du cerveau de l'homme v. 2Chapitre 1 sur 84 · PARIS G. MASSON. ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PARIS G. MASSON. ÉDITEUR

LIBKAine DE l'académie de MÉDECINE liO, BOULEVARD !i\IXT-GKRMAI<i, 120

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INTRODUCTION

Conformation générale du cerveau.

Face supérieure ou convexité.

Lorsqu'on a, par la scie ou le marteau, fait tomber la calotte crânienne, on voit la masie encéphalique, enveloppée encore par la duremère, se présenter sous la forme d*un ovoïde relier, dont la grosse extrémité répond à Tocciput et la petite extrémité au front. Cette masse encéphalique, solidement maintenue dans sa forme et ses dimensions par les méninges, se compose de deux moitiés symétriques, qu*on isole aisément par leur face supérieure, en disséquant la dure-mère à son pourtour et en arrachant d*avant en arrière la faux du cerveau.

Les deux moitiés cérébraleiy ou hemisphèresj sont séparées Tune de Tautre par une fente médiane {la fente interhémisphérique) ^ sensiblement plus large en arrière qu*en avant, et au fond de laquelle apparaît une grande commissure transversale, le corps calleux. Tous les anatomistes depuis Yésale ont représenté la convexité du cerveau dépouillé de ses membranes et encore contenu dans la concavité inférieure de la boite crânienne. Mais en réalité les hémisphères ne conservent leur forme qu*à la condition d'être enserrés par la pie-mère. Lorsque cette dernière méninge a été enlevée, la substance cérébrale s'affaisse ou même se déchire du seul fait de son propre poids.

Les hémisphères semblent exclusivement constitués, à leur surface convexe ou supérieure, par une masse de tissu nerveux dont Técorce uniformément grise est parcourue par des anfractuosités linéaires, la plupart sinueuses, auxquelles on a donné, suivant leur importance, des noms de convention : scissures, sillons, incisures.

Les scissures, sillons et incisures servent ainsi de limite à des replis plus ou moins fréquemment anastomosés : les circonvolutions. BRissAun. a

îv%o%

Il ElTRODUCTlOiN.

Les circonvolutions do la conveuté du cerveau sont dirigées, dans leur ensemble, d'avant en arrière : les antérieures sont les circonvalutiom fronlalet ; les postérieures sont {as circonvolutions occipitale» ; les moyennes sont les circonvolutiom pariétale».

Toutes ces circonvolutions seront étudiées ulténeurement dans leurs détails. Nous dirons seulement qu'elles ne sont pas symétriques, du moins

Schéma 1. — Les brmii|>Mret cérébriui vus |>ai leur canveiil^.

F,F, circonvolutions r-onlalpt; P,P, ci rcouTolu lions |iari^lil«; 0,0, eittanvaJulians

occipitale; ce, corpi cillcui; IfL, ncrlï de Lanciai.

chez l'homme, tant s'en faut. Nais leur disposition générale est à peu prés la même sur la convexité des deux hémisphères.

Le corps calleux (ce) qui, dans la profondeur de la fente interhémisphériqae, réunit l'hémisphère gauche à l'hémisphère droit, s'étend depuis le cinquième antérieur de la longueur du cerveau, en avant, jusqu'au quart postérieur en arrière. Il est composé en majeure partie de fibres Iraua* versâtes. Sur ses câtés, on voit deux tractus blancs longitudinaux, tout voisins do l'écorce; ces deux tractus sont les nerf» de Lanciii (NL,

INTRODUCTION. m

Face inférieure du cerveau.

Le cerveau reposant encore sur la base du crâne ^ si Ton veut Ten détacher, on rabat les circonvolutions frontales d*avant en arrière et de bas en haut, en sectionnant successivement tout ce qui le retient à la boîte osseuse : nerfs, vaisseaux, membranes; la section doit être faite au plus près de la face inférieure des hémisphères, qui s*appuie sur la tente du cervelet. Le couteau divise ainsi, à peu près par le milieu, un pont de substance blanche à fibres transversales : le,pont de Varole^ lequel réunit les hémisphères, d*une part, au bulbe de la moelle allongée, d*autre part, au cervelet. Le cervelet, de cette façon, reste donc dans la cavité crânienne et l'on n*extrait que les deux moitiés du cerveau proprement dit, en d*autres termes les deux hémisphères.

Le cerveau est alors posé sur sa face supérieure ou convexe et Ton a sous les yeux sa face inférieure.

La face inférieure du cerveau est, dans son ensemble, légèrement concave. Mais elle comprend deux parties bien distinctes : une antérieure, plane (celle qui répond à la voûte orbitaire), une postérieure, franchement concave (celle qui répond à la fosse temporale et à la tente du cervelet). La partie antérieure ne représente que le tiers de la partie postérieure dans le sens antéro-postérieur.

Ici la scissure interhémisphérique n'existe que dans la partie antérieure ou orbitaire et dans la partie postérieure ou occipitale. Le corps calleux (ce) y est entrevu, dans la profondeur, en avant et en arrière {sche'ma 2).

Les circonvolutions orbitaires (FO*) sont séparées des circonvolutions temporales (P) par une anfractuosité profonde (S) à convexité antérieure et dans laquelle s'enfonce la branche artérielle principale de l'écorce du cerveau ; cette anfractuosité est la vallée de Sylvius (S; ; elle se prolonge en dehors, vers la convexité, sous le nom de scissure de Sylvius, Les circonvolutions orbitaires (FO*) font suite, sur la face inférieure du cerveau, aux circonvolutions frontales antérieures de la convexité. Au voisinage de la fente interhémisphérique on voit s'avancer d'arrière en avant sur les circonvolutions orbitaires le nerf olfactif (OL)^ terminé par un ganglion en massue, le bulbe olfactif (OLh).

Les circonvolutions moyennes ou temporales (P) sont dirigées dans le sens antéro-postérieur; elles se rejoignent en convergeant, en avant, derrière la vallée de Sylvius (S), où elles forment le pôle sphénoîdal; en arrière elles convergent également pour former le pôle occipital (PO), où eUes font suite aux circonvolutions occipitales de la convexité.

I^ portion antérieure de la fente interhémisphérique s'arrête, en arrière, à Tentre-croisement en X des nerfs optiques. Cet entre-croisement ou

lY DiTRODUCTIOM.

ckiaitna (CH) esl constitué par les fibres des deux bandelettes optiques (BO) venues de ganglions profondément situés. A partir du cliiasma optique, les circonvolutions de l'hèmisplière droit et celles de l'hémisphère gauche s'écartent davantage les unes des autres; l'intervalle qui les sépare est limité en dehors, de chaque côté, par une ligne courbe, concave eu

OLB^OLB

ni de Vm-olc; ce, ran>« wlleui ; FO', circon™1utions antïricures au orbiUlres; PO, circonvolutions jioïlùripnm ou iiecigiilnlrti Bf, Tenle-de Biclul; T*, circonvaluUoni lenipotBies; S, rniiredc Sylvini lii-piiraol l> r^ion ortiiUlro de ia région lein|>onle; )1<, iH^uncuIn CL'i^hnui ; OLB, IiuIIh- olt.iclir; OL, nerf olbctir; Cil, ciiiasnia optique; A<J, aqueduc dp Sjivius.

dedans, et qui répond à une fenlo profonde (Bf), la fente de Bichal, laquelle se prolonge virtuellement dans l'intérieur des hémisphères. Dans cet intervalle des deux hémisphères, en arrière du chiasma, on reconnaît la section du pont de Varole ou protubérance annulaire (PVj, avec les pédoncules cérébraux (PP) qui se portent du pont de Varole dans l'hèmisplière en passantau-dcssus et en avant de la Tente de Bicliat {Bf). Enfin, entre le chiasnia (CH) et le pont de Varole (PV), la face inférieure du

INTRODUCTION. v

cerveau est fixée à la base du crâne par un prolongement de la substance grise centrale du névraxe, le tubercinereum, dont la tige (sectionnée sur le schéma 2) s*incruste dans la selle turcique du sphénoïde. Deux éminences blanches, sphériques, remarquablement régulières, paires et symétriques, let tubercules mamillaires, émergent de la partie postérieure du tuber cinereum, au devant de Fespace angulaire qui sépare les pédoncules (PP) et qu'on appelle Tespace perforé postérieur.

En dehors et de chaque côté du chiasma optique (CH), en arrière du nerf olfactif (OL), la face inférieure du cerveau présente une dépression quadrangulaire profonde, Tespace perforé antérieur où pénètrent les artères lenticulo-striées. La vallée de Sylvius (S) aboutit en dedans à cet espace.

Tout l'intervalle qui s*étend enire les circonvolutions de Thémisphère gauche et les circonvolutions de rhémisphére droit depuis Tespace perforé antérieur, en avant, jusqu'à la protubérance annulaire (PV), en arrière, est ce qu'on peut appeler la base du cerveau.

Base du cerveau.

La base du cerveau comprend toutes les parties de la face inférieure qui n'appartiennent pas aux circonvolutions. A l'exception du tuber cinereum (TC), elles sont paires et symétriques, mais reliées entre elles sur la ligne médiane par des fibres commissurales qui constituent le raphé.

Le schéma 5 représente la base du cerveau, limitée en avant par le bord antérieur du chiasma optique (CH) et l'espace perforé antérieur ^EPA), limitée en dehors par le bord interne des circonvolutions et la fente de Bichat («/').

Tout à fait en avant, on reconnaît la face inférieure du corps calleux (ce) ; la portion de cette grande commissure qui avoisine le chiasma est appelée rostrum (ROS). De chaque côté du rostrum, la surface des circonvolutions orbitaires est recouverte par une bandelette blanche gaufrée (LMV), la substance réliculaire d'Arnold, mal arrêtée sur son bord externe, et qui se continue avec un prolongement interne du nerf olfactif (OLl). Le nerf olfactif en effet, à sa partie postérieure, se divise en deux branches, une interne (OLl) et une externe (OLE). La branche interne ou racine olfactive interne se perd insensiblement sur l'écorce, où elle se confond avec la substance réticulaire. La branche externe ou racine olfactive externe se porte en dehors, où elle se termine à la partie antérieure des circonvolutions sphénoîdales. Ces deux racines forment un angle ouvert

n arriére, qui Terme l'espace perforé antérieur (EPA) et dans lequel a'éule me coucfae de substance grise (fiS) désignée sous le nom de pyramide

Schi'ina 3. — ElaK du certvau.

CH. rhiisina opUquc; EPA, es\»ce |ierfor4 anléheur; a. curps CJlleui ; ROS, rulnim ; OL, DerfoJracUr;OU, raciDcolbclivc inlerni!; OLE, racine albelive Pilsmc; LHV. Mib- ■Unle léticuliire d'Arnold ;GS,pTnniii]of|Ti>e de Sœinmeringipsp, bandelette <lii([Dn* le; LAT, lime tennimlei DO, bandelette a|>tiquei NO, nerf optique; JC.I»i*r cimem^iHi HL, lobule de l'hippacsuipe ; Hip. circonrolulion de l'hlppocimpe ; Bf, fente de Bichil; TU, tubercules mamillaires: GII>, ganKlioni inlerpMonculain»; PP, pédooeulci cérêbraux; HOC, nerf moteur oculaire commun, au Iruisitiiic paire crlnienne; ET, espace perforé poitérieur; TEC, ieçmenlum, calotte ou rUge supérieur de* pêdanculw; LN, Jociu niger; AQ, aqueduc de Sjlvius; QA, tubercule quadrijuineau intérieur; <îË, corpa gcnouilléeitcrn«;GI, corps genou I lié intcme; SPL, ipf<HÛnB',

, giite de Sœmmering. Le nerf olfactif envoie dans la pyramide de Sœmiiiering des fibres qui représentent sa racine moyenne.

1. Sur l'IiêinisplK^iT druîl (c6lé gauche àf la figurr) la circonTolulion de l'hippo-

INTRODUCTION. vu

En arrière du rostrum (ROS), deux lames blanches, venues de la partie latérale du corps calleux {ce) et dirigées d*avant en arrière, se bifurquent au devant du chiasma (CH) ; la branche de bifurcation externe s*incline vers l'espace perforé antérieur qu'elle traverse obliquement en arrière et en dehors (psp) : c'est le pied du septum lucidum ou bandelette diagonale. La branche de bifurcation interne, adjacente à sa congénère sur la ligne médiane, se perd, au-dessus et en avant du chiasma (CH), dans une mince couche verticale de substance grise : la lame terminale (LAT). La bandelette diagonale (psp) divise donc l'espace perforé antérieur en deux parties distinctes : une antérieure, occupée par la pyramide de Sœmmering (GS)« une postérieure innominée, où pénètrent les artères lenticulo-striées.

L'espace perforé antérieur a la forme d'un quadrilatère dont les deux côtés antérieurs sont représentés par les racines olfactives interae et externe (OLI, OLE). Les deux côtés postérieurs sont représentés, l'interne par la bandelette optique (RO), l'externe par le bord des circonvolutions temporales.

Les bandelettes optiques (RO) décrivent en arrière du chiasma (CH) une courbe en fer à cheval, ouverte en arrière et dans la concavité de laquelle proëmine le tuber cinereum (TC). Ces bandelettes sont aplaties de haut en bas jusqu'à leur pénétration dans le chiasma, tandis que les nerfs optiques (T^O) qui émergent du chiasma et qui sont (schéma 5) sectionnés dès leur origine, ont une forme régulièrement cylindrique. Le tuber cinereum (TC), bridé en quelque sorte par les deux bandelettes optiques, est une masse de substance grise, bombée, terminée par une tige dont on ne voit que le tronçon conique derrière le chiasma. Cette tige porte Yhypo^ pkt/$e, ou corps pituitaire; elle se loge dans la selle turcique et elle fixe le cerveau à la base du crdne. A la partie postérieure du tuber cinereum proéminent les deux saillies sphériques des tubercules mamillaires (TM). Bien limité en avant par les bandelettes optiques (RO) et le chiasma (CH), le tuber cinereum est limité en dehors par le bord des circonvolutions. Nous avons dit que ce bord est concave en dedans ; mais au niveau du tuber cinereum il présente une petite convexité qui répond à une région de Técorce appelée lobule de l'hippocampe (HL). Le lobule de l'hippocampe a une forme très caractéristique : c'est un fuseau légèrement contourné sur lui-même en spirale, et dont la surface est souvent sillonnée de rides également spiroïdes. Le lobule de l'hippocampe (IIL), terminé en arrière par une sorte de crochet difficile à voir sur la face inférieure du cerveau, recouvre en grande partie la bandelette optique (RO) ; il fait corps avec les circonvolutions, dont il n'est qu'imparfaitement séparé par un sillon (PRU)r le sillon prœ-uncique, dirigé d'avant en arriére, et qui

campe et le lobule de l'hippocampe ont été écartés pour laisser voir dans toute son étendue la bandelette optique.

vui INTRODUCTION.

se perd à la surface de la circonvolution de Thippocampe (Hip). La circonvolution de rhippocampe est la plus interne des circonvolutions temporales; c*cst elle qui forme la limite externe de la base du cerveau ; c*est elle dont le bord décrit la concavité dont nous avons parlé et qui se continue avec la fente de Bichat (Bf),

En arrière du tuber cinereum, derrière les tubercules mamillaires, on reconnaît parfois deux petites éminences (GIP), les ganglions inlerpédon" culaires; et derrière ceux-ci, au fond de Tinterstice des pédoncules cérébraux (PP), on aperçoit un petit espace perforé (EP) : V espace perforé postérieur.

Les pédoncules cérébraux (PP) sont deux grosses masses de faisceaux nerveux dirigés de dedans en dehors, d'arrière en avant et de bas en haut : ils émergent de la protubérance au niveau où celle-ci a été sectionnée dans la cavité crânienne. Ils se portent en divergeant, vers les hémisphères dans lesquels ils pénètrent, en passant au-dessus de la bandelette optique (BO), au-dessus et en avant de la fente de Bichat (B/). L*angle qu'ils forment entre eux correspond en arrière à l'espace perforé postérieur (EP), et en avant au tuber cinereum (TC). Au voisinage de leur bord interne, en dehors de l'espace perforé postérieur, on voit sortir des interstices de leurs fibres les deux tronçons symétriques du nerf moteur oculaire commun (HOC) ou nerf de la troisième paire. Ce bord postérieur des pédoncules cérébraux, mal limité, se confond insensiblement avec une tubérosité uniforme, transversale, le corps genouillé interne (GI), qui fait corps, d'une part, avec le pédoncule et, d'autre part, avec la protubérance.

La protubérance annulaire ou pont de Varole présente à sa partie antérieure une disposition bilobée qui correspond à l'émergence des pédoncules cérébraux. Sur la surface de section, on distingue, en avant, deux croissants foncés, pigmentés (LN), et dont la courbure est parallèle à celle des deux convexités pédonculaires du pont : ces deux croissants de substance noire sont désignés, dans leur ensemble, sous le nom de locus niger, ou substance noire de Sœmmering.

Le locus niger (LN) divise ainsi la protubérance annulaire en deux étages : l'étage inférieur, situé en avant et en bas, est le pont de Varole proprement dit; l'étage supérieur, situé en arrière et en haut, est le tegmentum (TEC) ou calotte. Ce dernier étage est sous-jacent et antérieur à deux amas symétriques de substance grise, convexes en arrière, les tubercules quadrijumeaux antérieurs ou supérieurs (QA). Sur la ligne médiane, entre les tubercules quadrijumeaux antérieurs, on reconnaît la lumière de l'aqueduc de Sylvius (AQ). Sur les côtés, les tubercules quadrijumeaux se confondent en partie avec les corps genouillés internes (GI). D'autre part, les corps genouillés internes, à leur extrémité externe, se

iimteDticTioN u

contiouent avec les extrémités renllées des bandelettes optiques (BO) qui portent le nom de corpi genouUlei extemet (GE) Le corps genouillè citerne est toujours situé en avant en dehori et au deuout du carpi genouitlé interne ; c'est là un point sur lequel nous reviendrons TréquemmeDt, et qu'il faut avoir toujours présent à la mémoire si 1 on veut s'orienter facilement sur les coupes verticales ou honzootales des hémisphères.

Enfin, tout à Tait en arrière, au dessus des tubercules quadrijumeaux

Scliéii» 1. — Eipaec pcrtonf anlérieiir à U baie de l'hi^misphjre (voy, p eu. fhJBsina opliquc; Ba. bandelclls optique; OL, nerf othcUr; OLI, n

nerTi

tlnc, crochet do l'hippocampe; EtA. ispace perforé «nlérieur: pip, bande- 'lle dlatioDalc diiisant obllquemenl nH espace en deui parties ; GS, pyramide grise de inide représente la partie anl'ïrieure de l'espace perfori.' i la surplus prorondèinent (troisième ligure), elle est parcourue par les libres de la racine ■nnedunerfol&clir, disposes en éïenl»il;LAT,Mibslance grise de ia lame tenninale, era Éluiliée plus loin el qui appartient k la partie poslérieure de l'espace perforé liére ligure). Plus profondémenl {deuxième et Iroisième ligures], cette substance Ile plus. Elle est donc toute tuperQcielle; au-dessus d'elle (Iroisième ligure), on la commissure antérieure (CA), qui sera éludiéc ullérieo renient, ainsi que la racina leure du thalamus (Thl).

antérieurs, on aperçoit les Abres transversales du corps calleux, qui, h leur partie postérieure, portent le nom de xplenium (SPL). Entre le splcnium el les tubercules quadrgumeaux supérieurs s'enfonce la fenle de Bichat (B/). Elle s'avance, sur la ligne médiane, au-dessus des tubercules quadrijumeaux antérieurs.

Pour en avoir fini avec la bote du cerveau, il ne nous l'esté plus qu'à signaler deux fuits inconstants, mais d'une grande fréquence, relatifs,

X INTRODUCTION

Tun à la disposition de la bandelette diagonale (psp) dans Tespace perforé antérieur, Tautre à la direction des fibres du pédoncule cérébral.

1® psp. Bandelette diagonale. Nous avons dit que la bandelette diagonale divisait l'espace perforé antérieur en deux parties : une antérieure, grise, occupée par la pyramide de Sœmmering ; une postérieure, blanche, traversée par les vaisseaux lenticulo-striés (schéma 4, première figure). Si l'on gratte superflciellement l'espace perforé, en favorisant l'élimination de la substance nerveuse à l'aide d'un filet d'eau, on s'aperçoit que la bandelette diagonale n'est qu'un très mince ruban, en quelque sorte plaqué sur la substance blanche de l'espace perforé. Cette disposition a été bien mise en évidence par Trolard (schéma 4, deuxième figure). Ce premier grattage superficiel permet de constater que la pyramide grise de Sœmmering, limitée des deux côtés par les racines olfactives, a une certaine épaisseur. Un grattage plus profond (schéma 4, troisième figure) montre enfin que la pyramide de Sœmmering est traversée d'avant en arrière par les petits faisceaux rayonnants du nerf olfactif; ces faisceaux radiculaires se perdent eux-mêmes dans la substance blanche de l'espace perforé. Ainsi, la pyramide de Sœmmering, comme la bandelette diagonale, est accolée à la substance blanche de l'espace perforé; mais elle s'enfonce, en avant et en haut, entre les faisceaux de fibres du nerf olfactif, qui Représentent, ainsi que nous l'avons dit, la racine moyenne de ce nerf ^

Il s'en faut que la bandelette diagonale consiste toujours en un faisceau régulier, rubanné comme celui qui est indiqué sur le schéma 4 (première figure). Souvent elle s'étale et éparpille ses fibres sur toute la surface de l'espace perforé, et c'est seulement à l'aide de la loupe qu'on reconnaît la direction générale des fibres dissociées qui la composent. La figure 1 de la planche 40 montre un espace perforé où la bandelette diagonale s'étend si uniformément sur la partie postérieure du quadrilatère, qu'elle se confond avec celui-ci et semble même ne pas exister. Hais cette disposition est rare ; d'ailleurs nous y reviendrons. D'autres fois, la bandelette diagonale ne divise pas le quadrilatère perforé en deux régions distinctes : elle est située tout à fait en arrière de celui-ci, comme sur la ù^re 2 de la planche 40. Dans ce ciis, la pyramide de Sœmmering est parcourue à sa surface par quelques fibres aberrantes de la bandelette diagonale, étendues transversalement dans toute la largeur du quadrilatère, au devant du faisceau principal (psp).

2<* Le tractus transvemu pedunculi (Gudden) est un petit faisceau super« ficiel du pied du pédoncule qui se dirige, ainsi que son nom l'indique, de dedans en dehors (TP) . 11 émerge de la lame perforée postérieure, à la partie la plus interne du pied, et le plus souvent au contact du bord

1. Les rapports profonds de cette racine seront étudiés sur les coupes verticotransversales de riiémisphérc [pi. XXXII, fig. 127, OLM).

UiTRObUCTlON. Il

antérieur de la protubérance, il suit d'abord la direction des fibres intentes du pédoncule, puis se porte en dehors, passe devant le pied, le contourne, et, parvenu â son bord eiteme, au voisinage du corps genouillé interne, va se jet^r, non loin du tubercule quadrijumeau antérieur, dans one région où ses fibres deviennent difficiles à suivre.

Le tractui Irantvertu» pedunculi a été décrit par Féré sous le nom de faùeeau en êckarpe ou i'avant-pont ; il est rare que cette variété anatu-

pédo.

mique soit symétrique. Elle est infiniment plus fréquente â gauche qu'à droite; Broca avait déjà fait cette remarque. Il s'agit là d'une disposition très importante au point de vue de l'anatomie pathologique : dans fea cas de lésion hémisphérique antérieure, les faisceaux internes du pédoncule, susceptibles de dégénération, peuvent être masqués en partie par le Iractut trantvenm, surtout si ce dernier atteint une certaine largeur. Il n'est pas exceptionnel, en effet, que ce faisceau s'étale à la surface du pied sous la forme de bandelettes minces, plus ou moins dissociées. Nous avons communiqué à Broca en 1877 un fait où celte parlicularité était dos plus évidentes. Dans ce cas, les bandes obliques qui constituaient le faisceau en écharpe (TP) ne passaient pas avec les fibres du pied sous In bandelette optique (BO). Elles se jetaient directement dans la bandelette ellemême, à la partie inférieure et interne de son extrémité postérieure, en avant du corps genouillé externe (GE, schéma 6).En arrièrc,elles se confon-

xn LSTHOmCTION.

daÎGnl avec la substance blanclie qui tapisse ce ganglion dans la cavité du carrefour ventriculaire, et comme elles communiquaient avec la bandelette en avant du corps gcnouillé, elles semblaient établir une connexion directe enlre la rétine et la substance inlerpédonculaire. Il existe des communications semblables, non pas sous le pied du pédoncule, mais au-dessus.

Il s'agissait donc en quelque sorte d'une ectopie des libres de la bandelette optique.

Ce qu'on peut dira, c'est que dans la très grande majorité des cas, le tractuB transversus parait relier la région des corps genouillés à la région inlerpédonculaire. Nous n'avons pas à entrer, pour le moment, dans de plus grands détails. 11 suRisait de signaler l'aspect extérieur du traclus pedunculi ; les rapports profonds de ce faisceau seront étudiés ultérieurement (voy. pi. XXm. fig. 73, et pi. XXVI, fig. 96).

g 111 Hémlspbèr* oérébrai.

Nous avons rapidement passé en revue les points essentiels relatifs à la configuration générale du cerveau proprement dit. Mais, dans la pratique, et surtout lorsqu'il s'agit d'un examen anatomo-pathologique, on étudie les hémisphères cérébraux isolément. Presque toutes les parties constituantes des centres encéphaliques étant paires et symétriques, il n'y- a presque jamais inconvénient, et il y a presque toujours avantage à diviser le cerveau sur la ligne médiane.

INTRODUCTION. xin

D*auti*e part, il est préférable d*enlever de la cavité crânienne la totalité de Tencéphale, c'est-à-dire le cervelet, la protubérance et le bulbe de la moelle allongée, en même temps que les hémisphères. Pour cela, on sectionne soigneusement la tente du cervelet à son insertion sur la portion pétreuse du rocher; puis, renversant aussi bas que possible la tète du sujet, on introduit un bistouri dans le canal rachidien par la partie antérieure du trou occipital et Ton divise la moelle au niveau du collet du bulbe.

Lorsque la masse encéphalique est ainsi extraite de la boîte du crâne, on la phice sur la conve^té cérébrale. La région postérieure des hémisphères est cachée par le cervelet et par la protubérance. Celle-ci, limitée en avant par le sillon qui la sépare des pédoncules (sillon pédoncuUh-protubérantiel) et en arrière par le sillon qui la sépare du bulbe (sillon bulbo-protubéranliel), est parcourue d'arrière en avant, sur la ligne médiane, par Tartère basilaire. Si Ton relève d'arrière en avant et de bas en haut la masse cérébelleuse, on constate que le cervelet est relié à la partie postérieure de la protubérance par deux pédoncules convei^ents, dans Tangle desquels s'étend, sur une faible étendue, comme un voile, la valvule de Yieussens. Ces pédoncules {pédoncules cérébelleux supétieurs) semblent se terminer derrière les tubercules quadrijumeaux antérieurs, dans deux masses ganglionnaires, situées immédiatement au-dessous et en arrière de ceux-ci : les tubercules quadrijumeaux postérieurs.

Ces repères sont suffisants pour permettre de diviser l'encéphale, symétriquement, sur la ligne médiane. Hais d'abord il faut séparer le cerveau proprement dit de la protubérance, à laquelle il est relié par les pédoncules.

La section de la protubérance doit être faite perpendiculairement à sa face inférieure, c'est-à-dire au milieu même du pont de Varole, transversalement, à égale distance du sillon bulbo-protubérantiel et du sillon pédoncuio-protubérantiel. Pour que la section soit aussi nette que possible, il faut préalablement couper avec des ciseaux l'artère basilaire et en relever les deux bouts sans les arracher. Le couteau est insinué dans leur intervalle. Si l'on ne prend pas cette précaution, il arrive souvent que l'artère, surtout si elle est athéromateuse, fait dévier la lame, qui entame les tubercules quadrijumeaux. 11 ne faut jamais arracher l'artère basilaire, particulièrement son bout supérieur; en l'arrachant on risque de détériorer l'espace interpédonculaire.

Lorsque le ceneau est durci, cette ablation devient très facile; et elle Test encore davantage si l'on a soin d'enlever avec des ciseaux et des pinces les artérioles de l'espace perforé postérieur.

Pour sectionner transversalement la protubérance à l'état frais, on doit se servir d'un couteau à laige lame, le cérébrotome ordinaire; mais il faut couper de l'extrémité de l'instrument, non pas du milieu, et encore

xiY INTRODUCTION.

moins du talon. On s'apercevra bien vite que c*est seulement on coupant avec l'extrémité du couteau qu'on évite d'entamer les lobes sphénoîdaux.

Lorsque la coupe est faite très exactement au milieu du pont de Varole et perpendiculairement à sa face inférieure, le trait de section passe toujours derrière les tubercules quadrijumeaux postérieurs et au plus près de ces tubercules, immédiatement au-dessus de la valvule de Vieussens. Les pédoncules cérébelleux et le cervelet tout entier peuvent ainsi être mis à part; toute la région du ventricule est intacte. // ny a guère que dans r hypothèse oii Von tiendrait à examiner de près le noyau du nerfpathé' tique qu'il conviendrait de sectionner la protubérance au-dessus ou au-dessous de la ligne moyenne.

Le cerveau proprement dit une fois séparé du cervelet et du bulbe, on sépare l'un de l'autre les deux hémisphères.

Pour cela, il suffit de se guider sur les nombreux repères de la ligne médiane : le milieu du chiasma, la tige pituitaire, l'interstice des éminences mamillaires, l'angle interpédonculaire. Hais ces repères n'assurent une section exacte que pour des régions relativement peu profondes (au-dessus de la face basilaire). Si l'on veut être sûr de diviser les hémisphères exactement sur la ligne médiane dans toute la hauteur, il faut se guider sur l'aqueduc de Sylvius, toujours facile à découvrir après la section transversale du pont de Varole. II est même préférable, le cerveau étant placé sur sa convexité, de relever le tronçon antérieur de la protur bérance, de façon à placer le tranchant du couteau sur la surface même de la section protubérantielle, dans l'axe du raphé médian et de l'aqueduc de Sylvius ; puis de couper d'arrière en avant et de haut en bas, en commençant par l'espace interpédonculaire, en continuant par l'espace intermamillaire et en terminant par le milieu du chiasma. Il n'est pas rare (en procédant ainsi) que la section passe entre les deux lames du septum lucidum (voyez plus loin). Nous ajouterons, pour n'omettre aucun détail, que lorsque le couteau a traversé le corps calleux, c'est-à-dire lorsque la masse cérébrale est complètement divisée, on ne cesse pas pour cela de sentir de la résistance. Mais cette résistance est d'une tout autre nature; c'est la résistance des gros vaisseaux et du lacis vasculaire de la pic-mère. II faut alors retirer immédiatement la lame; en continuant la section, on est en effet à peu près certain d'entailler fortement la face interne de Vun ou Vautre hémisphère. Ceux-ci ne sont plus reliés entre eux que par le tronc de l'artère communicante antérieure : un coup de ciseaux sur ce vaisseau anastomotique les libère définitivement.

Dorénavant nous n'étudierons que Vhémisphère cérébral.

L'hémisphère cérébral a la forme d'un demi-ovoïde, dont la grosse extrémité répond à la région frontale et la petite extrémité à la région

INTRODUCTION

occipitale. Chaque demi-ovoîde présente une surface externe assez régulièrement convexe, et une face interne assez régulièrement plane.

Toutes le$ parties que nous avons sommairement décrites comme appartenant soit à la face supérieure, soit à la face inférieure du cerveau, sont visibles à la face exteime ou à la face interne de Vhémisphère, sauf les circonvolutions orbitaires. On peut donc, pour la simplification de Tétude, n'envisager, sur tout hémisphère, qu une face externe ou convexe et une face interne ou plane. En réalité la région orbitaire représente seule la face inférieure de Thémisphère ; et elle peut être étudiée séparément.

La grosse extrémité de Thémisphère ou extrémité frontale est entamée à sa partie inférieure par une profonde' dépression qui sépare le lobe frontal du lobe sphénoîdal. Cette dépression correspond à la vallée de

Schéma 7.

A, face interne d'un hëmisphére gauche; — B, (hce externe du même hémisphère. F, extrémité frontale; 0, extrémité occipitale; 5, dépression de la vallée de Sylvius^ audessous et en arrière de l'extrémité frontale.

A la face interne (A), la vallée de Sylvius se tcnnine dans l'espace perforé antérieur (EPA).

A la bce externe, la vallée de Sylvius (S) se continue avec la scissure de Sylvius [S').

Sylvius (S), qui a déjà été signalée à la face inférieure du cerveau (schémas, page iv). On la voit aussi bien (schéma 7) à la face interne (A) qu*à la face externe de Thémisphère (B). A la face interne, en effet, la vallée de Sylvius aboutit à Tespace perforé antérieur (EPA). A la face externe, nous avons dit qu'elle se continuait avec la scissure de Sylvius (S'). Cette scissure dirigée en haut et en arrière est la plus profonde, la plus constante, la plus précoce de toutes les anfractuosités du cerveau. C'est la ligne de repère par excellence dans l'étude des circonvolutions. Tandis que la face externe de l'hémisphère est exclusivement constituée par des replis ou circonvolutions recouverts d'une écorce grise, la face interne ne présente pas de circonvolutions à sa partie moyenne. Cette partie où les circonvolutions manquent répond d'abord au corps calleux,

m INTRODUCTION.

qui est la grande comnùssure inter-ltémispliérique, puis à la masse pédonculaire et aux divers organes de la (aie du cerveau que nous avons déjà éaumérès. Entre le corps calleux et la base du cerveau se trouve toute une série d'appareils (centres et conducteurs), dont la répartition, la configuration, les rapports sont la clef de la structura de l'hémisphëra. Toutes ces parties (y compris le corps calleux) qui n'appartiennent pas â l'écorce, et qui, par conséquent, ne sont pas des ciraonvolutions, représentent ce que l'on s appelé le tetiil de l'kémùphère ou limen (schéma 8, A). Elles sont séparées de l'écorce, en haut, par un sillon qui s'enronce entre le

ys M

ScMn

s partira funcén appartiennaol 1 c KuU ou limn. — <C. le sinu* du u du con» olleui, ou de l'ouricl;

A. Face inlemc il'i l'écorce. Les parties ccnlrtles claires repréwi corps callcui ou limbe; C, circonvolulion limhiquc L, HiBsurc Uinhique ou caMoto-marginale.

B. Face Inlmtcd'un hémiaphére droit (F, pilréuiité frontale; 0, cilréinité DCci|<iliile>, sccKonné tenlcalemenl d'amnt en arriére (coupe ngittale), pour montrer U binnedei cavité» de l'hïmispbère, — AQ. aqueduc de StUiui; VV, i-entriculc moyen ou iroisiéine rcnlricule; Inf, inrundiliMlum-.frm. trou de Honro; VF. corne fTonUle du lenIHcule lau'nl; KO, conie occipitale; l'S, corne sphénoldate; CO, centre onic de

corps calleux et la circonvolution adjacente : ce sillon {»€] est le ftxiu du corpi calleux ou limbe. La circonvolution adjacente est la circonvolution du corpt calleux ou circonvolution limbique (C), entourée elle-même ' par une profonde scissure, la tcigture caUoio-marginale ou limbique (L). En bas, le limen est séparé de l'écorce par un sillon qui fait suite au sinus du corps calleux, et qu'on appelle sillon de l'hippocampe (SB). La circonvolution adjacente, qui fait suite A la circonvolution limbique, est la circonvolution de l'hippocampe (Hip), limitée, elle aussi, par une pro- Tonde anrracluosité, le grand tillon occipito-lemporal (o^). \ la surrace du limen on reconnaît facilement les orilicps linéaires des

INTRODUCTION. xvji

cavités qui existent à Tintérieur de rhémisphère et auxquelles on a donné le nom de ventricules. Pour se rendre bien compte de la forme et de rétendue de ces orifices, il faut avoir soin de dépouiller la face interne de rhémisphère, aussi complètement que possihle, des memhranes qui la tapissent et qui pénétrent dans les ventricules. D'ailleurs* la coupe médiane, interhémisphérique passe nécessairement à travers Tun de ces ventricules, le ventricule moyen, situé juste au-dessus de la base du cerveau, et dont le cul-de-sac inférieur est représenté, à l'extérieur, par le tuber cinereum. Mais on ne peut concevoir avec quelque netteté la forme générale des ventricules eux-mêmes qu'en pratiquant une section sagittale, dans l'hémisphère lui-même, au niveau de son tiers interne (schéma 8, B). On constate alors que les cavités de l'hémisphère, partout continues les unes ayec les autres, ne sont autre chose qu'une dilatation de la cavité épendymaire du névraxe.

L'aqueduc de Sylvius (AQ, schéma 8) qui fait suite, en haut et en avant, à la cavité du quatrième ventricule, s'ouvre dans une loge impaire, médiane, immédiatement sus-jacente à la base du cerveau. Cette loge est le ventricule moyen (VM); allongé d'avant en arrière, il a pour parois latérales une partie de la surface du limen ; en avant et en bas, il se termine dans la profondeur du tuber cinereum par un cul-de-sac appelé infundibulum (inf.). En avant et en haut, il communique par deux orifices appelés trous de Monro (Irm), l'un à droite, l'autre à gauche, avec deux cavités beaucoup plus grandes, paires et symétriques, occupant chacune , un hémisphère : les ventricules latéraux. Le schéma 8 (B) donne une idée générale de la forme du ventricule latéral droit.

En avant, le ventricule présente une dilatation arapullairc régulière (Tf), s'avançanl à une faible distance dans la région frontale : c'est la corne frontale du ventricule latéral. Elle se continue, en arrière, par un prolongement étroit et aplati, avec une dilatation occipitale, triangulaire, terminée en pointe au voisinage du pôle occipital : c'est la corne occipitale du ventricule latéral (KO). Enfin la corne occipitale elle-même communique largement en avant et en bas avec une cavité oblongue occupant le milieu de la portion sphénoïdale de l'hémisphère : celle-ci est la corne temporale ou sphénoïdale du ventricule (VS). La région où ces trois cornes du ventricule latéral se confondent a été appelée le carrefour ventriculaire (CV).

Sur la coupe sagittale représentée ici (schéma 8, B), on peut constater que le ventricule latéral est creusé dans la substance blanche qui forme la majeure partie de l'hémisphère. Cette substance blanche est désignée communément sous le nom de centre ovale de Vieussens. Elle s'étoiid depuis la paroi du ventricule jusqu'à l'écorce grise. 11 y a donc lieu de distinguer, d'une façon très générale, Vécorce et le centre ovale. Mais,

onissAUD. b

xvui INTRODUCTION.

au niveau des circonvolutions, l'écorce et la substance blanche sont, dans leur ensemble, appelés manteau de l'he'misphère (m, m', schéma 8^ B).

L*écorce grise a une épaisseur qui varie, suivant les circonvolutions, de 5 à 5 millimètres. Pour l'apprécier exactement, il faut nécessairement faire des coupes perpendiculaires à la surface, du manteau. Toute coupe qui n*est pas perpendiculaire à la surface entame la substance grise sur une étendue nécessairement plus considérable que son épaisseur réelle. De là les différences qu'on observe sur les difi'érentes parties de Técorce selon le sens et l'obliquité du plan de section (voy. schéma 8, B).

§IV SeuU ou limen.

Pour étudier les nombreuses parties constituantes de la région arbitraire à laquelle on a donné le nom de limen ou seuil de rhémisphère^ nous supposerons d'abord que l'encéphale a été extrait de la cavité crânienne dans sa totalité, que le cervelet a été détaché de la masse encéphalique, et que les deux hémisphères ont été séparés par une scissure médiane intéressant le pont de Varole (PV) et le bulbe rachidien (PYR) (schéma 9).

ce. Corps calleux. — Nous avons dit que le corps calleux (ce) représente la partie supérieure du seuil. Le corps calleux est une voûte de substance blanche à fibres transversales, présentant sur les coupes sagittales la forme d'un arc régulier à grand rayon, terminé en avant et en arrière par une extrémité renflée. Chacune de ces extrémités parait être une réflexion de la masse calleuse sur elle-même. L'extrémité antérieure, ou genou du corps calleiix (GC), se réfléchit d'avant en arrière; l'extrémité postérieure ou bourrelet, ou splenium (SPL) se réfléchit d'arrière en avant. La partie du genou qui se réfléchit d'avant en arrière s'appelle le hec ou rostrum (BOS).

Elle s'infléchit verticalement vers l'espace perforé antérieur (EPA), où elle se termine insensiblement, au-dessus et en dehors du nerf optique (NO). Au-dessous et en avant du rostrum, s'étend, à la surface de l'écorce, une couche irrégulière et gaufrée de substance blanche, qui fait suite (nous l'avons déjà dit) au nerf de Lancisi : c'est la substance réticulaire d'Arnold (LMV).

Les fibres transversales de la partie moyenne du corps calleux passent

au-dessus du ventricule latéral ; les fibres du genou passent au-devant de

la corne frontale; les fibres du rostrum passent au-dessous de la corne

frontale; les fibres du splenium passent au-dessus et en dehors de la

*orne occipitale.

INTROTUCTION. m

Dniformément convexe à sa face supérieure et concave à sa face inférieure, la partie moyenne du corps calleux a une épaisseur à peu près

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