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COUPE HORIZONTALE PASSANT IMMÉDIATEMENT AU-DESSUS

DU TUBERCULE MAMILLAIRE (Voy. scht^ma 51, p. G8)

Le repère que nous indiquons est suffisant pour arriver à obtenir des surfaces de section dont l'aspect rappelle assez exactement celui de la figure 5 de la planche X. Toutefois, en raison des nombreuses variétés de la courbure diî rhémis[»hère qui ont été mentionnées antérieurement, on peut, tout en choisissant ce re|K»re, obtenir des résultats différents. La coupe que nous représentons ici corres|K)nd à une courbure moyenne de l'hémisphère.

Écorce.

La (lis|M)sili(>ii de Técorce est beaucoup plus simple (|ue sur les <'<Mi|M's précédentes.

PLAKCIIE X. 79

A la face interne, la première circonvolution frontale (F*), confondue avec le gyrus reclus (GR), s'étend depuis Textrémité antérieure du cerveau jusqu'à Tencoche profonde qui correspond à la vallée de Sylvius, au niveau de Tespace perforé antérieur (EPA). La vallée de Sylvius pénètre ainsi derrière le lobe frontal, de dedans en dehors et n'est séparée de la scissure de Sylvius (S') que par le pôle de l'insula (Pi) et une couche de substance grise, que nous appelons l'isthme gris fronto-sphénoïdal (tfS, voy. la table générale).

Immédiatement en arrière de la vallée de Sylvius, la face interne de Técorce est représentée par le lobule de l'hippocampe (IIL), à la partie interne duquel on reconnaît la substance grise du noyau amygdalien (NA). Le lobule de l'hippocampe se termine, à sa partie postérieure, par le crochet (Une); le crochet ferme, en dedans, l'extrémité la plus antérieure de la corne sphénoïdale du ventricule latéral. Là, cependant, s'arrête Técorce proprement dite. La fente de Bichat est précisément l'espace lacunaire qui sépare la pointe du crochet (Une) et la corne d'Ammon, désignée ici par une de ses parties constituantes, le fascia dentata (Fd).

Dans cette fente s'insinue, sans contracter de connexions étroites avec l'écorce, la partie externe du pont de Varole (PV). On voit, en efl'et, que le pont de Varole représente sur cette coupe une masse parfaitement distincte de l'hémisphère proprement dit. A sa pailie moyenne on reconnaît la région du noyau rouge de la calotte (NR), cl, à son extrémité postérieure, la petite encoche de l'aqueduc de Sylvius (AQ) divisée suivant son axe antéro-poslérieur.

La fente de Bichat parait donc communiquer largement avec la cavité venlriculaire, entre l'uncus (Une) ou crochet et la corne d'Ammon (Fd). On sait que cette comnmnicalion n'est qu'apparente. Entre la fente de Bichat et la cavité ventriculaire existe toujoui's une cloison formée par la toile choroïdienne. La démonstration en a été fournie avec la plus grande évidence par M. Mathias Duval, dans un travail définitif sur la corne d'Ammon.

En arrière de la fente de Bichat, la face interne de l'hémisphère est représentée sur la coupe 3 par la circonvolution de l'hippocampe, confondue avec le lobule lingual ou cinquième circonvolution occipilo-temporale (0*). Celle-ci est limitée en airièrc par le giand sillon occipito- temporal de Pansch (o/J, derrière lequel s'étend le gyrus fusiforine (0*). Enfin, le pôle occipital est formé encore pai* h*

gyrus lingual (0') qui, à ce niveau, m; peut ôlrc distingué que trts difficiienient de la troisième circonvolution occipitale.

A la face externe, la deuxième circonvolution frontale (F*) forme un pli isolé; plus en arrière, elle se confond avec la troisième frontale (F* -f- F'). Derrière la troisième frontale, le sillon prae-rolandique inférieur (j>7Û) s'enfonce entre le pied de cette circonvolution et sa partie moyenne; il se jette dans le deuxième sillon frontal, qui s'avance en dedans de la portion du lobe frontal (F* + F'), commun à la deuxième circonvolution frontale et à la troisième.

La scissure de Sylvius (S'), partie de la surface de Thémisphère, entre la troisième frontale (F') et la première temporale (P), s'élargit pour former la fosse de Sylvius, où Ton voit proéminer le pôle de l'insula (PI). Enfin, en arrière de cette scissure, se succèdent d'avant en arrière la première circonvolution temporale (T*), la seconde (T), la troisième (T*) ; derrière la troisième temporale, le troisième sillon temporal (/,), dédoublé, forme la limite antéro-externe de la quatrième circonvolution occipilo-temporale ou gyrus fusiformc (0*).

Cavité ventricolaire.

La coupe n'entame ici que la portion sphénoïdale du ventricule latéral. Dans sa partie antérieure, ce ventricule présente une surface bombée qui correspond à la face supérieure de la corne d'Ammon. Dans sa partie postérieure, on ne voit que sa paroi postérieure ou plancher.

La paroi externe présente, d'avant en arrière, la section oblique du taenia semi-circularis (Taî), celle de la queue du noyau caudé (NCC) ; enfin une surface blanche, qui appartient au faisceau sensitif (FS), et qui n'est séparée de celui-ci que par de très rares fibres du tapetuin.

La paroi inférieure est formée par le faisceau longitudinal inférieur (FLI), repoussé en quelque sorte vers la cavité ventriculairc par la substance grise qui double le cul-de-sac du grand sillon occipito-temporal (o/^).

La paroi supérieure est formée par le noyau amygdalien (NA).

La paroi interne, libre à sa partie moyenne, où s'enfonce la fente de Bichal, est repiésentée en avant par la face externe de l'uncus (Une), et en arrière par la face externe de la corne d'Ammon (Fd).

Substance grise.

La couche optique n'est plus intéressée sur cette coupe, non plus que le corps strié proprement dit.

NCC. La queue du noyau caudé seule se reconnaît encore, adossée à la paroi externe du ventricule sphénoîdal.

NA. Le noyau amygdalien, logé dans la profondeur du lobule de l'hippocampe (IIL), semble se confondre de tous côtés avec la substance grise du crochet et de la région antérieure de l'hippocampe. Il semble môme se prolonger en avant et en dehors jusqu'à la substance grise de la vallée de Sylvius (IFS). Ce n'est là qu'une apparence. Le noyau amygdalien, en effet, est séparé de l'écorce par des lames blanches qui appartiennent à la racine inférieure du thalamus et à la capsule externe; nous les étudierons ultérieurement (voy. NA, PI. XXIX et XXX). Il est même séparé du crochet, au moins en partie, par une petite cloison blanche qu'on peut reconnaître ici sur la coupe, et qui est l'extrôme prolongement antérieur du taenia ; à la partie externe et postérieur de ce prolongement médullaire, une section vasculaire, dans la paroi du ventricule, indique la place de la veine du corps strié.

IFS. L'isthme gris fronto-sphénoîdal est la substance grise du gyrus falciforme. 11 forme la paroi supérieure de la vallée de Sylvius. II est situé immédiatement au-dessous de la tète du noyau caudé, dont il n'est séparé que par le fasciculus uncinatus (FU, voy. plus loin). 11 se confond en dehors avec le pôle de l'insula (PI), en avant avec la substance grise de la troisième circonvolution frontale (F*), en dedans avec l'écorce du désert olfactif, où se termine la racine olfactive externe (OLE); en arriére, avec l'écorce du lobule de l'hippocampe (IIL). L'isthme gris fronto-sphénoîdal n'est que le résultat de la coupe horizontale passant au plus prés de la vallée de Sylvius, à travers la substance grise du gyrus falciforme. Nous lui avons donné ce nom parce qu'il apparaît très souvent sur les coupes comme une région de substance grise dont les connexions avec les parties voisines sont des plus importantes à connaître.

Fd. Le fascia dentata est la portion libre de l'écorce, dans le repli que forme la circonvolution de l'hippocampe (0*), au voisinage (le la fente de Bichat, et auquel on a donné le nom de corne d'Annnon. — Le fascia dentata est d'ailleurs séparé de l'écorce de

DRISSAUD. 0

rhippocainpe par une couche blanche, fenôlréc, h\ substance réliculaire d'Arnold (LMA). Il est recouvert en haut et en dehors par un volumineux faisceau triangulaire (FI), qui n'est autre que la finibria ou pilier postérieur du trigone.

Substance blanche.

FS. Le faisceau sensitif qui, sur les deux coupes précédentes, s'étendait, d'avant en arrière, en dehors de la corne occipitale du ventricule, se reconnaît, malgré la disparition de la corne occipitale, à la partie externe du sillon occipito-temporal dePansch (o/J, et en dehors delà paroi externe du ventricule sphénoïdal. 11 est cependant beaucoup moins compact. Il va, d'avant en arrière, depuis le culde-sac postérieur de la fosse de Sylvius jusqu'au lobe occipital, où il devient tout à fait diffus. En dedans, il est séparé de la queue du noyau caudé (NCC) par un petit tractus gris qui représente le tapetum. En dehors, il est séparé de Técorce par le faisceau pariétal vertical (FPV).

FPV. Le faisceau pariétal vertical, difTus lui-même, établit une anastomose entre les étages du lobe temporal (T*, T') et le lobe pariétal situé au-dessus du plan de la coupe. Il appartient manifestement aux deuxième et troisième circonvolutions temporales, tandis que le faisceau occipital vertical, visible seulement sur la figure '2 (FOV), n'appartient qu'à la troisième temporah;.

FLL Le faisceau longitudinal inférieur, dirigé obliquement de haut en bas et d'arrière en avant, glisse sous le plancher du ventricule sphénoïdaU au-dessus du cul-de-sac du grand sillon occipitotemporal (0/4). En dehors, il se confond insensiblement avec le faisceau sensitif (FS) ; en dedans, il se termine dans la circonvolution de l'hippocampe (()').

FU. L&fasciculus uncinatus, représenté par une tache foncée dans h; lobe frontal, i)asse au-dessus de l'isthme gris fronto-sphénoïdal (IFS). II vient du lobe sphénoïdal, où il est également représenté par une tache foncée en dehors de la capsule externe (CE), justiî en arrière de l'isthme gris (IFS). Il établit ainsi une communication au-dessus Ac la vallée de Sylvius, entre le lobe sphénoïdal et le lobe fronlal. Dans le lobe frontal, il est toujours situé en dehors de la substance grise du sillon olfactif interne (soi).

COUPES VERTlCO-TilANSVERSALES. 83

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES

Nous appellerons coupes verlico-transvcrsales celles qui sont faites transversalement, et perpendiculairement k la ligne horizontale qui réunit la commissure blanche antérieure et la commissure blanche postérieure.

Toutes les figures de la planche XI à la planche XXXIII inclusivement représentent le plan de section vertical du segment antérieur. Le segment antérieur est donc vu par sa face postérieure. La face interne est à droite, la face externe est à gauche.

Sur toutes les figures on peut, pour la simplification de Tétude, considérer à Théniisphère un bord supérieur, une face interne, un boiti inférieur et une face externe. Ces parties seront étudiées, pour chaque préparation, dans le môme ordre.

Il va sans dire que les pi^éparations dont il s'agit proviennent toutes du môme hémisphère cérébral.

Cet hémisphère a été choisi à dessein parmi les plus simples. Il permet, en raison d'une disposition en apparence anormale ou exceptionnelle, de comprendre plus aisément les détails des surfaces de section qui, sur d'autres cerveaux, sont infiniment plus compliqués. Cette disposition, qui semble appartenir aux hémisphères peu plissés, consiste dans le fait que la corne occipitale du ventricule latéral s'étend en arrière jusqu'au voisinage de l'écorce.

Sui* un grand nombn» de cerveaux dont on pratique les sections verticales n\ série d'arrièn» en avant, il faut arriver parfois jusqu'au sommet du (Muieus avant de trouver une surface de coupe au milieu d<* laquelle la cavité du ventricule apparaît comme un espace vide. Celte cavité c(*pendant existe, toujours bien en arrière du sommet du cun(»us; seulement elle est aplatie latéralement, ce qui tient à ce qu(î la scissure calcarine, s'enfonçant à une grande profondeur dans la masse cérébrale, réduit l'espace vide aux proportions et à l'aspect d'une fente linéaire, verticale, ou légèrement

84 COUPES VERTiCO-TILLNSVERSALES.

«îoncave en dedans. Il résuite, de cet accoleinent des deux parois latérales, que les parois supérieures et inférieures n'existent plus que virtuellement; et comme la membrane épendymaire qui tapisse le ventricule est très mince, tous les faisceaux qui suivent d'avant en arrière les quatre parois de la corne occipitale se confondent en un seul. On conçoit les difficultés qui résultent de cette disposition, très fréquente d'ailleurs, pour la différenliation des faisceaux de la région cérébrale postérieure.

Il est donc de beaucoup préférable d'étudier les coupes verticales de cette région sur des cerveaux dont le ventricule occipital se prolonge très loin en arrière. Mais ce choix ne peut se faire que si l'on a à sa disposition un nombre suffisant d'hémisphères durcis, de façon à entreprendre la série des coupes sur celui qui paraît le plus favorable. 11 est en effet impossible de savoir à l'avance si le ventricule est béant ou comprimé. Tout au plus pourrait-on se guider sur le degré de profondeur de la scissure calcarine, dans le cas où les méninges auraient été préalablement décortiquées. Sur les cerveaux pourvus de leurs membranes cette présomption elle-même est trompeuse.

La prolongation de la cavité ventriculaire jusqu'à Vécorce du pôle occipital n'est pas douteuse, môme dans les cas où le vide cesse d'exister en arrière du sonnnet du cuneus. Cette région nous parait être en tout cas la limite extrême; et cela se comprend aisément, puisque le sonunet du cuneus répond à la terminaison antérieure de la calcarine, et nous savons que c'est de la profondeur de cette scissure que dépend le refoulement de la paroi interne du ventricule sur la paroi externe. Pour s'assurer que, môme dans ce dernier cas, la cavité occipitale s'étend jusqu'à l'écorce, il suffit de pratiquer une série de coupes horizontales de bas en haut, suivant des plans parallèles à la calcarine. Cela peut se faire sur des cerveaux frais. On arrivera toujours ainsi à tomber sur un plan de section horizontale qui intéressera dans une très grande longueur la fissure verticale qui représente la cavité virtuelle du ventricule; et sur certains cerveaux, on verra cette fissure atteindre Vécorce ou ne s'arrêter, à son voisinage, qu'à une distance de trois ou quatre millimètres.

Les faisceaux dirigés d'avant en arrière vers le pôle occipital, étant séparés, au moins dans le sens vertical, par la fente ventriculaire, seront facilement différenciés. Us le sont, en réalité,

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES. 85

jusqu'à la substance grise lorsque le venlricule se prolonge jusqu'à réeorce; et quand il ne l'atteint pas, ils ne se confondent que dans une très faible longueur. Tel est le cas qui se présente pour la ligure 1 (pi. XI), où Tensemble des faisceaux postérieurs du lobe <»ccipital se réduisent a un seul (FS), représenté par une surface de section quadrilatérale, foncée, suffisamment compacte, et dans laquelle sont évidemment mélangées les fibres des faisceaux FOm, FLI, FS, reconnaissables sur la figure 6 de la môme planche (ces faisceaux seront étudiés un peu plus loin).

Dans quelle région de l'écorce du lobe occipital s'effectuent celte convergence et cette intrication ultime des faisceaux antéro-postérieurs? Cette question a une importance qu'il est impossible de méconnaître si l'on a présent à l'esprit le problème des localisations sensorielles corticales, encore obscur sur bien des points. Or chacun pourra s'assurer que l'extrémité la plus reculée du faisceau sensitif (FS) aboutit invariablement à l'écorce du lobule lingual, au niveau môme du pôle occipital, par conséquent au-dessous du cuneus en dedans, et au-dessous du pli de passage de Gratiolet (wP) en dehors. C'est donc dans la partie la plus inférieure et postérieure du gyrus lingual (0') ou cinquième circonvolution occipitale de Broca que vient s'épuiser en arrière le système des faisceaux antéropostérieurs de l'hémisphère cérébral.

Cette étroite fusion de fibres qui étaient distinctes et séparées dans une région plus antérieure, donne aux coupes verticales du pnle occipital une complexité extrême. Tout y arrive et tout s'y mélange. Il va sans dire que les faisceaux n'y sont pas renfermés dans leur totalité. Venus de parties situées plus en avant, ils ont abandonné, chemin faisant, une notable portion de leurs éléments. Mais ils y sont tous représentés, ou peu s'en faut, comme on le verra prochainement. Cela explique aussi pourquoi les premières Dgures, beaucoup plus petites que les suivantes, sont relativement l)caucoup plus chargées de lettres. Il est impossible qu'il en soit autrement. L'examen attentif de ces coupes occipitales s'impose donc d'une manière absolue, puisqu'elles sont le point de départ obligé de tout ce qui va suivre.

80 COrPES VERTICO-THA>'SVERSALES.

Figure 1.

COUPK VERTICO-TRANSVEKSALE PASSANT A DEUX CENTIMETRES ENVIRON

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