FACE EXTERNE
Iiiiinédiatemcnt au-dessous et en dehors du bord supérieur de riiéinisphere, formé par le soininet de la première circonvolution occipitale (0*), s'étend un plan incliné, sans sillons ni incisures : c'est le premier pli de passage (zO) pariéto-occipilal, situé entre le bord supérieur de l'hémisphère et la terminaison postérieure du sillon interpariétal (p). Ce dernier sillon, situé ici très bas, en raison de sa courbure (voy. PI. I, fig. 1 et 2), s'enfonce à une gi*ande profondeur dans la substance cérébrale; la couche corticale qui le revêt arrive ainsi presque au contact de Técorcc de la calcarine. 11 sert de limite supérieure h la deuxième circonvolution occipito-temporale (T*). Au-dessous de celle-ci s'enfonce le deuxième sillon occipito-temporal (oQ. Puis vient au-dessous de ce sillon, presque toujours horizontal sur les coupes, la troisième circonvoluticm temporale (T), formant le bord inférieur de l'hémisphère.
A l'extrémité postérieure du cerveau, la substance blanche se compose surtout de fibres arquées, mettant en relation les unes avec les autres les circonvolutions de cette région. Elles sont blanches sur le plan de section, c'est-à-dire qu'elles parcourent en majeure partie le plan vertico-transversal. Mais au milieu de ces libres blanches on dislingue un gros faisceau (FS), représenté par une surface quadrilatérale foncée; c'est l'extrémité du faisceau sensitif, compact surtout ou bas et en dedans, il est au-dessous de la calcarine (À") et du sillon interpariétal (p). Ses bords sont assez nettement arrêtés, ce (jui prouve qu'il poursuit son trajet en arrièiv, plus loin que le plan de la coupe, jusqu'à l'extrémité postérieure et inférieure des lobules lingual et fusiforme (0*, 0*). Il est nettement séparé de la calcarine par un faisceau vertical très blanc (LFE), que nous appell(?rons lame festonnée, d'une absolue constance, et que nous retrouverons au fond de cette scissure dans toute son étendue antéro-postérieure. La lame festonnée passe donc du bord supérieur du lobule lingual (0*) au bord inférieur et à la partie moyenne du cuiieus (0*) en circonscrivant le fond de la calcarine, de façon à empocher toute connexion entre le faisceau sensitif (FS) et la subslanc(^ grise du cuneus. La plus grande partie du faisceau s(»nsilif s'onfonccî d'ailleurs dans le gyrus lingual (0*) et dans le gyrus fusiforme (0*), pour se jMîrdn» à l'extrémité la plus reculée
(lu lobe occipital, laquelle est, comme nous le savons (voy. PI. II, fig. 1 et 2), formée en partie par le gyrus lingual. La séparation du faisceau sensitif et du cuneus s'augmente encore de la présence d'un faisceau antéro-postérieur, nettement représenté ici (FCF), qui vient de la région antéro-inférieure du cerveau : c'est le faisveau compact du fomix. Celui-ci s'épuise en partie dans Técorce grise du cuneus, à laquelle on le voit s'accoler, et dont il est séparé seulement, de place en place, par la lame festonnée (LFE). Deux autres faisceaux antéro-postérieurs se voient encore sur cette coupe : 1" l'un, faisceau par iëto- frontal (FPF), s'accole et s'insère, selon toute vraisemblance, au premier et au deuxième plis de passage pariéto-occipitaux (tiO etzP); de là il s'enfonce en avant dans le centre ovale où nous le retrouverons; 2° un petit faisceau à cheval sur le troisième sillon temporal (o/,) qu'on ne peut poursuivre plus en avant et qui n'est probablement que l'insertion d'un faisceau d'association.
Fignre 2.