EN ARRIÈRE DU SOMMET DU CUNEUS
L'ensemble de la coupe est le môme que sur la figure précédente. Voici seulement quelques différences.
94 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.
Écorce.
Le sommet de la surface de section, c'est-à-dire le bord supérieur de Hiémisphère, ifest plus représenté par la première circonvolution occipitale (0*), mais par l'angle postéro-supérieur du lobe carré (Q). — Sur la face interne on voit le sillon du cuneus («Cm) se jeter dans la scissure perpendiculaire interne (Oi). — L'épaisseur du cuneusy dans le sens vertical, est réduite à un centimètre à peine, car la coupe passe à moins d'un centimètre du sommet de cette circonvolution. La scissure calcarine (A") conserve sa direction inclinée en dedans. Le g\Tus lingual (0*) atteint son maximum de hauteur et présente deux petites encoches, répondant à desincisures superficielles.. Nous savons que Texistence de Tune d'elles est à peu près constante. — Le grand sillon occipito-temporal (ot^) diminue de profondeur. Il senihle réduit aux proportions d'un sillon de troisième ou quatrième ordre. Mais il n'est pas interrompu; rarement on observe le passage de la substance grise du gyrus lingual (0*) au gyrus fusiforme (0*). Ces deux circonvolutions fondamentales de la région occipito-temporale sont presque toujours distinctes et séparées, dans la totalité de leur trajet antéro-postérieur, parce silh)n, si peu profond (ju'il soit. On peut constater ici que le sillon occipito-temporal (o/J, malgré sa faible pénétration dans l'iiémisphère, répond déjà assez exactement au plancher du ventricule latéral. Ce rapport est absolument invariable.
Sur la face externe, la section intéresse toujours une bonne partie du pli courbe (PC). On voit aussi que le lobule pariétal supérieur^ ou première circonvolution pariétale (P*) n'a plus qu'une très petite lai'geur. La coupe passe en effet, à ce niveau, au travei's du pli inférieur du lobide pariétal supérieur.
Ell(» est agrandie dans toutes s(»s dimensions; elle prés(Mile ici cette particularité que son angle inléro-interne s'allonge en dedans sous forme d'une pointe, correspondant au sillon inléro-interne (Dsu) dont il sera question i)lus loin.
PUNCllE XI. 95
Substance blanche.
FS. Le faiscean sensitif s'isole plus nettement, à sa partie supérieure, du faisceau compact du fornix (FCF). Celui-ci, aplati par le refoulement du sillon du cuneus («Cw), s'accole plus intimement à la face supérieure du faisceau inférierir du fornix (FOi). D'ailleure l'un et l'autre (FCF et FOi), commencent à contourner l'angle supéro-interne du ventricule, pour redescendre vers la paroi interne, changer de direction encore, devenir transversaux, et enfin se jeter dans l'écorce du lobule lingual (0*); ils s'y adossent, mélangés l'un à l'autre, puis reprennent la direction antéro-postérieure. Leur trajet transversal, depuis la paroi interne du ventricule jusqu'à Fécorcc, est naturellement de teinte claire. Mais il faut i-etcnir que ce trajet est toujours^ sur la coupe verlico-transvcrsale, au-dessus du prolongement de l'angle inféro-interne du ventricule, c'est-à-dire au-dessus du sillon (Dsu).
On en peut dire autant de la lame festonnée (LFE); nous trouverons plus loin (fig. 12, 15, 14) une exception à cette disposition.
Quant au faiscean pariéto-frontal (FIT) situé, sur la coupe précédente, en dchoi's du prolongement supérieur du faisceau sensitif (FS), il est ici situé en dedans. Cela prouve que les fibres de ces deux faisceaux s'entrc-croisent : le premier, en eflct, est dirigé d'arrière en avant et de dehors en dedans; le second est dirigé d'arrière en avant et de dedans en dehors (voir sur les coupes horizontales).
Figure 6.