SUPÉRIEUR DU PENTAGONE DU LOBE CARRÉ
Écorœ.
Le hord supérieur est représenté par la partie la plus élevée de la circonvolution pariétale ascendante (P), en dehors d(; laquelle la scissure de Rolando (ft) vient mordre sur la face interne de Thémisphère. La circonvolution frontale ascendante (F) appartient ici aussi bien à la face supérieure et au bord supérieur qu'à la face interne. Elle est séparée de la frontale ascendante par la scissure de Rolando. A la face interne elle forme le lobule paracentral (Pa), Iequ(îl est linûlé en bas par la scissure limbique (L). Au-dessous de la scissure limbique se trouve le lobe carré ou le pli de passage pariéto-limbicpie. Ici c'est le lobe carré avec une scissure peu profonde, la sous-pariétale (sP). La portion de la face interne de rhémisphère qui est sous-jacente à la sous-pariétale fait donc
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partie, elle aussi, du lobe carré. Mais celte portion i-eprésente la continuation de la circonvolution limbiquc (C) en arrière du pii de passage pariéto-linibique. Comme, d'autre part, elle se prolonge en bas avec le pli de passage tempoi'o-limbique (xT), il s'ensuit que cette coupe, et toutes celles qu'on fait dans cette région sur tous les hémisphères, offrent un aspect caractéristique : le profil de la section représente une ligne droite, appartenant à l'écorce; et celle-ci envoie dans la profondeur, de dedans en dehors, une bande de substance gi'ise recouvrant le fond de la gouttière antérieure de la scissure occipitale interne (sÇ).
La calcarine et la scissure occipitale interne réunies {K) ne s'enfoncent plus Tune et l'autre qu'à une faible profondeur; elles se séparent au-dessous de la surface, de façon à permettre de reconnaître encore l'extrémité la plus antérieure du pli de passage cunéo-limbique (wO*).
0\ Gyrus lingual. — Au-dessous de la calcarine, le gyrus lingual, très élargi, présente toujours son incisure longitudinale («/). Cette circonvolution, à partir du sommet du cuneus^ change de nom; elle s'a{)pellera désormais circonvolution de Vhippocampe^ ou cinquième circonvolution temporale (T*). Mais toujours, malgré ce changement de nom, la circonvolution dont il s'agit (d'abord cinquième occipitale, puis cinquième temporale) est bornée à sa partie inférieure et dans toute sa longueur par le quatrième sillon occipito-temporal (o/^) dont le fond correspond au plancher de la cavité venlriculaire.
A la face exleine, en dessous et à gauche de la circonvolution pariétale ascendante (P), les parties qu'on rencontre de haut en bas s<mt les suivantes :
p^. Le sillon postrolandiqne.
P^ Le lobule pariétal supérieur est divisé en deux plis par une profonde incisure, branche de bifurcation du sillon pariétal ou inlerpariétal. Celle division du lobule pariétal supérieur n'est pas commune; elle résulte ici du fail ((ue le lobule pariétal supérieur (P') et le lobule pariétal inférieur (P*) sont réunis par un pli de communication (tK^P). Le sillon pariétal {p) est donc interrompu dans son traj(ît antéro-postérieur.
ipi. L'incisure du lobule pariétal inférieur. Sur la partie moyenne du lobule pariétal inférioui* est l'incisure verticale ou
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légèrement oblique, que nous avons appelée incisure du lobule pariétal inféiûeur (tpi), et dont la section est ici peu profonde.
ipc. Incisure du pli courbe. — Un peu en dessous, toujours dans le lobule pariétal inférieur, on voit une encoche (ipc) qui correspond à VincJsure du pli courbe. Celle-ci, en apparence moins profonde encore que la précédente, part souvent du premier sillon temporal {t^). D'ailleurs on voit, sur la figure 13, que la substance grise qui enveloppe cette incisure rejoint, dans la profondeur, la substance grise du premier sillon temporal.
/u est le premier sillon temporal (ou sillon parallèle). T*, T', T' représentent les trois premières circonvolutions temporales. Entre la deuxième et la troisième, à la surface du deuxième sillon (Q, la coupe intéresse un pli de communication qui réunit ces deux circonvolutions.
Cavité ventriculaire.
Sa forme, comme on peut le voir, se modifie notablement, sur toutes les figures de cette planche, au fur et à mesure que les coupes sont plus antérieures. Mais elle reste toujours quadrilatérale. Le bord supérieur ou voûte de la corne occipitale correspond au faisceau moyen du forceps (FOm), le bord externe au faisceau supérieur (FOs), le bord interne au faisceau inférieur (FOi), le bord inférieur au faisceau longitudinal inférieur (FLI).
Substance blanche.
FS. Le faisceau sensitif est moins compact que sur les figures précédentes, mais il est plus large. Cette largeur tient sans doute à ce que, étant moins compact, il est aisément pénétré par des fibres venues d'ailleurs. A sa partie interne il est toujours aussi nettement isolé du faisceau supérieur du forceps (FOs). Sa surface de si»clion se dirige, dans son ensemble, de haut en bas et de dedans en dehors; il est plus compact en bas, au niveau de son point de; réflexion au-dessous de la cavité ventriculaire. On voit, à ce niveau même, que très peu des fibres de sa portion interne s'incurvent sous le ventricule. La plus grande masse se porte directement d'avant en arrière; et, au niveau de chaque nouvelle coupe, ce
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n'est qu'un faible nombre d'entre elles qui changent de direction, devenant ainsi franchement blanches sous le plancher ventriculaire (FL2).
FLI. Le faisceau longitudinal inférieur ne présente plus guère que deux couches : une blanche, supérieure, dont il vient d'être question (FL2); une foncée, inférieure, compacte (FLs). Si Ton compare cette figure avec la figure 7 de la planche précédente, on reconnaît (lue la difl'érence est grande. La couche supérieure (FLl) a disparu. Cela revient à dire que les fibres qui la représentaient sur une coupe plus postérieure, ne s'incurvent pas encore dans la région plus antérieure que nous examinons. On les distingue cependant (voy. fig. 14, 15 et suiv), à l'angle înféro-externe du ventricule, sous la forme d'un petit faisceau compact (FLi), vertical, situé au milieu de la substance blanche du faisceau supérieur du
forceps (FOs).
La couche moyenne du faisceau longitudinal inférieur (FL2), immédiatement adjacente, sur la coupe 15, à la paroi ventriculaire, est formée des fibres du faisceau sensitif (FS) qui, à la partie externe du ventricule, sont les plus voisines du faisceau supérieur du forceps (FOs). On s'en rend mieux compte en examinant la figure 17, où la continuité de ces deux faisceaux est des plus évidentes. Elles se réfléchissent aussi à un niveau plus inférieur; le faisceau qu'elles forment descend en eflet jusque dans le lobule fusiforme (T*) et s'épuise en partie dans cette circonvolution. Mais le plus grand nombres dc^ ses fibres se porte dans le gyrus lingual (0*), où on les voit se terminer dans la substance grise.
FDF. Faisceau diffus du forniz. — Un nouveau faisceau a fait son apparition sur cette coupe : c'est le faisceau diffus du fornix. Sa situation n'est qu'indiquée sur la figure. Il est dirigé obliquement en bas et en dehors. Nous le retrouverons plus loin.
FCF. Le faisceau compact du fornix, au moment où disparait le cul-de-sac antérieur de la scissure occipitale interne auquel il était accolé, passe directement en dehors. 11 rentre donc dans le plan de la coupe et devient blanc; il se dirige vers la substance; grise du lobe carré dans laquelle il se termine, ainsi que dans la substance grise de la scissure sous-pariétale (voy. fig. li) (sP). Mais là il ne s'épuise pas. C'est un faisceau a fibres courtes, qui se renouvelle d'étape en étape de fayon à accompagner dorénavant la
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scissure sous-pariélale, puis la scissure limbique (L) jusque dans la région la plus antérieure de l'hémisphère.
Cin. Le cingnlnm, immédiatement sous-jacent au cul-de-sac de la scissure occipitale interne, se présente sous l'aspect d'un faisceau aplati, dont on ne distingue qu'une partie très faible, confondue avec ce qui reste, en ce point, du faisceau compact du fornix. Audessus et au-dessous de la strie foncée qui représ(Mîte ces deux faisceaux, le cingulum s'étend dans le sens vertical, décrivant une courbe à convexité postérieure; la partie supérieure de la courbe se dirige vers la partie la plus inférieure du lobe carré, et plus loin vers la face supérieure du corps calleux. Sa partie inférieure se porte en bas, tout le long de l'écorce grise du pli de passage cunéo-limbique (i:0') et s'avance dans le lobe sphénoïdal. Toujours en contact avec l'écorce, il est limité en dehors par la lame festonnée (LFE)(voy. fig. 14 et 15).
FOi. Les fibres inférieures du forceps major paraissent encore confondues en partie avec les fibres moyennes (FOm) ; et cette sépai*ation est réelle. On la voit s'accuser dans les figures suivantes (li et 15), lorsque les fibres moyennes se portent en masse vers la ligne médiane, tandis que les fibres inférieures, toujours foncées el compactes, conservent leur direction antéro-postérieure. Un notable changement dans la forme et la direction de ce faisceau se manifestera sur les figures suivantes.
FOm. Le faisceau moyen du forceps, formant toujours la paroi supérieure ou voûte de la corne sphénoïdale, est à sa partie interne étroitement adhérent au faisceau inférieur. 11 est plus épais que sur les coupes précédentes; il renferme donc ici plus de fibres qu'en arrière. Cela tient à ce que ses fibres s'épuisent en partie dans la paroi externe du ventricule ou tapetum^ d'où elles se portent avec les fibres du faisceau sensilif (FS) sous la paroi inférieure du ventricule, et, de là, dans le lobule lingual (O"'). Mais le plus grand nombre d'entre elles suivent la voûte du ventricule jusqu'à son extrémité la plus postérieure et se jettent dans la substance grise du pôle occipital.
Le changement de coloration de ce faisceau au-dessus du ventricule montre sur la figure 15 que les fibres les plus internes, les plus foncées, et par conséquent, les plus compactes, sont celles qui sont destinées au pôle occipital ; les plus externes, plus claires, se
BRISSAUD. S
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portent en bas et en dehors vers la paroi ventriculaire externe, où elles s'accolent au foisceau supérieur du forceps.
FOs. Le faisceau supérieur du forceps, venu de la partie la plus supérieure et la plus postérieure du bourrelet du corps calleux, semble émerger du lobe carré; mais, en réalité, il laisse la substance blanche du lobe carré derrière lui; il vient d'une région plus antérieure. 11 est, sur la coupe 15, peu isolé des faisceaux voisins, parce qu'il suit une direction sensiblement parallèle à celle du plan de section. — A la partie externe du ventricule, il se place en dehors du faisceau moyen du forceps (FOm) et forme la presque totalité du tapetum. Son extrémité inférieure sera étudiée plus loin.
LFE. La lame festonnée s'élargit au fur et à mesure qu'on examine des coupes plus antérieures (fig. 14). Elle est toujours verticale, adossée au fond de la scissure calcarine (A'), et interposée entre le cingulum (Ciii) et le faisceau inférieur du forceps major (FOi). En haut ce faisceau s'épanouit dans le pli de passage temporo-limbique (wT), et en bas il se porte vers le gyrus lingual (0*). Mais ici, juste au niveau de la terminaison antérieure du cuneus (tK)*), quelques-unes de ses fibres se confondent, dans le gyrus lingual, avec celles du faisceau longitudinal inférieur {VU). C'est d'ailleurs le seul point où ses fibres inférieures ne soient pas nettement isolées des parties avoisinantcs.
FPF. Le faisceau pariéto-frontal, peu visible sur cette coupe, où ses fibres sont parallèles au plan de section, se distingue facilement sur les figures suivantes (14, 15, 16), où sa coloration démontre qu'il se dirige, d'une manière générale, du lobule pariétal inférieur (P*) à la circonvolution pariétale ascendante et à la frontale ascendante (P et F).
FOY. Le faisceau occipital vertical (FOV, fig. 14), situé en dehors du faisceau sensitif se dirige de la troisième temporale au lobule [)ariélal inférieur.
Figure 14.
COUPE VKiniCO-TIIANSVERSALE PASSANT A UN DEMI -MILLIMÈTRE EN AVANT DE LA IMiÉCÉDENTE, PAR LE CAP DU LOBE CARRÉ
Écorce.
Munie aspect (juc sur la coupe précédente. On remarquera seuleiiiciil les particulaiilés suivantes :
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Face interne. — La scissure sous-pariétale (sP) if entame plus que très peu profondément le lobe carré. — La substance grise qui revêtait la gouttière antérieure de la scissure perpendiculaire interne et qui était encore visible sur la coupe précédente (sQ) n'existe plus ici. 11 en résulte, dans la disposition des faisceaux du centre ovale, une modification importante qui sera mentionnée plus loin. — La scissure calcarine (A') n'entaille plus que faiblement l'écorce. Le pli de passage cunéo-limbique a disparu. 11 est remplacé par le pli de passage temporo-limbique (tîT).
Face externe. — Elle est identique à ce qu'elle était sur la coupe précédente. Au niveau du deuxième sillon temporal (t^)y on voit seulement que le pli de communication entre la deuxième circonvolution temporale T* et la troisième T est passé en totalité dans cette dernière.
Cavité ventridilaire.
L'angle supéro-externe est émoussé par une partie des fibres du faisceau supérieur du forceps qui le croisent obliquement. A la face interne une petite encoche répond à un changement de direction des fibres du faisceau inférieur du forceps, dont la partie la plus interne, d'abord dirigée d'avant en arrière, se porte en dehors; c'est l'annonce de l'apparition de la corne d'Ammon, dont ce faisceau enveloppe toute la convexité postérieure. Cette encoche n'est pas constante.
Le plancher de la cavité ventriculaire est légèrement bombé; la saillie qu'il forme ainsi, très variable suivant les sujets, dépend en grande partie de la profondeur du grand sillon occipito-temporal. On la décrit sous le nom de cuissart de Malacarne ; et la plupart des anatomistes la placent à la face interne du ventricule. C'est une erreur, peu importante d'ailleurs, qui tient à un vice de préparation de l'hémisphère. C'est encore une conséquence de l'aplatissement latéral de la corne sphénoïdale dont nous avons déjà parlé.
Substance blanche.
FS. Le faisceau sensitif, peu compact à sa partie supérieure, se condense à sa partie inférieure. Au-dessous de la couche moyenne du faisceau longitudinal inférieur (FL2), sa surface de section
s'avance dans la substance blanche de la quatrième circonvolution temporale (T*). Une partie des fibres renfermées dans ce faisceau doit en être distraite. Elle appartient, comme nous le verrons, au faisceau diffus du fornix (FDF) que nous n'avons étudié encore que dans une région supérieure, et seulement sur la figure pi^icédcnte.
FLl. Le faisceau longitudinal inférieur ne se compose plus que de deux couches (Ha et FL3), la moyenne et l'inférieure. La supérieure (FLl) est réduite à une très mince lamelle, à peine visible, qui ne renferme môme plus de fibres du faisceau sensitif. Elle se compose exclusivement des fibres les plus externes du faisceau moyen du forceps (FOm), qui, après avoir tapissé la face profonde de la paroi ventriculaire externe, se réfléchissent de dehors en dedans pour se porter vers le gyrus lingual (T*) (*).
La couche moyenne (FL2) représente les fibres du faisceau sensitif réfléchi. La couche inférieure (FLs) représente également des fibres du môme faisceau ; seulement ces dernières sont les plus externes, et elles se mêlent avec celles du faisceau diffus du fornix (FDF), surtout dans le manteau du gyrus fusiforme (T*).
FDF. Le faisceau diffus du fornix est, comme son nom l'indique, un faisceau dont les fibres, coupées perpendiculairement à leur axe, n'ont pas une coloration très tranchée. Mais leur direction générale est très précise. Ce faisceau dirigé d'arrière en avant dans le centre ovale, un peu au-dessous et en dehors de la scissure limbiijue (L), sur laquelle il prend de nombreuses insertions, suit assez exactement le trajet du faisceau compact du fornix (FCF) dans la portion supérieure de l'hémisphère. Sur la coupe 14, sa coloration, foncée au voisinage de la scissure limbique, indique qu'il est sectionné perpendiculairement à la direction de ses fibres. Ccll(»s-ci sont donc antéro-postérieures. Puis, elles se portent obliquement en bas et en dehors, à la partie externe du faisceau supérieur du forceps (FOs), puis à la partie externe du faisceau sensitif (FS). Devenues verticales, elles ne se distinguent plus de celles du faisceau occipital vertical (FOV). Mais on les retrouve sur les coupes suivantes.