‹ Anatomie du cerveau de l'homme v. 2Chapitre 62 sur 84 · DF · texte numérisé non relu

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rieure (CAl intour de leur «le, t p»nir du moment où »1le-Ti rnnrhil le pn)lDii|;inipnt tphënoM>l (GAP) du puUmen (PLT).

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dès lors un trajet oblique en dedans et en avant, mais sur un plan h peu pK's horizontal, jusqu'il la ligne médiane. On remarquera sur

les coupes H9, 120, que la section elliptique de ce faisceau, juste au-dessous de la cloison externe du thalamus, n'est pas, malgré sa direction dans le plan horizontal, uniformément blanche. Cela tient à deux choses : d'abord à la direction oblique en dedans de la commissure antérieure ; ensuite à la torsion de ses fibres sur elles-mêmes. Il est difficile d'indiquer par les mots convenus {dexlrorsum ou sinistrorsum) le sens de cette torsion spiroïde. Mais le schéma 185 en donne une idée suffisante, avec une exagération voulue (la commissure, en effet, vue ici par derrière, ne décrit pas une spire complète autour de son axe). On remarquera enfin sur la coupe 119 que, si la commissure antérieure passe au-dessus du prolongement temporal du putamen (GAP), la racine inférieure du thalamus (ThI) reste au-dessous, pour gagner l'espace perforé antérieur (EPA).

ce. Le corps calleux (fig. 116) ne diffère pas de ce qu'il était sur les coupes précédentes; mais on peut voir s'accuser ici une disposition sur laquelle les opinions ont beaucoup varié. Qu'on se reporte à la figure 119 de cette planche, et l'on constatera que la couche la plus inférieure du corps calleux contourne le noyau caudé et l'aborde par sa face inférieure ou son bord externe. Comme il s'agit ici de fibres absolument claires, il faut admettre qu'elles occupent le plan de la coupe. Ainsi le corps calleux fournit à la tôte du corps strié les fibres de sa couche la plus inférieure, et ces fibres se réfléchissent du corps calleux sous le corps strié. Sur la même coupe (119), on voit un faisceau arqué, antéro-postérieur, par conséquent foncé, à concavité tournée en dedans, et enveloppant CCS fibres du corps calleux (RNC) qui vont sous le noyau caudé. Leur désignation est la même, RNC : elles sont en effet, elles aussi, des fibres de la couronne rayonnante du noyau caudé. Seulement, au lieu de réunir le noyau caudé, à travers le corps calleux, au noyau caudé du côté opposé, elles vont d'art'ière en avant vers la région frontale interne, plus spécialement vers la circonvolution limbique (C, fig. 119, 120). Dans ce trajet elles accompagnent la racine antérieure du thalamus (ThA), dont elles ne sont séparées par aucune ligne de démarcation. Sur les coupes horizontales (voy. pi. XXXVII, fig. 10, 11), on se rend compte assez facilement de ces connexions de la couronne rayonnante du noyau caudé. Il fallait les signaler ici à l'occasion du mode de terminaison des fibres du corps calleux dans le centre ovale. On a prétendu, en effet, que le corps calleux est une commissure transversale qui

BRISSAUD. 25

ne réunit entre elles que des parties homologues de l'écorce. Mais l'écorce, à vrai dire, et le noyau caudé sont un seul et mënK système; leur développement, qui est simultané, a son point de départ dans la même portion de la vésicule encéphalique ; et il est inévitable que là, où le corps calleux réunit des parties homologues de l'écorce, il réunisse des parties homologues du corps strié. Toutefois ces anastomoses commissuralcs ne restent pas cantonnées au niveau de la tétc du noyau caudé; elles s'étendent sur toute la loogueur de celui-ci, très loin en arrière; et si l'on se reporte, par

i^;, corps calleux ; THI, trigone cérébral; Th, «auche opiique;

antéro-postérienns (et foncées) i mesure qu'elles te portent ife diilins en de-

exemple, à la figure 80 de la planche WIV, on pourra considércr le tapctum (TAP), situé en dehors et au-dessous du noyau caudé, comme destiné à la région la plus postérieure de ce noyau, peutêtre même à sa portion réfléchie sous le ventricule. Nous verrous se confirmer celte manière de voir un peu plus loin, quand nous étudierons les coupes de l'exlrémité la plus antérieure de la lélc du corps strié (voy. pi. XXXlll, fîg. 133).

TRI. Le trigone cérébral (fig. 118, 119, 120), ramassé sur luimême, ne se compose plus que de fibres antéro-postérieures: il s'éloigne du corps calleux et se rapproche (fig, 120) du pilier descendant (DF), qui se continue avec lui dans la substance grise du troisième venlriculc (schéma 186).

Tic. Le tania eemi-clrcalaris (fig. 118, 119, 120) se présenlc suus l'aspect d'une lamelle blanche étalée <i la surface convexe de

la couche optique ; cette lamelle se porte de haut en bas et de dehors en dedans (fig. 120), vers la ligne médiane où elle est brusquement sectionnée, entre le trigone (TRI) et le pilier descendant de la voûte (DF, fig. 120). Elle se prolonge donc plus loin, et nous la retrouverons sur les coupes de la planche suivante. On remarquera, en dedans du noyau caudé, la lumière vasculaire qui interrompt la continuité de ses fibres.

LCf. Les fibres lenticnlo-candôes (fig. 118, 120), plus nombreuses à mesure que les coupes intéressent des régions plus voisines de la grosse extrémité du corps strié, se portent aussi en plus grande abondance dans les cloisons verticales du noyau lenticulaire. Sur la coupe 117 on les voit converger vers la cloison externe, et sur la coupe 119 vers la cloison interne. On voit aussi, sur cette dernière coupe, la cloison interne se continuer directement avec l'anse du noyau lenticulaire (ANL) sous le globus medialis (GLM).

RNC. La couronne rayonnante du noyau caudé (fig. 118, IIQ), mêlée aux fibres lenticulo-caudées , se partage, ainsi que nous l'avons dit (pi. XXX, ce), dans deux directions : les unes vont au corps calleux, les autres à la circonvolution limbique.

FU. Le fasciculus uncinatus (115, 116), très compact au-dessous de la capsule externe, passe du lobe sphénoïdal dans le lobe frontal; il est tout voisin de l'écorce de l'insula et semble même, à ce niveau ainsi que sur les coupes suivantes (119, 120), faire partie de la capsula extrema. L'intervalle qui, au-dessus de lui (fig. 120), sépare le claustrum et l'écorce (c'est-à-dire la capsula extrema), est constitué presque uniquement par des fibres foncées, à direction antéropostérieure.

LFS. La capsula extrema se joint donc au fasciculus uncinatus et lui emprunte sa voie pour pénétrer dans le lobe frontal.

Sur les coupes 119 et 120 les fibres d'origine du fasciculus uncinatus, à l'extrémité du lobe sphénoïdal, s'incurvent en haut et en dedans. Elles passent en avant du lobule de l'hippocampe, par conséquent en avant du noyau amygdalien qui a disparu depuis les coupes 117 et 118. Elles sont situées sur un plan horizontal plus élevé que celui de la racine inférieure du thalamus, et toujours en dehors de celte racine. Dans toute cette région antérieure du lobe sphénoïdal où elles prennent naissance, les fibres du fasciculus uncinatus s'entre-croisent avec l'extrémité antéro-inférieure du

388 COUPES VDRTICO-TRANSVERSAUS.

faisceau diiïus du fornix (FDF, fig. 117) qui s'étale dans foule li largeur du pôle sphénoïdal.

LML. La lame médallaire externe du thalamus (fig. 119), mêlée en partie avec ie faisceau d'Arnold (AB) dont on ne peut la distioguer que par la dilTércnce de direction de ses fibres, se termine en haut, entre le noyau caudé et la couche optique. Elle forme ici le faisceau le plus interne du segment postérieur de la capsule înlerne; elle occupe exactement l'angle rentrant du genou de la capaile.

ARC. Le faÎBceau arqaé (fig. 118) ne diffère pas ici de ce que nous l'avons toujours vu jusqu'à présent (voy. pi. XXIX, ARC).

FPF. Le faisceau pariéto-frootal, isolé d'abord sous la deuxième circonvolution frontale {lig. 115), puis confondu avec le faisceau arqué (Gg. 117), puis, de nouveau isolé (fig. 118), et finalement confondu avec le faisceau arqué (flg. 120), prend ses insertions posléricurcs dans ta dcusiùmc circonvolution frontale et ses insertions antérieures dans la première.

FDF. Le faisceau diffus du fornix (fig. 116) se mêle au faisceau pariéto-frontal dans la première circonvolution frontale (P) et au faisceau compact du fornix (FCF, fig. 116) dans la circonvolution limbique. Nous avons dit que ces deux derniers faisceaux apparle-

FDF FCF

tenaient au même système d'association ; mais il est évident qu'ils sont en grande partie indépendants l'un de l'autre. Sur certains points seulement, sur ia coupe 116 par exemple, on ne sait exacte-

ment si les fibres anléro-poslérieures, logées dans la circonvolution limbique au-dessus du cingulum, appartiennent au faisceau compact ou au faisceau diffus du fornix (schéma 187).

Nous avons déjà décrit le faisceau diffus du fornix comme un grand faisceau arqué, à concavité antérieure, dont l'extrémité supérieure répond au lobe frontal et l'extrémité inférieure au pôle sphénoïdal (voy. pi. XUI, fig. 16, et pi. XVI). Nous savons qu'il se confond en dedans avec le faisceau longitudinal inférieur (FLI, fig. 115).

FLI. Le faisceau longitudinal inférieur (fig. 115) se reconnaît aisément, jusqu'à son extrémité antérieure, grâce à la délimitation absolue de son bord supérieur. Nous disons délimitation absolue^ attendu que le faisceau longitudinal est arrêté en haut par le diverticulum 8ub subiculo (pi. XXIX, fig. 110, Dsu). Ce divertîculum va jusqu'à l'écorce ; les fibres du faisceau longitudinal inférieur vont aussi jusqu'à l'écorce, de dehors en dedans, sous le diverticule. Lorsque les coupes passent au-devant de l'extrémité antérieure du diverticule, le faisceau longitudinal continue, plus loin encore, toujours nettement séparé de la substance blanche sus-jacente au diverticule, et qui n'est autre que Valveus. Mais Valveus et le tapetum se confondent et ne peuvent plus être distingués l'un de l'autre à l'extrémité la plus antérieure du cul-de-sac sphénoïdal. Le faisceau longitudinal inférieur est donc borné en haut par les fibres transversales de l'alveus et du tapetum (TAP, fig. 115, 116) étalées sous le noyau amygdalien (NA). En tout cas le faisceau longitudinal inférieur n'a aucun rapport avec le noyau amygdalien : il se termine et s'épuise complètement dans l'écorce de la circonvolution de l'hippocampe.

FCF. Le faisceau compact du fornix (fig. 116).

Cm. Le cingulum (fig. 115, 116).

590 COUPES VERTICO-TRANSYERSALES.

COUPES VERTICO-TRANSVERSALES PASSANT PAR LE CHIASMA OPTIQUE ET LA COMMISSURE BLANCHE ANTÉRIEURE.

Écorce.

Les circonvolutions présentent exactement la même disposition d'ensemble que sur les coupes de la planche précédente. Les coupes 122, 123, 124, 125, 126 font bien voir l'anastomose de la troisième frontale (P) avec la seconde (P).

Les circonvolutions temporales sont réduites à quatre, puisque la circonvolution de l'hippocampe ou cinquième temporale s'est confondue avec la quatrième. Mais on reconnaît encore leur subdivision sur les fig. 125 et 126, où un petit sillon en crochet, à convexité supérieure, les sépare (T* T*, fig. 126).

La scissure de Sylvius s'enfonce vers l'insula et se divise en deux branches, l'une verticale, supérieure, l'autre oblique ou horizontale, inférieure. L'extrémité de la branche supérieure correspond à la rigole supérieure de l'insula ; l'extrémité de la branche inférieure correspond à la rigole inférieure de l'insula. Celle-ci n'est séparée de l'espace perforé qnc par une mince bande horizontale de substance grise : l'isthme gris fronto-sphénoïdal.

A la face interne des coupes, le pilier antérieur du trigone (TRI, fig. 122) ferme complètement la cavité ventriculaire. Au-dessous de ce pilier et un peu en avant de lui, la commissure blanche antérieure (CA, fig. 124, 125, 126) est divisée sur la ligne médiane. Au-dessous de la commissure antérieure, la section interhémispbérique a divisé la lame terminale (LAT, fig. 125), qui surmonte le chiasma optique (CH).

Enfin, en dehors du chiasma, s'étend horizontalement l'espace perforé antérieur (EPA, fig. 125).

Cavité ventriculaire.

La corne frontale aplatie au-dessus du noyau caudé (NC, fig. 125) augmente de hauteur dans son tiers interne, où elle a pour paroi inférieure le taenia (Tae, fig. 122), le stratum zonale (ZS, fig. 124),

et, au devant du stratum zonale, la substance grise du septum lucidum (GSL, flg. 125). Nous verrons que cette masse de substance grise n'est que le prolongement du noyau caudé vers la base de l'encéphale.

Substance grise

NC. Le noyau caudé (fig. 125), en avant de l'extrémité antérieure du taenia (Tae, flg. 125) se prolonge donc en bas et en dedans avec la substance grise du septum lucidum (GSL, 125). 11 augmente encore notablement de volume, et les flbres de sa couronne rayonnante (RNC, fig. 121, 122) sont de plus en plus nombreuses.

PUT. Le putamen (fig. 121, 122, 123, 125) se rapproche de la ligne médiane et aussi du noyau caudé (NC, fig. 125). L'intervalle de ces deux noyaux diminue très rapidement; le segment antérieur de la capsule interne (CIA) est en effet beaucoup plus étroit.

GLP. Le globus pallidus, encore bien isolé du globus medialis sur la coupe 122, tend à se confondre avec ce dernier sur les coupes suivantes (123, 124).

GLM. Le globus medialis (122), cependant, reste en réalité distinct du globus pallidus, jusqu'à son extrémité antérieure. Mais comme il est traversé d'avant en arrière par les fibres de l'anse, les deux segments internes du noyau lenticulaire semblent confondus dans la teinte uniformément foncée de ces fibres. Sur les coupes 125, 126, le globus medialis a complètement disparu; il est borné en avant par la commissure antérieure (CA, 125, 126), qui va, audessous et aussi un peu en avant du globus pallidus, gagner la face inférieure du putamen.

GAP. Le noyau de l'anse (fig. 121) s'amincit en avant; il forme un feuillet d'une très faible épaisseur, parfaitement horizontal, étendu de dehors en dedans, entre le putamen (PUT, 121) et la substance grise du tuber cinereum (SG). A sa partie externe, c'està-dire au niveau même de sa fusion avec le putamen, on voit les orifices vasculaires de l'espace perforé arriver jusqu'à sa face inférieure. Plus en avant, il est divisé par les fibres olfactives externes (OLE, 124), puis par les fibres olfactives de la commissure (OLC, 126). Mais on le voit encore accompagner le bord inférieur de la commissure inférieure (CA), auquel ilest^ comme nous V avons dit, toujours

592 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

souS'jacent. De là il gagne la ligne médiane au-dessus et en arrière du chiasma (CH).

GSL. La substance grise du septum lucidum (fig. 125) est le prolongement inférieur et antérieur de la tête du noyau caudé(NC), qui se relève dans l'épaisseur du septum et principalement à la face externe de celte cloison. 11 n'existe aucune démarcation entre la substance grise de la tête du noyau caudé et celle du septum. La petite strie blanche qu'on y aperçoit sur la coupe 126 (Tae) n'est qu'un faisceau aberrant du taenia. Mais en réalité, la continuité est parfaite. D'autre part la substance grise du septum lucicum se continue, au devant de la commissure antérieure (CA, fig. 125)a?ec celle de la lame terminale (LâT). Elle va ainsi de dehors en dedans, s'amincissant toujours, de façon à ne plus présenter sur la ligne médiane qu'une épaisseur tellement insignifiante que son existence même est virtuelle. Au-dessous de la commissure antérieure, la substance grise du septum change de nom : c'est la substance grise de la lame terminale. Hais, en fait, c'est toujours la même masse de substance nerveuse, en continuité avec la masse du tuber cinereum, en d'autres termes, avec la paroi grise de l'infundibulum.

La substance grise du septum ne remonte pas, sur la paroi externe de la cloison, jusqu'au corps calleux: elle s'arrête à une hauteur variable, et, dans toute cette portion ascendante de son étendue, est dissociée par les fibres du pilier descendant de la voûte (DF, 124, 125, 126).

La substance grise centrale du cul -de -sac antérieur du troisième ventricule, adhérente à la face supérieure du chiasma, est celte mince couche de substance grise qui se laisse perforer si facilement, au-dessous de la commissure antérieure, lorsquon manie sans précautions un cerveau frais. C'est là que se perdent les fibres médianes des deux nerfs optiques. C'est de là que s'élève, vers la commissure, la mince couche grise de la lame terminale (LAT, fig. 125, 126), laquelle se confond, autour de la commissure, avec la substance grise du septum (GSL).

CL. Leclaustrum ou avant-mur (fig. 121) est cette cloison de substance grise, dont nous avons eu déjà l'occasion d'indiquer plusieurs fois les principaux rapports entre l'insula de HciJ et fc putamen, i« * its n'avons pas encore étudié les connexions

fondamentales. Ces connexions sont celles qu'il affecte avec la subtance grise corticale.

On sait que Tavant-mur, situé verticalement entre la capsule externe (CE, fig. 121) et la capsula extrema (LFS, fig. 123), occupe au fond de la scissure de Sylvius une hauteur qui correspond exactement à la hauteur de Tinsula. 11 ne dépasse jamais, ni en haut ni en bas, Técorce de la rigole supérieure ou de la rigole inférieure. En avant et en arrière, ses limites sont également subordonnées à celles du bord antérieur et du bord postérieur de Tinsula : il était donc tout naturel d'admettre que ce noyau gris, disposé comme une cloison verticale au voisinage de l'insula, avait les relations embryologiques et physiologiques les plus étroites avec Tinsula. Meynert le considéra même comme une couche de Técorce insulaire, détachée en quelque sorte des couches plus superficielles, mais faisant partie réellement de la substance grise de la fosse de Sylvius. On alla plus loin : on précisa les points de Técorce de Sylvius où s'effectue le raccordement des couches grises superficielles avec la couche profonde représentée par Tavant-mur.

La continuité du claustrum avec Técorce n'est pas douteuse; mais ce n'est pas à la périphérie de la fosse de Sylvius qu'il faut la chercher. Il n'y a même, autant que nous pouvons l'affirmer, aucune connexion directe, aucun point de contact, entre l'écorce des rigoles de Sylvius et l'avant-mur.

L'avant-mur est une expansion lamellaire, verticale, de la substance grise de l'isthme fronto-sphénoïdal (IFS, fig. 126). Pour bien comprendre cette origine il faut se reporter à la coupe 121.

Au-dessous du noyau de l'anse (GAP), à la partie la plus externe de l'espace perforé antérieur (EPA), on voit l'avant-mur (CL) se confondre avec la substance grise du lobe sphénoïdal. Cette substance grise est celle qui recouvre la partie la plus antérieure du lobule de l'hippocampe. Elle ne se réfléchit pas de dehors en dedans sur l'espace perforé; elle se porte de dedans en dehors vers la rigole inférieure de Sylvius, mais elle est arrêtée par la masse énorme du fasciculus uncinatus (FU, fig. 123). Plus en avant (fig. 124, 125), lorsque le fasciculus uncinatus passe du lobe sphénoïdal dans le lobe frontal, l'intervalle entre les deux parties de l'écorce se rétrécit; enfin, sur la coupe 126, l'écorce du lobule de l'hippocampe (T*) rejoint l'écorce de la rigole inférieure de Sylvius. Ce pont de substance grise correspond, extérieurement^ à ce que Broca appelait

394 COUPES VERTICO-TRANSVERSALES.

le pli falci forme (F AL, pi. lY), et sur les coupes (verticales ou horizontales), à ce que nous avons préféré appeler V isthme gri$ fronto-sphënoïdal (IFS). C'est de la partie interne de cet isthme gris que part Tavant-mur, pour se porter de bas en haut, entre le putamen et Técorce de l'insula.

L'isthme grisfronto-sphénoïdal est immédiatement situé au devant du noyau amygdalien, puisqu'il fait suite à l'écorce du lobule de l'hippocampe; et l'on sait que le noyau amygdalien est logé profondément dans le lobule de l'hippocampe. Mais il ne s'ensuit pas que l'avant-mur et le noyau amygdalien aient entre eux le moindre rapport. Meynert admet que l'extrémité inférieure de l'avant-mur entre en relation avec le noyau amygdalien. 11 suffit d'examiner les coupes horizontales de la planche XLl pour s'assurer que le noyau amygdalien est séparé de l'avant-mur par la capsule externe (CE, pi. XLI, fig. 1, 3, 4) et par les fibres les plus antérieures de la commissure blanche (CA, fig. 9, 10).

Sur la coupe vertico-transversale 121 de la planche XXXI, la continuité de l'avant-mur (CL) et de la substance grise de Thippocampe est très apparente; elle ne l'est plus sur les coupes suivantes, et en particulier sur la coupe 126, où l'isthme gris fronto-sphénoïdal (IFS) traverse le lobe sphénoïdal. Cela tient à ce que l'insertion du claustrum sur l'écorce du lobe de l'hippocampe se fait à la partie la plus postérieure de l'isthme fronto-sphénoïdal.

Mais comment expliquer les relations invariables de la surface du claustrum avec la surface profonde de l'insula? Rien de plus simple, si Ton considère que l'insula est lui-môme une surface dont le développement a pour point de départ la substance grise de l'isthme. C'est exactement à l'extrémité externe de l'isthme que se trouve le pôle de l'insula ; et si le claustrum ne dépasse pas en haut, en bas, en avant, en arrière, les limites de l'insula, c'est parce qu'il est arrêté par les fibres corticales des lobes frontal et occipital qui se projettent sur le pédoncule à travers la capsule interne. L'insula et l'avant-mur ont donc le même lieu de développement primitif.

Reste à interpréter la signification anatomique de l'avant-mur par rapport à l'insula. Sans entrer dans le détail, nous dirons que tout semble démontrer que l'avant-mur est à l'insula ce que le noyau caudé est au reste de l'écorce. D'ailleurs l'insula n'a que des relations très peu nombreuses avec les autres circonvolutions ; on peut dire même qu'il en est à peu près complètement séparé, en haut

par le faisceau arqué, en bas par !e fasciculus unctnatus et la commissure antérieure, il n'a, en tout cas, aucune relation avec le putamen; et il n'en a probablement que fort peu avec le noyau caudé. Le rôle du claustrum vis-à-vis de l'insula parait donc ôlre le même que celui du corps strié vis-à-vis des autres circonvolutions.

Nous ajouterons que le claustrum d'un cOté est relié à celui de l'autre cùté par des fibres commissurales appartenant au rostrum du corps calleux; il est encore, en cela, comparable au noyau caudé dont les anastomoses commissurales avec son congénère se font par la couche inférieure du corps calleux.

Enfm, comme le noyau caudé et le putamen, le claustrum reçoit des fibres du faisceau arqué; et comme le putamen, il reçoit des fibres du faisceau sensitif externe.

LAT. La lame terminale (lig. 125, 126), voy. PSL, SG.

Substance blanche.

A^X. L'anse dn noyau lenticulaire (fig. 121, 122, 125, 124) se confond ici avec le globus mcdiatis {GIM, fig. 122), et c'est là une disposition faite pour rendre très difficile l'étude de ce faisceau

dans sa partie la plus antérieure, c'est-à-dire au niveau de son coude. En effet, l'anse proprement dite, ou portion recourbée du faisceau, serre ilc si près le noyau lenticulaire au niveau du globus medialis, que ce dernier semble traversé par les fibres de l'anse.

ZK COUPES VERTfCO-TRAKSVERSALES.

Or. comme les fibres récurrentes de l'anse sont dirigées d'avant ea arrière, il en résulte que très souvent le globus medialis, sur les pièces durcies dans les bichromates, présente une surface de section vertico-transversale plus foncée que celle du globus pallidus. Mais il faut immédiatement ajouter que déjà l'anse lenticulaire est réduite h un si petit nombre de fibres que cette différence de teinte n'existe que sur une très faible épaisseur.

Lorsque les coupes vertico-transversales passent au-devant du globus medialis (GLM), on ne voit plus que les deux segments externes du noyau lenticulaire, et à la place du globus medialis on reconnaît une surface pâle (flg. 124, Mit) correspondant à ta portion de l'anse dont les fibres sont presque transversales; elles sont au sommet de l'arc qu'elles décrivent. Plus loin encore elles sont représentées simplement (fig. 126, AMi) par un Iractus blanc sîlué immédiatement au-dessous et en dehors de la racine antérieure du thalamus (ThA) ; ce tractus dirigé en dehors et en haut correspond à la portion la plus antérieure de l'arc.

L'anse du noyau lenticulaire est sus-jacente à la commissure antérieure dans toute l'étendue du trajet de ce dernier faisceau, qui est en rapport avec la face inférieure du noyau lenticulaire.

ANC. L'anse dn noyati caadé (fig. 122, 125, 124)est une lamelle

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D'iulre part il se con-

rïère el en b» ivec II

de fibrcsblanches étalée au-dessous de la portion antérieure du noyau caudé, comme l'anse du noyau lenticulaire est une lame de fibres

blanches, étalée horizontalement au-dessous du noyau lenticulaire. Seulement, tandis que Tanse du noyau lenticulaire est dirigée de dehors en dedans, l'anse du noyau caudé est dirigée d'avant en arrière. Les fibres des deux anses convergent vers le sommet du globus medialis (GLM). Elles se confondent toutefois, au-dessous de la masse grise commune au noyau lenticulaire et au noyau caudé; ces deux masses n'en faisant en réalité qu'une seule, les deux anses représentent l'ensemble des fibres blanches, disposées au-dessous d'elles comme une lamelle horizontale.

On sait que la majeure partie des fibres de l'anse du noyau lenticulaire proviennent des deux cloisons verticales de ce noyau (MLE, MLI). Mais elles ne prennent pas naissance dans ces cloisons. Elles ne font qu'y passer ; elles ont leur origine réelle dans les segments mêmes du noyau lenticulaire. De la même façon, les fibres de l'anse du noyau caudé sont fournies par la substance grise de la tête du noyau caudé, dans la région inférieure de ce centre, qui fait suite au putamen.

Nous ajouterons ici une remarque importante : sur les coupes 121 et 122, par exemple, il est facile de constater que la face inférieure du putamen est en rapport avec le prolongement inférieur et interne de la capsule externe (CE). La capsule externe ne renferme donc pas de fibres destinées à l'anse du noyau lenticulaire; et comme la tête du noyau caudé n'est que le prolongement antérieur du putamen, il serait inexact d'admettre que la face inférieure du noyau caudé fournit des fibres à l'anse. Le noyau caudé, jusqu'à son extrémité antérieure, est limité en dehors et en bas par la capsule externe ; et s'il envoie des fibres à l'anse du noyau lenticulaire, sous la forme d'une lamelle blanche étalée à sa base, c'est que ces fibres pénètrent directement dans sa substance (ou en émergent), parmi les faisceaux de la capsule interne. De là résulte que l'anse du noyau caudé n'est visible dans les plans vertico-transversaux que sur un très petit nombre de coupes (fig. 122, 123, 124), c'est-à-dire seulement au niveau de sa convergence avec l'anse du noyau lenticulaire. Nous n'aurons plus, en étudiant les coupes de la planche suivante, qu'à indiquer la situation dé l'anse du noyau caudé, mais sans pouvoir la montrer à l'état de faisceau ou de lame isolée.

ThA. La racine antérieure de la couche optique (fig. 121, 122, 125, 125, 126) forme la partie la plus inférieure et interne de la

398 COUPES YERTICO-TRANSYERSALES.

capsule interne (CI, fig. 122). Elle est sectionnée ici à peu près perpendiculairement à sa direction : d'où sa teinte très foncée. Elle est plus étroite en bas et en dedans, qu'en haut et en dehors ; cela tient à ce que les fibres de la couronne rayonnante du noyau caudé (RJiC, fig. 121 et 122) la traversent de part en part, dirigées de dedans en dehors ; outre les fibres de la couronne rayonnante du noyau caudé, il faut signaler aussi les fibres lenticulo-caudées comme ajoutant à l'épaisseur de la capsule interne. Celles-ci (LCf), plus inférieures et plus internes que les précédentes, sont dirigées également de dedans en dehors et d'avant en arrière. Les unes et les autres forment la striation blanche régulière de la capsule interne sur le fond franchement foncé de la racine antérieure du thalamus.

DF. Le pilier descendant de la voûte (fig. 121) s'enfonce dans la substance grise du troisième ventricule (SG) qui va bientôt se confondre avec la lame terminale (LAT, fig. 125). Pendant une petite portion de son trajet vertical, ce pilier descendant est libre dans la cavité venlriculaire avant de s'enfoncer dans la substance grise. En haut il se confond avec la voûte (TRI, fig. 122). Un peu plus en avant (fig. 123), il forme le bord le plus antérieur du ventricule moyen et rejoint en haut (fig. 123, 124, 125) le corps calleux (ce). Sur la coupe 126, le pilier descendant de la voûte (DF) représente le bord postérieur du septum lucidum (PEL) ; du moins il contribue à en former la portion blanche, car le septum lucidum est constitué par une masse grise (GSL), prolongement du noyau caudé qui remonte avec le pilier de la voûte vers le corps calleux {cc)^ cl ferme en dedans le ventricule latéral. Lorsque la commissure antérieure apparaît (CA), le pilier antérieur est à peu près complètement épuisé. Il passe en cflet en arrière de la commissure.

ThI. La racine inférieure du thalamus (fig. 121) remonte obliquement en haut et en arrière, en dehors du pilier descendant de la voûte (DF), pour aller se perdre dans le stratum zonale (ZS) où arrive, en sens inverse, le taenia (Tae). Elle vient de l'espace perforé antérieur (EPA, fig. 122, 123) dont elle occupe maintenant toute l'épaisseur. Elle remonte de môme, en faisceau compact, vers le taenia (Tae, fig. 123), qui ne fait qu'un avec le stratum zonale (ZS, fig. 124), immédiatement en arrière de la commissure antérieure (CA). En dedans, elle est limitée par les fibres antéro-postérieures de la racine antérieure du thalamus (ThA). En avant, elle

est bornée par la substance grise du septum lucidum (GSL), qu'elle ne dépasse jamais.

Tae. Les fibres les plus antérieures du tœnia (fig. 121), parvenues en avant du noyau antérieur de la couche optique (qui n'est plus visible sur les coupes de cette planche), s'inclinent en bas et en dedans ; elles forment ainsi le stratum zonale de la région thalamique la plus antérieure (ZS, fig. 121) et se mêlent, comme nous venons de le dire, avec la racine inférieure du thalamus (THI, fig. 121), dirigée de bas en haut et de dedans en dehors. On admet en général que le tsenia rejoint ainsi le pilier descendant du trigone. Nous n'avons jamais constaté cette connexion ; au contraire. Toujours nous avons vu le taenia pénétrer d'emblée dans le thalamus, entre le noyau antérieur et le noyau interne. D'ailleurs il suffit de jeter les yeux sur les coupes 121 et 122 pour s'assurer que les fibres les plus antérieures du taenia quittent le stratum zonale (ZS) pour pénétrer dans le noyau interne de la couche optique et se mêler aux fibres de la racine antérieure (ThA). Elles restent toutefois cantonnées (Tae, fig. 122) à la partie interne de cette racine.

CA. La commissure antérieure, sur les coupes 121 et 122, est sous-jacente au globus pallidus (GLP, fig. 122). Sur la coupe 123

GLP

Schéma 190.

Projection horizontale des deux modes de disposition U*s plus communs de la commissure antérieure (CA). — GLP, le globus pallidus. La coupe 124 (disposition A) n'intéresse la commissure sur chaque hésphére que sur un point de son parcours. La même coupe (disposition B) la divise sur deux points.

elle file obliquement en avant et en dedans, superposée à la racine olfactive externe (OLE), passe en dedans de Tanse du noyau caudé (ANC, fig. 125 et 124), et, devenant brusquement transversale, atteint la ligne médiane (CA, 124, 125, 126), au-dessus de la lame terminale (LAT, fig. 125, 126). On peut se demander comment il se fait

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qu'elle soit visible è la Tois (lig. 124) sous le globus pallidas el sur la ligne médiane, puisqu'elle décrit un arc à concavité antérieure. Ici deux mots d'explication sont indispensables.

La commissure antérieure décrit souvent un arc à conveiitû antérieure régulière; mais, non moins souvent, elle s'avance de chaque côté de la ligne médiane, au-dessus de l'espace perforé antérieur, de façon à décrire deux convexités latérales. Si la convexité antérieure est régulière, la coupe 124 intéressant à la fois le globus pallidus (GLP) et la commissure antérieure (CA) ne divisera cette dernière que sur un point de sa courbe. Si, au contraire, la double convexité latérale existe, la coupe 124 passant par le globus pallidus (GLP) pourra intéresser la commissure antérieure sur deux points de son trajet : d'abord sous le globui pailidus, puis sur la ligne médiane. Tel est le cas (très fréquent d'ailleurs) qui s'est présenté sur le cerveau que nous étudions actuellement.

Mais la commissure antérieure ne décrit pas seulement cette double courbe. En même temps qu'elle s'éloigne transversalement

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de la ligne médiane, elle s'abaisse vers l'espace perforé (fig. 125), qu'elle n'alleint d'ailleurs jamais. Tantôt elle s'incline insensiblement à partir de la ligne médiane, tantôt elle plonge brusquement en bas, en dehors et en arrière. On peut alors représenter l'ensemble

de son trajet par le schéma ci-dessus, où elle est vue par transparence.

Sur les coupes 124, 125, 126, la commissure antérieure est située au-dessus d'urib masse grise que nous connaissons, et qui n'est autre que la lame terminale (LAT). Dans l'épaisseur de cette masse grise, arrivent de bas en haut, c'est-à-dire de l'espace perforé à la commissure, deux tractus blancs (OLC) qui .sont des faisceaux de fibres issues de la racine moyenne du nerf olfactif (fig. 124, 125, 126, OLC). On sait que chez certains animaux le développement de ces tractus est considérable. On a, jusqu'à Meynert, hésité sur leur existence ou sur leurs rapports chez l'homme. Nous en avons toujours constaté la présence, sans exception, et leur terminaison dans la commissure à un demi-centimètre de la ligne médiane nous parait un fait d'une absolue constance.

La plupart des anatomistes admettent avec Meynert que la commissure antérieure fournit des fibres commissurales aux circonvolutions inférieures de l'hémisphère, y compris les occipitales. Nous ne contesterons pas que certaines fibres, venues de la commissure antérieure, se dirigent vers le bord inférieur des circonvolutions temporales, particulièrement de la troisième occipito-temporale, et même qu'un très petit nombre d'entre elles parviennent ainsi jusqu'au voisinage du pôle occipital. Mais le rôle anatomique de la commissure antérieure n'est pas d'établir une connexion commissurale entre les circonvolutions postérieures. L'immense majorité de ses fibres — autant dire la presque totalité — dès leur sortie du canal sous-lenticulaire, se réfléchissent de dehors en dedans pour gagner, ainsi que nous l'avons dit, le lobule de l'hippocampe où elles se terminent. Quelques-unes vont plus loin en arrière, mais nous doutons que leur nombre soit bien considérable. Sur la ligne médiane, elle n'est déjà pas, chez l'homme du moins, un faiceau si important. On a peine à se figurer qu'elle fournisse à une si grande étendue de l'écorce, quand on la retrouve presque tout entière, épanouie à la surface du noyau amygdalien, dont la sépare seulement la racine inférieure du thalamus.

Tous les anatomistes qui ont étudié de près la commissure antérieure sur le cerveau humain ont cherché à suivre le trajet de ses fibres sur les coupes horizontales en série. Tous ont remarqué que ce faisceau, remarquablement compact dans la gouttière de Gratiolet devient impossible à suivre à partir du moment précis où il sort

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