‹ Anatomie du cerveau :Chapitre 29 sur 45 · So · texte numérisé non relu

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des piliers apres leur jonction, et qui les unissent à la face inférieure du corps calleux, ont pris plus de développement, et l’espace compris entre elles, c’est-à-dire le ventricule de la cloison, a acquis davantage de capacité. A dater de cette époque, la voûte se rapproche déplus en plus delà direction horizontale , et couvre le troisième ventricule. Ses piliers s’écartent l’un de l’autre en arrière, et descendent dans les lobes moyens du cerveau, avec le pli qui fait saillie à la surface de la corne descendante. A sept mois , on commence à apercevoir quelques fibres transversales, qui unissent les piliers postérieurs, en manière de commissure. Ges fibres représentent la lyre. La voûte entière, depuis les éminences mamillaires, est composée de fibres longitudinales, qui suivent la même direction que les piliers, e’est-à-dirè, se portent d’abord de bas en haut, puis se courbent d’avant en arrière, et s’enfoncent enfin dans les lobes moyens. Les lamelles médullaires qui forment la cloison transparente , sont composées de fibres déliées , ascendantes et rayonnées, qui s’unissent avec la face inférieure du corps calleux. Les faisceaux fibreux des piliers postérieurs , qui descendent dans les lobes moyens, s’entrelacent avec ceux que les pédoncules cérébraux étalent en éventail dans les hé-

misphères, sans qu’on puisse indiquer précisément quel est le lieu de leur terminaison.

A huit et à neuf mois, la voûte est encore prolongée davantage en arrière , et couvre entièrement le troisième ventricule. Sa masse s’est accrue , ainsi que celle de toutes ses parties. La direction des fibres est toujours la même.

Les détails dans lesquels je viens d’entrer prouvent que la voûte se forme de bas en haut et d’avant en arrière , et que ses piliers antérieurs naissent des faisceaux fibreux qui proviennent des couches optiques, descendent dans les éminences mamillaires , et s’y recourbent sur eux-mêmes. Ces faisceaux , constituant alors les piliers antérieurs , s’inclinent d’avant en arrière , s’unissent ensemble pour donner naissance à la voûte, puis s’écartent l’un de l’autre en arrière, et descendent dans les lobes moyens du cerveau. Ainsi donc la voûte se prolonge d’autant plus en arrière que les hémisphères se développent aussi davantage dans ce sens ; elle et le corps calleux prennent peu à peu une direction horizontale, et ils se prolongent en arrière à mesure que la masse des hémisphères s’aloûge pour couvrir le cervelet. Les lames médullaires qui se portent des piliers de la voûte à la face inférieure du corps calleux, et qui constituent

la cloison transparente , deviennent d’autant plus grandes et plus longues , que la voûte et le corps calleux eux-mêmes se rapprochent davantage de la direction horizontale, par leur extension en arrière. Le ventricule de la cloison augmente nécessairement aussi de capacité, à mesure que les lamelles grandissent.

Jetons maintenant les yeux sur l’origine et la formation de la voûte et de la cloison transparente dans le cerveau des animaux, afin de reconnaître s’il existe , ou non , sous ce rapport , quelque analogie entre ceux-ci et le fœtus de l’homme. On ne trouve pas plus de voûte ni de cloison transparente proprement dites, dans les poissons , les reptiles et les oiseaux , que dans l’embryon de deux et trois mois. Cependant j’ai observé dans un caret une partie analogue à la voûte d’un fœtus de la fin du troisième mois , c’est-à-dire qu’un petit faisceau de fibres médullaires, né des couches optiques, se portait un peu de haut en bas , se réfléchissait ensuite derrière la commissure antérieure . et s’élevait enfin en rayonnant sous la forme d’une membrane mince , qui s’unissait avec celle des hémisphères, recourbée sur elle-même de dehors en dedans. Cet état de choses, qui ressemble à ce qu’on observe dans le premier âge du fœtus.

DU CERVEAU, est encore plus marqué dans le cerveau des oiseaux. De chaque couche optique descend un faisceau de fibres médullaires, qui s’infléchit derrière la glande pituitaire, et produit ainsi les éminences mamillaires. Ce faisceau s’élève ensuite le long de la commissure antérieure , et répand en rayonnant ses fibres dans la paroi interne des hémisphères , où elles s’unissent à celles qui proviennent des pédoncules cérébraux. Cette paroi interne rayonnée des hémisphères que Haller 1 , Vicq-d’Azyr 2, M. Cuvier 3, et M. Franke 4 ont décrite , a quelque analogie avec les piliers de la voûte qui, dans le fœtus, ne se sont pas encore, à la fin du troisième mois, unis ensemble pour former la voûte elle-même.

' Opera minora, t. m, p. iy5. Haller donne le .nom de fornix à cette paroi rayonnée. Quando vero posterius hemisphœria dimovisti, adparet splendor medullaris fornicis, qui ex commissurâ anteriori , et ab imo potissimum hemisphœrio , ad interiora et supcriora ejus commissures cerebri natus , retrorsum in ventriculutri anteriorem utrimque ascendit , expanditur , legit eum ventriculurn , et infibras , dum ascendit , resolvitur.

2 Loc. cit. , p. 4o5. Expansions médullaires qui forment la paroi interne des ventricules latéraux. PI. 3, %. 3, d, d,c, c , c , c.

3 Anat. comparée, t. n , p. j6i. ‘

4 Dans Reil , Archiv für die Physiologie, t. xi, p. 223.

Dans les mammifères , on trouve toujours la voûte , la cloison transparente et le ventricule de la cloison. Mais ces parties sont d’autant plus petites et plus courtes , que les hémisphères s’étendent moins en arrière. Aussi ne le sontelles , chez aucun mammifère , plus que dans les rongeurs, dont le cerveau ne couvre même pas les tubercules quadri-jumeaux. Dans tous ces animaux , on peut soulever et presque renverser d’arrière en avant les hémisphères , les cornes d’Ammon et la voûte. La voûte et ses parties sont infiniment plus grandes et plus longues dans le cerveau des carnassiers , des rongeurs et des solipèdes, chez lesquels les hémisphères s’étendent bien davantage en arrière que chez les rongeurs. Voilà pourquoi la voûte de .ces derniers , et les diverses parties qu’elle comprend, rappellent ce qu’on voit dans le cerveau du fœtus de six mois, tandis que, dans les carnassiers , les ruminans et les solipèdes , elles ressemblent davantage à ce qu’on observe dans le fœtus de sept et de huit mois. Au reste, la voûte n’offre aucune différence, chez tous ces animaux, quant à la manière dont elle se forme ; c’est toujours un faisceau médullaire qui descend de? couches optiques dans les éminences mamillaires, s’y recourbe de bas en haut . se redresse

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derrière la commissure antérieure, s’incline ensuite èn arrière, s’unit à son correspondant du côté opposé, envoie à la face inférieure du, corps calleux une lamelle médullaire rayonnée qui produit la cloison transparente, s’écarte enfin de son congénère à la partie postérieure , et s’enfonce dans l’hémisphère , où il va donner naissance à la corne d’Ammon.

Peu d’anatomistes ont bien connu la structure , l’origine et la marche de la voûte.

Vieussens, Tarin, Lieutaud et quelques autres croyaient les piliers antérieurs du cerveau unis et confondus avec la substance médullaire des pédoncules cérébraux, ou avec la commissure antérieure. Santorini 1 a démontré le premier qu’ils naissent des éminences mamillaires. Günz 2, qui a fait la même remarque, donnait à ces éminences le nom de bulbes de la voûte. Les recherches de Vicqd’Azyr 3 et celles de M. Sœmmerring ont levé tous les doütes sur les connexions des piliers antérieurs avec les éminences mamillaires. Ces anatomistes ont reconnu aussi que la voûte est formée par des fibres longitudinales et ascendantes, qui se cfiri-

' Observât, anatomicœ , cap. 3, de cerebro , p. 6o.

2 Prolusio obseivationes anato micas de cérèbro conlinens altera , p. 1 1 .

3 Anatomie du cerveau , pl. 25 , fig. i.

gent d’avant en arrière. Ils ont également constaté que les corps bordés et les cornes d’Ammon sont des prolongemens de la voûte en arrière . fait admis déjà par Eustache, Ridley, Winslow, Marchetti , Lieutaud , Duverney et plusieurs autres anatomistes. M. Gall 1 a entièrement méconnu la structure de la voûte, puisqu’il la raïtge parmi les commissures du cerveau , et qu’il la fait produire par des fibres rentrantes, quoiqu’il ait connu et figuré 2 les faisceaux de fibres qui

1 Anatomie du cerveau, p 204. «Des circonvolutions postérieures du lobe moyen partent principalement les filets de réunion que l’on appelle la voûte. » Cette assertion est toul-à-fait fausse.

2 Loc. cit., pl. i5, pl. i4, pl. 17, p. 222. «On voit chez l’homme , à la surface inférieure du cerveau, entre les gros faisceaux fibreux, derrière la couche de substance grise située à la jonction du nerf optique, deux élévations arrondies, blanches en dehors, grises en dedans, et de la grosseur d’un pois. Ces tubercules sont adhérens dans la ligne médiane, et ne semblent former qu’une éminence simple. De chaque tubercule sortent trois cordons nerveux, deux internes et un extern,e. Ce dernier se joint, au bord extérieur du ganglion cérébral inférieur (couche optique), avec l’entrelacement transversal situé au-dessous du nerf optique ( pl. 5, A, pl. 10, B.. 55). Le cordon interne postérieur se prolonge vers l’intérieur, dans la masse du grand ganglion cérébral inférieur, ju«-

descendent des couches optiques dans les é minences mamillaires, ainsi que leur inflexion et leur ascension dans les piliers antérieurs. Reil est celui qui a le mieux décrit la voûte , à laquelle il donnait le nom de bandelette géminée. Il a fait voir que ses racines, qui sont tournées en dehors, naissent de l’intérieur des couches optiques ; il a indiqué comment elles descendent dans les éminences mamillaires, et s’y recourbent pour produire les piliers antérieurs ; enfin, il a décrit l’union du pilier cylindrique avec la voûte lamellée , ainsi que l’écartement des deux cordons de celle-ci en arrière , et leur connexion avec les cornes d’Ammon. 1

Les anatomistes n’ont point non plus connu la structure et le mode de formation de la cloison

qu’à l’entrelacement transversal intérieur dont nous venons de parler ( pl. 17, 84). Le cordon interne antérieur passe à travers la couche grise placée derrière la jonction du nerf optique, et se prolonge dans le pilier antérieur de la voûte (pl. 17, B. y). Ces tubercules, que l’on appelle corps mamillaires, semblent être de véritables ganglions , et engendrer des filets nerveux particuliers , qui communiquent avec les entrelacemens transversaux et avec les filets de réunion , que l’on appelle la voûte. »

1 Archiv für die Physiologie , t. xi , p, 106. La voûte est figurée t. rx , pl. 9.

transparente. La plupart des encéphalotomistes considéraient les deux plaques ou lamelles de cette cloison comme des parties qui descendent de la face inférieure du corps calleux à la face supérieure de la voûte. Mais cette idée est manifestement erronée , car les deux lamelles naissent des piliers antérieurs de la voûte , et se dirigent de bas en haut , pour aller gagner la face inférieure du corps calleux, avec laquelle elles s’unissent. C’est ce qu’attestent la direction et le rayonnement de leurs fibres médullaires, qui proviennent toujours des piliers , et se portent vers le corps calleux, en s’étalant et s’inclinant un peu en arrière. Malpighi ’ a fait voir le premier qu’il existe dans la cloison transparente des fibres qui s’y répandent d’avant en arrière. Quoique M. Gall ait bien décrit et figuré ces fibres ,

’ Epistola de cerebro ad Fracassatum. Bon. 166 5. 12. Ex fibrisab anteriori cerebri parte eraiiipentibus fit septum lucidum : hoc enim licet asserat Columbus membranaceum esse , evidenter tarnen constat fibris redis per làngum ab anterioribus ad posteriora ductis.

* Loc. cit. , p. 220. « Nous allons présenter quelques objets qui tiennent à la structure du cerveau , mais dont la connexion et le but nous sont encore trop peu connus, pour que nous ayons pu en traiter dans le lieu convenable Les filamens de cette membrane nerveuse suivent de bas

il n’en a pas moins méconnu la véritable structure de la cloison , puisqu’il la range parmi les parties du cerveau dont la connexion et le but sont encore peu connus. Reil 1 n’a pas bien saisi non plus la formation de la cloison. La cavité qui sépare les deux lamelles de celle-ci communique en arrière , dans le cerveau du fœtus , avec le troisième ventricule , par le moyen d’une petite ouverture triangulaire, qui existe entre les piliers antérieurs de la voûte et la commissure antérieure , et par laquelle s’introduit aussi la piemère. J’ai trouvé quelquefois cette ouverture béante dans l’homme adulte. Il résulte de là que le ventricule de la cloison n’est pas aussi entièrement dépourvu de connexions avec les autres cavités cérébrales que l’ont prétendu les anatomistes.

DE LA COKNE ü’AMMON.

La corne d’Ammon n’existe pas encore dans le cerveau du fœtus , à deux et à trois mois. C’est à quatre mois seulement qu’on aperçoit,

en haut une direction divergente, et aboutissent aux fdets intermédiaires dans la ligne médiane de la grande commissure. »

' Archiv Jiir die physiologie , t, xr, p. 101.

de chaque côté, près du pilier postérieur de la voûte, en dehors, et dans l’endroit où celui-ci s’unit à l’hémisphère, un enfoncement courbé dans la même direction que le pilier. A cette fossette correspond , dans le ventricule latéral . une protubérance avec laquelle le pilier postérieur de la voûte, qui s’y trouve uni, et qui représente alors le corps bordé , se plonge dans la corne descendante du ventricule. Un repli de la pie-mère tapisse la fossette extérieure. C’est le pli de la substance cérébrale saillant dans la corne descendante du ventricule latéral, qui, par son union avec le pilier postérieur de la voûte, représente la corne d’Ammon. A cinq mois , à six et à sept , cette éminence a manifestement encore la forme d’un pli , quoiqu'elle ait augmenté de volume. Lorsqu’on dégage , à l’extérieur , la pie-mère de la substance cérébrale , on aperçoit le petit enfoncement creuse dans le pli, et dont la membrane tapisse la surface. Ce pli, réuni au pilier postérieur de la voûte, se roule ou s’écarte en dehors, à mesure que le cerveau se prolonge en arrière , et forme ainsi un® protubérance, dont la saillie correspond au développement du lobe moyen. On distingue sans peine les fibres qui proviennent de la voûte, et qui descendent le long de son pilier poste-

rieur, avec la corne d’ Ammon. A huit et à neuf mois , la corne ressemble moins à un simple pli de la substance cérébrale , parce que la masse du cerveau s’est beaucoup accrue, et parce que les circonvolutions „ dont on compte alors un grand nombre, ne permettent pas de voir la fosse qui correspond en dehors au pli intérieur, d’une manière aussi claire que durant les premiers mois , époque où il n’y a pas d’autres enfoncemens qu’elle et la fossette correspondante à l’éminence unciforme. Ce n’est qu’au neuvième mois qu’on aperçoit bien manifestement l’extrémité renflée de la corne d’Ammon dans la corne descendante du ventricule , ainsi que les petits tubercules qu’on a comparés à des doigts.

Comme la corne d’Ammon est une des dernières parties qui se développent dans le cerveau du fœtus , de même aussi on ne la voit paraître que fort tard dans la série des animaux , car c’est seulement chez les mammifères qu’on commence à l’apercevoir. Aucun des cerveaux de poissons, de reptiles et d’oiseaux que j’ai disséqués , ne m’a rien offert qui pût être comparé , même d’une manière éloignée , à cette protubérance. Dans tous les mammifères dont j’ai examiné l’encéphale, elle est le résultat d’un pli que la substance cérébrale forme dans la corne

descendante du ventricule latéral , et qu’accompagne le pilier postérieur delà voûte, constituant l’espèce de bordure qu’on désigne so.us le nom de corps frangé. En dehors , on aperçoit une fosse profonde , dans laquelle pénètre la piemère. Lorsqu’on étudie la corne d’Ammon sous le rapport de la substance qui la constitue , on reconnaît que sa partie renflée et saillante dans la corne du ventricule est composée, comme dans le cerveau de l’homme adulte , de substance médullaire, dans l’intérieur de laquelle on aperçoit de la substance grise , et qui est tapissée extérieurement parla pie-mère. De là vient qu’on découvre , en coupant longitudinalement cette protubérance, des couches alternatives blanches et grises, dont Vieq-d’Azyr a donné une figure exacte. La corne d’Ammon est évidemment plus volumineuse . proportionnellement à la masse du cerveau proprement dit , dans les mammifères que dans l’homme, ainsi que Vicq-d’Azyr, M. Soemmerring et MM. Wenzel l’ont très-bien fait remarquer. Mais cette circonstance dépend uniquement de ce que les hémisphères cérébraux des animaux sont moins volumineux que ceux de l’homme.

11 résulte de tout ce qui précède que la corne d’Ammon est formée par un replides hemispheres

du cerveau, dirigé de dehors en dedans, particularité sur laquelle MM. Wenzel 1 sont les premiers qui aient appelé l’attention des anatomistes , et que ce repli est uni au pilier postérieur de la voûte qui constitue le corps frangé. Je suis donc disposé à la considérer comme une masse de renforcement des piliers postérieurs . attendu qu’une couche épaisse de substance grise, parsemée de vaisseaux, s’y applique sur les faisceaux médullaires descendans de ces mêmes piliers.

DE L’ÉMINENCE L’NCirORME.

L’éminence unciforme , ou le petit hippocampe , que les anatomistes ont aussi appelé L’éperon et l’ergot, ne commence à se montrer qu’à la fin du quatrième mois , sous la forme d’un léger repli de la membrane des hémisphères, infléchie sur elle-même de dehors en dedans. La pie-mère s’enfonce dans la fossette extérieure ,

1 Loc. cit. , p. i5i. Hippocampus ergo manifeste nihil aliud est , nisi continualio superficiel cerebri intro flexa , sive in unam lateralium ventriculorum partent ; siée hippocampus nil est , nisi unius gyrorum in superficie cerebri sitorum in interius cerebri seu in quamdam lateralium ventriculorum partent prolongatio .

AÏV ATOM IE

qui communique avec la cavité correspondante à la corne d’Ammon. Dans le cours des mois suivans, le pli augmente peu à peu de masse et detendue , avec tant dé lenteur néanmoins qu’on peut encore démontrer, non-seulement dans le cerveau du fœtus de neuf mois, mais encore dans celui de l’adulte, qu’il tire son origine d’un pli , ainsi que MM. Wenzel l’ont fait voir '. Cette protubérance manque quelquefois chez l’adulte, ce qu’on peut considérer comme un vice de conformation produit par un retardement du développement de l’organe encéphalique.

Je ne sache pas que l’éminence uuciforme existe dans aucun animal , parce que tous les animaux, y compris même les mammifères, à l’exception seulement des quadrumanes, sont privés des lobes postérieurs du cerveau et de la corne postérieure du ventricule latéral. J’ignore si elle existe ou non dans les singes , et je ne trouve aucun renseignement à cet égard dans les écrits des anatomistes qui ont eu occasion de disséquer des cerveaux appartenant à ces mammifères.

' Loc. cit., p. 1 44- Tuber in, cornu posteriore ventriculorurn lateralium.

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