CHAPITRE I
Organisation de Vostéide dentaire.
J La partie ogsiforme des dents est formée par la réunion de deux substances bien distinctes : Yivoire et Y émail. Bertin , etM. le docteur Emmanuel Rousseau, préparateur du Muséum d'histoire naturelle, ont décrit une troisième substance qui se déposerait dans la cavité dentaire, en dedans de la couche la plus interne de l'ivoire , et qui finirait par obstruer
cette cavité en refoulant et atrophiant la papille qui y est renfermée. C'est sur l'homme que Bertin a fait ses observations, tandis que M. Rousseau ^a examiné également sous ce rapport un grand nombre d'animaux ; M. Rousseau a trouvé ce magma cristallisé coexistant avec la pulpe dans une molaire parfaitement saine, et devenue douloureuse par la compression qu'il exerçait sur elle par son accroissement. Cette substance se présente sous la forme de petits grains placés pêle-mêle dans une sorte de mortier ou stalagmite; mais nonobstant l'autorité des anatomistes que j'ai cités, je pense que ces faits n'autorisent pas à damettre cette troisième substance. J'ai moi-même observé la formation qui a été signalée par Bertin; mais il m'a semblé qu'elle n'était autre chose, dans certains cas; qu'une sécrétion d'ivoire altéré par une papille altérée elle-même dans sa composition, et que d'autres fois ce n'était qu'une ossification ou pétrification de la papille.
Quoi qu'il en soit, les deux véritables élémens de l'ostéide dentaire de l'homme sont l'ivoire et l'émail.
V ivoire constitue à lui seul presque toute la dent ; il forme exclusivement la racine , et la partie centrale de la couronne: sa coupe offre une couleur blanche et une aspect chatoyant comme du satin; on n'y distingue ni fibres ni cellules], mais bien des lamelles emboitées les unes dans les autres et parallèles à la surface extérieure de la dent.
L'ivoire offre une densité considérable. Traité patf
l'acide nitrique faible, il se comporte comme le tissu des os, se débarrasse de sa matière calcaire et se transforme en une masse flexible en apparence homogène, quel'on peut réduire en gélatine par la coction. Quand on le soumet à l'action du feu il noircit, brûle et laisse un résidu friable.
D'après Berzélius/cette substance est composée sur ioo parties de
Phosphate de chaux. . . .
Fluate de chaux
Phosphate de magnésie. . .
Carbonate de magnésie. . .
Soude et chlorure de sodium.
Matière animale et eau . . .
D'après Pépys y les racines des dents sont formées sur ioo parties de
Phosphate de chaux.
Carbonate de chaux Matière animale.
Eau et perte. . ,
Morichini annonça en 1802 la présence du fluale de chaux dans l'ivoire des dents; mais Berzélius seul s'est rencontré avec lui. Fourcroy, Vauquelin, Wollaston et Brandt ont vainement cherché ce sel.
L? émail, substance vitrée, substance corticale, est borné à la couronne des dents suivant la plupart des anatomistes; Bertin seul soutient qu'il s'étend aussi en
une lame extrêmement mince sur toute la surface de la racine. Il forme une couche plus épaisse sur le sommet de la couronne que partout ailleurs, sur les cuspides surtout ; il cesse au collet en s'amincissant, et suivant une ligne ondulée dont il a e'té question.
L'émail est d'un blanc laiteux et d'une apparence vitreuse. Sa dureté est extrême; il fait feu avec le briquet ; sa cassure est fibreuse et ses fibres s'élèvent perpendiculairement ou un peu obliquement de la surface extérieure de l'ivoire comme celles du velours. Il se dissout presque en totalité dans l'acide nitrique. Au feu, il noircit, devient terne et friable.
D'après Berzélius, il est composé sur ioo parties de
Phosphate de chaux 85 3
Carbonate de chaux 8 o
Phosphate de magnésie. ... i 5
Matière animale et eau. ... 20 o
Pepys l'a trouvé formé de
Phosphate de chaux 78 o
Carbonate de chaux 60
Eau et perte,, 16 o
L'émail diffère donc beaucoup de l'ivoire ; il est presque entièrement calcaire, tandis que celui-ci contient un peu de matière animale analogue à celle dos os, ainsi qu'on peut le voir sur plusieurs préparations de cette espèce qui ont été déposées dans les
collections de la Faculté par Je professeur Cloquet. Entre la couche émailleuse et l'ivoire, il existe une ligne grisâtre que Guvier a parfaitement décrite, et sur l'importance de laquelle M. le docteur Duval a justement insisté dans ces derniers temps. Cette ligne vient se terminer au collet et se continuer avec la lame de la paroi du follicule qui adhère à la racine de la dent. Voici comment Cuvier s'exprime à cet égard dans son magnifique ouvrage sur les ossemens fossiles : il faut remarquer qu'outre la prétendue substance osseuse et l'émail, il y a encore une membrane très fine que je crois avoir découverte. Lorsqu'iln'y a aucune partie delà première substance detranssudée, cette membrane enveloppe immédiatement la papille et la serre de très près. A mesure que cette papille s'éloigne de cette substance,elie serappetisse, se retire en dedans ets'éloigne de la membrane qui lui sert toujours de tunique, mais de tunique commune à elle et à la matière qu'elle a transsudée par dessous. L'émail de son côté est déposé sur cette tunique par les productions delà lame interne de la capsule* et il la comprime tellement contre la susbtance interne ou osseuse qu'elle se sépare de lui, que bientôt cette tunique devient imperceptible dans la portion durcie de la dent, ou du moins qu'elle n'y paraît que sur la coupe comme une ligne grisâtre fort fine, qui sépare l'émail de la substance interne. Mais ou voit toujours que c'est elle seule qui attache ces parties durcies au fond du follicule; car sans elle il y aurait solution de continuité.
On peut comparer la disposition relative de l'ivoire et de Fémail des dents à celle des extrémités osseuses et des cartilages des articulations diartlirodiales, parties qui ont été disposées des deux côtés pour supporter des pressions et des frottemens très répétés, Non seulement les fibres de l'émail sont imphntées perpendiculairement sur l'ivoire comme celles du cartilagç sur l'os ^ mais encore une membrane atrophiée est interposée à ces deux substances comme la synoviale est interposée à l'os et au cartilage, ainsi qu'il résulte des recherches auxquelles je me suis livré il y a quelque temps, et que j'ai annoncées dans mon dernier cours d'anatomie.
Jl est également impossible de ne pas reconnaître une certaine analogie, sous le rapport de la structure, entre la substance cornée, celle des poils par exemple , et Pivoire des dents. Cette analogie, du reste, comme on l'a vu précédemment, a été aperçue dès la plus haute antiquité par Aristote, dans lequel on trouve le germe de presque toutes les grandes idées qui ont été développées après lui. L'ivoire est formé de lames emboîtées les unes dansles autres comme la partie cornée des poils, il repose sur sa papille comme celle-ci est placée sur la papille qui Jui appartient; enfin il s'accroît absolument de la même manière, comme on le verra un peu plus loin.
ARTICLE IL
Organisation du follicule de la dent sortie de son
alvéole.
Fortement serré entre la racine de la dent et la paroi de l'ai ve'ole chez l'adulte, le follicule dentaire a ses parois tellement amincies et tellement adhérentes aces deux parties, que c'est avec peine qu'on le suit dans toute son étendue.
A cet état cependant on peut encore parfaitement reconnaître sa continuité avec la muqueuse buccale, comme je l'ai déjà fait remarquer. Il est formé de deux feuillets membraneux : l'un externe de nature fibreuse, confondu avec le périoste propre de l'alvéole; l'autre, interne, plus vasculaire que le premier, adhérent à la racine de la dent, jusqu'au collet inclusivement. Ces deux feuillets réunis constituent le périoste alvéolo-dentaire des anatomistes. L'avulsion des dents en produit souvent la séparation ; l'interne conserve avec la dent les adhérences qu'il avait avec elle dans l'alvéole, et il est seul arraché.
Il est difficile de dire précisément en quoi consiste l'organisation de la papille; la seule chose bien positive à cet égard, c'est qu'elle est formée par la terminaison des nerfs et des vaisseaux dentaires , et que ces deux élémens organiques y sont réunis en proportion sensiblement égale.
Les dents reçoivent des vaisseaux de deux sources distinctes, suivant qu'ils appartiennent à la paroi du follicule ou à sa papille.
Les vaisseaux de la paroi du follicule dentaire font suite à ceux de la membrane muqueuse gengivale. Leurs troncs principaux sont placés du côté du goulot du follicule, du côté du collet de la dent; tandis que leurs rameaux anatomosés en plexus sont dirigés vers le fond du follicule.
Les vaisseaux de la papille sont ceux qui forme le pédicule du follicule de la dent. Ils émanent de troncs spéciaux logés avec les nerfs dentaires dans des conduits creusés dans l'épaisseur des os maxillaires. Ces vaisseaux ne s'anastomosent point avec les autres ; ils sont disposés d'une manière inverse. Leurs troncs, en effet, correspondent au fond de l'alvéole, et leurs plus fines ramifications à l'extrémité de la papille, par conséquent à un point supérieur au collet de la dent.
Les artères et les veines des dents sont faciles à voir et à injecter; mais je ne sache pas que personne ait jamais vu les vaisseaux lymphatiques de ces organes; l'assertion de Mascagni relativement aux lymphatiques de l'émail, moritre seulement une chose, savoir : que les hommes les plus instruits, que les hommes qui ont le plus observé la nature elle-même , et qui par conséquent devraient plus que les autres s'attacher aux faits, ne sont pas toujours exempts de la tendance
qu'ont les esprits légers et superficiels à prendre pour la vérité les fruits de leur imagination.
Les nerfs des dents sont de deux ordres comme les vaisseaux. Ceux des parois du follicule sont très fins et continus avec les nerfs de la membrane muqueuse de la bouche. Les autres divisés seulement dans la papille concourent à former son pédicule.
Les vaisseaux et les nerfs des dents forment, comme on le voit, deux systèmes distincts; l'un pour l'extérieur du follicule, l'autre pour la partie rentrée dans la cavité de Tostéide dentaire. Le premier est continu immédiatement au système vasculaire et nerveux de la membrane buccale; l'autre présente une source spéciale. Les differens états pathologiques des dents permettent journellement de constater la séparation que je viens d'établir et sur laquelle les anatomistes, à mon avis, n'ont pas assez insisté.
Les mêmes troncs fournissent les artères et les nerfs des deux rangées dentaires : Jf artère maxillaire interne et le nerf trifacial. Il y a seulement cette différence entre les dents supérieures et les . dents inférieures, que des rameaux spéciaux fournissent pour les premières aux dents antérieures et aux dents postérieures, tandis que pour les dernières le même rameau donne à toutes les dents.
Quoi qu'il en soit, les troncs des vaisseaux et nerfs dentaires sont placés au dessous ou au dessus des alvéoles suivant les mâchoires , et au niveau de chacune de ces cavités ; ils leur envoient un ou plusieurs rameaux qui traversent de petits pertuis dont le fond
de l'alvéole est creusé ; ils forment le pédicule du follicule , pénétrent immédiatement dans la dent, traversent l'ouverture de l'extrémité de sa racine et se ramifient dans la papille.
Mais il s'élève ici une question beaucoup plus ardue que toutes celles que j'ai agitées jusqu'ici : les vaisseaux et les nerfs vont- ils au-delà du follicule des dents ? Se répandent-ils dans la partie ossiforme de ces organes ?
Reconnaissons d'abord un fait qui domine toute la discussion, savoir : Que personne rCa vu ni nerfs ni vaisseaux dans la partie ossiforme des dents, et que tout ce qui a été avancé à cet égard est marqué au coin de la plus pure hypothèse.
A l'époque à laquelle les dents étaiaat comptées parmi lespiècesdu squelette, on les considérait comme vasculaires au même degré que les os, mais alors même plus d'un anatomiste, s'en tenant à la sévère observation des choses, se leva pour professer une opinion différente. Il faut avouer, du reste, le défaut que de notions précises sur le follicule dentaire et sur sa séparation de la partie ossiforme des dents, a dû mettre ouv ent dans des camps opposés des hommes qui au fond professaient la même doctrine, ceux-ci attribuant à la dent tout entière | ce qui n'appartenait qu'a son follicule ; ceux-là généralisant en sens inverse des faits qui n'appartenaient qu'à la partie ossiforme de ces organes.
Heureusement aujourd'hui que ces deux élemens anatomiques des dents , Fostéide et le follicule^ sont
parfaitement appréciés, une semblable confusion n'est plus possible, le moment paraît arrivé de poser la question de nouveau et de décider entre les doctrines contraires qui ont e'te' professées avec un égal talent par Mascagni , Blake , etcv d'une part, p**r Hunter et Guvier de l'autre.
Les partisans de l'existence des vaisseaux et des nerfs dans la partie ossiforme des dents allèguent :
i° Qu'une dent saigne et que sa blessure est sensible , lorsqu'elle a pénétré à une certaine profondeur;
2° Que les acides y développent une sensibilité particulière ;
3° Que les dents se colorent quand on nourrit un animal avec de la garance ;
4° Que certaines caries , certaines plaies superficielles déterminent une sensibilité très vive dans les dents ;
5° Que les fractures ou les solutions de continuité des dents se cicatrisent parfaitement ;
6° Que les dents s'altéreraient promptement comme les dents artificielles, si elles ne contenaient pas les élémens de l'organisation ;
7° Que dans certaines maladies, dans le choléra, par exemple, les dents prennent une teinte rouge.
Mais ceux qui soutiennent avecEustaclii , Duverney, Hunter, Guvier, etc;. que les dents ne contiennent ni vaisseaux ni nerfs, répondent avec juste raison :
i° Que si les plaies profondes des dents fournis-
8i sent du sang, et développent de vives douleurs, cel dépend de ce que la papille a été intéressée avec la partie ossiforme de la dent; et que ces phénomènes n'impliquent pas plus la vascularite de l'ostéide dentaire, que le saignement de la plume du jeune oiseau, lorsqu'elle a été' coupée près de la peau, n'implique la vascularite de la partie cornée de la plume ;
2# Que le phénomène de l'agacement peut être ex* pliqué avec Fallopc par l'imbibition de l'ivoire et par l'action directe de l'acide sur la papille;
3° Que la coloration des dents par la matière de la garance dépose bien plus contre que pour la vascularite des dents; car si Hunter a parfaitement établi que, dans ces cas, la matière colorante est déposée dans les parties de la dent qui se forment pendant le temps que dure l'expérience , il a constaté aussi que les parties anciennement développées conservent leur couleur primitive; ce qui n'arrive pas aux os véritables, avec lesquels on veut à tout prix les comparer.
4° Que les plaies et les caries superficielles ne développent de la douleur qu'en produisant la destruction des dents , et les rendant moins propres à préserver la papille contre les agens extérieurs de toutes sortes avec lesquels elles se trouvent en contact continuel;
3° Que si les fractures et les autres solutions de continuité se cicatrisent, c'est toujours à la faveur d'une production ossiforme nouvelle sécrétée
on dedans par la papille, et qui maintient la continuité' de Fostéide dentaire , comme cela arrive aux ongles qui ont subi des altérations analogues; et que si on^a trouvé des balles dans le centre de défenses d'éléphant sans trace aucune du trou par lequel elles étaient entrées, cela n'établit pas le moins du monde que ce trou a été rempli par le suc même delà défense; mais que, suivant la remarque de Cuvier, la balle n'était pas entrée par le côté où elle adhère, que venue du côté opposé, elle avait traversé l'alvéole et la base encore mince de la défense, s'était logée dans le noyau pulpeux, et qu'ensuite , saisie par les couches sécrétées par ce noyau, elle était restée prise dans leur intervalle. CM. le docteur Duval a bien voulu me montrer une pièce pathologique de ce genre (jui fait partie de sa riche collée tion^ et je demeure convaincu^ après cetexamen^ que la balle dans ce cas était venue se logpr au centre même de la base de la papille et que celle ci , irritée par sa présence , a sécrété abondamment autour du corps étranger une matière ossiforme qui Va entou/ee.)
6° Que la partie ossiforme des dents naturelles ne s'altère pas, comme les dents artificielles, par une raison analogue à celle qui fait que les ongles ne se dessèchent pas tarit qu'ils restent adhérens à leur matrice; parce qu'ils sont entourés de parties qui les abreuvent de sucs dont ils s'imbibent et qui les maintiennent dans Lur état normal.
70 Que la couleur rouge que prennent les dents,
dans certaines maladies, que celle qu'elles ont, par exemple, chez les cholériques, est le fait d'une simple iuibibition qui a lieu de dedans en dehors, et dont les matériaux sont apportés dans la cavité dentaire par les vaisseaux nutriciers de la papille.
Je pourrais à la rigueur m'en tenir aux faits que je viens de rapporter, et laisser au lecteur le soin de tirer la conséquence qui ressort de la discussion à laquelle je l'ai, en quelque sorte, fait assister ; mais, pour qu'on ne puisse me faire le reproche d'avoir évité une difficulté, en citant les argumens opposés des partisans des deux doctrines rapportées plus haut, je vais maintenant me mettre moi-même en cause et émettre mon opinion particulière sur cepoint difficile d'odontologie :
i° Les vaisseaux et les nerfs sont tout-à-fait étrangers à l'ivoire et à l'émail ;
2° J'admets avec Blake, Fox, MM. Duval, Oudet, Toirac, etc., que l'ostéide dentaire jouit dans ses couches superficielles d'une sensibilité particulière qui se révèle surtout, dans certaines espèces de carie qui commencent, comme M. le docteur Duval l'a fort bien démontré, eijtre l'émail et l'ivoire, dans les cas où la couche émailleuse a été enlevée, dans le limace , etc.
3° Serait-il possible que cette sensibilité fut inhérente// la ligne grisâtre qui est intermédiaire à l'ivoire et à l'email, que Cuvier croit formée ])ar un prolongement de ta lame interne du follicule , et dans laquelle il referait quelques-uns des nerfs que
cette lame possédait avant cF avoir été prise entre les deux substances delà dent, au moment de leur for* mation ?
4 Enfui, si cette explication que je me hasarde à mettre en avant, paraît fondée, l'instantanéité' du phénomène de l'agacement se comprendra alors plus facilement, puisque, dans celte manière de voir, l'acide qui le produit n'aura besoin que d'imbiber l'émail, substance peu épaisse, et qu'ainsi il agira presque au point de contact.
Du reste toute la question relative à la présence ou à l'absence de vaisseaux et de nerfs dans la partie ossiforme des dents se résume en ceci : il y a deux choses dans les dents, V organe producteur et la partie produite ; l organe producteur , ou follicule, est la partie essentiellement nerveuse et vasculaire; le produit, V ivoire et V émail sont des substances calcaires , dans lesquelles on rencontre bien quelque peu de matière organique^ mais d'une matière qui na pas subi l'organisation nervosovasculaire.
Sans doute, il n'est pas impossible que des vaisseaux se développent dans certaines dents qui se soudent avec les alvéoles, et qui font corps de la sorte avec les os maxillaires; mais c'est là un étal anormal qui dépose seulement en faveur de ce fait général, que de la matière organique sécrétée dans un point de notre corps peut être mise en œuvre, en quelque sorte, et revêtir une organisation véritable, et qui ne renverse en rien la doctrine qui a été établie.