partie de l'hypothalamus dépendant du télencé
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Corps mamillatr es. Les corps tnamillair es, fig. 610, sont formés d'une masse grise centrale entourée d'une couche blanche périphérique. Les piliers antérieurs du trigone cérébral viennent y aboutir. Ces piliers sont formés de fibres nerveuses qui ont leurs cellules d'origine dans la corne d'AMMON du cerveau terminal et qui viennent se terminer, par des ramifications libres, dans la substance grise du corps mamillaire (Cajal). Ainsi que nous le verrons plus tard, ces fibres des piliers antérieurs appartiennent à la voie olfactive. Déplus, d'après les recherches de Edinger, les corps mamillaires seraient aussi le lieu de terminaison des fibres de la voie olfactive basale, venant directement des bulbes olfactifs. D'autre part, on admet qu'un faisceau de fibres nerveuses relie chaque corps mamillaire à la face interne de la couche optique correspondante : il est connu sous le nom de faisceau de Vicq d' Azyr ou faisceau thalamo-mamilîaire. Kolliker a pu poursuivre les fibres constitutives de ce faisceau jusque dans le noyau antérieur de la couche optique, où elles se terminent par des ramifications libres. Il vaudrait donc mieux l'appeler faisceau mamillo-thalamique. Un autre faisceau part du corps mamillaire et a pu être poursuivi en ai-rière jusque dans la région de la calotte du cerveau moyen, c'est le faisceau de la calotte (Haubeiibiindel des auteurs allemands) ou faisceau pédunculo-mamillaire. Cajal a établi que les deux faisceaux proviennent des cellules constitutives du corps mamillaire. L'axone de chacune de ces cellules se dirige d'abord en haut, en formant le pédoncule du corps mamillaire, puis se bifurque en une branche antérieure grosse devenant une fibre du faisceau de Vicq d'AzYR et une branche postérieure, plus grêle, prenant part à la constitution du faisceau de la calotte. Kolliker a confirmé cette découverte de Cajal. On ignore encore où se terminent les fibres du faisceau postérieur.
Substance interpédonculaire. La lame grise interpêdonculaire, étendue entre les pédoncules cérébraux et les corps mamillaires, est formée essentiellement par l'épithélium épendymaire du troisième ventricule renforcé par une couche de tissu neuroglique. On y observe quelques fibres entrecroisées constituant la commissure de Forel.
Dans la lame grise étendue entre l'infundibulum et la lame terminale, immédiatement au-dessus du chiasma des nerfs optiques, on rencontre quelques faisceaux de fibres entrecroisées constituant la commissure de Meynert. On ne connaît rien de certain quant à l'origine et à la termination des fibres de ces deux commissures.
Infundibulum et hypophyse. Au devant des corps mamillaires, on trouve une dépression infundibuliforme du plancher du troisième ventricule constituant l'infundibulum ; celui-ci est relié par la tige pituitaire à un organe énigmatique appelé hypophyse. Des recherches embryologiques ont montré que l'hypophyse est formée de deux parties : une partie antérieure, représentant une dépendance de la voûte du pharynx, constituée d'un peloton de petits tubes épithéliaux et une partie postérieure formée par un diverticulum du plancher du troisième ventiicule. Cette partie postérieure, de nature nerveuse, renferme à la fois des cellules et des fibres. Les cellules, de forme triangulaire, sont pourvues de prolongements courts. Cajal les a obtenues imprégnées par le chromate d'argent dans l'hypophyse de la souris blanche, mais il n'a pu établir leur véritable nature. Les fibres nerveuses, abondamment ramifiées, forment, dans toute l'étendue de l'hypophyse, un plexus
inextricable. Ces fibres représentent les prolongements cylindraxiles d'un groupe de cellules nerveuses situé en arrière du chiasma des nerfs optiques. Plusieurs de ces fibres se terminent déjà dans l'épaisseur de la tige pituitaire, d'autres pénètrent jusque entre les cellules épithéliales de la partie antérieure glandulaire de l'hypophyse (Cajal).
Région sous-optique. Entre les couches optiques et le cerveau moyen existe encore une région importante appelée région sous-optique. Sa structure est loin d'être connue. On y a décrit un grand nombre de noyaux de substance grise et de faisceaux de fibres nerveuses s'entrecroisant dans tous les sens — corps de Luys, faisceau de la calotte, fibres venant de la commissure postérieure, etc. — mais dont on ignore encore complètement et les relations anatomiques et la valeur physiologique. Il nous suffit pour le moment de savoir qu'il existe là une région d'une structure très complexe. Lorsque des recherches ultérieures nous auront fourni des données précises, il sera toujours facile de les inscrire dans le schéma général que vous vous serez construit de la structure de cette partie importante de l'axe cérébro-spinal.
La circulation du cerveau intermédiaire.
Les artères nourricières des différentes parties du cerveau intermédiaire naissent toutes des artères cérébrales et des artères communicantes postérieures.
Au moment où l'artère cérébrale postérieure a contourné le pédoncule cérébral, elle émet, près de la ligne médiane, une artère destinée à la toile choroïdienne du troisième ventricule : c'est Vartère choroïdienne postérieure et moyenne (Duret). Celle-ci longe de chaque côté l'épiphyse en lui donnant des rameaux, puis se divise en deux branches, dont l'une s'épuise dans la toile choroïdienne et l'autre se rend dans le plexus choroïde latéral.
La toile choroïdienne reçoit encore une artère choroïdienne antérieure venant de la carotide interne et une artère choroïdienne postérieure et latérale ; celle-ci vient aussi de l'artère cérébrale postérieure et s'épuise dans la toile choroïdienne et dans le plexus choroïde latéral.
Les artères destinées à la couche optique se divisent, d'après Duret, en artères optiques internes, artères optiques moyenne^ ou ventriculaires et artères optiques externes.
Les artères optiques internes sont au nombre de deux ; une antérieure et une postérieure. Uartère optique interne et antérieure naît de l'artère communicante postérieure, traverse le plancher du troisième ventricule entre les corps mamillaires et l'infundibulum et va se distribuer à la partie antérieure de la couche optique. Uartère optique interne et postérieure naît de l'artère cérébrale postérieure ou de l'artère communicante postérieure ; elle traverse la partie antérieure de la substance perforée postérieure et s'épuise dans la partie postérieure de la face interne de la couche optique, en abandonnant des rameaux à la commissure grise.
Les artères optiques ventriculaires naissent des artères de la toile choroïdienne. Celles-ci sont situées dans l'épaisseur de cette membrane, de chaque côté de la ligne médiane, et émettent, à de courtes distances, de petites artérioles qui pénètrent perpendiculairement dans les faces internes des deux couches optiques.
Les artères optiques externes' naissent également de l'artère cérébrale postérieure et se rendent aux corps genouillés et à l'extrémité postérieure de la couche optique ou pulvinar.
Les corps mamillaires, l'infundibulum avec l'hypophyse, le chiasma des nerfs optiques avec les bandelettes optiques et la lame terminale reçoivent de petites artérioles des artères communicantes postérieures.
Les veines de la couche optique se rendent dans les veines de Gallien et par là dans le sinus droit, ainsi que nous le verrons en décrivant la circulation du cerveau terminal.