Faisceau pyramidal
'^ : Faisceau temporal cortico-protubérantiel.
ment externe est formé de fibres descendantes provenant de la sphère auditive et probablement aussi de la sphère visuelle : elles constituent un faisceau de fibres corticoprotubérantielles désigné quelquefois sous le nom de faisceau de Tiirck, ou faisceau latéral de la base du pédoncule.
Les fibres des quatre segments internes proviennent des cellules nerveuses de l'écorce cérébrale au niveau de la zone motrice de Charcot.
Dans les trois segments moyens passent les fibres du faisceau pyramidal, tandis que le segment interne est le lieu de passage des fibres du faisceau géniculé.
En traversant les pédoncules cérébraux, le faisceau des fibres motrices diminue de volume de haut en bas. On trouve, en effet, dans le cerveau moyen, de chaque côté de l'aqueduc de Sylvius, la longue colonne de cellules vésiculeuses qui sont les cellules d'origine des fibres de la racine cérébrale du nerf trijumeau. La voie motrice centrale doit établir la connexion entre l'écorce cérébrale et les noyaux moteurs des nerfs périphériques du côté opposé. Il faut donc admettre que, en descendant dans le pied du pédoncule cérébral, des fibres corticales destinées au noyau d'origine de la racine motrice du trijumeau quittent le faisceau moteur, passent la ligne médiane pour aller se terminer entre les cellules d'origine de ces fibres motrices supérieures du nerf de la'cinquième paire.
Dans le mésencéphale on trouve encore le noyau d'origine du nerf oculo-moteur commun et le noyau d'origine du nerf pathétique. Il est évident que ces masses grises doivent être en connexion avec l'écorce cérébrale par des fibres cortico-mésencéphaliques ( voie motrice cortico-mésencéphalique), mais jusqu'à présent on ignore complètement Fig. 804 et le centre cortical de ces deux nerfs, La position des fibres du faisceau pyramidal et le trajet que suivent les fibres mo- ^^^^ mésencéphale et le rliombencéphale. trices d'origine corticale qui leur sont destinées.
Métencéphale. Les fibres de la voie motrice arrivent alors dans la protubérance annulaire. Vous savez qu'on les trouve dans la moitié antérieure de cette protubérence, entre les nombreux faisceaux de fibres traversales ou fibres ponto-cérébelleuses. Elles traversent cette portion de l'axe nerveux de haut en bas, fig. 804. Dans sa partie supérieure, les fibres motrices sont réunies aux fibres cortico-protubérantielles ; aussi, sur les coupes transversales de cette région, trouve-t-on, entre les fibres protubérantielles, des masses compactes de fibres nerveuses à direction
FiG. 806.
Position des fibres motrices à la partie inférieure du pont de Varole.
— gog —
longitudinale, fig. 805. Au fur et à mesure que l'on descend dans cette partie ventrale du pont de Varole, les fibres cortico-protubérantielles s'arrêtent, se terminant dans les noyaux du pont ; de telle sorte que, tout près du bord inférieur du métencéphale, on retrouve, entre les fibres transversales, un faisceau unique de fibres longitudinales appartenant toutes exclusivement à la voie motrice, fig. 800.
Pendant son passage à travers la protubérance annulaire, chaque faisceau cortico-médullaire diminue de volume de haut en bas. Nous trouvons, en efiet, dans la profondeur du métencéphale, le noyau masticateur du nerf trijumeau avec le noyau d'origine des fibres de sa racine supérieure ou cérébrale, et les noyaux d'origine du nerf oculo-moteur externe et du nerf facial. En traversant la protubérance, les fibres destinées à relier l'écorce grise cérébrale à ces noyaux moteurs ont donc dù quitter les faisceaux cortico-médullaires. Elles vont devenir, pense-t-on, des fibres horizontales dans la partie profonde de la protubérance annulaire (fibres
Fig. 80y.
Position des fibres de la voie motrice centrale à la partie supérieure du bulbe.
arciformes internes), pour s'entrecroiser dans le raphé et se terminer, par des ramifications libres, dans les masses grises qui constituent les noyaux d'origine des nerfs moteurs de la protubérance. Les fibres venues du faisceau cortical d'un côté se terminent naturellement dans les noyaux moteurs du côté opposé. Elles forment la voie motrice cortico-protuhérantielle.
Outre ces branches terminales, chaque faisceau pyramidal fournit encore de nombreuses branches collatérales destinées aux noyaux du pont.
Myélencéphale. De la protubérance annulaire, les fibres de la voie motrice passent dans la moelle allongée. Ici, elles foi ment un faisceau épais de fibres nerveuses situé, de chaque côté de la ligne médiane, sur la face antérieure du bulbe et connu sous le nom àe pyramide antérieure, fig. 804, 8oy et 808. Les fibres constitutives de
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cette pyramide antéineure portent encore le nom de fibres pyramidales. Ces fibres motrices s'appellent fibres pyramidales, non pas parce qu'elle proviennent des cellules pyramidales de la zone motrice de l'écorce cérébrale — on trouve des cellules pyramidales dans n'importe quelle région de cette écorce grise — mais
FiG. 808.
Position des fibres de la voie motrice centrale à la partie moyenne du bulbe.
parce qu'elles constituent, le long de la moelle allongée, ces deux faisceaux arrondis, connus sous le nom de pyramides antérieures longtemps avant qu'on était parvenu à établir que ces pyramides étaient constituées par les fibres motrices.
FiG. 809. FiG. 810.
Décussation des pyramides.
En passant par la moelle allongée, chaque faisceau pyramidal diminue encore de volume de haut en bas. Il abandonne, en effet, dans ce trajet, des fibres
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destinées au noyau de l'hypoglosse et au noyau ambigu et au noyau dorsal, les noyaux d'origine moteurs pour le nerf glosso-pharyngien et le nerf pneumo-gastrique. Pour se rendre dans ses masses grises, les fibres motrices quittent, pense-t-on, le faisceau pyramidal et passent par le raphé, où elles s'entrecroisent avec les fibres du côté opposé. L'ensemble de ces fibres motrices destinées aux noyaux des nerfs bulbaires constitue la voie motrice cortico -bulbaire .Outre ces branches terminales, chaque faisceau pyramidal fournit encore de nombreuses branches collatérales destinées à l'olive.
Moelle épinière. Arrivées à la partie inférieure de la moelle allongée, les fibres motrices présentent la décussation des pyramides, fig. 800 et 810. Les fibres constitutives de chaque pyramide antérieure s'infléchissent en arrière et en dedans, s'entrecroisent sur la ligne médiane, au fond de la fissure médiane longitudinale antérieure, avec les fibres du côté opposé, traversent la substance grise à la base de la corne antérieure et arrivent ainsi dans le cordon latéral de la moelle épinière, où elles reprennent la direction longitudinale et constituent le faisceau pyramidal du cordon latéral ou faisceau pyramidal croisé, fig. 811. Cet entre- croisement des fibres pyramidales n'est cependant pas complet ; une petite partie de ces fibres nerveuses conserve sa direction longitudinale et passe de la moelle allongée dans le cordon antérieur de la moelle épinière; là ces fibres constituent le faisceau pyramidal du cordon antérieur, appelé encore faisceau deTUrck ou faisceau pyramidal direct, fig. 812.
Fig. 811.
Schéma montrant rentrecroisement des pyramides à la partie inférieure de la moelle allongée.
A': Fibres radiculaires.
ns : Noyau sensitif terminal, et
?.a : Noyau ambigu ou noyau ventral moteur du nerf nneu-
mo-gastrique.
/c/ : Pédoncule cérébelleux inférieur. XH : Fibres radiculaires du nerf hypoglosse.
py : Pyramides antérieures de la moelle allongée. /py^ : Faisceau pyramidal du cordon latéral de la moelle épinière.
Jpya : Faisceau pyramidal du cordon antérieur.
Contrairement à la disposition que nous avons reproduite dans la fig. 811, les fibres pyramidales du cordon latéral représentent la continuation des fibres internes de chaque pyramide bulbaire, tandis que les fibres du faisceau pyramidal du cordon antérieur occupent, le long de la moelle allongée; l'angle latéral ou externe de la pyramide antérieure du myélencéphale [Flechsig (6), Jacobsohn (7).]
Le faisceau pyramidal du cordon antérieur descend, dans la moelle épinière, jusque vers la partie inférieure de la moelle sacrée ; le faisceau pyramidal du cordon latéral
FiG. 812.
Coupe transversale de la moelle montrant la position des fibres motrices.