III : Mésencéptale
I^' : Isthme du rhombencéphale et métencéphale. V : Myélencéphale.
^'I : Partie cervicale de la moelle épinière.
Le quatrième ventricule, interposé entre l'aqueduc de Sylvius et le canal central de la moelle épinière, constitue primitivement une cavité close sans
cet/.
Fig. 40.
Toile choroïdienne du quatrième ventricule vue par sa face inférieure.
Gr. nat.
V V : Valvule de Vieussens.
fies : Pédoncules cérébelleux supérieurs. V. hif. : Extrémité antérieure du ver inférieur.
pl. chor. lat. : Plexus choroïde latéral. fil. ch. méd. : Plexus choroïde médian.
c. fiost. : Cordons postérieurs légèrement entamés.
Vue de la face postérieure de la moelle allongée recouverte par la toile choroïdienne. Gr. nat.
t. qiiad. : Tubercules quadrijumeaux.
fi. c. s. : Pédoncules cérébelleux supérieurs. ol. CCI-. : Olive cérébelleuse.
4' V. : Quatrième ventricule.
ex. V. i»f. : Extrémité antérieure du ver inférieur. V. T. : A'alvule de Tarin.
tr. M. : Trou de Magendie.
communication avec les espaces sous-arachnoïdiens. Après la naissance il n'en est plus ainsi. Quand on écarte doucement la moelle allongée de la face antérieui'e du cervelet, en détruisant les quelques filaments conjonctifs étendus entre ces deux organes, on voit que la toile choroïdienne, qui ferme en arrière le quatrième ventricule, est percée d'un orifice assez étendu et à contours quelque peu irréguliers, FiG. 41; c'est le trou de Magendie (for amen Magendii ou apertura medialis ventriculi quarti) qui fait communiquer le quatrième ventricule avec le confluent sous-arachnoïdien postérieur, cavité sous-arachnoïdienne comprise à ce niveau entre l'arachnoïde et la pie-mère. Un autre orifice existe, au niveau de chaque angle latéral du ventricule, en dessous du bord inférieur du pédoncule cérébelleux moyen : c'est le trou de Luschka {apertura lateralis ventriculi quarti) ; il donne passage à une partie des plexus choroïdes latéraux et il fait communiquer également le quatrième ventricule avec les cavités sous-arachnoïdiennes (Key et Retzius).
L'existence normale du trou de Magendie et des trous de Luschka a été prouvée, en 1876, par les recherches de Key et de Retzius et confirmée, en 1886, par Hess. Tout récemment Retzius est revenu sur ce point : sur 100 cerveaux d'adultes examinés à cet effet il n'a constaté que deux fois l'absence complète du trou de Magendie. l/'aspect de cet orifice varie d'un cerveau à l'autre tant pour sa forme que pour son étendue. Retzius pense que cet orifice de la toile choroïdienne se forme de bonne heure. Il a constaté son existence déjà au commencement du quatrième mois de la vit intra-utérine. Dans des recherches plus récentes encore Cannieu arrive à des conclusions toutes différentes. Pour lui, le trou de Magendie et les trous de Luschka n'existent pas ni chez l'homme, ni chez les autres vertébrés.
Le mésencéphale.
Le cerveau moyen ou mésencéphale est la partie de l'encéphale comprise entre le cerveau intermédiaire ou diencéphale placé en haut et en avant et l'isthme du rhombencéphale situé en bas et un peu en arrière. Il provient de la transformation de la deuxième vésicule cérébrale primitive. On le désigne encore sous le nom de région des pédoncules cérébraux et des tubercules quadrijumeaux.
Quand on examine un tronc cérébral par sa face antérieure, fig. 43, on voit, au-dessus de la protubérance annulaire, deux cordons blancs larges et volumineux sortir de cette protubérance, un peu en arrière de son bord supérieur. Ils se dirigent obliquement en haut, en avant et en dehors en s' écartant angulairement l'un de l'autre et, après un trajet d'environ i5 millim., ils disparaissent à la face inférieure du diencéphale uni au télencéphale. Ces cordons blancs portent le nom de pédoncules cérébraux (pedunculi cerehri), pc.
Les pédoncules cérébraux laissent entre eux un espace triangulaire à base supérieure nommé espace, trigone ou fosse interpédonculaire ( fossa interpeduncularis). Cette fosse est fermée par une lame de substance grise traversée par un grand nombre d'orifices pour le passage de vaisseaux sanguins ; elle porte le nom de lame ou substance perforée postérieure (substantia perforata posterior), S. int.
Au point de réunion de la face interne du pédoncule cérébral avec la substance perforée postérieure existe un sillon longitudinal {sulcus nervi oculomotorii) à' où sortent un grand nombre de filets radiculaires qui se réunissent bientôt pour former le tronc du nerf oculo-moteur commun, III.
Examiné par sa face postérieure, fig. 43, le tronc cérébral présente, immédiatement au-dessus de l'incisure antérieure du cervelet, quatre éminences arrondies en forme de mamelons, deux supérieures et deux inférieures, qui constituent les tubercules quadrijumeaux (corpora quadrijemina), t. quad. Les éminences inférieures sont un peu plus petites que les supérieures. Elles sont séparées l'une de l'autre par un sillon crucial : le sillon antéro-postérieur commence par une partie élargie
Fig. 43.
Face antérieure du tronc cérébral. Gr. nat.
c. mam. : Corps mamillaires.
in/. : Tige pituitaire.
ch. : Chiasma des nerfs optiques, j. ini. : Substance interpédonculaire. band. : Bandelette optique.
pc. : Pédoncule cérébral.
c. gen. ext. : Corps genouillé externe.
pr. : Protubérance annulaire.
pc7n : Pédoncule cérébelleux moyen.
lob. : Lobule du pneumo-gastrique (flocculus) j. cire. : Sillon circonférenciel.
o : Olive.
py. : P3 raniides.
Co : Racine antérieure du premier nerf cervical, ///à JCII : Origine des dix dernières paires de nerfs crâniens.
au-devant des tubercules supérieurs, en dessous d'un petit prolongement appartenant au cerveau intermédiaire et appelé glande pinéale, corps pinéal ou épiphyse, ep. ; il se termine en dessous des tubercules inférieurs sur la face postérieure de la valvule de Vieussens. Dans sa partie inférieure, ce sillon est limité de chaque côté par un mince cordon blanc étendu entre les éminences inférieures et la valvule ; c'est le frein de la valvule de Vieussens que nous avons signalé en décrivant l'isthme du rhombencéphale .
Le sillon transverse sépare les éminences supérieures des éminences inférieures.
De chacun des quatre tubercules part un faisceau blanc qui se dirige en avant et en dehors : ce faisceau porte le nom de bras des tubercules quadrijumeaux.
Le sillon transverse se prolonge latéralement entre les deux bras et prend le nom de sillon interbrachial.
Vu par sa face latérale, FiG. 44, le tronc cérébral présente, au niveau du cerveau moyen, un sillon longitudinal : le sillon latéral du mcsencéphale ( sulcus lateralis), slm, séparant la région des tubercules quadrijumeaux de celle des pédoncules cérébraux, pc.
Au devant de ce sillon on voit la face externe du pédoncule cérébral ; derrière ce sillon apparaissent les bras des tubercules quadrijumeaux avec le sillon interbrachial, 52.
Le sillon interbrachial s'arrête au niveau d'une saillie fusiforme d'environ un centimètre de longueur et appartenant au diencéphale : le corps genouillé interne {corpus geniculatum inédiale), c. g. int. Une partie des fibres du bras postérieur des tubercules quadrijumeaux {brachium quadrigeminum inferius) pénètre dans ce corps genouillé interne,
FlG. 43.
Face postérieure du tronc cérébral. Gr. nat.
sm/Ji : Fissure médiane iDostérieure.
spp : Sillon paramédian postérieur.
icp : Sillon collatéral postérieur.
cG : Faisceau de Goll.
cB : Faisceau de Burdach.
c/ : Cordon latéral. c/a. : Clava.
jici : Pédoncule cérébelleux inférieur.