C. : Bandelette de Giaco.mini
s. perj.
b. Br.
cire, semil.
e. g. ext, : Corps genouillé externe.
c. g. int. : Corps genouillé interne.
pulv. : Pulvinar.
e. A. R. : Circonvolutions d'André Retzius. f. c. : Fasciola cinerea.
fsalt. : Psalterium.
bour. : Bourrelet du corps calleux.
p. p. : Pilier postérieur du fornix.
s. iîii. : Substance interpédonculaire.
c. m. : Corps mamillaire.
t. p. : Tige pituitaïre sectionnée.
"fenêtre de la lame terminale ». C'est un des endroits les plus minces de toute la paroi des hémisphères cérébraux. Il est renforcé en dehors par la pie-mère qui y adhère intimement, au point que, sur des cerveaux frais, l'enlèvement de la pie-mère amène presque toujours la déchirure de la partie centrale de cette lame terminale. De chaque côté de la ligne médiane, entre la bandelette optique et la partie
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terminale de la circonvolution sous-calleuse ou bande diagonale de Broca en arrière et en dedans, les circonvolutions frontales et surtout la circonvolution olfactive latérale en avant, l'extrémité antérieure de la circonvolution de l'hippocampe en dehors, il existe encore une mince lamelle grise en rapport intime avec l'artère cérébrale moyenne. Cette lamelle grise est percée d'un grand nombre de petits orifices, par lesquels passent des branches collatérales de l'artère cérébrale moyenne et de l'artère cérébrale antérieure pour se rendre aux ganglions de la base. C'est la substance perforée antérieure ou latérale {substantia per/orata anterior), s. per.
Retzius est tenté de considérer cette substance perforée antérieure comme une circonvolution du rhinencéphale ; il propose de l'appeler circonvolution perforée du rhinencéphale (gyrus perforaius rhinencephali).
Sur la face inférieure du lobe frontal, le long du sillon olfactif, on trouve une bandelette blanche à direction antéro-postérieure, la bandelette olfactive (tractus olfactorius). L'extrémité antérieure de cette bandelette, fortement renflée, constitue le bulbe olfactif {bulbus olfactorius). A son extrémité postérieure, au niveau du bord postérieur du lobe orbitaire, la bandelette olfactive se renfle en une saillie prismatique, triangulaire, la tubérosité olfactive dont la face inférieure libre constitue le trîgone olfactif (trigonum olfactoriiim) d'où partent deux faisceaux blancs appelés racines ou stries olfactives. Retzius considère ces stries comme étant de véritables circonvolutions ainsi que cela ressort clairement de l'étude de cerveaux d'embryons âgés de 3 à 5 mois.
La tubérosité olfactive est une partie de l'écorce grise. Elle forme d'après Retzius, avec la masse grise immédiatement voisine, la circonvolution de la tubérosité olfactive.
La strie olfactive interne {stria medialis), très courte, se dirige en dedans et se perd dans la région voisine de l'écorce cérébrale appelée carrefour olfactif de Broca (area parolfactoria Brocae).
Ce carrefour de Broca forme, d'après Retzius, une circonvolution olfactive médiane se continuant avec les circonvolutions voisines de la face interne des hémisphères cérébraux. Cette circonvolution transversale est limitée en arrière par le sillon parolfaciij postérieur.
La strie olfactive externe (stria olfactoria lateralis) se dirige obliquement en arrière et «n dehors, croise la substance perforée antérieure et se perd dans l'extrémité antérieure du lobe temporal.
Le long du bord externe de cette racine olfactive on voit une légère crête à direction antéro-postérieure séparant la substance perforée antérieure de l'insula de Reil, c'est le bord falciforme de Broca ou limen insulae.
Pour bien comprendre les connexions de la bandelette olfactive, il convient de les étudier, comme le recommande Retzius, 'sur le cerveau d'embryons humains âgés de 4 ou de 5 mois, fig. 85. Là, on voit nettement que la partie postérieure renflée de la bandelette olfactive se bifurque en deux branches volumineuses : une interne et une externe, que Retzius considère, avec Mihalkovics et Guldberg, comme étant de véritables circonvolutions.
Voici quelles sont, d'après Retzius, les connexions de ces deux circonvolutions olfactives, connexions qui ressortent d'ailleurs à toute évidence de l'examen de nos deux figures 84 et 85.
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La branche interne ou circonvoluUoji olfactive médiane (Retzius) se dirige en dedans pour se continuer avec les circonvolutions voisines de la face interne de l'hémisphère cérébral. C'est cette branche transversale que l'on désigne encore sous le nom de carrefour olfactif de Broca. Elle est limitée, en avant, par un petit sillon incomplet dépendant du sillon olfactif ou sillon droit ; en arriére, par le sillon parolfactif postérieur {sulciis parolfactorius poster ior).
La branche externe ou circonvolution olfactive latérale est, chez l'embryon, beaucoup plus volumineuse que l'interne. Elle se dirige transversalement en dehors ; arrivée à la partie interne de la fosse de Sylvius, elle se recourbe brusquement en arrière, puis en dedans — en formant ainsi la limite interne de la fosse de Sylvius embryonnaire — et peut se poursuivre jusqu'au niveau de l'extrémité antérieure de la circonvolution de l'hippocampe.
La circonvolution olfactive latérale se trouve donc formée, chez l'embryon, de deux bras reliés l'un à l'autre par une partie coudée qui sépare la substance perforée antérieure de la fosse de Sylvius.
Dans le cours du développement, cette circonvolution olfactive latérale se replie de plus en plus sur elle-même de telle sorte que les deux bras qui la constituent viennent à se rapprocher complètement et à devenir parallèles. En même temps, sa limite externe s'efface insensiblement ; aussi, cette limite semble-t-elle, chez l'adulte, faire partie de l'insula de Reil ; elle n'y forme plus qu'une légère crête à direction antéropostérieure séparant la substance perforée des circonvolutions insulaires. C'est cette crête que les auteurs ont désignée sous le nom de bord falciforme de Broca ou linien insulae.
De plus, dans le sillon transversal qui sépare les deux bras de la circonvolution olfactive latérale vient se mettre l'artère sylvienne. Celle-ci en croisant le coude de cette circonvolution prolonge ce sillon jusque sur l'insula de Reil. Par là, la circonvolution olfactive latérale parait coupée en deux et la fissure de Sylvius se prolonge jusqu'à la substance perforée antérieure.
Si on examine le cerveau de l'adulte, fig. 84, on voit partir du trigone olfactif une circonvolution transversale assez large, limitée en arrière par la substance perforée antérieure et par un prolongement du sillon parolfactif. C'est le long du bord postérieur de cette circonvolution transversale, dans le voisinage immédiat de la substance perforée, que court la racine olfactive externe.
Arrivée à l'angle externe de la substance perforée, la racine olfactive se recourbe en arrière et disparaît dans la substance grise voisine.
La racine olfactive interne part également du trigone olfactif, puis se dirige en dedans et disparait insensiblement dans la circonvolution olfactive médiane.
Il existe quelquefois une racine olfactive médiane qui disparaît bientôt dans la substance perforée.
Nous avons vu plus haut que la circonvolution olfactive latérale se prolonge, chez l'embryon, jusqu'à l'extrémité antérieure de la circonvolution de l'hippocampe.
Cette extrémité antérieure présente, du côté interne, deux saillies de forme tout-àfait typique décrites tout récemment par Retzius : une interne, ovalaire, et une externe entourant en demi-cercle la première. Ces saillies apparaissent déjà au 4e mois de la vie intra-utérine en même temps que les circonvolutions olfactives externe et interne
Fig. 85.
Face inférieure de l'encéphale d'un embryon humain de 24 centim. La bandelette olfactive se divise en une circonvolution olfactive interne et une circonvolution olfactive externe. Celle-ci se coude près de la fosse de Sylvius et se continue avec la circonvolution de l'hippocampe.
et par conséquent beaucoup plus tôt que toutes les circonvolutions du pallium. Ces saillies se développent pendant le et le ô*^ mois et se montrent en connexion étroite avec la circonvolution olfactive latérale.
On dirait que cette circonvolution olfactive, arrivée au niveau de l'extrémité antérieure du lobe temporal, se divise en deux branches séparées l'une de l'autre par un sillon semi-annulaire. La branche médiane forme la circonvohdion semi-luiiairc du rhinencéphale de Retzius, tandis que la branche externe constitue la circonvolution ambiante du rhinencéphale du même auteur.
Ces circonvolutions existent aussi chez l'adulte, fig. 84, cachées quelque peu par l'extrémité antérieure du lobe temporal. Quand on relève cette extrémité antérieure on voit la circonvolution olfactive latérale, recouverte par la strie olfactive externe, se recourber autour de l'angle externe de la substance perforée antérieure, se diriger en arrière et en dedans pour se continuer avec la partie antéro-interne de la circonvolution de l'hippocampe. A ce niveau, la circonvolution olfactive latérale se divise en deux bras : un interne et un externe. L'interne se termine dans une saillie semi-lunaire : la circonvolution semi-luiiaire du rhinencéphale. Cette circonvolution présente, chez l'adulte, un aspect plus blanc que chez l'embryon à cause du développement plus considérable de la couche des fibres tangentielles.
Le bras externe contourne la circonvolution semi-lunaire en formant la circonvolution ambiante du rhinencéphale, puis se prolonge sur la circonvolution unciforme où elle se perd.
La rhinencéphale.
Tous les organes que nous venons de décrire sur la face inférieure du cerveau terminal, entre le lobe temporal, le lobe orbitaire et les bandelettes optiques forment, par leur ensemble, la partie du télencéphale à laquelle on donne, à la suite de Turner, le nom de rhinencéphale [rliinencephalon).
On divise ce rhinencéphale en une partie antérieure {pars anterior) et une partie postérieure [pars poster ior).
La partie antérieure comprend le bulbe, la bandelette et le trigone olfactifs, la strie olfactive interne et le carrefour olfactif de Broca. La partie postérieure est formée par la substance perforée antérieure, le limen insulae et la strie olfactive latérale se continuant en arrière avec la circonvolution semi-lunaire et la circonvolution ambiante du rhinencéphale. Ces deux parties sont séparées l'une de l'autre par un petit sillon transversal, le sulcus par olfactorius poster ior.
A ce rhinencéphale certains auteurs rattachent encore la circonvolution limbique de Broca, laquelle, chez les animaux qui ont le bulbe olfactif tortement développé, prend elle-même un développement considérable.
Conformation interne du télencéphale.
Chaque hémisphère cérébral, avons-nous dit, se divise, embryologiquement, en trois parties distinctes : le corps strié {corpus striatimi), le manteau ou pallium et le rhinencéphale {rhinencephalon).
Nous avons décrit la face externe du manteau cérébral et les parties constitutives du rhinencéphale ; il nous reste encore à étudier le corps strié et les parties constitutives du manteau.
On peut considérer chaque hémisphère, dans sa forme la plus simple, comme constitué par des ganglions gris placés près de la base et par une masse épaisse de
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substance blanche enveloppant ces ganglions. Cette masse blanche est recouverte elle-même par une couche repliée de substance grise, qui porte le nom de couche corticale grise, de substance corticale ou écorce grise, fig. 80.
La substance blanche enveloppe de tous côtés deux des ganglions gris : le noyau lenticulaire et Vavant-mur. Le troisième ganglion, aç^aXénoyau caudé, est libre en
Fig. 86.
Coupe frontale du cerveau terminal passant par la fissure de Sylvius et montrant les ganglions gris de la base, le ventricule latéral et la substance blanche du pallium
avec l'écorce grise.
haut et en arrière. Il existe, en effet, entre ce ganglion et la substance blanche enveloppante, un espace constituant le ventricule latéral.
Nous avons donc à étudier dans chaque hémisphère :
1° Les ganglions gris de la base : le noyau caudé, le noyau lenticulaire et l'avant-mur formant par leur ensemble le corps strié ;
2° La substance blanche avec l'écorce grise qui la recouvre : le manteau ou pallium ;
3° Le ventricule latéral.
Le corps strié.
On trouve chez l'adulte, à la base de chaque hémisphère cérébral, trois masses grises nettement distinctes l'une de l'autre : le noyau caudé {nucleus caudatus), le noyau lenticulaire {nucleus lentiformis) et Vavant-iuur {claustruni) formant, par leur ensemble, la partie du télencéphale à laquelle on donne le nom de corps strié {corpus striatum). Les deux dernières de ces masses sont enveloppées complètement par de
la substance blanche. Elles ne deviennent apparentes que sur des coupes frontales, sagittales ou horizontales. Le noyau caudé seul fait saillie dans la cavité ventriculaire ; aussi le désigne-t-on parfois sous le nom de noyau intra-ventriculaire, par opposition au noyau lenticulaire et à l'avant-mur qui sont les }toy aux extra-ventriculaires. Le Jioyau caudé est situé en dehors et un peu au-dessus de la couche optique
put
FiG. 87.
Le tronc cérébral vu par le haut, après enlèvement du corps calleux, de la voûte à trois piliers et de la toile choroïdienne. Gr. nat.
c. cai. ; Coupe du genou du cori^s calleux. cl. tr. : Cloison transparente.
vl : Ventricule latéral.
itic : Tête du noyau caudé.
anf, : Section des piliers antérieurs de la voûte. /a : Tubercule antérieur de la couche optique.
ôsc : Bandelette semi-circulaire.
cnc : Corps du noyau caudé.
IIJ : Troisième ventricule.
s/r. mcd. : Strie médullaire de la couclie optique. c. opt. : Couche optique.