‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 11 sur 174 · XII: Douzième côte · texte numérisé non relu

XII: Douzième côte

se forme ainsi, de chaque côté, une chaîne continue appelée chaîne siimpathiquc ou chnhw ganglionnaire (truncus nervi si/mpathicij. De cette cliaîne sympathique ou ^ganglionnaire partent les nerfs périphériques qui vont se rendre soit dans les viscères (nerfs viscéraux), soit dans la paroi des vaisseaux (nerfs vasculaires).

Les organes innervés par le système nerveux symi)athique sont, sous plusieurs rapports, indépendants du système nerveux cérébro-spinal. La destruction complète de tout l'axe cérébro-spinal, chez une grenouille par exemple, suspend sur le champ les fonctions des organes innervés par les nerfs cérébro-spinaux, mais n'entraîne nullement la suspension des fonctions pour les organes innervés par le symjjathique. Les contractions rythmiques du cœur, les mouvements péristaltiques de l'intestin, les contractions et les dilatations des vaisseaux périphériques, etc., peuvent être modifiés, mais ne sont nullement suspendus par la destruction complète de l'axe cérébro-spinal. Cette indépendance des organes innervés par les fibres du sympathique vis-à-vis du système cérébro-spinal n'est cependant pas absolue. Aucun organe n'échappe complètement à l'influence du système nerveux cérébro-spinal. Pour les organes innervés par le symi)athique, cette dépendance est rendue possible par les nombreuses anastomoses qui existent entre les deux systèmes. Chaque ganglion de la chaîne sympathique est, en effet, en relation avec un ou plusieurs nerfs spinaux par des faisceaux de fibres nerveuses portant le nom de rameaux communicants, rc, et qui partent des nerfs spinaux peu après leur- sortie des trous intervertébraux.

Le système nerveux sympathique se trouve ainsi relié au système nerveux cérébro-spinal.

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