LARD
moyenne ou veine de l'insula de Reil et dans le commencement du sinus
longitudinal supérieur (veines de la face inférieure du lobe frontab, fig. 599.
Toutes ces veines superticielles, les veines de la base aussi bien
que les veines des circonvolutions, s'anastomosent largement et fréquemment entre elles, de faron à produire, dans réi)aisseur de la pie- mère, un véritable réseau veineux.
Les veines cérébrales superficielles ou veines extra-cérébrales reçoivent le sang veineux amené par les veines intra-cérébrales. Celles-ci naissent dans la profondeur du cerveau en faisant suite, soit au réseau capillaire de la substance blanche : veines longues ou veines médullaires ; soit au réseau capillaire de l'écorce grise : veines courtes ou veines corticales. Ces veines accompagnent les artères correspondantes. Elles sont beaucoup plus volumineuses, mais aussi beaucoup moins nombreuses que ces dernières.
Les veines profondes.
Les veines profondes recueillent le sang veineux des ganglions de la base, des parois ventriculaires du cerveau terminal et du cerveau intermédiaire, de la partie voisine de la substance blanche de chaque hémisphère et des plexus choroïdes latéraux. Elles constituent, entre les deux feuillets de la toile choroïdienne du troisième ventricule, deux veines volumineuses appelées veines de Galien.
Cliaque veine de Galien commence, à l'extrémité antérieure de la toile choroïdienne, par la réunion de la veine de lu cloison transparente,
la veine du corps strié et la veine des plexus choroïdes latéraux,, fig. 500.
La veine de la cloison transparente est très grêle ; elle ramène le sang veineux de la cloison transparente, de la partie antérieure du corps calleux et de la partie correspondante du ventricule latéral.
La veine du corps strié est beaucoup plus \olumineuse.
Elle parcoui't d'arrière en avant le sillon semi-circulaire qui sépare le noyau caudé de la couche optique recevant successivement des veinules de ^^^- ^°°- ^ , la partie externe de la couche
Les veines de Galien ou veines cérébrales , ■ ,
profondes. Gr. nat. 2/3. Optique, et des vemes plus
grosses venant du noyau lenticulaire, du noyau eaudé, de la cai)su]e interne et de la substance blanche voisine. A rextréinité antérieure de la couche optique, elle j)asse par le trou de Monuo et se jette dans la veine de Galien.
La veine des plexus choroïdes se trouve dans ré[)aisseur de ces plexus ; elle augmente de volume d'arrière en avant et se jette dans la veine de Galien, au niveau du trou de Monuo.
Veines de Galien. Chaque veine de Gamen se constitue donc, à l'extrémité antérieure de la toile choroïdienne, par la réunion de la veine de la cloison transparente, la veine du corps strié et la veine du plexus choroïde. Elle parcourt d'avant en arrière toute l'étendue de la toile choroïdienne, renforcée successivement par les veines de la couche optique et de la voûte à trois piliers, la veine de la corne d'AinMON et la veine de l'ergot de Mohand. A la base de la toile choroïdiene, les deux veines de Galien se réunissent en un tronc volumineux qui se jette dans l'extrémité antérieure du sinus droit.
Des veines cérébrales le sang veineux passe dans les sinus de la dure-mère.
Les sinus de la dure-mère.
Les sinus de la dure-mère sont des canaux généralement triangulaires creusés dans l'épaisseur même de l'enveloppe la plus externe de l'encéphale. On les divise en sinus pairs et sinus impairs.
Sinus pairs. Les sinus pairs sont au nombre de cinq. Ce sont : \e sinus latéral, le sinus occipital Jatéral, le sinus caverneux, le sinus péti^eux inférieur et le sinus pétreux supérieur.
1» Le sinus latéral, fig. 501. 11 correspond à la gouttière latérale creusée sur la face interne de l'os occipital et de la portion mastoïdienne du temporal; il s'étend depuis la protubérance occipitale interne, où il communique avec le confluent des sinus, jusqu'au trou déchiré postérieur, où il se continue avec la veine jugulaire interne. Il est horizontal dans la partie de son trajet qui correspond au bord adhérent de la tente du cervelet. Arrivé à la base du rocher, il s'infléchit en bas, parcourt la partie de la gouttière latérale creusée sur la face interne de la portion mastoïdienne du temporal, puis passe sur la partie antérieure de l'os occipital, contourne l'éminence jugulaire pour arriver ainsi au trou déchiré postérieur.
Le sinus latéral reçoit, comme branches collatérales, les veines céré-
belleuses latérales supérieures et inférieures, In veine cérébelleuse médiane inférieure, des veines cérébrales externes et des veines cérébrales inféi-ieures. 2" Le sinus occipital latéral. Il commence sur le pourtour du trou occipital, se dirige en baut et en arrière, de cliaque côté de la faux du cervelet, et va se jeter dans le sinus latéral au voisinage immédiat du confluent des sinus, fig. 501.
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\\cci.vcri-Le.Lur.
Fig. 501.
Les sinus veineux de la base du crâne. Gr. nat. 2/3.
3° Le sinus caverneux. Il est situé de chaque côté de la selle turcique et s'étend depuis la partie interne de la fente spbénoïdale, où il reçoit les veines opbthalmiques, jusqu'au sommet du rocher, où il se continue avec le sinus pétreux inférieur, fig. 501.
Vous vous rappelez que c'est dans l'intérieur même de ce sinus caverneux que passent l'artère carotide interne et le nerf oculo-moteur externe, et que c'est dans la paroi de ce sinus que courent le nerf oculomoteur commun, le nei'f patliéli(pie et le nerf ophtlialmique de Wii.lis.
Les veines oplithalmiiiues connnuniciuent, à la base de l'orbite, avec les veines de la foce. Elles établissent donc une large anastomose entre les veines exlra-craniennes et les sinus de la dure-mère.
C'est dans C(; sinus caverneux que s'ouvre Iréquemment la grande veine anastojno tique de. Trolard. De ce sinus caverneux j)art encore une autre veins qui traverse, avec le nerf maxillaire inférieur, le trou ovale du sphénoïde i)our aller se jeter dans le plexus veineux ptérygoïdien : c'est la veine du trou ovale de Tuolard.
4" Le sinus pétreux inférieur. Il est situé au niveau de la suture pétrooccipitale et s'étend depuis l'extrémité postérieure du sinus caverneux jusqu'au niveau du trou déchiré postérieur, où il se déverse dans la veine jugulaire interne. Il relie le sinus caverneux au sinus latéral, fig. 501.
o" Le ainm pétreux supérieur. Il est situé le long du bord lil)re du rocher du teni|)oi-al dans l'épaisseur du bord adhérent de la tente du cervelet, fig. 501. Il communique en jivant avec le sinus caverneux et, en arrière, avec le sinus latéral.
Sinus impairs, fig. 502. Les sinus impairs sont situés sur la ligne médiane. Ils sont également au nombre de cinq, Ce sont : le sinus longitudinal supérieur, le sinus longitudinal inférieur, le sinus droit, le sinus coronaire de Ridley et le sinus occipital transverse.
l" Le sinus longitudinal supérieur. 11 est situé dans un dédoublement de la dure-mère le long du bord adhérent de la faux du cerveau et s'étend depuis la crête du frontal jusqu'à la protubérance occipitale interne, où il se réunit avec les deux sinus latéraux et le sinus droit pour constituer, le confluent des sinus. Ce sinus augmente de volume d'avant en arrière. Il reçoit, sur son trajet, presque toutes les veines cérébrales de la face interne et les veines cérébrales ascendantes de la face externe des hémisphères cérébraux, y compris la grande veine anastomotique de Trolard, les veines méningées moyennes et la veine émissaire de Santorini.
2" Le sinus longitudinal inférieur. Il est renfermé dans l'épaisseur de la faux du cerveau le long de la moitié postérieure de son bord inférieur. Il reçoit quelques veines de la face interne des hémisphères et se jette en arrière dans le sinus droit.
3° Le sinus droit. Le sinus droit est situé dans l'épaisseur de la dure-mère au point de réunion de la faux du cerveau avec la tente du
cervelet. Il reçoit, en avant, le sinus longitudinal inférieur, les veines de Galien avec les veines basilaircs et la veine cérébelleuse médiane supérieure. Il se réunit, en arrière, avec les sinus latéraux et le sinus longitudinal supérieur pour constituer le confluent des simis ou pressoir d'Hérophile.
4" Le sinus coronaire. Il est situé dans un dédoublement de la duremère, au niveau de la selle turcique, tout autour de la tige pituitaire à laquelle est suspendue l'hypophyse. Il communique, de chaque côté, avec le sinus caverneux.
a. lui.
FiG. 502.
Section sagittale faite un peu on dehors de la ligne médiane sur un crâne où les prolongements de la dure-mère étaient conservés. Gr. nat. 2/3.
s. long. inf. : Sinus longitudinal inférieur. s. l. sup. : Sinus longitudinal supérieur. f. cerv. : Faux du cerveau.
confl. : Confluents des sinus.
f. cervel. : Faux du cervelet.
s. dr. : Sinus droit, s. lat. : Sinus latéral. tente : Partie de la tente du cervelet.
5° Le sinus occipital transverse. C'est un sinus transversal étendu entre l'extrémité postérieure des deux sinus caverneux, au niveau de la partie antérieure de la gouttière basilaire de l'os occipital.
Les sinus de la dinv-iiière, siiiiis impairs aussi bien (lue sinus pairs, eonnnuni(pient doue les uns avec les autres. Le sinus longitudinal supérieur, le sinus lon^itiidiiml iidi-rieur, le sinus droit et le sinus occipital latéral arrivent au eontUieut des sinus et, par là, se rendent dans les sinus latéraux. Le sinus caverneux, le sinus coronaire et le sinus occipital transverse communiquent, en arrière, avec le sinus pétreux gupérieur et avec le sinus pétreux inl'érieur (pii tous (\w\ se rendent dans le sinus latéral et, par là, dans la veine jugulaire interne.
A son extrémité antérieure, cliaque sinus caverneux communique avec les veines oplitlialmiques et, par là, avec les veines superficielles de la face.
Nous avons vu que le sinus longitudinal supérieur reçoit encore les veines ménhKjérs moiinincs. Celles-ci accompagnent les ramifications de l'artère correspondante entre la lace interne du pariétal et la face externe de la dure-mère et, en passant par le trou sphéno-épineux, communiquent avec les veines extra-craniennes dans la fosse ptérygo-maxillaire.