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Kleinhirnscitcnstrin\gbahn. Virchow"s Archiv, Bd. 124, pp. 149-174, 1891. — Mott : Brain, 1892. Voir : Neurolog. Centralbl., 1892, p. 605. — Tooth : On the destination of the antero-laleral ascending tract. Brain. 1892 (Neurolog. Centralbl., 1893, p. 347). — Patrick : Ueber aufsteigende Degeneration nach totaler Quetsdmng des Riickenmarkes. Archiv. f. Psychiatrie. Bd. xxv, Hft. 3, 1893, pp. 831-844. — On the course and destina tion of Gowers Tract. Journal of nervous and mental disease. 1896. — Hochk : Ueber secundâre Degeneration speciell des Gowers'schen Bundels, nebst Bemerkungen iiber das Verhalten der Rcflexe bei Compression des Ricckenmarkes. Archiv. f. Psychiatrie, Bd. xxxvm, 1896.
la racine postérieure de chaque nerl" |i('ri|iliéri(|ii(; lui amène un coi'tain nombre de fibres constitutives.
Il constitue dans la moelle épinière un faisceau sensitif direct appartenant exclusivement à la voie sensitive périphérique.
Dans les masses ti^rises de la clava, nous trouvons l'origine des neurones sensitils cérébro-spinaux en connexion avec les fibres longues du cordon postérieur.
Nous avons vu que quelques-unes des cellules nerveuses, (pii constituent les noyaux des faisceaux de Gnix et de BiiinAcii, envoient leurs prolongements cylindraxiles dans le cervelet par les pédoncules cérébelleux inférieurs. Nous en parlerons plus tard. Les prolongements cylindraxiles des autres cellules nerveuses se dirigent en avant et en dedans ; ils gagnent la ligne médiane un peu au-devant du canal central et s'y entrecroisent avec Ips prolongements cylindraxiles des cellules du côté oi)posé. Cet entrecroisement de fibres
FiG. 527.
Position des fibres sensitives centrales à la partie inférieure de la moelle allongée.
cG : Faiscea'i de Goi.i..
cB : Faisceau ne Burdach.
V : Rac. desc. du nerf trijumeau f. ccr. : Faisceau cérébelleux.
c. lut. : Cordon latéral. XV: Noyau d'orig. du nerf hypoglosse rac. des : Racine descendante du glossopharyngien et du vague.
nerveuses est connu sous le nom d'entrecroisement des fibres du ruban de Reil ou entrecroisement des fibres sensitives (Scheifenkreuzung des auteurs allemands), fig. 526 et 528.
Après entrecroisement, ces fibres se recourbent en haut pour devenir verticales. A ce niveau, les fibres du faisceau sensitif de la moelle épinière ou faisceau de Gowers se réunissent avec les fibres venues de l'entrecroisment du ruban de Rkil, Fig. 528, et toutes ensemble constituent, de chaque côté
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du raphé, entre les pyramides antérieures qui sont en avant et la masse grise voisine du canal central (pii est en arrière (1), un faisceau volumineux, kig. 527, formé par les prolongements cylindraxiles de tous les élément nerveux sensitifs des centres qui sont en connexion avec les éléments nerveux sensilifs périphériques se terminant dans la moelle épinière. Ce faisceau représente donc la voie sensitive centrale d'origine spinale ou voie sensitive médullo-corticak.
A la partie inférieure de la moelle allongée, toutes les fibres sensitives centrales sont, en grande partie du moins, des fibres croisées, fig 528, dont les unes ont subi l'entrecroisement dans la commissure blanche de la moelle et dont les autres ont subi l'entrecroisement en bloc h la partie inférieure de la moelle allongée, un peu au dessus de l'entrecroisement des pyramides.
Myélencéphale. Les fibres de la voie sensitive médullo-corticale traversent ensuite de bas en haut toute l'étendue de la moelle allongée, conservant toujours leur position de chaque côté du raphé, en arrière des libres de la voie motrice centrale ou voie pyramidale. En longeant la face interne des olives du bulbe, ce faisceau compact des fibres sensitives prend le nom de couche interolivaire, fig. 529.
Pendant son passage à travers la moelle allongée, la voie sensitive centrale augmente de volume par l'adjonction de nouvelles fibres sensitives. Nous trouvons, en effet, dans le bulbe les noyaux terminaux pour les fibres sensitives des deux nerfs pneumo-gastiques et des deux nerfs glosso-pharyngiens. Ces noyaux forment, dans chaque moitié du bulbe, une masse grise volumineuse qui apparaît librement sur le plancher du quatrième ventricule, où on la désigne sous le nom de trigone du glosso-pharyngien et du vague et une longue colonne de substance grise longeant toute l'étendue de la face interne du faisceau solitaire. De plus, le long de la face interne de la racine spinale du nerf trijumeau qui traverse de haut en bas toute l'étendue du myélencéphale et le long
(1) Ces fibres sensitives se trouvent mélangées, à ce niveau, avec les fibres des voies courtes qui représentent la continuation du faisceau fondamental du cordon antérieur. Ces fibres courtes forment la partie de ce faisceau la plus voisine du canal central. Nous avons vu, en étudiant la structure interne du myélencéphale, p. 434, quo le faisceau fondamental du cordon antérieur, dabord placé en dehors du faisceau de TùRCK, a été refoulé en arrière par rentrecroisement des fibres motrices. Après entrecroisement, les fibres sensitives viennent se placer immédiatement derrière les fibres motrices refoulant les fibres du faisceau fondamendal jusque dans le voisinage du canal central.
de la face interne de la racine descendante du nerf Viistibidaire, on trouve encore les niasses grises terminales pour les tibres constitutives des racines spinales de ces deux nerfs.
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FiG. 529.
Coupe montrant la position de la couche interolivaire à la partie supérieure
du myélencéphale.
X// : Noyau d'origine et fibres radiculaires du nerf hypoglosse.
X : Noyau terminal sensitif et fibres radiculaires du norf pneumo-gastrique.
nB : Noyau du faisceau de Burdach.
pci : Pédoncule cérébelleux inférieu»'.
na : Noyau ambigu.
Les cellules nerveuses qui constituent ces niasses grises envoient leurs prolongements cylindraxiles en avant et en dedans pour aller se recoiu'ber et devenir des fibres longitudinales de la formation réticulaire, soit dans la moitié correspondante du bulbe, fibres directes, soit, après entrecroisement dans le raphé, dans la moitié ojiposée du l)ull)e, fibres croisées, fig 530 et 531.
Ces fibres directes et croisées, provenant des noyaux terminaux du nerf vague, du nerf glosso-pliaryngien et de la racine descendante du nerf trijumeau et du nerf vestibulaire, traversent liorizontalenient le bulbe et forment la plus grande partie des fibres arciformes internes cpii existent sur toutes les coupes du myélencépbale. Ces fibres se rendent, en partie, dans le faisceau longitudinal postérieur, en partie dans la formation réticulaire. Parm celles-ci, les unes se recourbent, soit en liant, soit en bas, pour devenir des fibres constitutives des voies courtes du myélencépbale; les autres, en plus grand nombre, vont constituer un faisceati com|)act de fibres nei'veuses situé à la partie postérieure et latérale de la substance réticulaire
FiG. 530.
Coupe transversale à travers le bulbe d'une souris âgée de quatre jours
(d'après Gajai.).
Sur cette figure on voit des cellules constitutives de Ja substance grise voisine de la racine spinale du nerf trijumeau envoyer leur axone dans la partie postérolatcrale de la fornfiation rcliculaire où se trouve la voie centrale bulbo-cortinale; d'autres envoient leur axone à travers toute la largeur du bulbe (fibres arciformcs iniernes) jusque dans la voie centrale bulbo-corlicalo du côté opposé.
A : Noyau du nerf hypoglosse.
Ganglion commissurale d^ Cajal dans lequel se terminent les fibres des faisceaux solilaires.
Olive bulbaire.
Racine spinale du nerf trijumeau.
E : Fibres rndiculaires du nerf vague.
F : Noyau ambigu.
G : Racine descendante du nerf vestibulaire II : Faisceau tolitriire.
a : Pyramide avec les collat(^ralos, h. j : Fibres radiculaires croisées du nerf vague.
grise, entre le laisceau solitaire en arrière, la racine spinale du trijumeau en dehors et le noyau d'origine du nerf hypoglosse en dedans, FiG. 530 et 531. Ce faisceau est formé par les fibres nerveuses de la voie sensitive centrale en connexion avec les nerfs sensitifs du bulbe ; il
FiG. 531.
Coupe transversale du bulbe d'une souris au niveau du ganglion de Deiters
et du corps trapézoïde (d'après Cajai).
Ce qui nous intéresse sur cette coupe ce sont les cellules constitutives de la substance grise voisine de la racine spinale du nerf trijumeau. Les axones qui naissent de ces cellules nervfuses se rendent, en partie, dans la voie sensitive bulbocorlicale du même côté, P; en partie, dans la formation réticulaire et, en partie aussi, dans la voie sensitive bulbo-corticale du côté opposé. Les axones des cellules du noyau de Deiters se rendent dans le faisceau longitudinal postérieur.
A : Faisceau longitudinal postérieur. E : Pédoncule cérébelleux inférieur, ilf: Noyau d'origine du nerf oculo- /: Noyau de Deiters du nerf acoustique,
moteur externe. G : Noyau accessoire.
^etD :Branchesradiculairesdu nerf facial. F : Corps trapézoïde. P : Voie sensitive bulbo-corticale.
constitue donc la voie sensitive tactile hulho-corticalc. Cette voie traverse toute la hauteur du bulbe en augmentant considérablement de volume par l'adjonction constante de nouvelles fibres nerveuses et pénètre ensuite dans le pont de Varole.
Métcucéphale. La voie sensitive centrale parcourt alors la protubérance annulaire. La partie mé<lullo-corticale de cette voie s'y trouve, de chaque
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FiG.532.
Coupe montrant la position des fibres sensitives centrales dans la partie inférieure de la protubérance ; la voie médullo-corticale se trouve derrière les fibres transversales du pont, la voie bulbo-corticale entre la branche radiculaire du facial, la racine descendante du nerf vestibulaire et la racine spinale du trijumeau.
côté du raphé, immédiatement en arrière des fibres transversales de la protubérance, fig. 532. En montant dans cette partie ventrale du métencéphale, le faisceau des fibres sensitives centrales d'origine spinale s'aplatit dans le sens antéro-postérieur, s'élargit dans le sens transversal et s'écarte insensiblement de la ligne médiane, fig. 533.
Le faisceau des fibres bulbo-corticales, toujours situé dans la partie postéro-latérale de la substance réticulaire grise, fig. 531, augmente de volume en passant par la protubérance, parce qu'il reçoit des fibres sensitives venant des masses grises volumineuses dans lesquelles se
terminent les fibres du nerf acoustique et celles de la grosse racine ou racine sensitivc du nerf trijumeau.
FiG. 533.
Coupe montrant la position des fibres scnsitives centrales à la partie supérieure de la protuhérancc aunulaire. La voie medullo-corticale se trouve derrière les fibres du pont, tandis que la voie buibo-, ponto corticale se trouve en dedans du pédoncule cérébelleux supérieur.
Nerf acoustique. En étudiant le nerf acoustique, nous avons vu que ses fibres constitutives, arrivées au tronc cérébral, se divisent en deux
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FiG. 534.
Coupe montrant les deux racines du nerf acoustique.
faisceaux appelés racines, fig. 534. L'une contourne en deliors le pédoncule cérébelleux inférieur; c'est la racine externe appelée encore racine cochléaire ou nerf cocJiléaire, parce qu'elle renferme toutes les fibres venan' de Tor^ane de Corti.
L'autre racine pénètre dans le tronc cérébral, entre le pédoncule cérébelleux inférieur et la racine descendante du nerf trijumeau, c'est la racine inlcnie appelée encore racine vestibulaire ou nerf vestibulaire, parce qu'elle renferme toutes les fibres de la branche vpslil.nilaire du nerf de la huitième paire.
FiG. 535.
Coupe frontale de la protubérance comprenant le pédoncule cârébellenx inférieur, le noyau de Deiters et le noyau de Beghterew. Souris nouveau née.
(d'après Cajal).
A : Pédoncule cérébelleux inférieur.
JB : Nerf vestibulaire.