‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 150 sur 174 · L : Noyau de la racine spinale du tryu · texte numérisé non relu

L : Noyau de la racine spinale du tryu

meau. M : Noyau du nerf oculo-moteur externe. P : Voie sensitive tactile bulbo corticale.

Ce qui nous intéresse sur cette coupe, ce sont les cellules constitutives du noyau accessoires, G. Les cellules de la partie ventrale envoient leurs prolongements cylindraxiles en avant et en dedans dans le corps trapézoïde; les axones des cellules de la partie dorsale du même noyau contournent le pédoncule cérébelleux inférieur, H, pour devenir également des fibres constitutives du corps trapézoïde. En traversant l'olive supérieure, b, les fibres du corps trapézoïde y envoient des branches collatérale.^.

C'est dans la partie antéro-latérale de la formation réticulaire, R, que les fibres du corps trapézoïde se recourbent pour constituer la couche latérale du ruban de Reil.

quelques-unes de ces libres consliluUves. Il reruit de ces masses grises de nouvelles fibres nerveuses ayant leurs cellules d'origine dans l'olive supérieure et dans le noyau du corps trapczoïde. Il reçoit encore, comme fibres constitutives, des branches de bifurcation venant des fibres du corps trapézoïde du côté opposé. Ces fibres forment un faisceau acoustique direct.

Toutes les fibres du corps trapézoïde, arrivées dans la partie antérieure de la lormation réticulaire, se recourbent alors en liant pour devenir fibres longitudinales. Ce sont ces fibres à direction longitudinale qui vont constituer une partie de la couche latérale du ruban de Reil ou couche latérale des fibres sensitives (untere ou latérale Schleifc).

A ce niveau, cette couche latérale est donc constituée :

1" de fibres croisées venant du noyau accessoire de l'olive supérieure et du noyau du corps trapézoïde du côté opposé;

2° de fibres directes venant de l'olive supérieure, du noyau du corps trapézoïde et des fibres du corps trapézoïde du même côté, fig. 584.

Stries médullaires ou voie acoustique dorsale. Cette voie est formée également d'éléments nerveux à cylindre-axe ascendant et d'éléments nerveux à cylindre-axe descendant. Pour ne pas compliquer la description, nous ne parlerons que des fibres ascendantes.

Toutes les fibres ascendantes de ces stries ont leurs cellules d'origine dans le tubercule latéral. Celui-ci renferme quelques cellules à cylindreaxe court. Il est cependant formé essentiellement de cellules à cylindreaxe long. Les cellules constitutives de ce tubercule latéral sont remarquables par leur richesse extraordinaire en prolongements protoplasmatiques, fig. 582. Tous les prolongements cylindraxiles nés de ces cellules nerveuses se dirigent en arrière, contournent le pédoncule cérébelleux inférieur et deviennent fibres constitutives des stries acoustiques. Sur le plancher du quatrième ventricule, ces fibres se divisent en deux groupes. Les unes, en petit nombre, s'enfoncent directement dans la protubérance annulaire : elles traversent le noyau principal du nerf acoustique, croisent la branche radiculaire externe du nerf facial et se rendent dans la substance blanche voisine de l'olive supérieure du 7néme côté. Là, elles vont se recourber et devenir fibres constitutives de la couche latérale du ruban de Reil. Ce sont des fibres acoustiques dorsales directes.

Les autres, en i)lus grand nombre, croisent transversalement le plancher du quatrième ventricule, s'entrecroisent dans le raphé avec les fibres du côté opposé, puis s'enfoncent dans la protubérance annulaire pour se rendre dans le voisinage de l'olive supérieure du côté opposé. Là, ces fibres

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des stries médullaires se recourbent en haut, deviennent fibres longitudinales et prennent part à la constitution de la couche latérale, fig. 584. Ce sont des fibres acoustiques dorsales croisées.

D'après les recherches de Kôlliker, le tubercule latéral donnerait encore naissance à d'autres fibres nerveuses qui contournent le pédoncule cérébelleux inférieur avec les stries médullaires, croisent le plancher du quatrième ventricule jusqu'au niveau du sillon médian pour s'incliner en avant, traverser toute l'étendue du raphé en s'y entrecroisant avec les fibres du côté opposé, contourner ensuite la pyramide antérieure et l'olive et se rendre dans le pédoncule cérébelleux inférieur et dans l'hémisphère cérébelleux du côté opposé.

Couche latérale des fibres sensitives. La couche latérale des fibres sensitives se trouve donc constituée par les fibres du corps trapézoïde et par les fibres des stries médullaires. La plus grande partie des fibres de cette couche sont des fibres avisées venant du tubercule latéral (fibres des stries médullaires), du noyau accessoire, de l'olive supérieure et du noyau du corps trapézoïde du côté opposé (fibres du corps trapézoïde). La petite partie des libres de cette couche latérale sont des fibres directes venant soit du tulx-rcule latéral du même côté (fibres des stries médullaires), soit du noyau accessoire, de l'olive supérieure et du noyau du corps trapézoïde du même côté (tlbres du corps trapézoïde).

Par le corps trapézoïde et par les stries médullaires s'opère donc un entrecroisement partiel des fibres acoustiques centrales.

La couche latérale, ainsi constituée d'une petite partie de fibres directes et d'une grande partie de fibres croisées, monte dans la protubérance annulaire. Elle occupe, dans ce trajet, la partie antéro-latérale de la formation réticulaire étant ])lus ou moins en contact avec les fibres de la voie sensitive médullocorticale, fig. 583. Arrivée à la partie inférieure du cerveau moyen, elle rencontre une masse grise nouvelle appelée noyau latéral. Les fibres constitutives abandonnent à cette masse grise un grand nombre de branches collatérales ; quelques-unes de ses fibres y trouvent même leur terminaison. C'est à ce niveau que les fibres acoustiques quittent la voie sensitive d'origine spinale pour constituer le faisceau distinct appelé couche latérale du ruban de Reil (untere ou latérale Schleife des auteurs allemands). Les fibres de la voie sensitive spinale prennent, à partir de ce point, le nom de couche médiane du ruban de Reil (médiale ou obère Schleife), fig. 585. Le noyau latéral est formé de cellules nerveuses à cylindre-axe long. Quelques-unes envoient leurs prolongements cylindraxiles en bas. Nous en

parlerons plus loin. Les autres envoient leurs prolongements cylindraxiles en dedans. Ils se rendent dans le pédoncule cérébelleux supérieur voisin avec quelques-unes des fibres constitutives de la couche latérale, s'entrecroisent sur la ligne médiane, un peu en dessous des éminences postérieures, et finalement se terminent dans la masse grise centrale de cette éminence, 1 IG. 584.

fiG. 585.

Coupe faite près du bord supérieur de protubérance annuiairc cl montrant

la position du ruban do Reil latéral et du ruban de Rkil mcJian.

Le plus grand nombre des cellules constitutives du noyau latéral envoient leurs prolongements cylindraxiles en haut pour aller renforcer le faisceau des fibres nerveuses de la couche latérale. Arrivées au niveau des éminences inférieures des tubercules quadrijumeaux, les fibres de la couche latérale se divisent, d'après Held, en deux faisceaux : un interne et un externe. Le faisceau interne contourne la face externe du pédoncule cérébelleux supérieur et pénètre dans les éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux,

où un grand nombre de ses fibres nerveuses trouvent leur terminaison, VU). 584 et 586; quelques-unes de ces fibres passent la ligne médiane, en arrière de l'aqueduc de Sylvils, et se terminent dans l'éminence postérieure du côté opposé.

Quelques fibres de la coucbe latérale montent même plus baut dans le cerveau moyen et viennent se terminer, par des ramifications libres, dans les coucbes superficielles des éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Elles constituent, avec les ramifications terminales des fibres du nerf optique, la zone blanclie superficielle de ces tubercules, fig. 588.

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FiG. 585.

Coupe passant par les éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux ; les fibres du ruban de Reii- latéral se terminent, en grande partie, dans le noyau

de ces tubercules.

Le faisceau externe des fibres acoustiques, renforcé par des fibres venues des éminences postérieures, passe par le bras postérieur des tubercules quadrijumeaux, arrive ainsi dans la région sous-optique, traverse le segment rétro-lenticulaire du bras postérieur de la capsule interne avec les fibres de la voie sensilive taclile et de la voie sensitive optique pour pénétrer dans la substance blanclie de l'hémisphère cérébral. Ici, les fibres de ce faisceau s'écartent les unes des autres et vont se terminer dans l'écorce grise des circonvolutions temporales supérieure et moyenne : c'est la voie acoustique centrale corticale.

En résumé donc, la couche latérale du ruban de Reil, par ses fibres ascendantes, constitue une voie acoustique centrale reliant les fibres

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