‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 163 sur 174 · Neurones moteurs périphériques · texte numérisé non relu

Neurones moteurs périphériques

fibres cu-ocL^Ut^iu^

'/yioelZA ceri;iccC£ti

a) aj

?? rf3

CM — i 3 o,

MU fc> ?i

'^ 9 is

0) o OT

TS o a

fi 0}

tto

GQ

Neurone sensitif central : C'est une des fibres du nerf optique qui se terminent dans les éminences antérieures des tubercules quadrijiimeaux ou une des fibres du corps trapézoide ou des stries médullaires, fibres de la voie centrale acoustique se terminant également dans les tubercules quadrijumeaux antérieurs.

Neurone moteur central : Pour les deux réflexes il est représenté par une des cellules volumineuses qui constituent la masse grise du noyau des éminences antérieures et dont le prolongement cylindraxile, en descendant dans le faisceau longitudinal postérieur, se met en contact par ses ramifications collatérales et terminales avec le nerf oculo-moteur commun (réflexe pupillaire), avec le nerf pathétique, le nerf oculo-moleur externe, peut-être avec l'hypoglosse et, dans la partie supérieure de la moelle, avec les cellules radiculaires des nerfs cervicaux.

Neurone moteur périphérique : Ce sont les cellules radiculaires des nerfs périphériques avec lesquelles le neurone central arrive en contact.

On peut admettre aussi l'existence de voies réflexes plus complexes encore, formées de plusieurs neurones sensitifs superposés et de plusieurs neurones moteurs et allant des nerfs sensitifs périphériques jusque dans la zone motrice de l'écorce cérébrale pour redescendre, par les flbres de la voie pyramidale, jusqu'aux cellules radiculaires des nerfs moteurs périphériques.

Nous sommes arrivés à la fin de cet aperçu général sur la structure de l'axe nerveux, par lequel nous avons voulu terminer l'étude du système nerveux cérébro-spinal.

Dans ces dernières leçons, nous avons dû abandonner bien souvent le terrain des faits. La structure interne de l'axe cérébro-spinal présente, en effet, encore tant de lacunes que pour pouvoir nous faire une idée générale de l'ensemble, nous nous trouvons dans la nécessité de devoir suppléer quelquefois aux faits précis qui nous manquent encore par des hypothèses plus ou moins probables. Ces hypothèses nous ont servi à construire un certain nombre de schémas destinés à mieux vous faire saisir l'origine, le trajet, la terminaison et les connexions multiples de ces nombreux faisceaux de fibres nerveuses qui servent à édifier l'axe cérébrospinal.

Avant de finir, nous tenons cependant à vous déclarer que toutes ces figures scliématiques construites sur des hypothèses ne doivent et ne peuvent avoir à vos yeux d'autre valeur que celle que scientifiquement on peut attribuer à des schémas.

« Un schéma, dit P^niNc.Ku dans sos lerons sur In système nerveux central, un schéma est toujours un édilice fragile. On doit l'améliorer tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre. Très souvent même on est obligé de détruire de fond en comble quchiues-unes de ses parties et de les réédilier complètement. On a contesté l'utilité de construire des schémas dans un domaine qui offre encore tant de lacunes comme celui de la structure interne du système nerveux central. Comme réponse à ces critiques, nous pouvons répéter ici les paroles que le vieux Bludacii écrivait en 1819. « La science ne consiste pas seulement dans une collection de faits isolés. Chaque fois que l'on a acquis un certain nombre de faits nouveaux, on est en droit de leur donner une ])Iace dans l'édifice total. Ce n'est pas par là que l'on peut enrayer les progrès de la science. Au contraire, c'est seulement quand nous sommes mis en état de contempler l'édifice dans son ensemble, que nous pouvons apercevoir, au premier coup d'œil, les lacunes de nos connaissances et les directions dans lesquelles nous devons pousser nos recherches ultérieures. Puissent de pareilles tentatives se renouveler souvent. Aucun schéma n'est détruit, sans avoir été de quelque utilité à la science. »

Page 1