‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 165 sur 174 · XII : Douzième côte · texte numérisé non relu

XII : Douzième côte

1" Les ganglions sympathiques avec les cordons intermédiaires. 2'' Les nerfs périphériques viscéraux, vasculaires et glandulaires. ^^ Les rameaux communicants.

Ganglions sympathiques. Les ganglions sympathiques existent en nombre variable sur les faces latérales de la colonne vertébrale. Théoriquement, on devrait y rencontrer autant de ganglions qu'il y a de nerfs périphériques dépendant de la moelle épinière, puisque chaque nerf spinal s'anastomose par un rameau communiquant avec le ganglion voisin du sympathique. Cette disposition s'est maintenue le long de la région dorsale, où l'on rencontre communément douze ganglions sympathiques. Ailleurs, elle s'est modifiée en ce sens que deux ou plusieurs ganglions voisins se

FiG. 614.

Quelques cellules nerveuses du ganglion cervical supérieur d'un chat nouveau-né.

sont fusionnés en un seul ganglion plus volumineux. C'est ainsi que le long de la colonne cervicale on ne compte généralement que trois (quelquefois deux) ganglions sympathiques en connexion avec les huit nerfs cervicaux. Celte fusion de plusieurs ganglions en un seul est moins fréquente dans

la paitio inrériuiirc tlo la cliaîm; syiiipalliMiue, où l'un compte coiiiiiiuiiéinent (iiiatre ganglions lombaires, (inatrc ganglions sacrés et un seul ganglion eoccygien.

Outre ces ganglions de la chaîne sympathique, on trouve encore de nombreux ganglions éparpillés dans les plexus nerveux i)érlphéricpics ainsi que les (jualre ganglions (|ui sont en connexion avec les branches du nerf trijumeau : le ganglion ciliaire, le ganglion sphéno-palatin, le ganglion otique et le ganglion sous-niaxillaire.

Les ganglions sympathiques, éminemment variables de forme et de volume, présentent tous la même structure hiterne : ils sont formés do cellules nerveuses et de libres nerveuses.

A. Cellules nerveuses. On sait depuis longtemps que les cellules nerveuses qui entrent dans la constitution des ganglions du sympathique appartiennent au type multipolaire, mais on pensait que chacun de leurs prolongements devenait le cylindre-axe d'une fibre nerveuse. Les recherches faites avec la méthode au chromate d'argent, par Kôllikeh, Ramon y Cajal, Van Gkhuchïen, Retzils, L. Sala, v. Lhnhossek et Dogiel, nous ont api)ris que les cellules nerveuses qui entrent dans la constitution du système nerveux sympathique présentent, chez tous les mammifères, les mêmes caractères que les cellules nerveuses du système cérébro-spinal, fig. 614. Elles sont pourvues de plusieurs prolongements protoplasmatiques plus ou moins longs qui se terminent librement dans le voisinage de la cellule d'origine, et d'un seul prolongement cylindraxlle; celui-ci devient le cylindre-axe d'une fibre nerveuse du cordon intermédiaire, du rameau communicant ou du nerf périphérique.

B. Fibres nerveuses. Tout ganglion du système nerveux sympathique est traversé par des faisceaux de fibres nerveuses se rendant dans un cordon intermédiaire, un rameau communicant ou un n»rf périphérique.

Les fibres nerveuses longitudinales qui passent d'un ganglion dans les cordons intermédiaires ne sont probablement que les prolongements cylindraxiles de cellules nerveuses situées dans ce ganglion ou dans un ganglion voisin. Elles représenteraient les fibres commissurales longitudinales ayant pour fonction de relier l'un à l'autre les différents ganglions superposés, fig. 615.

Les fibres nerveuses qui pénètrent d'un ganglion dans le rameau connnunicant ou dans le nerf périphérique voisin représentent les prolongements cylindraxiles des cellules nerveuses du ganglion lui-même. Quelques-unes d'entre elles cependant sont des fibres du système céré-

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bro-spinal amenées par le rameau communicant et qui traversent le ganglion (le la chaîne sympathique pour se rendre dans l'un ou l'autre ganglion l)ériphérique.

En traversant le ganglion sympathique, toutes ces fibres nerveuses abandonnent des branches collatérales qui se terminent, par des ramifications libres, entre les cellules constitutives du ganglion. En dehors des fibres nerveuses qui ont leurs cellules d'origine dans le ganglion lui-même et en dehors des fibres qui ne font que traverser le ganglion pour se rendre dans un cordon intermédiaire, le rameau communicant ou un nerf périphérique, on trouve encore, dans tout ganglion de la chaîne sympathique, un groupe de fibres nerveuses qui viennent s'y terminer : ce sont ou des fibres commissurales longitudinales appartenant à la chaîne sympathique, ou des fibres périphériques provenant de cellules nerveuses situées dans les (jangl'wns périphériques, ou des fibres cérébro-spinales amenées par le rameau communicant, fig. 615.

Toutes ces ramifications latérales et terminales produisent, dans l'épaisseur de chaque ganglion, un entrelacement inextricable de fibrilles nerveuses enveloppant de toutes parts les prolongements protoplasmatiques et le corps des cellules constitutives du ganglion.

D'après les recherches expérimentales de Langley, toutes les fibres motrices cérébro-spinales, qui entrent dans la constitution du système nerveux sympathique, se termineraient dans l'un ou l'autre ganglion sympathique pour s'y mettre en connexion avec les cellules constitutives de ces ganglions. Les prolongements cylindraxiles de ces fibres sympathiques centrifuges iraient alors se terminer soit dans la paroi musculaire des vaisseaux ou des viscères, soit dans les glandes. Pour formuler cette conclusion, Langley se base sur les faits expérimentaux suivants :

L'injection d'une faible dose de nicotine paralyse les cellules nerveuses; dans ces conditions, l'excitation des rameaux communicants renfermant les fibres motrices cérébro-spinales n'amène aucune contraction dans les muscles lisses ; au-contraire, cette contraction surgit dès qu'on excite les fibres sympathiques périphériques.

Le fait a été établi par Langley et Anderson pour l'innervation des muscles redresseurs des poils chez le chat et par Langley, Anderson et Langendorff pour l'innervation des muscles intrinsèques du globe oculaire : le muscle ciliaire ou muscle tenseur de la choroïde et le muscle constricteur de l'iris. Nous avons d'ailleurs déjà vu que, pour les fibres motrices des nerfs ciliaires, la conclusion des recherches expérimentales de Langley, Anderson et Langendorff a été confirmée par les recherches anatomiques

de Apolant : la seclion du nerf oculo-moteur commun ftiite chez de jeunes cliats, entre le point d'émergence au cerveau moyen et son entrée dans la cavité orbitaire, est suivie de la dégénérescence des fdjres du bout périphérique, mais ces fibres ne dégénèrent pas au-delà du ganglion ciliaire.

Il semble donc établi, dans l'état actuel de la science, que l'axe cérébro-spinal se trouve relié anx organes périphériques, innervés par le sympathique, par deux neurones moteurs superposés :

4" Un neurone moteur cérébro-spinal ou fibre pré-ganglionnaire de Langley, passant par le rameau communicant et allant se terminer dans l'un ou l'autre ganglion sympathique. Nous avons vu que ces fibres motrices d'origine spinale passent plus que probablement par la racine postérieure des nerfs spinaux.

2'' Un neurone moteur sympathique ou fibre jmst-ganglionnaire de Langley, ayant sa cellule d'origine dans un des ganglions du sympathique et allant se terminer dans les muscles de la paroi des vaisseaux et des viscères ou dans les glandes.

Les nerfs périphériques. Les nerfs périphériques du système nerveux sympathique sont formés de fibres nerveuses à myéline et de fibres sans myéline ou fibres de Remak. Ces dernières forment cependant l'élément constitutif principal des nerfs sympathiques. Ces nerfs se rendent dans les parois des viscères, ou dans les parois des vaisseaux, ou dans la profondeur des glandes annexes du système intestinal et du système urogénital.

Les nerfs sympathiques périphériques renferment trois groupes de fibres nerveuses :

a) Des fibres motrices destinées à innerver les muscles lisses des vaissseaux (nerfs vaso-moteurs) et des viscères. Ces fibres motrices innervent aussi un certain nombre de muscles striés : tels les muscles du cœur, de la partie supérieure de l'œsophage et du pharynx.

b) Des fibres secrétaires destinées aux glandes annexes du système intestinal et du système uro-génital.

c) Des fibres sensitives. Celles-ci se terminent par des ramifications libres, soit entre les cellules épithéliales des muqueuses, soit dans la profondeur des parois vasculaires et viscérales, soit entre les éléments constitutifs des glandes. Quelques-unes de ces fibres se terminent entre les deux feuillets du mésentère et y produisent les corpuscules de Pacini.

KÔLLiKER pense que toutes les fibres sensitives du système nerveux sympathique appartiennent, en réalité, au système nerveux cérébro-spinal.

Doi'.iEL, au contraire, est d'avis que, dans les organes périphériques qui dépendent du sympathique, il existe des cellules nerveuses spéciales, sensitives, dont les prolongements protoplasmatiques se terminent entre les cellules épithéliales ou endolhéliales et dont le prolongement cylindraxile va se terminer : soit dans un ganglion symi)athique pour s'y mettre en connexion avec la cellule d'origine d'une fibre motrice et constituer avec cette dernière un arc n(;rveux réflexe, soit dans le système nerveux cérébro-spinal. Les nerfs périphériques du système nerveux sympathique présentent un mode de distribution caractéristique qui les distingue des nerfs cérébrospinaux. Ils ont une grande tendance à se réunir, à s'entrelacer les uns dans les autres et à former des plexus. Aux nœuds de ces plexus, on rencontre fréquemment des amas plus ou moins volumineux de cellu'es nerveuses qui constituent les ganglions périphéiiques. Ces cellules nerveuses appartiennent au type multipolaire; elles possèdent plusieurs prolongements

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Les ramifications terminales des fibres nerveuses sympathiques dans les parois des

vaisseaux. Réduction obtenue dans le rein de souris blanches nouveau-nées.

protoplasmatiques et un seul prolongement cylindraxile, ainsi que nous avons pu nous en convaincre sur les ganglions semi-lunaires de chats et de chiens adultes.

Nos connaissances concernant l'organisation interne du système nerveux sympathique sont encore très incomplètes. On suppose que les nerfs périphériques sont formés à la fois de libres à conduction centrifuge —

fibres représentant les prolongements cylindraxiles des cellules nerveuses des ganglions de la chaîne sympathique ou provenant directement du système nerveux cérébro-spinal par les rameaux communicants — et de fibres à conduction centripète, représentant les prolongements cylindraxiles des cellules nerveuses des ganglions périphériques (Dogiel), ou bien représentant les prolongements périphériques des cellules des ganglions cérébro-spinaux (Kolliker).

Les fibres à conduction centrifuge se terminent, par des ramifications libres, dans les organes périphériques : témoins les ramifications terminales que l'on observe, avec la plus grande facilité, dans les parois des vaisseaux sanguins dans le rein de souris et de rats, fig. 616 (Retzius, Van Gehuchten et Kolliker).

Les fibres à conduction centripète se terminent probablement dans les ganglions de la chaîne sympathique.

Les rameaux communicants. Les rameaux communicants sont des faisceaux de fibres nerveuses rehant les nerfs spinaux aux ganglions de la chaîne sympathique. On admet généralement que ces rameaux communicants renferment des fibres cérébro-spinales et des fibres sympathiques.

Les fibres d'origine cérébro-spinale, amenées par les rameaux communicants dans les ganglions de la chaîne sympathique, sont des fibj-es motrices destinées à maintenir les cellules nerveuses sympathiques sous la dépendance du système nerveux cérébro-spinal. Ces fibres se terminent en partie dans les ganglions de la chaîne sympathique, en partie passent directement dans les nerfs périphériques pour se rendre dans les ganglions périphériques, fig. 615.

Les fibres d'origine périphérique, qui pénètrent dans les rameaux communicants, peuvent s'y comporter de deux façons. Les unes, arrivées au ganglion spinal, se recourbent en dehors et deviennent fibres constitutives du nerf spinal périphérique. Les autres continuent leur trajet vers la moelle pour transmettre à cette partie inférieure de l'axe cérébro-spinal les impressions recueillies dans les organes périphériques. Ces fibres ayant la conduction centripète doivent être considérées comme des fibres sensitivcs. On ne connaît rien de certain sur leur trajet ultérieur. Une chose semble établie, c'est que ces fibres ne pénètrent pas dans la moelle épinière. Nous avons vu, en eflet, que toutes les fibres des racines antérieures de la moelle sont des fibres motrices ayant leurs cellules d'origine dans la corne antérieure de la substance grise, et que, parmi les fibres des racines postérieures, quelques-unes, motrices, ont également leurs cellules

dans la colonne grise antérieure, tandis que toutes les autres représentent les prolongements cylindraxilos des cellules des ganglions spinaux.

D'après des rechcrclies de Ramon y Cajaf,, les fibres syinpathifpies du cordon intermédiaire pénétreraient dans le ganglion spinal pour s'y terminer, par des ramifications libres, autour du corps des cellules nerveuses. Les impressions sensitives recueillies par les fibres du système sympathique seraient donc transmises aux cellules des ganglions spinaux, c'est-à-dire aux éléments sensitifs du système cérébro-spinal. Mais, malgré des recherches très nombreuses que nous avons faites dans le but de contrôler ces observations de Ramon y Cajal, nous ne sommes pas encore parvenu à mettre en évidence, dans le ganglion spinal, ces ramifications terminales des fibres sympathiques. Ces observations de Ramon y Cajal n'ont, jusqu'à présent, pas encore reçu de confirmation. Retzius, dans ces derniers temps, a décrit cependant des ramifications cylindraxiles terminales dans les ganglions spinaux.

Le système nerveux sympathique forme un tout continu s'étendant depuis la face inférieure de l'atlas jusqu'au ganglion coccygien situé au-devant du coccyx, fig. 617. Pour la facilité de la description des différents ganglions qui le constituent et des nerfs périphériques qui en dépendent, on le divise généralement en quatres parties distinctes :

1° la imrtie cervicale;

2° la partie dorsale;

3" la partie lombaire;

4° la partie sacrée]

Pour chacune de ces parties de la chaîne ganglionnaire, nous décrirons le nombre et la position des ganglions qui la constituent, ainsi que les branches qui partent de ces ganglions et que l'on peut ranger en trois groupes :

1° des branches anastomotiques ;

2° des branches vasculaires;

3" des branches viscérales.

Le sympathique cervical

Dans la région cervicale, la chaîne sympathique est située au-devant des apophyses transverses des vertèbres cervicales; elle en est séparée par le muscle long du cou et par le muscle grand droit antérieur de la tête recouverts par l'aponévrose prévertébrale. On la trouve en arrière

de la veine jugulaire interne, en arrière et un peu en dehors du nerf pneumo-gastrique, de l'artère carotide interne en haut et do l'artère carotide primitive en bas.

La partie cervicale du grand sympathique ne comprend plus que deux ou trois ganglions reliés entre eux par des cordons intermédiaires. On désigne ces ganglions sous le nom de ganglion cervical supérieur, ganglion cervical moyen et ganglion cervical inférieur.

Ganglion cervical supérieur. Le ganglion cervical supérieur est le plus volumineux de tous les ganglions de la chaîne sympathique. C'est un ganglion fusiforme, mesurant de deux à quatre ou cinq centimètres de longueur, et situé au-devant des apophyses Iransverses des vertèbres cervicales supérieures, depuis le corps de la deuxième jusqu'à celui de la quatrième et quelquefois de la cinquième vertèbre cervicale. Il est séparé des apophyses transverses de ces vertèbres par le muscle grand droit antérieur de la tête et par l'aponévrose prévertébrale. Il se trouve placé directement en arrière de la carotide interne et est croisé, en dehors, par les nerfs glosso-pharyngien, pneumo-gastrique et hypoglosse.

Branches anastomotiques. Le ganglion cervical supérieur du sympathique s'anastomose :

1° Avec les branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux. Ce sont les rameaux communicants qui relient ce ganglion au système nerveux cérébro-spinal.

2° Avec les nerfs crâniens voisins. Le ganglion supérieur envoie des branches anastomotiques aux nerfs glosso-pharyngien, pneumo-gastrique et grand hypoglosse.

3" Avec le ganglion cervical 7noyen. De l'extrémité intérieure du ganglion part un faisceau de fibres nerveuses qui se dirige verticalement en bas pour s'unir à l'extrémité supérieure du ganglion cervical moyen. C'est le cordon intermédiaire étendu entre les deux premiers ganglions de la chaîne sympathique.

4° Avec les nerfs crâniens supérieurs. De l'extrémité supérieure de ce ganglion part un filet nerveux assez grêle connu sous le nom de nerf carotidien. Il accompagne l'artère carotide interne jusque dans le canal carotidien de l'os temporal, où il se divise en deux rameaux : un rameau interne et un rameau externe; ces rameaux s'anastomosent fréquemment entre eux pour constituer autour de l'artère carotide le plexus carotidien interne. Ce plexus accompagne l'artère dans le sinus caverneux, où il prend le nom de plexus caverneux.

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Du plexus carotidien partent des fines branches collatérales qui vont s'anastomoser :

a) avec un des filets du rameau de Jacobson sur la paroi interne de l'oreille moyenne ;

b) avec le nerf grand pétreux superficiel pour constituer le nerf vidien et se rendre au ganglion sphéno-palatin, dont ces filets sympathiques constituent la racine ganglionnaire.

Du plexus caverneux partent aussi de nombreux filets très grêles qui vont se rendre :

a) dans le nerf oculo-moteur externe, le nerf pathétique, le nerf oculo-moteur commun et le nerf ophthalmique de Willis, pendant le passage de ces nerfs dans la paroi externe du sinus caverneux;

b) dans le ganglion ciliaire ou ganglion ophthalmique situé au fond de la cavité orbitaire Ce filet passe par la fente sphénoïdale et constitue la racine ganglionnaire de ce ganglion ;

G) dans l'hypophyse.

De ce plexus caverneux se détachent encore des filets vasculaires qui vont former des plexus dans la paroi de toutes les artères qui naissent de l'artère carotide interne : le plexus de l'artère ophthalmique, le plexus de l'artère cérébrale antérieure, de Vartère cérébrale moyenne et de l'artère communicante postérieure, mnsi Q[ue ùe toutes les branches collatérales qui naissent de ces troncs artériels.

Branches vasculaires. Outre les branches fournies à l'artère carotide interne et à toutes les artères collatérales et terminales de ce tronc artériel, le ganglion cervical supérieur du sympathique fournit encore des rameaux qui vont constituer le plexus carotidieji externe. Ces rameaux se rendent directement à la partie voisine de la carotide interne, descendent le long de cette artère jusqu'au point de bifurcation de la carotide primitive. Là, ils s'unissent avec des rameaux venus du nerf pneumo-gaslrique et du nerf glosso-pharyngien pour former le plexus intercarotidien. On trouve souvent dans ce plexus un petit ganglion nerveux, le ganglion intercarotidien ou ganglion d'Arnold.

Du plexus intercarotidien partent de nombreux filets qui vont entourer l'artère carotide externe, plexus carotidie7i externe, passant successivement sur toutes les branches fournies par la carotide externe et constituant le plexus thyroïdien inférieur, le plexus lingual, le plexus facial, le plexus occipital, le plexus pharyngien inférieur, le plexus auriculaire, le plexus temporal superficiel et le plexus maxillaire interne.

Dans la paroi de toutes ces artères, ces plexus abandonnent de petites ramilles destinées à innerver les muscles de la couche musculaire (nerfs vaso-moteurs).

Branches viscérales. Du ganglion cervical supérieur partent encore :

1" Des rameaux pharyngiens. Ceux-ci partent du ganglion et se dirigent obliquement en bas et en dedans pour gagner la paroi latérale du pharynx. Là, ils se réunissent avec des branches venues du nerf glosso-pharyngien et du nerf pneumo-gastrique pour constituer le plexus pharyngien d'où partent alors les fibres destinées à la muqueuse, aux muscles et aux vaisseaux.

2° Des rameaux laryngiens. Ceux-ci s'anastomosent avec des filets du nerf laryngé inférieur pour constituer le plexus laryngé.

3° Le nerf cardiaque supérieur. Né par deux ou trois filets en partie du ganglion supérieur et en partie du cordon intermédiaire, le nerf cardiaque supérieur se dirige en bas et en dedans, il passe derrière l'artère thyroïdienne supérieure, pénètre dans le cage thoracique et va prendre part à la constitution du plexus cardiaque.

Ganglion cervical moyen, fig. 617. Le ganglion cervical moyen est beaucoup plus petit que le ganglion cervical supérieur. Il est situé au niveau de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale, en dedans ou au devant de l'artère thyroïdienne inférieure, un peu au-dessus de l'artère sous-clavière. Ce ganglion n'est pas constant.

Branches anastomotiques. Il s'anastomose :

1° avec les branches antérieures du cinquième et du sixième nerf cervical, au moyen de deux rameaux communicants ;

2° avec le ganglion cervical supérieur par un cordon intermédiaire long et grêle ;

3° avec le ganglion cervical inférieur, au moyen de deux cordons, dont l'un passe devant et l'autre derrière l'artère sous-clavière ; ces deux cordons constituent ainsi une anse nerveuse appelée anse nerveuse de Vieussens.

Branches vasculaires. Il fournit des branches vasculaires à l'artère thyroïdienne inférieure constituant le plexus thyroïdien inférieur et s'étendani jusque dans le corps thyroïde.

Branches viscérales. Le nerf cardiaque moyen. Il naît du ganglion cervical moyen par deux ou plusieurs filets grêles, descend derrière la carotide interne, passe devant ou derrière l'artère sous-clavière et se rend dans le plexus cardiaque.

Ganglion cervical inférieur. Ce ganglion est situé au niveau de l'espace qui sépare l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale et le col de la première côte, en arrière de l'artère sous-clavière. Il a une forme irrégulière.

Branches anastomotiques. Il s'anastomose :

1° Avec la branche antérieure du septième ri du Jiuitième nerf cervical au moyen de deux rameaux communicants ;

2" Avec le ganglion cervical moyen par deux cordons intermédiaires qui forment Yanse de Vieussens.

3" Avec le premier ganglion dorsal par un cordon intermédiaire très court.

Branches vascula'res. Ces branches se jettent en partie sur l'artère sous-clavière pour constituer un plexus nerveux qui va se distribuer dans la paroi musculaire de toutes les artères qui dépendent de l'artère sousclavière ; elles se rendent en partie aussi à l'artère vertébrale constituant le plea:us vertébral et accompagnant toutes les ramifications de ce tronc artériel.

Branches viscérales. Le ganglion cervical inférieur fournit le Jierf cardiaque inférieur. Ce nerf passe derrière le tronc artériel bracliiocépbalique a droite, derrière la crosse de l'aorte à gauche et s'épuise

dans le plexus cardiaque.

Le pleins cardiaque. Le plexus cardiaque est constitué par les trois nerfs cardiaques venant de chaque côté de la chaîne ganglionnaire du sympathique cervical et par de nombreux filets nerveux appartenant aux deux nerfs pneumo-gastriques.

Les nerfs cardiaques gauches passent au-devant de la crosse de l'aorte, tandis que les nerfs cardiaques droits passent derrière cette crosse.

Ce plexus est situé en partie sur la face antérieure et en partie sur la face postérieure de la crosse aorlique.

Il présente, sur la face concave de la crosse, un ganglion nerveux assez volumineux appelé ganglion de Wrisberg.

De ce plexus cardiaque partent deux groupes de branches : des branches anastomotiques et des branches vasculaires.

Branches anastomotiques. Le plexus cardiaque s'anastomose avec les plexus bronchique et pulmonaii'e droits et avec les plexus bronchique et pulmonaire gauches.

Branches vasculaires. Il donne des branches :

a) A l'artère jiiihnonaire constituant le plexus de rartère jmbnonaire.

h) Aux troncs artériels qui partent de la crosse de l'aorte.

c) Aux artères coronaires ; ces lllets nerveux constituent le plexus coronaire droit et le plexus coronaire gauche. Ces deux plexus acconijiat,Miont les ramitlcalions des deux artères coronaires sur la lace antérieure et sur la face i)Ostérleure du cœur. Ils abandonnent un grand nombre de filets nerveux qui pénètrent directement dans la substance propre du cœur et qui vont se terminer, par des ramifications indépendantes, sur les fibres musculaires.

Ces plexus coronaires sont riches en ganglions périphériques. On décrit ces ganglions comme situés de préférence siu' la face externe du cœur immédiatement en dessous du péricarde. Ils sont le plus nombreux dans le sillon horizontal cpii sépare les oreillettes des ventricules, ainsi qu'au niveau de l'embouchure des veines caves supérieure et inférieure dans l'oreillette droite. On admet aussi qu'il existe de petits ganglions microscopiques entre les fibres musculaires mêmes des parois. Dans les recherches que nous avons faites avec la méthode de Golgi sur les nerfs du cœur de la souris blanche nouveau-née, nous avons observé un entrelacement très abondant de fibres nerveuses entre les cellules musculaires de la paroi ventriculaire, mais nous n'avons pas eu la bonne fortune d'obtenir réduites les cellules des ganglions périphériques. Cette même richesse de fibres nerveuses, dans toute l'étendue du myocarde, a été observée par Jacques et par Heymans et Demoor.

Le sympathique thoracique.

La portion thoracique du système nerveux sympathique est formée de onze ou de douze ganglions, appelés ganglions thoraciques et reliés les uns aux autres par des cordons intermédiaires, fig. 618.

Ces ganglions thoraciques sont situés, de chaque côté de la colonne vertébrale, au-devant des apophyses transverses des vertèbres dorsales, entre les têtes des côtes ; ils sont recouverts immédiatement par la plèvre costale.

De cette chaîne sympathique partent trois groupes de branches nerveuses : des branches anastomoiiques , des branches vasculaires et des branches viscérales.

Branches anastomoiiques. Chaque ganglion thoracique est relié à la

branche antérieure du nerf spinal voisin par un, quelquefois par deux rameaux communicants. Chaque ganglion est relié encore aux deux ganglions sympathiques voisins par des cordons intermédiaires.

Branches vasculaires. Les branches vasculaires partent de la cliaîne

thoracique ; les unes se dirigent en dehors et accompagnent les artères intercostales — elles constituent des plexus dans les parois de ces artères ; — les autres se dirigent en dedans accompagnant l'artère intercostale jusqu'au tronc aortique et vont prendre part à la constitution du plexus aortique thoracique. Ce plexus se continue en haut avec le plexus cardiaque et, en bas, avec le plexus cœliaque.

Branches viscéj^ales. Outre les filets nerveux fournis au plexus œsophagien et au plexus pulmonaire, la portion thoracique du système nerveux sympathique fournit encore deux branches volumineuses appelées nerf grand splanchjiique et nerf petit splanchnique. Le nerf grand splanchnique est formé par des filets nerveux qui, venant du sixième , du septième, du huitième et du neuvième ganglion thoracique, se dirigent obliquement en bas et en dedans pour se réunir en un tronc volumineux sur la face latérale du corps de la douzième vertèbre dorsale. Il traverse alors la partie interne du pilier correspondant du muscle diaphragme, pénètre ainsi dans la cavité abdominale pour se terminer dans le ganglion semi-lunaire du plexus

FiG. 618.

Portion thoracique de la chaine ganglionnaire du sympathique Gr. nat. 1/2.

Ganglions thoraciques.

Cordons intermédiaires.

Nerfs intercostaux.

Rameaux communicants.

Nerf grand splanchnique.

Deuxième côte.

Douzième côte.

ffffs ci :

ni :

rc :

ffs ; JI :

cœliaque ou plexus solaire.

Le nerf petit splanchnique naît des deux ou trois derniers ganglions thoraciques par deux ou trois filets très grêles qui se dirigent obliquement en bas et en dedans pour se réunir en un tronc unique. Celui-ci

on

traverse le muscle diaphragme un peu en dehors de l'endroit par où passe le nerf grand splanchnique. Arrivé dans la cavité abdominale, il se divise en deux ou trois rameaux qui se rendent dans le plexus solaire et dans le plexus rénal.

Le sympathique lombaire.

La portion lombaire du système nerveux sympathique est généralement constituée i)ar quatre ganglions appelés ganglions lombaires et reliés les uns aux autres par des cordons intermédiaires.

Ces ganglions sont situés sur la face antéro-latérale de la colonne lombaire immédiatoment au-devant de l'insertion supérieure du muscle psoas. Les ganglions droits sont recouverts par la veine cave inférieure, tandis que ceux du côté gauche sont en rapport avec l'aorte abdominale.

Le cordon intermédiaire qui relie le premier ganglion lombaire au dernier ganglion dorsal traverse le pilier du muscle diaphragme un peu en dehors des nerfs splanchniques. Celui du côté gauche traverse quelquefois l'ouverture aortique du diaphragme, à gauche de l'aorte.

De ces ganglions lombaires et des cordons intermédiaires qui les réunissent partent des branches anastomotiques, des branches vasculaires et des branches viscérales.

Branches anastomotiques. Chaque ganglion lombaire est relié, par un ou par deux rameaux communicants, aux branches antérieures des nerfs lombaires. Ces rameaux communicants se dirigent en haut et en arrière, passent en dessous des arcades aponévrotiques que présente le muscle psoas, à l'endroit où ils s'insèrent sur les corps des vertèbres lombaires, et se jettent dans les branches constitutives du plexus lombaire, dans l'épaisseur même du muscle psoas.

Branches vasculaires et viscérales. Des ganglions lombaires partent des filets nerveux destinés aux artères lombaires. Ces filets constituent, dans la paroi de ces artères, un plexus nerveux qui accompagne l'artère en dehors jusque dans ses ramifications terminales et, en dedans, jusqu'à l'aorte abdominale, autour de laquelle ils vont constituer le plexus aortique abdominal. Ce plexus entoure toute l'étendue de l'aorte depuis l'orifice aortique du diaphragme jusqu'au point où l'aorte se divise en artères iliaques primitives et artère sacrée moyenne. Il est le plus développé au niveau de l'extrémité supérieure de l'aorte abdominale, où il se continue avec le plexus aortique thoracique. A ce niveau il forme, autour du tronc cœliaque, un plexus volumineux appelé plexus cœliaque ou plexus solaire.

Le plexus cœliaque entoure l'origine du tronc cœliaque et de l'artère mésentérique supérieure. Compris entre les deux capsules surrénales, il s'étend depuis l'orifice aortique du muscle diaphragme jusqu'au point où naissent les artères rénales. ïl est situé au-devant de l'aorte abdominale et au-devant de la ])ortion lombaire du muscle diaphragme.

Ce plexus est constitué, de chaque côté, par les deux nerfs splanchniques, par des filets du nerf pneumo-gastrique et par des filets nerveux venant des ganglions lombaires supérieurs. De chaque côté de la colonne vertébrale, appliqué contre le pilier correspondant du muscle diaphragme, au niveau des capsules surrénales, on trouve dans ce plexus un ganglion volumineux à bord externe convexe et à bord interne concave, appelé ganglion semi-lunaire. Les deux ganglions semi-lunaires sont reliés l'un à l'autre par de nombreux filets passant au-devant de l'aorte. Chaque ganglion reçoit le nerf grand splanchnique du côté correspondant et un rameau venu du nerf petit splanchnique ; de plus, dans le ganglion semilunaire droit se jette encore une branche volumineuse du nerf pneumogastrique droit. Ce nerf pneumo-gastrique droit, le ganglion semi-lunaire droit et le nerf grand splanchnique droit forment ainsi une anse volumineuse à concavité supérieure connue sous le nom de anse mémorable de Wrisberg.

Le plexus cœliaque renferme encore d'autres petits ganglions irrégugulièrement distribués. Il donne naissance à une série de plexus secondaires accompagnant les branches artérielles qui naissent de la partie supérieure de l'aorte abdominale, fig. 619.

a) Les plexus diaphragmatiques inférieurs accompagnant les artères diaphragmatiques inférieures ; ils donnent des filets au diaphragme, aux capsules surrénales et à la partie inférieure de l'œsophage.

b) Le plexus coronaire stomachique donnant des filets aux parois de l'estomac dans les parties voisines de la petite courbure.

c) Le plexus hépatique destiné au foie et qui abandonne des filets à Tarière polyrique, à l'artère gastro-épiploïque droite et aux artères jumelles ou cystiques. Ce plexus accompagne non seulement les branches de l'artère hépatique, mais il entoure aussi le canal cholédoque, le canal cystique, le canal hépatique et la veine-porte.

d) Le plexus splénique destiné au pancréas, à la grande courbure de l'estomac et à la rate.

e) Le plexus mésentérique supérieur. Il enlace l'artère du même nom, court entre les deux feuillets du mésentère et envoie ses filets terminaux dans les parois de l'intestin grêle et de la moitié droite du gros intestin.

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Un grand nombre de ces filets s'arrêtent entre les deux feuillets du mésentère et s'y terminent par un corpuscule de Pacini.

f) Les plexus surrénaux destinés aux capsules surrénales.

g) Les plexus rénaux accompagnant les artères rénales. Ces filets nerveux sont destinés aux reins, mais ils abandonnent un plexus à l'artère capsulaire inférieure et un autre à l'artère spermatique.

b) Les plexus spermatiques. Ils viennent en partie du plexus aortique, en partie des plexus rénaux; ils accompagnent l'artère spermatique et se distribuent, de cbaque côté, au testicule et à l'épididyme. Chez la femme, ils accompagnent Vartère ovarique et sont destinés à l'ovaire et à la partie supérieure de la matrice.

Tous ces plexus renferment de nombreux petits ganglions sympathiques périphériques. Ils sont destinés à innerver non seulement les muscles de la paroi contractile des artères, mais ils doivent encore donner la motilité aux muscles et la sensibilité à la muqueuse de tous les viscères.

La partie inférieure du plexus aortique abdominal, depuis l'origine de l'artère spermatique jusqu'à la division de l'aorte abdominale en artères iliaques primitives, porte le nom de plexus lombo-aor tique. Celui-ci fournit le plexus mésentériquc inférieur qui enlace l'artère correspondante pour aller se distribuer à la moitié gauche du gros intestin.

Le plexus lombo-aortique se continue, en haut, avec le plexus cœliaque. En bas, il se jette sur les artères iliaques primitives, de là sur l'artère iliaque externe et va fournir les nerfs vaso-moteurs pour toutes les branches collatérales et terminales qui naissent de ces artères, c'est-à-dire pour toutes les artères du petit bassin et du membre inférieur. Au point de bifurcation de l'artère iliaque primitive, une partie du plexus accompagne l'artère iliaque interne et pénètre, de chaque côté, dans le petit bassin pour constituer le plexus hypogostriqtie.

Entre les deux artères iliaques primitives, le plexus lombo-aortique se jette sur l'artère eacrée moyenne, pénètre avec elle dans le petit bassin et va s'unir au plexus hypogastrique.

Le sjrmpathique sacré.

La portion sacrée du système nerveux sympathique est formée, de chaque côté de la ligne médiane, par quatre ganglions irréguliers appelés ganglions sacrés, reliés les uns aux autres par des cordons intermédiaires. Cette chaîne sacrée est située sur la face antérieure du sacrum, tout près de la ligne médiane, en dedans des trous sacrés antérieurs.

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Le ganglion sacré supérieur est relié au dernier ganglion lombaire par un cordon intermédiaire. Du quatrième ganglion sacré part, de chaque côté, un lilet nerveux (jui descend sur la focc antérieure du coccyx pour s'y terminer dans un petit ganglion médian : le ganglion coccygien. De ces ganglions sacrés et du ganglion coccygien partent des branches anastomotiques, des branches vosculaires et des branches viscérales.

Branches anastomotiques. Chaque ganglion sacré est relié à la branche antérieure du nerf sacré voisin par un rameau communicant.

Branches vasculaires et viscérales. Des ganglions sacrés et coccygien partent un grand nombre de fdets nerveux qui se dirigent obliquement en haut, en avant et en dehors ; ils s'anastomosent fréquemment les uns avec les autres pour constituer le plexus hypogastrique,

Le plexus hypogastrique est situé dans l'excavation pelvienne, sur les côtés du rectum et de la vessie chez l'homme, sur les côtés du rectum, du vagin et de la vessie chez la femme. Il est formé :

1° par des branches nerveuses venant directement des ganglions sacrés et du ganglion coccygien ;

2" par des fdets nerveux émanés directement, de chaque côté, du troisième et du quatrième nerf sacré ;

3° par la partie du plexus lombo-aortiquc qui se jette sur l'artère sacrée moyenne et sur l'artère iliaque interne ;

4" par des fdets venant de la partie intérieure du plexus mésentérique inférieure (ou plexus hémorrhoïdal).

Le plexus hypogastrique donne naissance à une série de plexus secondaires destinés à innerver les viscères renfermés dans l'excavation pelvienne. Pour atteindre ces viscères, les plexus accompagnent les artères qui leur sont destinées. Le plexus hypogastrique fournit donc, de chaque côté :

l*" le plexus hémorrhoïdal moyen ;

2*^ le plexus vésical ;

3° le jjlexus prostatique ;

4" le plexus caverneux et

5° le plexus séminal.

Ces trois derniers plexus sont remplacés chez la femme par le jilexiis utérin et le plexus vaginal.

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