‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 24 sur 174 · IV : Plancher du quatrième ventricule · texte numérisé non relu

IV : Plancher du quatrième ventricule

me : Moelle cervicale.

Moelle dorsale.

Renflement lombaire.

Cône médullaire.

Filet terminal.

Clava.

md

ri

cm

ft

cl a :

colûiuie vertébrale. Par son extrémité siij)érieure la moelle .spinale est fixée à la moelle allongée; aussi semble-t-elle, dans le cours du développement, remonter insensiblement dans la cavité racliidienne. Au sixième mois de la vie intra-utérine le cône médullaire se trouve au commencement du canal sacré.

Au moment de In nnissniice, l:i moelle ne descend |)liis que jusqu'au niveau de la troisième vertèbre lond)aii'e, pour remonter encore jusqu'à la deuxième ou même la première vertèbre lombaire, qu'elle atteint au commencement de la deuxième année et oîi on la retrouve chez l'adulte. La moelle é|)inière n'occiqie pas non i)lus toute la largeur du canal vertébral. Entourée intimement par la pie-mère, elle flotte pour ainsi dire dans le liquide encéi)halo-racliidien renfermé dans le sac araclmoïdien ou confluent cerebello-médullaire. L'arachnoïde est recouverte i)ar la duremère et celle-ci est séparée de la lace interne des os par du tissu conjonctif adipeux assez abondant et par les veines intra-rachidiennes, fig. 18.

Cette liberté relative de la moelle épinière dans le canal vertébral était nécessaire pour la garantir contre les compressions que les vertèbres pourraient exercer sur elle pendant les mouvements si variés et si multiples de la colonne vertébrale.

La moelle épinière ne constitue pas un cylindre parlait; elle est aplatie légèrement d'avant en arrière, de telle sorte que son diamètre transversal l'emporte de 1 h "2 mm. sur son diamètre antéro-postérieur.

Elle ne présente pas non plus dans toute sa longueur une épaisseur uniforme, mais elle s'élargit considérablement dans la région cervicale, entre la troisième vertèbre cervicale et la deuxième vertèbre dorsale, où elle présente le renflement cervical (intitmescentia cervicalis); et dans la région thoracique, de la dixième à la douzième vertèbre dorsale, oli elle forme ce qu'on appelle le reîiflement lombaire (intumescentia hunbalis), fig., 19. Ces renflements correspondent exactenipnt aux endroits où la moelle épinière fournit les nerfs périphériques pour les membres thoraciques et les membres abdominaux.

A partir de la partie la plus épaisse du renflement lombaire, la moelle épinière se rétrécit brusquement et se termine en cône : le cône terminal ou cône médullaire (conus medullaris), auquel fait suite le filel terminal (filum terminale), cordon grêle d'une longueur de 20 à 25 centimètres et qui va se terminer sur la face postérieure du coccyx.

La face antérieure de la moelle épinière présente, sur la ligne médiane, un sillon longitudinal large et profond : la fissure médiane antérieure {fissura mediana anterior). Sur la face postérieure de la moelle, on trouve un sillon médian beaucoup plus superficiel : \e sillon médian postérieur (sulcus medianus posterior). Ces sillons divisent la moelle en deux moitiés symétriques, FIG. 20.

De chaque côté de la ligne médiane, à 2 ou 3 millimètres en dehors du sillon médian postérieur, on voit sortir de la moelle une série presque ininterrompue de troncs nerveux qui forment les racines posté-

Heures ou sensitives dos nerfs spinaux, kig. 21. Quand on arrache ces racines, on trouve sur la moelle un sillon longitudinal parallèle au sillon médian. C'est le sillon collatéral postérieur (sukus lateralis posterior). Les

eil'a. cijrpoal

FiG. 20.

Coupe transversale de la moelle vers le milieu du renflement cervical.

smla : Fissure médiane antérieure.

synlp. : Sillon médian postérieur.

c. bl. a. : Commissure blanche antérieure.

c.pgr.ost. : Commissure grise postérieure.

r. ant. : Racines antérieures.

ca. : Cordon antérieur.

cl. : Cordon latéral.

sep. : Sillon collatéral postérieur.

cp. : Cordon postérieur.

spp. : Septum paramédian postérieur.

cG. : Faisceau de Goll.

cB. : Faisceau de Burdach.

racines antérieures ou motrices des n^rfs spinaux sortent de la face antérieure de la moelle épinière, un peu en dehors de la fissure médiane. Ces racines sortent par groupes, plusieurs troncs nerveux étant placés l'un à côté de l'autre, de sorte que, après les avoir enlevées, on trouve un sillon large et interrompu appelé sillon collatéral antérieur isulcus laleralis anterior).

Les sillons que nous venons de décrire ont tous une direction longitudinale, ils délimitent sur la face externe de la moelle épinière des faisceaux de fibres nerveuses qu'on appelle cordons {funiculi medullœ spinalis). Il y a trois cordons dans chaque moitié de la moelle épinière :

i° Le cordon antérieur {funicidus anterior) limité par la fissure médiane antérieure et le sillon collatéral antérieur.

2° Le cordon latéral (funiculus lateralis) compris entre les deux sillons collatéraux d'une même moitié de la moelle.

3° Le cordon postérieur {funiculus posterior) situé entre le sillon collatéral postérieur et le sillon médian postérieur.

Dans toute la longueur de la moelle cervicale, ce cordon postérieur est subdivisé en deux par un sillon surnuméraire : le sillon postérieur intermédiaire {sukus intermedius postéiior) ou sillon paramédian ; la partie

externe du cordon postéricui- |tieiid le nom de cordon ou faisceau cunéiforme (fasciculus cunentus) ou faisceau de Burdach et la partie interne celui de cordon ou faisceau (jrêle (fasciculus gracilis) ou faisceau de GoU.

De plus, dans la partie supérieure de la moelle cervicale on voit sortir du cordon latéral, un peu au-devant des racines postérieures des quatre premiers nerfs cervicaux, une si'rie de fdets radiculaires qui se réunissent bientôt en un tronc iniiiiiic icuionlaiit dans la cavité rachidienne jusqu'au niveau du trou occipital. Ce sont les filets radiculaires de la partie médullaire d'un nerf crânien : le nerf accessoire de Willis ou nerf spinal.

Après leur soilie de la moelle épinière, les racines antérieures et les racines postérieures des nerfs spinaux se réunissent en faisceaux. Chacun des faisceaux postérieurs, arrivé dans le trou intervertébral, présente sur son trajet un éi)aississeinent en forme de nœud appelé ganglion spinal, puis il

se réunit à un faisceau ^^^^ antérieur pour former un

'^■"^^^-- nerf mixte, à la fois sen-

sitif et moteur, fig. 21.

A l'époque où la moelle épinière occupe toute l'étendue du canal vertébral, les nerfs spinaux se dirigent horizontalement en dehors pour sortir du canal par les trous intervertébraux correspondants . Mais dans le cours du développement, avons-nous dit, l'accroissement en longueur de la moelle reste en retard sur l'accroissement correspondant du canal vertébral. D'après les mensurations de Pfitzner auxquelles nous pouvons joindre le résultat de quelques observations personnelles, ce retard dans raccroissement en longueur n'intéresse pas au même degré

Page 1