NERFS
Cinquième et sixième racine cervicale
Septième et huitième racine cervicale
Deltoïde
Biceps
Brachial antérieur
Long suplnateur
Rhomboïde
Pectoral fchef claviculaire)
Grand dentelé
Sus-épineux
Sous-épineux
Sous-scapulaire
Tri îeps
Grand pectoral (chef stpriial)
Grand dorsal
Extenseurs de la main
Première racine dorsale s Tous les muscles innervés par
N. circonflexe
N. musculo-ciitané
N. radial
Branches collatérales
du
plexus brachial
t. N. radial t
' Branches collatérales
I N. radial
I N. cubital \ N. médian
Un détail important, au point de vue clinique, concernant les racines antérieures des nerfs cervicaux, c'est que la racine antérieure du huitième nerf cervical et du premier nerf dorsal, avant de pénétrer dans le plexus brachial, s'anastomosent par un rameau communicant avec le ganglion cervical inférieur du sympathique.
D'après les recherches de M™<= Dejerine-Ki,umpkk, le rameau communicant du premier nerf dorsal renferme des fibres qui, venant de la moelle, se rendent dans la chaine sympathique et par là au globe oculaire. Si ce rameau communicant, ou la racine antérieure du premier nerf dorsal est lésé, on observe des troubles oculopupillMires cDnii>tant dans un rétrécissement manifeste de la pupille (myosis) accompagné d'un rélr. cissement de la fente palpébrale.
Ce détail anatomique a donc une grande imi)ortance au point de vue de la localisation exacte des lésions radiculaires.
Un autre détail concerne la moelle lombaire et les nerfs périphériques qui en dépendent. Des recherches expérimentales ont établi que les muscles droit antérieur et vaste interne entrent en jeu dans la pioduction du réflexe rotulien. Ces muscles sont innervés par une branche du nerf crural. Chez le singe, les filets d'innervation
de ces muscles provitMinont de la racine antérieure du ciiuiuiOme nerf lombaire; ce qui correspond, chez l'homme, au quatrième ou même au troisième nerf lombaire.
Pour que ce rétlexe puisse se produire, une première condition indispensable c'est que les neurones moteurs p6riphéri(iues qui sortent de la moelle par la racine antérieure du quatrième et du troisième nerf lombaire soient intacts.
Les fibres scuisitives qui se terminent dans le ligament rotulien et dont les terminaisons périphériciues sont excitées Ijrs de la percussion de ce tendon pénétrent dans la moelle éiiinière par la racine i)Ostérieure du quatrième et du Iroi.sième nerf lombaire; les branches de bifurcation ascendantes et descendantes de ces fibres radiculaires vont occuper, à leur entrée dans la moelle, la partie tout-à-fait externe du cordon postérieur, celle immédiatement voisine de la corne postérieure. La seconde condition indispensable à la production du rétlexe rotulien, c'est donc que les neurones sensitifs périphériques qui entrent dans la moelle par la racine postérieure du quatrième et du troisième nerf lombaire soient intacts non seulement dans leur trajet extra-médullaire, mais encore dans leur trajet intra-médullaire. La partie du cordon postérieur de la moelle lombaire occupée par les fibres radiculaires de ces deux nerfs lombaires et dont la lésion produit l'abolition du réflexe rotulien porte encore le nom de Zone de Westphal.
Littérature.
Rauher : Die Ictzteii spinalen Nerven und Ganglien. Moroliolo.^isches Jahrbuch, 1877. — ScHAMîK : Nervenlehre, 18S1. — Marinesco : Locaiisatiois sensitives et motrices dans la moelle épinière et leurs applications cliniques. Semaine médicale, 1896, pp. 259-264. — Edinger : Vorlesungen iiber den Baii der nervusen Centralorgane . Leipzig, 1893. — Raymond : Clinique des m,aladies du système nerveux, Paris 1896. — j,(me Dejerine-Ki.umpke : Les paralysies radiculaires. Revue de Médecine, 1885.